Articles

  • Rétrospective : sélection de 30 actualités ayant marqué le secteur de la e-santé en 2017

    En cette année électorale, le secteur de la santé a été marqué par la nomination d’Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé, et la création de la mission Villani pour élaborer la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle.

    Tout au long de 2017, H&TI a traité de très nombreux sujets du secteur de la e-santé dans sa newsletter quotidienne – au travers pas moins de 3 000 articles – tant pour évoquer les innovations des start-ups, d’importantes levées de fonds, la création d’incubateurs ou encore l’intérêt des Français pour les technologies de demain en matière de santé.

    La rédaction a établit une sélection de 30 actualités ayant marqué l’année.

  • Lutte contre la désertification médicale : les députés examinent une proposition de loi

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale entame, mercredi 10 janvier 2018, l’examen de la proposition de loi du Député Olivier Faure (PS), visant à lutter contre la désertification médicale. Le député Guillaume Garot (PS) en a été nommé rapporteur.

    L’article 1 de la proposition de loi instaure un « conventionnement territorial » qui conditionne le conventionnement à l’assurance maladie d’un nouveau médecin à la cessation d’activité d’un médecin libéral dans la même zone d’exercice.

    Une répartition inégale des médecins sur le territoire national

    La répartition des médecins généralistes et spécialistes est inégale sur le territoire français : 290 000 professionnels de santé sont actuellement inscrits à l’ordre des médecins. Des régions bénéficient de médecins en surnombre comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur avec en moyenne 152,6 médecins généralistes pour 100 000 habitants. Certains territoires ruraux ou périurbains manquent quant à eux de professionnels, comme la région Centre-Val-de-Loire, qui compte 107 médecins généralistes pour 100 000 habitants. 

    Une proposition de loi déposée par Olivier Faure, député socialiste,  vise à créer de nouveaux dispositifs pour « lutter contre la désertification médicale ». S’il est adopté, ce texte constituera le dernier jalon d’une évolution législative récente tendant à optimiser la répartition des médecins sur le territoire.

    Des dispositifs de lutte contre la désertification médicale…

     « De nombreux dispositifs ont (…) été imaginés, expérimentés et généralisés depuis 2012 », rappelle l’exposé des motifs de la proposition de loi. Parmi eux, à titre d’exemple : 

    • 1 800 contrats d’engagement de service public ont été conclus avec des étudiants à partir de 2013 : le dispositif propose aux étudiants et internes en médecine une allocation mensuelle de 1 200 euros. En échange, les bénéficiaires s’engagent – pendant un nombre d’années égal à celui durant lequel ils auront perçu l’allocation et pour 2 ans minimum – à choisir une spécialitée moins représentée ou s’installer dans une zone où la continuité des soins est menacée.
    • Crées par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, près de 1 000 maisons de santé pluri-professionnelles ont vu le jour au cours des cinq dernières années. Elles regroupent en leur sein des professionnels de santé de premier recours, mobilisés autour d’un projet de santé commun.
    • Enfin, le numérus clausus a été augmenté de 11% en 2017, ouvrant ainsi 600 places supplémentaires en seconde année de médecine.

    …qui n’ont, à ce jour, pas tout à fait porté leurs fruits:

    Malgré ces politiques volontaristes, la situation demeure préocuppante comme le montrent les chiffres rendus publics par l’Ordre des médecins le 12 octobre 2017 : la médecine générale a vu ses effectifs baisser de près de 10 000 généralistes en moins de dix ans. Un récent rapport de la Cour des Comptes publié le 30 novembre 2017 soulignait également l’aggravation des disparités territoriales de santé, malgré les dispositifs mis en oeuvre au cours des dernières années.

    Un dispositif de régulation de l’installation des médecins ou « conventionnement territorial » prévu à l’article 1 de la proposition de loi

    Pour enrayer ces évolutions, l’article 1 de la proposition de loi instaure un « conventionnement territorial » qui, conditionne le conventionnement à l’assurance maladie d’un nouveau médecin à la cessation d’activité d’un médecin libéral dans la même zone d’activité. Le deuxième alinéa de l’article 1 (dans sa version initiale) est ainsi rédigé : 

    « Art. L. 4131-6-1. – Dans les zones définies par les agences régionales de santé en concertation avec les organisations syndicales représentatives des médecins au plan national, dans lesquelles est constaté un fort excédent en matière d’offres de soins, le conventionnement à l’assurance maladie d’un médecin libéral ne peut intervenir qu’en concomitance avec la cessation d’activité libérale d’un médecin exerçant dans la même zone ».

    En octobre 2016, l’Assemblée nationale avait rejeté le conventionnement sélectif des médecins libéraux en zone surdense proposé dans le cadre du PLFSS pour 2017. Les articles 2 et 3 visent quant à eux à garantir la mise en oeuvre, par l’Etat, du Tiers-Payant dans les maisons et les centres de santé. Le dossier législatif de la proposition de loi est accessible sur le site web de l’Assemblée Nationale.

  • La santé des Français : un état « globalement bon » mais des comportements à risques toujours élevés

    A quels principaux problèmes de santé les Français sont-ils confrontés ?
    Dans un pays où l’espérance de vie est de 81,9 ans (85 ans pour les femmes – une des plus élevées d’Europe – et 78,9 ans pour les hommes), l’état de santé des personnes de moins de 65 ans, notamment des femmes, ne cesse de s’améliorer depuis l’an 2000. Restent une occurrence forte de certaines pathologies, liées au poids ou encore à l’abus de tabac.

    A ces problèmes, les pouvoirs publics doivent apporter des solutions. Les laboratoires pharmaceutiques, les grands groupes comme les start-ups de la e-santé peuvent aussi contribuer à ces innovations, que ce soit en terme de prévention ou de traitement.

    Les données ci-dessous ont été analysées par H&TI d’après les informations recueillies dans le rapport « L’état de santé de la population en France 2017 » de la Drees et Santé publique France. Elles conjuguent des approches transversales, par population, par déterminants et par pathologies, pour illustrer l’état de santé « globalement bon » des Français.

    La santé en chiffres

    Identifier les comportements des Français

    Le champ des comportements qui ont un impact sur la santé est très large, puisqu’il englobe pratiquement l’ensemble des activités humaines : activité physique, sommeil, alimentation et plus généralement consommation de substances psychoactives, sociabilité. Ces différents facteurs exercent une influence sur la santé dès la vie intra-utérine et leurs effets se cumulent tout au long de la vie, ce qui rend les politiques de prévention complexes. 

    Santé et vieillissement

    Le vieillissement de la population, en France comme dans les autres pays développés, s’accompagne d’une forte augmentation du nombre de personnes atteintes de pathologies chroniques et de polypathologies, dont la prise en charge représente l’enjeu majeur des systèmes de santé en cette première partie du XXIe siècle.

    En corollaire à la polypathologie, la polymédication, habituelle et souvent justifiée, fait peser des risques importants sur la santé, en particulier des personnes âgées.

    Quant au taux d’incidence des fractures de l’extrémité supérieure du fémur, il a baissé de 25 % en 15 ans grâce aux traitements pour l’ostéoporose et au développement de programmes préventifs chez les personnes âgées, mais reste toujours important.

    Enfin, compte tenu du vieillissement de la population française, le nombre de personnes souffrant de pathologies neurodégénératives augmentera dans les années à venir. La maladie d’Alzheimer et les autres démences constituent aujourd’hui un enjeu de santé publique dans tous les pays développés. 

    Les principales causes de décès

    Entre 1980 et 2012, la mortalité tous cancers confondus (première cause de mortalité) a baissé de 1,5 % en moyenne par an chez les hommes et de 1 % chez les femmes. Témoignant d’une amélioration de la prise en charge et des traitements, la survie à la plupart des cancers a également nettement progressé chez les adultes comme chez les enfants.

    Mêmes constats pour les maladies cardio-vasculaires. Entre 2000 et 2013, le taux standardisé sur l’âge de mortalité par AVC a diminué de 37 %. Celui des cardiopathies ischémiques a décru sur cette même période de 44 % chez les hommes et de 49 % chez les femmes, celui des insuffisances cardiaques de 36 % tant chez les hommes que chez les femmes.

    En ce qui concerne le suicide, son taux de mortalité standardisé sur l’âge a globalement diminué de 22 % entre 2000 et 2013.

    Des exceptions cependant : la mortalité liée au cancer du poumon et la mortalité liée à la BPCO ont augmenté chez les femmes, en relation avec une consommation de tabac qui, chez elles, n’a que peu fléchi au cours des trois dernières décennies.

  • Data sur la santé des Français : un état « globalement bon » mais des comportements à risques toujours

    Health&Tech Intelligence vous propose une veille sur les principaux problèmes de santé auxquels les Français sont confrontés.

    Le 10 janvier 2018, vous trouverez dans la rubrique DATA l’analyse de données de santé tirées du rapport « L’état de santé de la population en France 2017 » de la Drees et Santé publique France. Elles conjuguent des approches transversales, par population, par déterminants et par pathologies, pour illustrer l’état de santé « globalement bon » des Français.

    Dans un pays où l’espérance de vie est de 81,9 ans (85 ans pour les femmes – une des plus élevées d’Europe – et 78,9 ans pour les hommes), l’état de santé des personnes de moins de 65 ans, notamment des femmes, ne cesse de s’améliorer depuis l’an 2000. Restent une occurrence forte de certaines pathologies, liées au poids ou encore à l’abus de tabac.

    A ces problèmes, les pouvoirs publics doivent apporter des solutions. Les laboratoires pharmaceutiques, les grands groupes comme les start-ups de la e-santé peuvent aussi contribuer à ces innovations, que ce soit en terme de prévention ou de traitement.

  • WDMH Academy : appel aux porteurs d’innovations pour participer à une série dédiée à la e-santé

    L’association AquitHealth organise sous la marque WDMH (When Doctors Meet Hackers), a lancé le 6 janvier 2018 un appel aux start-ups dans le domaine de la e-santé, ayant des produits innovants à proposer et souhaitant se positionner sur le marché de la e-santé, pour participer à un programme d’accélération sous forme d’une mini-série télé de 6 épisodes.

    Les participants sélectionnés pourront exposer leurs projets et, au fil des épisodes, grâce à un travail collaboratif, faire évoluer leurs capacités commerciales à développer du business. Ils pourront ainsi mettre à l’échelle leur activité.

    Pour les participants, c’est l’occasion de s’inspirer des autres, profiter de conseil d’experts et d’une levée de fond pour les finalistes.

    Ambitions du projet

    L’objectif est de donner de la visibilité aux start-ups et de repenser la santé à travers l’innovation. En réunissant des équipes toutes tendant vers le même objectif, le travail collaboratif qui se mettra en place permettra à chaque acteur d’en sortir enrichi.

    À raison d’une émission par mois, les participants seront confrontés à de nouveaux défis et à leur issue remporteront des récompenses.

    Le jury

    Le jury est composé de Cécile Monteil, directrice médicale à iLUMENS, Uwe Diegel, PDG de LifeInABox et Eric Sebban, président de Visiomed Group S.A.

    Inscription

    La candidature doit être soumise via ce lien.

    Pour recevoir les informations liées à l’appel, il est possible de souscrire à une newsletter via ce lien.

  • Open data locale : Renaissance numérique promeut une approche collaborative

    La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique impose l’ouverture des données aux collectivités territoriales d’ici octobre 2018. Dans une étude publiée le 9 janvier 2018, le think tank Renaissance Numérique constate que « cet objectif est encore loin d’être atteint ».

    Si certaines collectivités s’inscrivent d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture de leurs données publiques, d’autres peinent à se saisir de la question. Certaines ont fait le choix de mutualiser leurs efforts au sein, notamment, d’établissements publics de coopération inter-communale (EPCI), donnant lieu à une « approche collaborative des politiques locales » en matière d’open data, comme le relèvent Henri Isaac et Jennyfer Chrétien, auteurs de cette étude.

    La loi dite « Lemaire » du 7 octobre 2016 impose l’ouverture des données publiques aux Collectivités territoriales

    La loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une république numérique, (dite Loi Lemaire) impose aux collectivités territoriales et aux établissements communaux d’ouvrir leurs données publiques d’ici octobre 2018. En effet, l’ouverture des données publiques (ou « open data »), déjà pratiquée par l’Etat et quelques collectivités territoriales, devient désormais la règle et non plus l’exception. Les collectivités locales de plus de 3 500 habitants sont tenues de publier en ligne leurs principaux documents, y compris leurs codes sources, leurs bases de données, et les données présentant un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental.

    Une application tardive des dispositions de la loi Lemaire par les Collectivités territoriales

    A dix mois de l’échéance impartie par la loi (octobre 2018), les auteurs de l’étude constatent que l’objectif d’ouverture des données publiques « est encore loin d’être atteint ». La note publiée par Renaissance Numérique le 9 janvier 2018 « invite l’ensemble des collectivités à se ressaisir de la dimension stratégique de cette nouvelle politique et en appelle à une véritable gouvernance des données au niveau territorial afin de faire de cette loi une base solide et renouvelée de la démocratie locale à l’ère numérique ».

    Une réutilisation modérées des données publiques par les collectivités… 

    Renaissance Numérique cite les chiffres évocateurs d’une enquête réalisée par l’association Décider ensemble. Le « baromètre de la démocratie locale numérique » (2017) révèle les difficultés d’appropriation de l’open data par les collectivités. Si les agents interviewés reconnaissent les bénéfices d’une politique visant à améliorer la transparence de l’action publique et promouvoir le développement des territoires, 46% des sondés déclarent ne jamais avoir entendu parler d’open data ou de gouvernance ouverte, ou ignorer ce dont il s’agit. Les données publiques font l’objet d’une faible réutilisation par les collectivités et la société civile locale. Les recours juridiques sont encore peu nombreux contre les administrations récalcitrantes, qui refuseraient de transmettre des données.

    …malgré des initiatives prometteuses 

    Certaines collectivités s’inscrivent toutefois d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture des données publiques, à l’image d’Issy-les-Moulineaux, qui a amorcé sa politique d’open data dès 2012. L’étude de Renaissance numérique invite ainsi le lecteur à consulter la plateforme numérique « data.issy.com », laquelle permet de visualiser des données brutes sous plusieurs formes (cartes, graphiques, etc.) couvrant une diversité de sujet (« les grands projets d’urbanisme à Issy-les-Moulineaux », « Parking deux roues à Issy-les-Moulineaux, etc.).

    L’open data par défaut, qui renvoie aux situations dans lesquelles les données sont mises en ligne à la demande des citoyens, permet aux collectivités de répondre en premier lieu aux attentes citoyennes. Il peut ainsi, soulignent les auteurs de l’étude, « constituer une première étape de mise en oeuvre (de l’open data) ». Des outils gratuits permettent de faciliter cette mise en ligne, telle « data.gouv.fr ».

    Vers une approche collaborative des politiques locales en matière d’open data

    Plusieurs éléments conditionnent la bonne mise en oeuvre d’une démarche d’open data. Le choix de la plateforme qui sert à la mise en ligne des données (quelle configuration des données pour quels impacts sur l’action publique), la maîtrise des données (la plateforme appartient ou non à la collectivité) présentent un intérêt stratégique. Pour lever ces difficultés, certaines collectivités ont choisi de mutualiser leurs pratiques, souvent au sein d’Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    Renaissance Numérique formule diverses recommendations tendant à promouvoir l’open data au niveau local

  • Assurtech : +Simple.fr lève 10 millions d’euros pour développer un robot courtier

    La société +Simple.fr (Plussimple.fr), qui est une assurtech proposant des services de courtage dans le domaine de l’assurance professionnelle et de santé, a annoncé le 9 janvier 2017 avoir bouclé une levée de fonds de 10 millions d’euros, apportés principalement par Idinvest Partners, Anthemis, Oneragtime et la famille Rothschild.

    La société a déjà bouclé deux levées de fonds avec un million d’euros à la création en 2015 et un premier tour de table de 800 000€ en avril 2017.

    Les fonds récolté vont permettre de doubler les effectifs et de lancer le développement d’un robot courtier.

    Cette levée de fonds place la société dans le peloton de tête des assurtechs françaises, puisque les seules à la devancer sont :

    • Shift Technology, une start-up spécialisée dans la détection de la fraude à l’assurance avec 28 millions de dollars levés en octobre 2017 ;
    • Alan, un assureur santé complètement digital avec 12 millions d’euros levés en octobre 2016.

    La société de courtage propose des services d’assurance professionnelle et des assurances santé aux dirigeants d’entreprise et aux salariés.

    Les TPE, indépendants et artisans constituent le cœur de leur cible et la société développe de services pour les assister dans la mise en œuvre de l’obligation de proposer une mutuelle

    Ambitions de développement : automatisation et machine learning

    Dans un premier temps, la société va doubler ses effectifs au nombre d’une dizaine d’ici quatre mois.

    À plus long terme, elle se fixe l’objectif d’optimiser le parcours de souscription et de gestion et à cet effet développer un robot courtier.

    Selon le président de la société, Eric Mignot, c’est la technologie de l’IA qui le permettra et elle permettra également d’automatiser l’ensemble des processus commerciaux : « Notre ambition est de devenir l’Amazon des services financiers pour TPE ».

  • Boehringer Ingelheim injecte 250 millions d’euros dans son fonds BIVF au service de l’innovation

    Boehringer Ingelheim, le laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les traitements innovants dans la santé, publie dans un communiqué de presse du 8 janvier sa décision d’augmenter considérablement le financement de son fonds de capital-risque réservé à l’effort d’investissement « Venture Fund Boehringer Ingelheim » en le dotant de 250 millions d’euros.

    Les fonds injectés seront utilisés notamment à l’investissement dans les start-ups des secteurs de la santé numérique, de la médecine régénérative et des maladies infectieuses.

    L’augmentation du capital d’investissement est associé à une stratégie d’accroissement de présence sur le territoire américain dont la mise en œuvre commence par une augmentation d’effectifs.

    Appui de la recherche médicale et universitaire

    Le fonds créé en 2010 vise principalement les société de biotechnologie travaillant au développement de programme thérapeutiques innovants dans les domaines suivants : immuno-oncologie, médecine régénérative, maladies infectieuses et santé numérique.

    Le BIVF peut également financer l’essaimage à partir du monde universitaire et la conduite de projets sur une période de 5 à 7 ans et notamment en apportant le capital d’amorçage et le premier fond d’amorçage. Les investissements échelonnés varient entre 0,5 et 3 millions d’euros et peuvent atteindre 10 à 15 millions d’euros de financement.

  • Le décret portant définition de la SNS est paru : il réaffirme l’importance du numérique en santé

    Adoptée par le gouvernement le 20 décembre 2017, la Stratégie nationale de Santé (SNS) résulte d’une large concertation avec les acteurs de la santé et les ministères concernés. A l’issue de cette concertation, plus de 5 000 contributeurs ont fait part de leur avis sur la SNS, dont ils ont approuvé les principales orientations. Celle-ci doit être progressivement mise en oeuvre au sein du territoire nationale courant 2018.

    Le numérique occupe une place de choix au sein de la SNS. Le Décret du 29 décembre 2017 portant définition de la stratégie nationale de santé pour la période 2018-2022, paru au Journal Officiel du 31 décembre 2017, en précise le contenu. Il réaffirme notamment la nécessité de généraliser l’usage du numérique en santé « pour abolir les distances » et de former les professionnels à l’utilisation croissante du numérique en santé.

    Quatre axes définis par le gouvernement

    Le Décret n°2017-1866 du 29 décembre 2017 portant définition de la stratégie nationale de santé pour la période 2018-2022 est paru au Journal Officiel du 31 décembre 2017. Le Décret réaffirme les quatre axes définis par le gouvernement : 

    • « Mettre en place une politique de promotion de la santé, incluant la prévention, dans tous les milieux et tout au long de la vie » ;
    • « Lutter contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé » ;
    • « Garantir la qualité, la sécurité et la pertinence des prise en charge à chaque étape du parcours de santé » ;
    • « Innover pour transformer notre système de santé en réaffirmant la place des usagers ».

    La stratégie nationale de santé avait fait l’objet d’une consultation publique à l’automne 2017. Le numérique y occupe une place de choix. 

    6 propositions pour généraliser l’usage du numérique en santé et « abolir les distances »

    « Les promesses du numérique doivent être saisies par les professionnels de santé », affirme la Stratégie nationale de santé. Le recours à la télémédecine constitue l’un des axes structurants de ce volet « santé numérique ».  La SNS comporte ainsi six propositions visant à déployer divers outils numériques au cours des prochaines années : 

    • Assurer la bonne couverture numérique de l’ensemble du territoire ;
    • Généraliser l’usage de la télémédecine et définir son cadre éthique d’utilisation;
    • Favoriser le partage sécurisé des données médicales en développant l’interopérabilité des systèmes d’information et la mise en commun des dossiers au travers du dossier médical partagé ;
    • Equiper les professionnels de santé de services numériques facilitant les échanges en temps réel avec leurs patients, telle une messagerie sécurisée ;
    • Permettre aux patients d’utiliser des services numériques pour des actes usuels : prise de rendez-vous médical, renouvellement d’ordonnance, transmission de données au médecin, etc. ;
    • Développer la prescription électronique permettant aux professionnels de santé de partager les informations de prescription et de délivrance de produits de santé ou d’actes dispensés. 

    Former les médecins à l’utilisation de nouveaux outils numériques

    La Stratégie nationale de santé prévoit également une formation initiale et continue des médecins à l’utilisation de ces nouvelles technologies. Il importe en effet d’infléchir la formation des professionnels de santé pour l’adapter « aux priorités de santé publique, aux évolutions importantes des spécialités et à l’émergence de nouveaux métiers, en incluant les enjeux liés à la transformation numérique, à la robotisation, à l’intelligence artificielle et aux innovations en santé (…) ».

    Le texte intégral du décret est accessible via le lien ci-dessous.

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