A quels principaux problèmes de santé les Français sont-ils confrontés ?
Dans un pays où l’espérance de vie est de 81,9 ans (85 ans pour les femmes – une des plus élevées d’Europe – et 78,9 ans pour les hommes), l’état de santé des personnes de moins de 65 ans, notamment des femmes, ne cesse de s’améliorer depuis l’an 2000. Restent une occurrence forte de certaines pathologies, liées au poids ou encore à l’abus de tabac.
A ces problèmes, les pouvoirs publics doivent apporter des solutions. Les laboratoires pharmaceutiques, les grands groupes comme les start-ups de la e-santé peuvent aussi contribuer à ces innovations, que ce soit en terme de prévention ou de traitement.
Les données ci-dessous ont été analysées par H&TI d’après les informations recueillies dans le rapport « L’état de santé de la population en France 2017 » de la Drees et Santé publique France. Elles conjuguent des approches transversales, par population, par déterminants et par pathologies, pour illustrer l’état de santé « globalement bon » des Français.
La santé en chiffres
Identifier les comportements des Français
Le champ des comportements qui ont un impact sur la santé est très large, puisqu’il englobe pratiquement l’ensemble des activités humaines : activité physique, sommeil, alimentation et plus généralement consommation de substances psychoactives, sociabilité. Ces différents facteurs exercent une influence sur la santé dès la vie intra-utérine et leurs effets se cumulent tout au long de la vie, ce qui rend les politiques de prévention complexes.
Santé et vieillissement
Le vieillissement de la population, en France comme dans les autres pays développés, s’accompagne d’une forte augmentation du nombre de personnes atteintes de pathologies chroniques et de polypathologies, dont la prise en charge représente l’enjeu majeur des systèmes de santé en cette première partie du XXIe siècle.
En corollaire à la polypathologie, la polymédication, habituelle et souvent justifiée, fait peser des risques importants sur la santé, en particulier des personnes âgées.
Quant au taux d’incidence des fractures de l’extrémité supérieure du fémur, il a baissé de 25 % en 15 ans grâce aux traitements pour l’ostéoporose et au développement de programmes préventifs chez les personnes âgées, mais reste toujours important.
Enfin, compte tenu du vieillissement de la population française, le nombre de personnes souffrant de pathologies neurodégénératives augmentera dans les années à venir. La maladie d’Alzheimer et les autres démences constituent aujourd’hui un enjeu de santé publique dans tous les pays développés.
Les principales causes de décès
Entre 1980 et 2012, la mortalité tous cancers confondus (première cause de mortalité) a baissé de 1,5 % en moyenne par an chez les hommes et de 1 % chez les femmes. Témoignant d’une amélioration de la prise en charge et des traitements, la survie à la plupart des cancers a également nettement progressé chez les adultes comme chez les enfants.
Mêmes constats pour les maladies cardio-vasculaires. Entre 2000 et 2013, le taux standardisé sur l’âge de mortalité par AVC a diminué de 37 %. Celui des cardiopathies ischémiques a décru sur cette même période de 44 % chez les hommes et de 49 % chez les femmes, celui des insuffisances cardiaques de 36 % tant chez les hommes que chez les femmes.
En ce qui concerne le suicide, son taux de mortalité standardisé sur l’âge a globalement diminué de 22 % entre 2000 et 2013.
Des exceptions cependant : la mortalité liée au cancer du poumon et la mortalité liée à la BPCO ont augmenté chez les femmes, en relation avec une consommation de tabac qui, chez elles, n’a que peu fléchi au cours des trois dernières décennies.