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  • Le bilan de 3 ans de télémédecine en Ehpad indique une économie de 197 € par acte de dermatologie

    La Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM, membre du groupe Eovi Mcd Santé et Services a publié le 19 avril 2018 un communiqué les résultats d’une expérimentation d’installation de salles de télémédecine dédiées dans ses Ehpad depuis 2015. En 2017, ce sont 341 actes de télémédecine qui ont été réalisés dans les 10 établissements impliqués dans le projet.

    En plus de conférer des avantages aux patients et leurs aidants-familiaux, ainsi qu’aux professionnels de santé en Ehpad, une évaluation médico-économique a conforté l’acteur dans sa démarche, puisqu’elle a permis de dégager des économies financières sur les différents types de consultation réalisés via la télémédecine. Ainsi, réaliser une consultation de dermatologie via son dispositif innovant permet une économie de 197€ par acte.

    À terme, la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM prévoit d’étendre l’utilisation de la télémédecine à d’autres spécialités et dans d’autres structures partenaires désireuses de s’équiper en salle de télémédecine.

    Une salle de télémédecine dédiée, fruit de synergies d’acteurs locaux, territoriaux et régionaux 

    L’expérimentation a pu voir le jour grâce notamment au soutien numéraire de la Fédération Nationale de la Mutualité Française en provenance de son fonds de Développement des Services de Soins et d’Accompagnement Mutualistes.

    La Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM qui a misé sur le développement de la télémédecine dès 2014, a également pu bénéficier d’un financement de l’ARS Pays de Loire. Ayant été la première structure à signer un contrat avec l’ARS, la Mutualité à ce titre intégré le comité stratégique dédié à ce sujet et mis en place par l’ARS.

    Réseau sécurisé et médecins du réseau mutualiste

    En 2015, l’équipement de salles dédiées à la télémédecine au sein des Ehpad a commencé. Cela passe par l’installation d’un réseau sécurisé pour garantir la sécurité de l’information médicale et d’un dispositif de visioconférence incluant une caméra équipée d’un zoom x18 pour faciliter des examens exigeant une précision visuelle conséquente comme dans le cas des escarres ou des plaies dermatologiques.

    La réalisation des actes à distances repose sur les médecins du réseau mutualiste ou des partenaires locaux (gériatres, psychologues, dermatologues, spécialistes de la douleur, etc.) qui apportent leur expertise.

    Afin de standardiser les procédures médicales, un guide de procédures des examens et un schéma organisationnel ont été élaborés.

    Bilan : 341 actes de télémédecine dans 10 Ehpad

    La dermatologie est la spécialité qui regroupe à elle seule 83% d’actes réalisés. L’expérience montre que la télé-expertise est pratiquée pour la prise en charge des plaies chroniques. 10% des actes sont des téléconsultations pour gérer les douleurs chroniques, alors que 7 % des actes sont des actes de télé-expertise dans le domaines de la psychiatrie impliquant une équipe pluridisciplinaire.

    Pour les patients qui affichent une moyenne d’âge de 95 ans, cette méthode a permis d’éviter des déplacements ou des hospitalisations.

    Les actes de télé-expertise contribuent à la formation continue des professionnels de santé en Ehpad et consolide les liens avec la médecine de ville et les hospitaliers.

    En prenant en compte les frais de transport et le temps de la prise en charge, la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM a comparé le coût d’une consultation avec et sans télémédecine pour un résident d’EHPAD et a pu mettre en évidence une économie de 44 euros pour une consultation de psychiatrie, 78 euros pour une consultation douleur et de 197 euros pour une consultation de dermatologie, et ce par acte réalisé.

    Développement selon deux axes

    Le groupe Eovi Mcd Santé et Services avec la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM, prévoit d’un côté d’ouvrir la télémédecine à des spécialités telles la médecine générale, les soins bucco-dentaires et la dermatologie.

    En parallèle, le groupe Eovi Mcd Santé et Services entend poursuivre l’équipement d’autres établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes, au nombre de 35, ainsi que dans des structures partenaires, en y installant des salles de télémédecine dédiées.

  • Le DPI de Maincare Solutions s’exporte au Luxembourg et devient Dop@min

    Maincare Solutions a annoncé dans un communiqué du 19 avril 2018 être devenu le fournisseur de la solution de dossier patient de deux établissements hospitaliers du Luxembourg, le Centre Hospitalier Émile Mayrisch (CHEM) et le Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL), qui comptent parmi les plus grands du pays.

    Maincare Solutions propose Dop@min, une solution en mode SaaS, élaboré sur la base du DPI Maincare IC, pour répondre aux besoins couverts par le dossier de soin partagé, déjà déployé au sein de l’écosystème luxembourgeois.

    Dans le cadre d’une démarche de modernisation des systèmes d’information de production de soins, et la volonté des deux établissements à aligner et à optimiser leurs processus de prise en charge du patient, le CHEM et le CHL ont sélectionné la solution de Maincare Solutions.   

    Le contrat entre l’éditeur et les deux établissements est signé pour une durée de huit ans et implique une solution en mode SaaS supervisée depuis une infrastructure luxembourgeoise, infogérée cependant par l’éditeur. 

    Selon l’éditeur, le dossier patient mutualisé informatisé, Dop@min, constitue le point de convergence de toutes les informations administratives, médicales et soignantes et vise à simplifier les échanges, faciliter la prise de décision médicale et sécuriser le circuit du médicament.

    Les particularités de cette solution sont notamment :

    • une solution personnalisable et orientée usages pour une meilleure adhésion des utilisateurs;
    • une couverture fonctionnelle large, multilingue et adaptée au contexte international ;
    • une ouverture vers la gestion des parcours de santé.
  • HAS : travaux sur les spécificités d’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés

    La Haute Autorité de Santé publie le lundi 23 avril 2018 une feuille de route intitulée « Travaux sur les spécificités méthodologiques d’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés ».

    Cette feuille de route détaille les objectifs, le champ et la mise en œuvre des travaux sur les spécificités méthodologiques d’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés (DMC) proposés et acceptés par le Collège de la Haute Autorité de santé.

    Rappel sur les missions de la CNEDiMTS

    La Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) est une commission de la Haute autorité de Santé, chargée d’évaluer les dispositifs médicaux (DM) et autres produits de santé en vue de leur remboursement par l’assurance maladie.

    La CNEDiMTS est chargée de soumettre un avis consultatif aux autorités de santé, préconisant ou non l’inscription des dispositifs médicaux sur les listes des produits et prestations remboursables ou LPPR). Toute demande d’inscription d’un dispositif médical sur la LPPR doit être appuyée par des données cliniques répondant à l’argumentaire de Service Attendu et d’Amélioration du Service Attendu, codifiées à l’article R. 165-11 du code de la sécurité sociale.

    « Toutefois, précise la HAS, les DMC peuvent avoir des particularités liées notamment à leur mode d’action ou à leur impact sur les patients, leur qualité de vie et/ou l’organisation des soins. Ces particularités éventuelles sont l’objet de ces travaux ».

    Objectifs des travaux sur les spécificités méthodologiques d’évaluation clinique des DMC

    Ainsi l’objet de ces travaux sur les spécificités méthodologiques d’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés « est de favoriser l’accès aux innovations utiles au patient, qui apportent un bénéfice clinique pour le patient. Ils s’inscrivent dans le programme de travail de la HAS ».

    Champ d’application et mise en oeuvre des travaux sur les spécificités méthodologiques

    Périmètre des travaux

    Comme l’explique la feuille de route de la HAS, ces travaux concernent l’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés :

    • utilisés à des fins de télésurveillance médicale ou de téléconsultation ;
    • ou suscitant une action du patient à des fins d’autotraitement ou d’autosurveillance.

    Les DMC évalués par la CNEDiMTS doivent remplir les trois conditions suivantes : 

    1.Ils sont destinés à être utilisés à des fins médicales, visées dans la définition du dispositif médical (Art. 2 du règlement (UE) 2017/745 du Parlement européen et du Conseil du 5 avril 2017 relatif aux dispositifs médicaux.
    2.Ils sont destinés à être utilisés par le patient lui-même.
    3.Ils doivent disposer d’une fonction de télécommunication.

    La CNEDiMTS s’interroge sur les enjeux suivants : 

    • quels sont l’intérêt propre et l’intérêt de santé publique du DMC évalué ? 
    • quelles sont les spécificités des algorithmes utilisés par ces technologies ? La réflexion de la CNEDiMTS est limitée aux algorithmes déterministes et aux algorithmes apprenants fonctionnant par apprentissage supervisé. Elle exclut les algorithmes fonctionnant par apprentissage non supervisé.

    Mise en oeuvre du projet

    La Haute Autorité de Santé précise que le document d’information ou le guide d’évaluation clinique des DMC sera rendu public à la fin de l’année 2018.

    Un rapport bibliographique sur les spécificités méthodologiques des évaluations cliniques des DMC sera réalisé à partir des dossiers ayant déjà été soumis à la CNEDiMTS, des méthodes et exigences mises en oeuvre dans d’autres pays, d’une revue bibliographique systématisée sur les données les plus récentes (les données publiées depuis moins de cinq ans seront prises en compte), des bases de données d’essais cliniques et protocoles d’évaluation des expérimentations de télésurveillance médicale.

    Des parties prenantes seront ainsi sollicitées, parmi les fabricants et les distributeurs au travers de leurs représentants, la Fédération des spécialités médicales et les sociétés savantes spécialisées en e-santé dans le secteur des dispositifs médicaux, les prestataires de services et distributeurs de matériel à domicile, spécialisés en e-santé dans le secteur des dispositifs médicaux, les associations de patients concernées par les expérimentations actuellement en cours ou ayant mis en place des plateformes d’évaluation, les groupes de réflexion spécialisés en e-santé.

    Des auditions seront également réalisées au cours des prochains mois. Un groupe de travail pluridisciplinaire sera formé. Il comprendra des membres de la HAS et des experts, dont plusieurs méthodologistes.

    La feuille de route est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la HAS.

  • Biosency lève 800 000 euros pour sa solution de télé-suivi de patients souffrant de BPCO

    Biosency, start-up qui a développé un bracelet connecté de télé-suivi et de prévention dédié aux insuffisants respiratoires chroniques, a annoncé fin mars 2018 avoir bouclé une levée de fonds à hauteur de 800 000 euros.

    La levée de fonds, menée par Go Capital amorçage II, le Crédit agricole Ille-et-Vilaine Expansion, et des investisseurs privés de l’Ouest, doit permettre à Biosency de passer à l’industrialisation de son dispositif médical. Par ailleurs, l’expertise de nouveaux actionnaires la fera bénéficier d’un réseau de compétences dans le développement de sociétés médicales.

    Biosency vise la commercialisation de son dispositif dès janvier 2019 après obtention du marquage CE.

    Télé-surveiller, permettre des études cliniques et prévenir grâce au bracelet connecté

    La finalité première du dispositif mis en place par Biosency consiste dans le télé-suivi et la prévention en ambulatoire des patients souffrant d’insuffisance respiratoire et notamment de BPCO  (bronchopneumopathie chronique obstructive).

    L’objectif poursuivi par la start-up est d’améliorer la qualité de vie de ces patients et de faciliter leur prise en charge clinique en mesurant les paramètres cardio-respiratoires au repos et à l’effort des patients en ambulatoire.

    En parallèle, le dispositif peut être utilisé pour la constitution d’une cohorte de patients suivis en continu dans leurs conditions de vie réelles. Enfin, il s’inscrit également dans une démarche de prédiction et de prévention grâce à l’exploitation de données biométriques recueillies qui peuvent servir à prévenir les crises aiguës.

    Réduire les séjours à l’hôpital en facilitant le suivi à distance ou en les évitant grâce aux méthodes prédictives sont les autres objectifs poursuivis par Biosency.

    Étude clinique et conquête du marché européen

    Les prochaines étapes de développement sont la conduite d’une étude clinique et la soumission d’un dossier de demande d’autorisation de commercialisation en vue de l’obtention du marquage CE.

    Après le lancement sur le marché français, la start-up vise le marché européen et plus particulièrement des pays de l’Europe du Nord.

  • Data : Ineon Biotech propose une solution logicielle SaaS pour la gestion des composés chimiques

    Ineon Biotech a annoncé le 17 avril 2018 la commercialisation de sa solution de gestion de chimiothèque en mode SaaS, reposant sur la technologie du cloud, à destination des laboratoires de recherche académiques et privés.

    Fruit d’une collaboration d’experts issus de diverses disciplines scientifique, elle est censée apporter davantage de fiabilité dans le suivi des composés et permettre leur traçabilité complète en faveur d’une meilleure sécurité dans la gestion des stocks.

    Remplacer les feuilles Excel et réduire les risques d’erreur

    Le logiciel de gestion de chimiothèque est destiné aux chercheurs, scientifiques et autres professionnels des laboratoires de recherche dans le domaine de la pharmacie, de la chimie, de la cosmétique ou aux acteurs d’autres secteurs faisant appel aux composés chimiques dans le cadre de leur production industrielle.

    Ineon Lab Management Software (ILMS) est, selon ses fondateurs, une réponse à la problématique de gestion des composés chimiques pour laquelle il n’existait pas de solution logicielle adaptée et pour laquelle un outil comme une feuille d’Excel constituait la solution par défaut. Bruno Sargueil, conseiller scientifique d’Ineon et lui-même chercheur au CNRS, affirme que de nombreux chercheurs rencontrent de véritables difficultés chronophages au moment de rechercher les réactifs, ou lorsqu’ils souhaitent connaître leur disponibilité et établir un budget dans le cadre d’un projet.

    1,5 million d’euros pour une solution disruptive en mode SaaS

    Ineon Biotech est né sur les fondations d’un logiciel développé par la société Blue Soft. La confiance des investisseurs tel BNP Développement ou Bpifrance ayant permis à l’équipe de réunir 1,5 million d’euros a été cruciale pour le rachat du logiciel de base.

    De là, le logiciel a été repensé pour devenir une plateforme disponible en mode SaaS, basée dans le cloud, et dotée de fonctionnalités innovantes le toute placé dans une interface simple et ergonomique.

    Directement connectée au système d’information du laboratoire, elle permet d’assurer la traçabilité complète des composés et de leurs flux tout en réduisant les erreurs dans le cadre de projets globaux parfois gérés depuis plusieurs sites.

    Ineon Biotech propose son logiciel sous forme d’une version gratuite et ce avec des plug-ins sectoriels permettant une offre adaptée. Son président, Thierry Boccara, pense que la start-up a des perspectives de développement importantes, notamment grâce aux opportunités de vente indirecte via les fabricants de robots.

  • L’Institut Santé officialise sa création pour « refonder notre système de santé »

    Inauguré en avril 2018 par Frédéric Bizard, l’Institut Santé est organisme de recherche qui se donne pour ambition de refonder « notre système de santé ».

    Avec l’aide de personnalités de la santé et de la société civile, l’Institut Santé entend « construire un programme de refondation pour redonner à notre système de santé sa place référence mondiale ».

    Les propositions formulées à ce jour par l’institut portent sur la gouvernance du système de santé, l’organisation des soins et le financement de l’assurance maladie.

    Organe pluridisciplinaire fondé en avril 2018 et composé de médecins, d’économistes, de philosophes, de pharmaciens et de chercheurs, l’Institut Santé poursuit trois objectifs explicité sur le site internet de l’institut :  

    • bâtir un projet de refondation du système de santé « adapté au XXIème siècle », au bénéfice de tous les citoyens et dans le respect des principes républicains ;
    • sensibiliser l’ensemble des parties prenantes en santé sur les enjeux, « l’urgence et le contenu de la refondation » ;
    • promouvoir un programme de refondation auprès des autorités publiques pour en faire une priorité politique à brève échéance.

    Trois axes de réforme pour structurer la refondation de notre système de santé

    La gouvernance, l’organisation des soins, le financement solidaire sont les trois leviers de transformation à activer concomitamment, selon Frédéric Bizard, membre fondateur de l’Institut Santé.

     Gouvernance : Pour une démocratisation de la santé

    Constat : un état « trop interventionniste » en santé

    « La gouvernance de notre système de santé doit sortir de la logique étatiste qui a prévalu ces 20 dernières années et qui a échoué » affirme l’Institut Santé. Le modèle de gouvernance a conduit à une hyper-administration des soins « qui paralyse l’activité médicale et paramédicale de terrain ». 

    L’Institut recommande d’investir l’Etat d’une mission de pilotage de la santé publique et d’élaboration de la Stratégie nationale de santé, qu’il ferait voter au parlement avec le budget annuel des dépenses.

    S’agissant de la répartition des compétences entre l’Etat et les acteurs de terrain, l’Institut santé préconise : 

    • de déléguer la gouvernance de l’ensemble des soins en ville, à l’hôpital et des soins médico-sociaux à une nouvelle assurance maladie dotée d’un Conseil composé des représentants des acteurs du système dans le but « d’unifier de la gouvernance des soins et de redonner du pouvoir aux acteurs de terrain dans l’organisation des soins pour faire revivre une vraie démocratie sanitaire ».

    Constat d’une politique de prévention insuffisante

    L’absence de politique de prévention tient selon l’institut santé, au « déficit de pilotage de ce bras prévention dans notre système de santé pour passer d’un système de soins à un système de santé ».

    L’institut santé recommande à ce titre :

    • de créer un poste permanent de Haut-Commissaire à la Santé Publique, sous l’autorité du Premier Ministre en charge du pilotage interministériel d’une politique de santé publique ambitieuse, pour « marquer l’avènement d’un pôle Prévention fort ».

    Organisation des soins : réformer les ordonnances Debré de 1958 pour renforcer la médecine ambulatoire

    L’institut santé recommande : 

    • de réformer les ordonnances Debré de 1958 afin de reconnaître à la médecine de ville un statut équivalent à l’hôpital d’enseignement et de recherche.
    • « d’universitariser » la médecine de ville en procédant à la reconnaissance de 1000 centres ambulatoires universitaires, dans lesquels les jeunes médecins de ville seraient majoritairement formés et des projets de recherche clinique seraient menés.
    • de faire de ces centres « des pôles d’excellence dans la prise en charge des pathologies chroniques et des services de prévention ».

    « Cette refonte des ordonnances de 1958 viserait aussi à reconstruire un modèle ambitieux de centre hospitalier universitaire qui conserverait un rôle majeur en enseignement et en recherche mais dans un modèle de spécialités choisies (et non plus généraliste), plus ouvert et collaboratif avec la médecine de ville », d’après le site internet de l’institut santé.

    Financement de l’Assurance maladie

    S’agissant du financement de l’assurance maladie, l’institut santé préconise : 

    • d’instaurer un régime unique universel de santé marquant le passage à une protection sociale universelle assise sur la personne et non plus sur les statuts professionnels ;
    • de consacrer le principe d’un seul financeur assurantiel par prestation ; 
    • d’organiser le financement privé selon les principes d’un modèle mutualiste concurrentiel régulé. « Ce système fonctionnerait sur les bases d’une affiliation exclusivement individuelle pour toute la population (actifs et inactifs) » ;
    • de créer un contrat homogène standard pour comparer efficacement la performance des opérateurs ;
    • de réguler l’assurance santé pour éviter toute sélection de risques par les opérateurs, à travers notamment l’utilisation de données personnelles de santé de plus en plus abondantes avec la santé numérique. 
    • d’instituer une autorité de régulation de l’assurance santé privée pour garantir la protection des droits des assurés.

    Composition du comité d’orientation stratégique et du bureau de l’Institut Santé

    Le Comité d’orientation stratégique comprend les personnalités suivantes :  

    Catherine Audard, Philosophe, London School of Economics, Spécialiste des questions de justice sociale
    Perle Bagot, Hub Institute, Directrice associée ; Spécialistes des nouvelles technologies et des innovations disruptives
    Evelyne Bersier, Professeure de Droit, Spécialiste du droit de la santé, Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education d’Aix-Marseille
    Frédéric Bizard, Économiste, Sciences Po Paris, Président Fondateur de l’Institut Santé
    Alain Coulomb, Ancien Directeur général de la Haute Autorité de Santé
    Alain Deloche, Professeur émérite Paris V, Chirurgien cardiaque, fondateur de l’association « La Chaîne de l’espoir », co-fondateur de « Médecins du monde » et de MSF
    Florence de Rohan-Chabot, Psychiatre, Maison Blanche, Ex Présidente de l’Inter Syndicat national des chefs de clinique et assistants (ISNCCA)
    René Frydman, Professeur de gynécologie Obstétrique, spécialiste de la santé de la femme et des questions éthiques
    Patrizia Paterlini-Bréchot, Professeur de biologie cellulaire, Université Paris-Descartes, Fondatrice de la société Rarecells
    Olivier Saint-Lary, Médecin généraliste, Professeur des Universités, Vice-Président du Collège Nationale des Généralistes enseignants (CNGE)
    Philippe Sansonetti, Professeur au Collège de France, Chercheur à l’Institut Pasteur et à l’Inserm
    David Sourdive, Co-Fondateur de Vice-Président de Cellectis ; Biotechnologies, cancer. 

    Le bureau est composé des personnalités suivantes : 

    Frédéric Bizard, Économiste, Sciences Po Paris, Expert au Sénat, Spécialiste des questions de Santé et de protection sociale, Président Fondateur
    Nathalie Pons-Kerjean, Praticien Hospitalier, Chef du service de Pharmacie, AP-HP, Secrétaire Générale
    Richard Hasselmann, Président de Libr’Acteurs, Administrateur  

    Les publications de l’Institut Santé sont consultables à l’adresse suivante : www.institut-sante.org

  • Tests génétiques grand public : Prenetics (Hong Kong) acquiert DNAFit (UK) pour 41 M€

    Prenetics, soutenu par Alibaba Hong Kong, a acquis en avril 2018 DNAFit (Royaume-Uni), l’un des leaders mondiaux dans le secteur des tests génétiques à destination du grand public, avec des ventes assurées dans plus de quarante pays.

    Avec un tour de financement de plus de 50 millions de dollars US (40,8 M. €) mené par Alibaba Hong Kong Entrepreneurs Fund et Ping An Insurance Group, cette opération est la première acquisition d’entreprise de Prenetics.

    Prenetics développe son activité B2C

    Prenetics, une société de premier plan dans le domaine des tests génétiques et de la santé numérique, a développé ses activités au niveau mondial, aussi bien à Hong Kong, à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande, au Vietnam, aux Philippines et à Taïwan qu’en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

    Via l’acquisition de DNAFit, Prenetics ajoute une chaîne B2C à son activité, complétant sa force actuelle dans les offres de partenariat produit B2B assurées par le biais d’alliances avec de grandes compagnies d’assurances et entreprises.

    Donner plus d’autonomie à des millions de personnes via des données génétiques

    Cette acquisition va permettre à Prenetics de réaliser son objectif principal : donner davantage d’autonomie à des millions de personnes dans le monde entier grâce à l’utilisation d’informations génétiques puissantes et exploitables.

    Avec le développement de services personnels sur le marché de la génétique – rendu possible grâce à une croissance exponentielle -, Prenetics est l’une des seules sociétés de tests génétiques à jouir d’une présence mondiale.

    Tests génétiques grand public : le marché mondial atteindra les 50 Mds USD en 2026

    Selon une étude sur le secteur des tests génétiques chez les consommateurs réalisée par le cabinet de conseil en stratégie Arthur D. Little, la taille annuelle du marché mondial devrait passer de 1,3 milliard de dollars américains (1,1 Md €) en 2019 à 50 milliards de dollars US (40,8 Mds €) en 2026.

    Cette demande a déjà été observée avec des millions de personnes dans le monde entier « génotypés » par des sociétés telles que 23andMe et Ancestry.com (États-Unis).

    DNAFit : « Un pionnier dans le secteur du test génétique direct »

    « Notre mission est de donner à chacun le pouvoir d’être maître de sa propre santé, a déclaré Danny Yeung, P.-D.G. et co-fondateur de Prenetics (source : Businesswire.com). DNAFit est un pionnier dans le secteur du test génétique direct auprès des consommateurs et a développé une solide réputation au sein de l’industrie. Nous sommes très heureux d’avoir DNAFit dans le cadre de notre stratégie de croissance internationale pour aider les gens à mener une vie plus saine et plus active en leur donnant des informations génétiques personnalisées, préventives et exploitables. »

    DNAFit est une société de génétique centrée sur le bien-être qui s’adresse à la fois aux individus ordinaires et aux sportifs de haut niveau pour les orienter vers des programmes de nutrition et de conditionnement physique adaptés à leur ADN.

    L’entreprise va étendre sa portée au bien-être de l’entreprise et développera son activité grand public après l’acquisition. Ayant déjà travaillé en étroite collaboration avec un certain nombre de grandes sociétés, telles que LinkedIn, Talk Talk (une société britannique qui fournit des services de télévision payante, de télécommunications, d’accès à internet et de réseau mobile), Channel 4, Disney Europe, Puma, BNP Paribas et Alexander McQueen, DNAFit a déjà réussi à implanter avec succès ses produits dans des programmes de ressources humaines afin d’améliorer la santé des salariés dans le monde entier.

    Prenetics Limited devient Prenetics Group Limited

    DNAFit continuera à exploiter sa propre marque. Avi Lasarow, membre de l’équipe fondatrice et principale de la société, continuera à diriger l’entreprise. Il a par ailleurs été nommé P.-D.G. de Prenetics International et membre du conseil d’administration de Prenetics.

    Avec cette acquisition, Prenetics Limited devient officiellement Prenetics Group Limited. Le P.-D.G. du groupe, Danny Yeung, supervisera une équipe de plus de cent-vingt personnes réparties dans dix pays.

  • Australia to invest 34 million of euros to develop a Digital Health Cooperative Research Centre

    The Australian government has committed AU$55 million (€34m; US$42m) over seven years to develop a Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), launched in April 2018.

    The Digital Health CRC will seek to improve health outcomes for Australians through the use of digital technologies which can improve access to quality care, reduce costs and increase patient understanding and awareness.

    Government and industry partners will contribute a total of AU$174.2 million (€108.8m; US$133.5m) over the period.

    Improving patients’ empowerment and enhancing health tech businesses

    The research programs run by the Digital Health CRC will have different missions, including:

    • 1. Enabling information discovery and application;
    • 2. Identifying and managing health risk;
    • 3. Offering better value, quality, access and safety;
    • 4. Enhancing consumer empowerment and positive behavior.

    The center will also examine better ways to share medical information on adverse reactions and develop better decision support applications.

    Its goals also include advancing the economy and building and enhancing businesses to provide high value jobs and solutions in a growing global market.

    An alliance between government organizations, private companies and universities

    Center players will try to accomplish these objectives through collaborative research and development that combines multi-disciplinary skills, industry knowledge, technologies, networks and data.

    The CRC will bring together partners from Australia’s health and wellness landscape.

    In a press release, the University of Sydney, one of the lead partners in this new center, said participants include:

    • 40 commercial and government organizations operating across the health, aged care and disability sectors;
    • 24 established and start-up technology, advisory and investment companies;
    • 16 Australian universities.

    The CRC has the support of the Australian Digital Health Agency

    The center is supported by the Australian Digital Health Agency and the Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Center (MTP Connect). 

    The CRC program is administered by AusIndustry, a division within the Department of Industry, Innovation and Science.

    Prof. Tim Shaw from the Faculty of Health Sciences and Professor Adam Elshaug, co-director of the Menzies Centre for Health Policy, are named lead investigators in the center.

    « The Digital Health CRC brings together industry and research partners to advance our health and medical technologies, and pharmaceutical industries, in a collaborative and multidisciplinary way, » Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash said (source: Opengovasia.com). « The CRC will address industry issues by supporting clinical practice, improving access to quality care, fostering high value jobs and developing Australia’s future digital Health workforce. »

    « CRCs link researchers with industry and government with a focus towards research application, » Assistant Minister for Science, Jobs and Innovation Zed Seselja added. « This is why the CRC Program continues to be at the forefront of the Coalition Government’s commitment to improving the competitiveness, productivity and sustainability of Australian industries. »

  • L’Australie investit 34 M d’€ pour développer un centre de recherche coopératif sur la e-santé

    Le gouvernement australien vient de s’engager à verser 55 millions de dollars (34 M. € ; 42 M. US$) sur une période de sept ans pour développer un centre de recherche coopératif sur la santé numérique, le Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), lancé au cours du mois d’avril 2018.

    Le Digital Health CRC va chercher à améliorer les résultats de santé pour les Australiens grâce à l’utilisation de technologies numériques visant à faciliter l’accès à des soins de qualité, à réduire les coûts mais aussi à améliorer la compréhension et la sensibilisation des patients.

    Les partenaires du gouvernement et de l’industrie reliés à ce projet verseront au total 174,2 millions AUD (108,8 M. € ; 133,5 M. US$) au cours de la période.

    Donner plus d’autonomie aux patients et promouvoir les sociétés health tech

    Les programmes de recherche gérés par le Digital Health CRC auront différentes missions à accomplir, dont :

    • 1. permettre la découverte et l’application d’informations de santé ;
    • 2. identifier et gérer les risques pour la santé ;
    • 3. proposer une offre de soins d’une valeur plus développée et de meilleure qualité mais aussi améliorer l’accès à cette offre et la sécurité des soins ;
    • 4. renforcer l’autonomie du consommateur et l’inciter à adopter un comportement positif à l’égard de son traitement.

    Le centre examinera également les meilleures façons de partager les informations médicales sur les réactions indésirables aux traitements et de développer de meilleures applications d’aide à la décision.

    Ses objectifs comprennent enfin la promotion de l’économie ainsi que la création et le développement d’entreprises pour fournir des emplois et des solutions à grande valeur ajoutée sur un marché mondial en pleine croissance.

    Une alliance entre organisations gouvernementales, entreprises et universités

    Les différents acteurs du centre tenteront d’atteindre ces objectifs grâce à des travaux de R&D collaboratifs combinant des compétences multidisciplinaires, des connaissances de l’industrie, des technologies de pointes mais aussi divers réseaux et données de santé.

    Le CRC rassemblera de multiples partenaires du secteur de la santé et du bien-être australien.

    L’Université de Sydney, l’un des partenaires principaux du centre, a indiqué dans un communiqué que parmi les participants figuraient :

    • quarante organisations commerciales et gouvernementales opérant dans les secteurs de la santé, des soins aux personnes âgées et du handicap ;
    • vingt-quatre entreprises de technologie, de conseil et d’investissement établies et en démarrage ;
    • seize universités australiennes.

    Un centre soutenu par l’Agence de la santé numérique australienne

    Le centre bénéficiera du soutien de l’Agence de la santé numérique australienne et du Centre de croissance de l’industrie des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTP Connect).

    Le programme CRC sera administré par AusIndustry, une division du ministère de l’Industrie, de l’Innovation et des Sciences australien.

    Le Pr. Tim Shaw de l’Université des sciences de la santé australienne et le Pr. Adam Elshaug, codirecteur du Centre des politiques de santé Menzies, ont été nommés chercheurs principaux du centre.

    « Le Digital Health CRC rassemble des partenaires de l’industrie et de la recherche pour faire progresser nos technologies médicales et de santé et les industries pharmaceutiques, de manière collaborative et multidisciplinaire, a déclaré la ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, Michaelia Cash (source : Opengovasia.com). Le CRC abordera les problèmes de l’industrie en soutenant la pratique clinique, en améliorant l’accès à des soins de qualité, en favorisant des emplois de grande valeur et en développant le futur personnel de santé numérique de l’Australie. »

    « Les CRC relient les chercheurs à l’industrie et au gouvernement en mettant l’accent sur l’application de la recherche, a précisé Zed Seselja, vice-ministre australien de la Science, de l’Emploi et de l’Innovation. C’est pourquoi le programme du CRC [répond à] l’engagement du gouvernement de la coalition, soit améliorer la compétitivité, la productivité et la durabilité des industries australiennes. »

  • Le CHU Bordeaux teste le télé-suivi en chirurgie ambulatoire grâce à un partenariat avec Satelia

    La plateforme de Satelia, start-up qui vise à optimiser le lien patient-hôpital dans le cadre des soins en ambulatoire, est en train d’être testée au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, rapporte un communiqué de presse de la société en date du 19 avril 2018.

    Surfant sur la vague du développement de la télémédecine, la plateforme proposée par Satelia, Satelia Ambu, propose un suivi des patients soumis à un acte de chirurgie dans les phases pré et post-opératoires en facilitant la communication et l’échange d’informations nécessaires propres à chacune de ces phases.

    La start-up souhaite déployer son outil dans d’autres services hospitaliers et l’implanter dans les établissements publics et privés.

    Un outil d’échange d’informations médicales

    Satelia, start-up lancée fin 2017, a mis au point une plateforme permettant au patient d’être en contact avec les professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge en amont et en aval d’un acte chirurgical effectué en ambulatoire.

    En amont de l’intervention, le patient renseigne un formulaire à destination de l’anesthésiste via l’application Satelia. L’analyse de ses données débouche sur l’envoi d’instructions visant à lui indiquer les interdits, les point de vigilance et les modalités pratiques autour de l’opération.

    À la suite de l’intervention, à des périodes établies par les professionnels de santé responsables de son suivi (J+1, J+7, etc.), le patient reçoit un questionnaire qu’il doit remplir en procédant à une auto-évaluation des éléments tels le niveau de douleur, l’état du pansement, ou la présence de symptômes tels des vomissements, un saignement ou un œdème.

    Un tableau de bord de suivi de patients opérés en ambulatoire

    Les informations renseignées par le patient sont envoyées vers la plateforme à destination des professionnels de santé, à travers laquelle ces derniers visualisent les résultats.

    En cas de réponse pouvant porter à croire qu’un événement anormal affecte l’état de santé du patient, les algorithmes intégrés à la plateforme alertent le professionnel de santé, en faisant apparaître un voyant rouge ou orange dans le tableau de bord, permettant ainsi à l’infirmier chargé du suivi de prendre contact avec le patient afin de s’assurer de son état.

    Gain en temps et efficacité de l’accompagnement, mais un intérêt pour la recherche aussi

    Selon les fondateurs, Nicolas Pagès, interne en anesthésie-réanimation, et Paul Tiba, directeur d’une compagnie aérienne de rapatriement sanitaire, cet outil permet:

    • un gain de temps pour les professionnels de santé grâce au recueil ciblé des informations auprès des patients, aussi bien en amont qu’en aval de l’intervention ;
    • un accompagnement du patient grâce à un contact facilité et la disponibilité des informations en tout temps ;
    • le recueil de données médicales anonymisées aux fins de recherche.

    Test  : un suivi plus régulier et efficace grâce à une réponse spontanée

    Début mars 2018, grâce à un partenariat avec le CHU de Bordeaux, une phase test a été lancée. Au bout d’un mois, fin mars 2018, une cinquantaine de patients ayant subi une chirurgie au sein avaient déjà fait l’objet d’un suivi via les outils décrits.

    Un suivi sur une période de 6 jours s’étalant du à J-1 de l’opération et allant jusqu’à J+1 a permis d’avoir une réponse valide du patient dans 4 cas sur 5, alors que la méthode traditionnel de suivi par téléphone permettait d’atteindre 1 patient sur 2.

    Élargissement à d’autres spécialités, l’oncologie et la cardiologie étant les spécialités prioritaires

    Les fondateurs espèrent développer leur activité selon deux axes – en déployant leur solution dans les services d’autres spécialités, en visant dans un premier temps l’oncologie et la cardiologie, et en multipliant les établissements qu’ils soient privés ou publics.