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  • INNOV’InMED Awards 2018 : concours de pitches pour les innovations en sciences de la vie et e-santé

    Dans le cadre de INNOV’ inMED 2018 – le salon de l’innovation en santé et sciences de la vie qui se tiendra les 19 et 20 novembre 2018 à Marseille -, la compétition INNOV’ inMED Awards permet aux start-ups et porteurs de projets d’accélérer le développement de leur projet en lien avec l’innovation en santé et sciences de la vie.

    Au terme des séances de pitches, 4 prix d’une valeur de 15 000 € au total (en numéraire ou en prestation de services) seront remis :
    • Award « Accelerate » ;
    • Award « Invest » ;
    • Award « e-Health » ;
    • « Prix spécial du Jury ».

    Date limite de dépôt des candidatures : Lundi 1er octobre 2018 via le lien ci-contre.

    Quels projets présenter ?

    • Un médicament innovant ;
    • un travail de recherche ;
    • un dispositif médical inédit ;
    • un objet connecté de santé et/ou bien-être ;
    • une appli de santé et/ou bien-être;
    • un service d’échanges et de partage d’informations entre patients ;
    • un service d’échanges et de partage d’informations entre professionnels de santé ;
    • une plateforme de formations Un programme d’accompagnement…

    Critères de sélection

    • Caractère original et novateur du projet et/ou de la technologie et notamment l’impact sur la santé : la simplification administrative, l’amélioration de la prévention, du diagnostic, de la qualité de soins, l’approche collaborative et innovante ;
    • dépassement de l’étape de la preuve du concept dans le processus d’innovation ;
    • faisabilité économique et viabilité de l’entreprise ;
    • qualité de la préparation de chaque projet, pertinence de l’approche tant sur le plan commercial que financier ou humain ;
    • qualité de l’équipe. Un des dirigeants de la société participant au concours doit être présent lors de la présentation par pitch.

    Pour information, 9 lauréats parmi les 34 candidats sélectionnés pour les INNOV’inMED Awards 2017 ont été récompensés. Parmi eux, la start-up Lucine qui a développe une appli qui se sert de la reconnaissance faciale pour lutter contre la douleur, Whoog, pour la gestion des remplacements urgents basés dans le secteur de la santé ou Volta Medical, concepteur de logiciels intelligents pour la rythmologie interventionnelle.

  • Mise en service du portail Masanté permettant aux Belges d’accéder à toutes leurs données de santé

    La ministre de la santé belge Maggie de Block, a annoncé le jeudi 10 mai 2018, le lancement du portail Masanté, qui permet aux citoyens belges d’accéder à l’intégralité de leurs données de santé disponibles en ligne, à savoir leurs données médicales, leur enregistrement en tant que donneur d’organe, leurs déclarations anticipées (en matière d’euthanasie, don du corps à la science, etc.). 

    A terme, les patients belges auront également accès à la plateforme numérique de leur mutualité, aux informations relatives à leurs médicaments (prescriptions électroniques et schéma de médication), à leurs données concernant les vaccins et les dépistages systématiques.

    Le partage des données de santé des patients belges nécessite que ces derniers donnent au préalable leur consentement éclairé, autorisant le médecin généraliste à ouvrir un dossier médical informatisé qu’il alimentera en y enregistrant les données fournies par le patient (données socio-administratives), par le médecin traitant (anamnèse, diagnostic, résultats d’examens, traitements, etc.), et par des tiers (autres professionnels de santé et membres de la famille notamment.

    Le contenu et les modalités d’utilisation du portail Masanté sont décrites ici.

  • Le chinois WeDoctor lève 420M€ pour développer sa plateforme de rendez-vous en ligne

    WeDoctor, la plateforme chinoise de diagnostics et de prises de rendez-vous avec des médecins a annoncé le 9 mai 2018 avoir levé 500 millions de dollars (420 millions d’euros) dans un tour de table mené par AIA Company Ltd.

    Cette opération valorise l’entreprise – qui est soutenue par Tencent Holdings –  à 5,5 milliards de dollars avant son entrée en bourse qui doit avoir lieu dans l’année.

    WeDoctor compte se servir de cette levée pour accélérer ses projets d’expansion pour continuer à se développer et à conquérir le marché asiatique.

    Les utilisateurs de Wedoctor peuvent utiliser ses services de réservation, de prescription ou encore de diagnostic et aussi consulter des médecins via la plateforme. Celle-ci revendique plus de 2 700 hôpitaux, 220 000 médecins, 15 000 pharmacies inscrits et 27 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    Cette levée pré-IPO intervient alors qu’une de ses concurrentes, la plateforme Ping An Good Doctor, a levé 1,1 milliard de dollars lors de son introduction en bourse à Hong Kong au début du mois de mai 2018. 

  • Les expertises médicales des personnes condamnées sont regroupées dans le nouveau REDEX

    Le 11 avril 2018 a été mis en service le répertoire des données à caractère personnel collectées dans le cadre des procédures judiciaires (REDEX).

    Ce répertoire national participe à la création du dossier judiciaire numérique unique pénal inscrit dans le projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la Justice. Il aide le travail des acteurs judiciaires en leur donnant accès, pour les besoins des procédures, aux expertises médicales et psychologiques de personnes poursuivies ou condamnées.

    Créé par la loi du 10 mars 2010 relative au risque de récidive criminelle et par le décret du 7 octobre 2016, qui en précise les modalités de fonctionnement, le REDEX améliore la connaissance de la personnalité et l’évaluation de la dangerosité des personnes impliquées dans des procédures judiciaires, en mettant à disposition de l’autorité judiciaire des données relatives à leur passé et à leurs antécédents.

    Placé sous l’autorité du ministère de la Justice et sous le contrôle du magistrat, chef du service du Casier judiciaire national, le REDEX centralise les expertises, évaluations et examens psychiatriques, médico-psychologiques, psychologiques et pluridisciplinaires à l’encontre des personnes poursuivies ou condamnées pour des faits pour lesquels un suivi socio-judiciaire est encouru.

    Les données sont conservées pendant 30 ans à partir du jour où a été réalisé l’expertise, ou, pour 15 ans, si l’individu était mineur au moment de l’infraction.

    Nicole Belloubet, garde des Sceaux et ministre de la Justice souligne, dans un communiqué du 7 mai 2018, l’apport significatif de ce nouvel outil, fournissant aux juridictions pénales, des éléments essentiels sur la personnalité d’individus récidivistes. 

  • Microsoft investit 21M€ pour « AI for Accessibility », l’IA au service des personnes handicapées

    Microsoft a annoncé le lancement de « AI for Accessibility », un programme d’investissement de 25 millions de dollars (21 millions d’euros) sur 5 ans afin d’utiliser les avancées en matière d’intelligence artificielle pour aider le milliard de personnes dans le monde qui se trouvent en situation de handicap.

    Cette annonce s’est fait dans le cadre de Microsoft Build 2018, l’événement annuel dédié aux développeurs qui suivent les évolutions des solutions de l’entreprise américaine, qui s’est déroulée du 7 au 9 mai 2018 à Seattle.

    Mise à disposition de la technologie Microsoft pour trois domaines

    Le programme s’adresse aux développeurs, ONGs, chercheurs et autres inventeurs et se concentre sur trois domaines spécifiques :

    • le marché du travail ;
    • les connexions humaines ;
    • la vie moderne.

    Microsoft s’engage à mettre à disposition sa technologie, ses experts en intelligence artificielle, mais aussi des subventions pour « accélérer le développement de solutions d’accessibilité intelligentes » basées sur les Azure Cognitive Services.

    Des produits qui bénéficient tant aux personnes handicapées qu’aux valides

    L’un des points mis en avant par la firme américaine est le fait que la prise en compte des besoins des personnes handicapées tend à créer de meilleurs produits qui bénéficient aussi aux personnes valides. L’application Seeing AI pour les malvoyants a ainsi permis d’améliorer les algorithmes de reconnaissance d’image de Microsoft au-delà du simple cas d’usage de la non-voyance. Quant à Learning Tools, créé pour aider les gens souffrant de dyslexie, il a trouvé un nouveau public auprès des avocats et autres professions qui ont à lire des documents très denses. 

    Plus d’infos sur le programme AI for Accessibility sur https://www.microsoft.com/en-us/ai-for-accessibility

  • GHT : le Ministère publie un guide sur l’organisation en commun des activités d’imagerie médicale

    Le Ministère des Solidarités et de la Santé publie, le 3 mai 2018, un guide sur l’organisation en commun des activités d’imagerie médicale au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT).

    Le guide formule 15 recommandations pour tirer partie de la mutualisation des activités d’imagerie au sein des GHT.

    L’organisation en commun de l’imagerie, explique le Ministère des Solidarités et de la Santé, présente trois avantages. Elle permet : 

    • de mettre en place de véritables stratégies publiques d’imagerie ; 
    • de mutualiser les équipements et les investissements nécessaires en vue d’un accès à des soins de qualité ; 
    • de favoriser une meilleure prise en charge diagnostique et ou thérapeutique.

    Guide sur l’organisation en commun des activités d’imagerie

    Trois enjeux sont identifiés autour de l’organisation en commun des activités d’imagerie :

    • penser l’offre d’imagerie dans une approche de gradation des prises en charges ;
    • développer l’attractivité des postes et la fidélisation des professionnels ;
    • répondre aux exigences de sécurité et de pertinence spécifiques aux activités d’imagerie. 

    Ce guide comporte 15 recommandations autour de ces 3 enjeux. Elles ont été élaborées en lien avec les représentants des professionnels hospitaliers concernés. En voici la synthèse :

    • Distinguer la co-utilisation de la prise en charge partagée des patients, de sorte à mieux articuler ces deux modalités de coopération ; 
    • associer les radiologues sur chaque filière clinique, dans l’élaboration du projet médical partagé ; 
    • prendre en compte l’état de la démographie en imagerie lors des travaux sur la nouvelle répartition des activités cliniques entre sites ; 
    • concevoir dans un deuxième temps (à l’issue des travaux sur les filières cliniques) et au regard de la nouvelle répartition des activités cliniques, l’organisation des activités d’imagerie diagnostique ; 
    • traiter les activités de radiologie interventionnelle au même titre que les autres activités cliniques ; 
    • développer, au sein de chaque GHT, la télé-expertise entre radiologues pour permettre le traitement de cas complexes ;
    • homogénéiser, par un travail collégial inter-sites, les pratiques professionnelles de sorte à garantir des standards de qualité ; 
    • coordonner les demandes d’autorisations en imagerie par une présentation d’ensemble des projets, au regard du projet médical partagé du GHT ; 
    • développer les postes partagés au sein du GHT pour permettre aux radiologues de varier leurs activités (et participer par exemple à la radiologie interventionnelle) ; 
    • profiter des GHT pour développer les activités de recherche clinique en imagerie, de sorte à permettre aux radiologues de varier leurs activités ; 
    • développer des plateformes d’interpétation à l’échelle de chaque GHT pour mutualiser la ressource médicale ; 
    • développer les délégations entre professionnels ;
    • mettre en commun la radioprotection à l’échelle de GHT ; 
    • développer une analyse et un suivi de la pertinence des demandes d’examen à l’échelle du GHT, assis sur le dialogue renforcé entre radiologue et professionnels prescripteurs.

    Le guide est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    Le Ministère met également à disposition des acteurs des GHT un référentiel pour l’organisation des activités de télémédecine en imagerie dans les GHT.

  • La rubéole doit faire l’objet d’une transmission de données obligatoire (Décret du 7 mai 2018)

    Le Décret n° 2018-342 du 7 mai 2018 complétant la liste des maladies faisant l’objet d’une transmission obligatoire de données individuelles à l’autorité sanitaire a été publié au journal officiel du 10 mai 2018.

    Le texte concerne les médecins, les responsables de services et laboratoires de biologie médicale publics et privés, les agences régionales de santé et Santé Publique France.

    Le décret inscrit la rubéole à la liste des maladies pour lesquelles la transmission de données individuelles de signalement ou de notification à l’autorité sanitaire est obligatoire. Cette liste est fixée à l’article D. 3113-6 du code de la santé publique.

    Le décret est consultable sur le site internet du Journal officiel.

  • Infirmier(e)s de pratique avancée : le syndicat CNI demande une révision du projet de décret

    Le Syndicat Coordination Nationale Infirmière (CNI) publiait, le lundi 7 mai 2018, une lettre ouverte à l’attention d’Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, dans laquelle il demandait une révision du projet de décret qui définira le cadre d’exercice des Infirmiers de Pratique Avancée (IPA). Le syndicat souhaite que le texte offre aux IPA « une autonomie réelle » et « réintégre la psychiatrie et la santé mentale aux domaines de compétences des IPA ».

    La pratique avancée, innovation professionnelle voulue par la loi du 26 janvier 2016

    L’article 119 de la loi de modernisation de notre système de santé (26 janvier 2016) pose le cadre juridique de la pratique avancée, que le Conseil International des Infirmiers définit ainsi : « l’infirmier-ère diplômé-e qui exerce en pratique avancée a acquis des connaissances théoriques, le savoir-faire aux prises de décisions complexes, de même que les compétences cliniques indispensables à la pratique avancée de sa profession. Les caractéristiques de cette pratique avancée sont déterminées par le contexte dans lequel l’infirmier-ère sera autorisé-e à exercer ».

    La Pratique avancée vise principalement à réduire les problèmes d’accès aux soins. Les Etats-Unis et le Canada utilisent cette pratique depuis plusieurs années. Les IPA y sont chargés, à titre d’exemple, du suivi des patients atteints de maladies chroniques (notamment diabètes), et du traitement de problèmes de santé dits « mineurs ».

    La « pratique avancée » étend le champ de compétences des infirmiers

    La loi précise que la pratique avancée recouvre :

    ► des activités d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage ;
    ► des actes d’évaluation et de conclusion clinique, des actes techniques et des actes de surveillance clinique et paraclinique ;
    ► des prescriptions de produits de santé non soumis à prescription médicale, des prescriptions d’examens complémentaires, des renouvellements ou adaptations de prescriptions médicales.

    Discussion antérieures sur le projet de décret : des dissensions se font entendre 

    Les versions successives du projet de décret ont suscité de vives réactions de la part des syndicats d’infirmiers et de médecins. A la suite d’une réunion au ministère des solidarités et de la santé le 8 mars 2018, les syndicats de médecins généralistes ont fait savoir qu’ils s’opposaient à la reconnaissance d’un droit de prescription pour les IPA.

    Revendications du Syndicat Coordination Nationale Infirmière

    Le Ministère des Solidarités et de la Santé finalise actuellement la rédaction du décret et des arrêtés qui définiront le cadre d’exercice de l’Infirmière en Pratique Avancée. Dans sa lettre ouverte, le Syndicat rappelle que les « médecins et infirmiers ne sont et ne doivent pas être en concurrence ». Les revendications du syndicat portent sur le manque autonomie des futures IPA et l’exclusion de la psychiatrie de leur champ d’activité.

    • le projet de décret prévoit en effet un exercice « sur protocole », susceptible de « freiner » l’IPA et niant « l’expertise infirmière ». Le syndicat revendique davantage d’autonomie pour les futures IPA. 

     » (…) le syndicat CNI vous demande instamment de faire réviser cette partie du texte et de ne pas contraindre l’exercice de l’IPA en l’enfermant dans un rôle limité à l’action sur protocole mais au contraire en lui attribuant une autonomie réelle ».

    • les premières versions du projet de décret intégraient la psychiatrie et la santé mentale aux domaines de compétences de l’IPA. Elles sont absentes de la dernière version. Le syndicat s’inquiète de leur disparition du texte final, « au regard des besoins et de l’effet délétère induit par cette absence pour de nombreux patients ».

    « Nous vous demandons donc de réintégrer la psychiatrie et la santé mentale aux domaines de compétences de l’IPA. »

    La lettre ouverte est consultable sur le site internet du syndicat CNI.

  • Etude : pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée

    Le partage de données est une des conditions préalables au développement de la médecine de précision. Mais, à ce jour, elles ne le sont pas suffisamment pour accompagner cette révolution.

    D’après une étude* parue en mai 2018 dans la revue Health Affairs menée par des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, plusieurs raisons peuvent expliquer cette lacune : des obstacles techniques dues à la fragmentation des données mais aussi des récompenses insuffisantes pour les chercheurs qui jouent le jeu.

    Les data, pierre angulaire de la médecine personnalisée

    La médecine personnalisée a déjà porté ses fruits, notamment dans le cancer. L’analyse moléculaire d’une tumeur permet d’identifier des mutations génétiques spécifiques et ainsi le type de chimiothérapie le plus efficace. Non seulement cela améliore les chances de guérison des patients, mais cela évite également de subir des traitements inutiles et inefficaces. Cependant, cette révolution n’en est qu’à ses balbutiements. Pour la mener à bien, différents types de données provenant d’une multitude de sources doivent être agrégés. Cela implique la collecte de données sur les patients dans les hôpitaux, les résultats des tests cliniques, les données moléculaires et génétiques, ainsi que des informations sur les personnes en bonne santé. Le partage de données entre hôpitaux, instituts de recherche, cliniciens et patients est donc essentiel.

    Les obstacles au « data sharing »

    Mais, « à ce jour, ce type d’échange ne s’est pas produit à l’échelle souhaitée », a déclaré Effy Vayena, bioéthicien et professeur à l’Institut de médecine translationnelle de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Avec une équipe de chercheurs, cette dernière a donc cherché à comprendre pourquoi le partage de données n’était pas optimal. Pour cela, ils ont mené une analyse complète des directives de partage de données émises au cours des deux dernières décennies par plusieurs organisations (230 documents émanant d’organisations internationales telles que l’OCDE ou nationales telles que les NIH). Les résultats de leurs travaux ont été publiés en mai 2018 dans la revue Health Affairs.

    Des freins techniques et humains

    Les premiers constats des chercheurs suisses concernant les directives sur le partage données sont les suivantes :

    • Les recommandations sont hétérogènes et manquent de standardisation ;
    • elles portaient essentiellement sur 3 thèmes : la confidentialité des données, leur qualité et les droits des patients concernant leur utilisation ;
    • elles ne s’intéressaient pas assez à des questions centrales telles que la responsabilité en cas de données mal utilisées ou le système de récompense des chercheurs qui partagent leurs données.

    Les chercheurs ont identifié plusieurs obstacles au partage de données :

    • des freins techniques liés aux systèmes informatiques des hôpitaux qui manquent d’inter-opérabilité ;
    • des freins humains liés à la réticence des chercheurs et des entreprises à partager leurs data ;
    • les patients hésitent souvent à donner leur consentement car ils ne savent pas exactement l’utilisation ultérieure qui sera faite de leurs données.

    « Notre analyse montre une fragmentation considérable du paysage politique, ont déclaré les auteurs de ces travaux. Les recommandations que nous avons étudiées n’aboutissent pas à un système cohérent d’incitations capables de concilier les intérêts et les attentes des différentes parties prenantes. »

    Les solutions pour inciter au partage

    Pour évoluer vers un écosystème de partage de données plus efficace pour la médecine de précision, ils incitent donc les décideurs politiques à innover. A leurs yeux, la blockchain pourrait par exemple être mise en œuvre en tant que méthode de protection des données. En outre, les chercheurs préconisent de développer, pour les chercheurs, un système d’incitation basé sur la réciprocité : seuls ceux qui mettent leurs propres données de recherche dans une base de données pourraient avoir accès aux données des autres. Les technologies numériques pourraient aussi être utilisées afin de permettre aux patients de ne pas donner un consentement général pour que leurs données soient utilisées dans la recherche, mais plutôt de lier leur consentement à des projets individuels, donnant ainsi plus de contrôle aux patients.

    L’expérimentation suisse

    Le réseau suisse de santé personnalisée va adopter ces recommandations, ainsi que les cinq hôpitaux suisses participant à ce réseau. «Si toutes les personnes impliquées en Suisse adhèrent aux mêmes normes bien conçues, cela représentera un grand pas en avant pour le partage de données et donc pour la médecine personnalisée », a déclaré Effy Vayena, principal auteur de l’étude.

     

  • Ouverture des candidatures au Lab Santé, hackathon sur le thème de l’innovation en santé et de l’IA

    Avec le mécénat de la Fondation MACSF, Start Up Inside et l’Institut Pasteur organisent le Lab Santé : un hackathon ouvert à tous, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2018, sur les thèmes de l’innovation en santé et de l’intelligence artificielle.

    Il réunira une soixantaine d’entrepreneurs de tous horizons : chercheurs, UX et UI designers, développeurs, data scientists, intrapreneurs de grands groupes et professionnels de santé.

    Des experts rejoindront une équipe pluridisciplinaire pour incuber un projet : de la problématique à la solution, en passant par un prototypage pour transformer une idée en start-up.

    Pour candidater, suivre ce lien.

    Plus d’informations auprès de Annie Cohen – 01 71 23 83 69 – annie.cohen@macsf.fr ou Aurélie Zanussi – 01 71 23 73 98 – aurelie.zanussi@macsf.fr