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  • Pixium Vision lève 10,6 M€ pour développer son système de vision bionique

    Des fonds étaient nécessaires au concepteur d’implants rétiniens Pixium Vision pour poursuivre le développement de son système de vision bionique baptisé Prima. Une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS) a donc été lancée fin avril 2018 pour un montant brut de 10,6 millions d’euros.

    Cette levée de fonds est destinée à fournir à Pixium Vision des moyens supplémentaires pour poursuivre le développement de Prima, en particulier la poursuite de l’étude de faisabilité chez 5 patients en France et la préparation, au cours du premier semestre 2019, d’une étude pivot européenne destinée à fournir les données d’efficacité et de sécurité nécessaires à l’autorisation de commercialisation (marquage CE) en Europe.

    En parallèle, les ressources financières supplémentaires permettront à Pixium Vision de finaliser l’étude de faisabilité chez 5 patients aux Etats-Unis et de valider les étapes clés du programme clinique aux Etats-Unis au cours du premier semestre 2019.

  • Etude : les patients cardiaques acceptent bien la surveillance par Fitbit (Jamia)

    Des traqueurs d’activité grand public se révèlent être des bons outils de monitoring médicaux. Des chercheurs américains ont démontré que des patients souffrant de maladies cardiovasculaires supportaient très bien le port d’un Fitbit.

    Avec un taux d’adhérence de 90%, ce traqueur était moins abandonné que les accéléromètres traditionnels. En outre, les données collectées par le bracelet étaient cohérentes avec les données cliniques recueillies auprès du patient.

    Leurs travaux* ont été publiés le 29 mai 2018 dans Journal of the American Medical Informatics Association (Jamia).

    La surveillance à distance des malades afin de poser un diagnostic et d’assurer leur prise en charge représente un enjeu majeur de santé publique. Plusieurs dispositifs de télémonitoring ont déjà été testés mais leur validité scientifique est souvent modérée par le taux d’adhérence des patients. En effet, après une phase d’enthousiasme, bon nombre de patients ont tendance à les abandonner. Leur pertinence est donc diminuée par ce taux d’attrition relativement élevé.

    Le télémonitoring assuré par un Fitbit

    Face à cette difficulté, des chercheurs américains de l’université de Californie ont voulu savoir si les traqueurs d’activité destinés au grand public étaient mieux acceptés par les patients. Ces bracelets connectés sont perçus comme simples d’utilisation, assurant un bon retour d’information et une sorte de soutien aux malades. Ces approches ont été largement utilisées mais dans des études portant sur de petits échantillons ou chez des sujets sains. Par ailleurs, les données étaient agrégées au fil des jours ou des semaines, ce qui limite la précision avec laquelle les patients peuvent être surveillés et restreint la capacité de détecter des problèmes ou d’intervenir lorsque cela est bénéfique pour les patients.

    200 coronariens suivis pendant 3 mois

    Les auteurs de l’étude, dont les résultats ont été publiés le 29 mai 2018 dans Journal of the American Medical Informatics Association (Jamia), ont donc inclus quelque 200 insuffisants coronariens traités au Cedars-Sibai Medical Center. Chacun d’entre eux s’est vu confier un Fitbit Charge 2 pour monitorer leur activité physique, leur fréquence cardiaque et leur sommeil. Des questionnaires sur leur état de santé leur ont également été remis et ils ont été suivis pendant 90 jours. Ces patients dont la pathologie cardiaque est stable peuvent cependant souffrir d’événements indésirables majeurs, dont les signes précurseurs ne sont pas détectés cliniquement. « Il existe un besoin urgent de valider et de mettre au point des techniques rentables pour surveiller cette grande population entre les visites de soins de santé, écrivent les auteurs de l’étude. Et les niveaux d’adhérence sont directement liés à la faisabilité de l’utilisation clinique. » Ils ont donc comparé la capacité à détecter l’activité et l’adhérence au bracelet Fitbit aux méthodes standard telles que les accéléromètres.

    Résultats

    • Le taux d’adhésion médian au Fitbit était de 90%. Le taux d’attrition quotidien était de 0,09%. Au bout de 90 jours, 72% des patients portaient toujours le bracelet.
    • Dans des études similaires, le taux d’adhésion à des outils de télémonitoring traditionnels était de 16% pendant quatre semaines.
    • Le nombre de pas quotidiens enregistré par le Fitbit était de 4 882 et il était cohérent avec les données recueillis via les questionnaires.
    • Le nombre d’heure de sommeil était légèrement sous-estimé. Le retrait du bracelet pendant la nuit peut en partie expliquer ce phénomène.
    • Le nombre de battements cardiaques par minute était sous-estimé d’environ 30 battements/mn. 

    Une surveillance en temps réel

    Ce taux d’adhérence au dispositif de 90% peut s’expliquer, selon les auteurs de l’étude, par le fait que le Fitbit enregistre plusieurs variables. Dans les autres études, les malades devaient porter plusieurs dispositifs différents. Par ailleurs, le traqueur d’activité donne accès aux data en temps réel ; les abandons peuvent dont être repérés rapidement et des messages de relance être peuvent alors être envoyés.

    En outre, la bonne corrélation entre les données enregistrées par le traqueur et celles recueillies par les questionnaires devraient « permettre aux cliniciens d’évaluer automatiquement l’état de leur patient et éventuellement d’intervenir sans attendre le prochain rendez-vous », écrivent les chercheurs. Les traqueurs pourraient donc se substituer aux questionnaires.

    Un outil grand public pertinent en clinique ?

    Concernant la sous-estimation des battements cardiaques par minute, elle ne constitue pas un préjudice majeur car les décisions cliniques ne se prennent pas à la suite d’un seul enregistrement mais plutôt par rapport à une moyenne sur une période donnée.

    Aujourd’hui, il faudrait mener un essai prospectif afin d’évaluer réellement l’impact positif dans la clinique d’un tel télémonitoring. Le traitement du patient serait alors basé en partie sur les données enregistrées par le Fitbit.

     

  • Les professionnels invités à participer aux cahiers des charges pour les expérimentations (art. 51)

    Le ministère des Solidarités et de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ont lancé, le 5 juin 2018, trois appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour :
    -l’expérimentation d’un paiement à l’épisode de soins pour des prises en charge chirurgicales ;
    -l’expérimentation d’une incitation à une prise en charge partagée ;
    -l’expérimentation d’un paiement forfaitaire en équipe de professionnels de santé en ville.

    Mobiliser les professionnels pour co-construire les futurs cahiers des charges

    L’objectif de ces appels à manifestation d’intérêt est de mobiliser l’ensemble des professionnels afin de co-construire les futurs cahiers des charges qui seront établis pour mettre en place ces expérimentations. Les participants seront d’ailleurs les premiers à pouvoir mener ces expérimentations. Les inscriptions pour les appels à manifestation d’intérêt sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2018.

    Mise en place de modes de financements inédits

    Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 qui introduit un dispositif permettant d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits et ce, dès lors que ces nouvelles organisations contribuent à améliorer le parcours des patients, l’efficience du système de santé, l’accès aux soins ou encore la pertinence de la prescription des produits de santé.

    Trois webinaires sont proposés par le Ministère des Solidarités et de la Santé

    Afin d’accompagner la publication de ces appels à manifestation d’intérêt et de répondre aux questions des candidats potentiels, une présentation de chacun de ces AMI est organisée sous la forme d’un webinaire d’une heure chacun aux dates suivantes :  

    • Le 6 juin, de 18h à 19h pour l’expérimentation d’un paiement forfaitaire en équipe de professionnels de santé en ville.  
    • Le 7 juin, de 17h à 18h pour l’expérimentation d’une incitation à une prise en charge partagée.  
    • Le 13 juin, de 17h à 18h pour l’expérimentation d’un paiement à l’épisode de soins pour des prises en charge chirurgicales.

    Il faut s’inscrire en ligne aux webinaires sur le site internet du Ministère des Solidarités et de la Santé et de se connecter le jour J pour suivre la présentation sur un ordinateur, une tablette ou même un smartphone. Les participants auront la possibilité de poser des questions par chat.

  • MesDocteurs et Bayer lancent Parl’oGyn, une plateforme de téléconseil gratuit en gynécologie

    La start-up MesDocteurs a annoncé par communiqué, le 31 mai 2018, le lancement d’un service de téléconseil gratuit en gynécologie développé et déployé en collaboration avec le groupe Bayer.

    D’après le communiqué de MesDocteurs, ce service, baptisé Parl’oGyn, a pour but de « répondre à toutes les questions gynécologiques » (contraception, fertilité, sexualité, etc.) afin d’informer, d’accompagner et de conseiller les femmes : MesDocteurs affirme s’investir, avec Bayer, pour « l’information sur la santé de la femme ».

    Objectifs de la plateforme Parl’oGyn

    « Ce service s’inscrit dans la volonté de MesDocteurs de sensibiliser et de permettre à toutes les femmes d’accéder à des informations fiables, en temps réel, concernant leur santé« , affirme dans le communiqué Séverine Grégoire, CEO et co-fondatrice de MesDocteurs. L’objectif affiché par l’entreprise consiste en un combat contre la désinformation et les idées reçues à propos de la santé de la femme.

    En effet, par l’intermédiaire de ce service, la start-up MesDocteurs souhaite :

    • faciliter la délivrance d’une information « rapide, précise, personnalisée et de qualité » ;
    • s’adresser à la totalité de la population féminine ;
    • permettre l’accès à un médecin spécialiste (en gynécologie) en moins d’une heure.

    « Le service ne se substitue en aucun cas aux consultations médicales, il ne permet pas d’obtenir une ordonnance médicale et vient en complément de la visite annuelle recommandée avec son gynécologue référent » précise MesDocteurs : les services proposés par cet outil ne visent pas à établir un diagnostic.

    Les médecins impliqués dans ce service de téléconseil

    Ce service repose sur un réseau d’environ 300 médecins dont 25 spécialistes en gynécologie, « disponibles 24h/24 7j/7 », d’après le communiqué.

    « Par souci d’éthique et de cohérence, nos 25 spécialistes sont tous investis dans cette démarche d’informer le plus largement possible [les femmes] à propos de sujets gynécologiques, et font l’objet d’un audit scientifique précis en amont de leur intégration à notre plateforme » déclare Séverine Grégoire.

    Le comité médical de la start-up est chargé par MesDocteurs de recruter des médecins inscrits au Conseil de l’Ordre, soumis au secret médical.

    Fonctionnement de la plateforme

    La plateforme permet à ses utilisateurs de communiquer avec des médecins au moyen d’un appel téléphonique classique, d’un appel visio, par chat ou « en posant une question unique », indique le site internet.

    La page d’accueil du site internet Parl’oGyn recense également des questions fréquentes en gynécologie (« les questions les plus fréquentes » : « Quels sont les différents types de contraception ? » ; « J’ai eu un rapport non protégé, que dois-je faire ? » « Qu’est-ce que l’endométriose ? » « Pourquoi ai-je souvent mal pendant les rapports ? » ; « Est-ce que je dois obligatoirement me faire examiner par un gynécologue si je souhaite prendre la pilule ? » ; « Quelle contraception est efficace à 100% ? » ; « J’essaie de tomber enceinte mais ça ne fonctionne pas, quand dois-je consulter ? » ; « Comment peut-on détecter un cancer du sein ? » ; « Pourquoi je ne supporte pas les tampons ? » ; « Pourquoi ai-je souvent des mycoses ? » ; « Y-a-t-il souvent des solutions ? » ; « J’ai des pertes blanches et malodorantes, à quoi cela peut-il être dû ? » ; « A une infection gynécologique ? » ; « Peut-on avoir un stérilet si l’on n’a jamais eu d’enfant ? »), et y répond brièvement.

    Confidentialité du service

    Dans son communiqué, l’entreprise précise que les informations recueillies par MesDocteurs à travers ce service ne sont ni collectées, ni utilisées, ni vendues par la start-up : les médecins qu’elle emploie sont les seuls à pouvoir accéder aux informations personnelles des utilisatrices de la plateforme, et ce dans le strict cadre de leur conseil médical.

    De même, ces données ne sont ni traitées, ni conservées, ni communiquées par Bayer.

    Modèle économique

    Si ce service de téléconseil est gratuit, le site MesDocteurs a été financé par OMNES Capital et Partech Venture lors d’une levée de fonds, puis racheté en 2017 par le groupe Vyv.

    Un partenariat entre la start-up MesDocteurs et le groupe Bayer

    A l’occasion du lancement de cette plateforme, Bayer affirme s’ »impliquer dans le domaine de la santé de la femme et la contraception […] par son investissement en R&D et la mise à disposition de traitements efficaces en contraception ». L’entreprise affiche par ailleurs un engagement – convergent avec celui de MesDocteurs – pour l’information des femmes et des hommes dans le domaine de la santé féminine, « car une contraception efficace est une contraception choisie de manière éclairée ».

    Il est par ailleurs précisé sur la plateforme :

    • que les informations délivrées par les médecins de Parl’oGyn relèvent uniquement du e-conseil et ne visent pas « à promouvoir un médicament » ;
    • que Bayer ne recueille aucune donnée personnelle concernant les utilisateurs de la plateforme : le laboratoire reçoit toutefois de la part de MesDocteurs des statistiques portant sur les thèmes des questions les plus fréquemment posées.

  • 12 millions d’euros levés par Biomodex, spécialiste de maquettes d’organes en 3D

    La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D et conçues à partir de clichés d’imagerie médicale, a annoncé par un communiqué du 29 mai 2018 avoir réalisé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners.

    InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques LBO France et Inserm Transfert Initiative ont également participé à l’opération.

    La technologie brevetée INVIVOTECH de Biomodex consiste à attribuer aux organes imprimés en 3D les mêmes caractéristiques biomécaniques que les organes du patient.

    En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros. Celui-ci avait permis de développer EVIAS, un produit utilisable dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle et visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens. Avec cette nouvelle levée de fonds, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits afin d’optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens et de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle.

    La start-up parisienne – qui a aussi des bureaux à Boston – prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis.

  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • Une nouvelle équipe dirigeante de Medicen au service de la croissance des acteurs de la santé en IDF

    À l’occasion de l’Assemblée Générale du cluster Medicen Paris Région tenue le 24 mai 2018, ses instances dirigeantes ont été renouvelées pour les trois ans à venir, a annoncé le cluster dans un communiqué du 29 mai 2018.

    Christian Lajoux a été renouvelé en tant que Président du cluster. Philippe Genne (Oncodesign) et Patrick Marcellin l’ont également été en tant que Vice-président PME et Vice-président Santé respectivement. Jean-Marc Grognet (Genopole) a été élu au poste de Vice-président Recherche, en remplacement de Claire Giry.

    L’objectif général du cluster est de faire en sorte que la région Ile-de-France soit reconnue comme acteur important au niveau mondial pour les industries de santé, selon le président.

    L’élection d’un nouveau Comité d’orientation stratégique constitue la prochaine étape dans le calendrier de Medicen fixée au 14 juin 2018.

    Accélérer l’écosystème start-ups

    Selon Christian Lajoux, président de Medicen Paris Region, les défis auxquels l’équipe s’attachera à répondre au cours de son mandat sont l’accélération de la croissance et la compétitivité des entreprises, ainsi que l’attractivité du territoire et la valorisation de la richesse de ses acteurs.

    Le Collège PME se voit agrandi par l’arrivée des sociétés suivantes : Damae Medical, IFIS, Imstar, Invectys, Metabrain Research et Pharmagest Interactive qui siégeront aux côtés de Bio-Modeling Systems, Bioserenity et Eukarys.

  • Une plateforme informatisée de régulation des sorties de patients mise en place au CHRU de Nancy

    Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Nancy a annoncé, dans un communiqué daté du 23 mai 2018, la mise en place d’une plateforme informatisée de régulation des transports des patients en sortie d’hospitalisation.

    Environ 400 transporteurs (transporteurs sanitaires et taxis) ont déjà adhéré à la plateforme, opérationnelle au CHRU depuis le 25 avril 2018.

    Contexte : pourquoi recourir à une plateforme de régulation des sorties ?

    Pour chaque patient en sortie d’hospitalisation se pose la question des modalités du retour à son domicile : peut-il y retourner par ses propres moyens ? Son état de santé justifie-t-il le recours à un transport approprié (ambulance, VSL, taxi, etc.) ?

    Dans le dernier cas, le recours à un moyen de transport approprié peut s’avérer complexe pour les professionnels de la santé. « Le personnel hospitalier était obligé de passer des coups de téléphone pour faire ce travail, ce qui pouvait prendre jusqu’à 45 minutes par patient » explique dans le communiqué Yves Rundstadler, directeur des services logistiques et biomédicaux du CHRU de Nancy, d’où une centaine de patients sortent d’hospitalisation chaque jour. « Désormais un logiciel permet de gagner du temps, de planifier le transport en amont de la sortie [du patient], […] dont les besoins spécifiques [peuvent être] précisés aux transporteurs via la plate-forme », ajoute-t-il.

    Fonctionnement et mise en oeuvre de l’outil

    La plateforme, en pratique

    Le CHRU utilise comme plateforme le module de régulation des transports (module d’une valeur de 74000 euros) du logiciel PTAH, édité par la société GéoSoft Aquitaine.

    D’après GéoSoft Aquitaine, ce module a pour but d’aider à la gestion des transports externes et au sein de l’hôpital en orientant les transports sanitaires et le brancardage vers les services concernés, en temps réel, en permettant une vue d’ensemble des ressources actives, occupées ou disponibles, des contrôles, des aides à l’affectation, les trajets des agents optimisés, des remontées d’alarmes, etc. 

    Plus concrètement, lorsqu’une infirmière crée une demande de sortie, le transporteur (choisi par le patient ou, si le patient n’a pas émis de choix particulier, un transporteur proche de son domicile) reçoit une demande de prise en charge. Cette demande lui est transmise par SMS ou serveur vocal. Le transporteur dispose de 15 minutes pour accepter cette demande, sinon automatiquement transférée à un autre transporteur.

    Une charte pour encadrer la mise en oeuvre de la plateforme

    La mise en place de la plateforme s’appuie sur une charte, signée en décembre 2017 par l’ARS Grand Est, la CPAM de Meurthe-et-Moselle, le CHRU de Nancy et les transporteurs sanitaires et taxis du département (environ 400 entreprises de transport ont à l’heure actuelle adhéré à la charte), représentés par leurs syndicats et fédérations.

    Cette charte définit :

    • les modalités de fonctionnement de la plateforme ;
    • le tour de rôle entre les transporteurs, pensé de manière à répartir équitablement les courses entre les transporteurs dans l’hypothèse où le patient n’aurait pas choisi de prestataire.

    Objectifs de l’utilisation de la plateforme

    Améliorer la prise en charge des patients à leur sortie

    « Cet outil vise à améliorer la qualité du service rendu au patient en facilitant l’organisation de son transport de sortie » est-il déclaré dans le communiqué. Le CHRU, par l’intermédiaire de cette plateforme, souhaite en particulier :

    • réduire le risque d’indisponibilité des transporteurs ;
    • réduire les délais d’attente des patients ;
    • faciliter la communication entre les services hospitaliers d’une part et les transporteurs sanitaires et taxis d’autre part, c’est-à-dire faciliter la recherche d’un transporteur par les équipes hospitalières en évitant l’utilisation du téléphone ;
    • adapter au mieux le transport aux besoins des patients.

    Économiser les ressources

    Le CHRU de Nancy croit par ailleurs que la mise en place de la plateforme (subventionnée à hauteur de 84 000 € par l’ARS) pourra permettre – par la facilitation de l’organisation des transports partagés – d’économiser les ressources de la Sécurité sociale.

    « Cette démarche est une mesure phare du Contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins, signé entre l’ARS, l’Assurance Maladie et le CHRU, qui a pour objectif de limiter les dépenses de transports prescrits par l’établissement à la charge de l’Assurance Maladie » explique le CHRU.

    En effet, à une échelle nationale,  les frais de transports de patients représentent, d’après un dossier de presse de l’Assurance Maladie intitulé « Maîtrise des dépenses d’Assurance Maladie : le transport des patients », des dépenses importantes (5,2 % de l’Ondam soins de ville et 2,4 % de l’Ondam total) et qui augmentent significativement : en 10 ans, ce poste de dépenses est passé de 2,3 milliards d’euros (2003) à plus de 4 milliards d’euros (2014). En 2015, il a connu une hausse de 3,7 %, augmentation des dépenses pouvant s’explique notamment par le recours de plus en plus systématique à des transports coûteux (ambulances et taxis).

  • FHE

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  • CIP

    Collaborative Industry Projectnull