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  • Marier nouvelles technos et espaces verts : la signature du Nouvel hôpital Trousseau (CHU de Tours)

    Conçu au service des patients et des professionnels de santé, le Nouvel hôpital Trousseau (NHT), mariant espaces verts et nouvelles technologies, a été présenté à la presse fin janvier 2019.

    Sa construction, dont le budget est de 320 millions d’euros, est la première étape du projet « Hôpital 2026 » du CHU de Tours. Les travaux doivent commencer en 2021 pour une ouverture au public prévue en 2026. La pédiatrie et la biologie, actuellement tranches optionnelles, pourraient rejoindre le site avec des espaces dédiés (16 590 m² et 12 300 m² respectivement, le tout pour un investissement potentiel de 70 millions d’euros).

    C’est un hôpital entouré de jardins, alliant lumière et technologies, qui prendra place sur l’actuel site de Chambray-Lès-Tours, Indre-et-Loire, sur un terrain de 40 hectares. Le projet a pour ambition de réunir sur 2 sites en 2026 (Trousseau et Bretonneau), puis sur un seul site en 2040, l’activité du CHU actuellement répartie sur 5 localisations.

    Une technologie omniprésente

    Le cabinet AIA architecte, à qui le projet a été confié, a présenté un futur hôpital optimisant le confort des patients et des professionnels de santé et facilitant les circulations par le biais, notamment, de lieux conviviaux et éclairés.

    La technologie est omniprésente, tant dans la conception de l’établissement – qui utilise le Building Information Modeling (BIM) ou maquette numérique -, que dans ces différents fonctionnements :

    • mise en place de navettes électriques entre le tram (qui passera devant le CHU) et le hall ;
    • robots pour la logistique ;
    • solutions numériques pour accompagner les patients tout au long de leurs parcours avec une interface simplifiant les échanges entre eux et les soignants, et la capacité à intégrer les évolutions des prises en charge.

    L’hôpital se voulant ainsi nativement numérique, AIA travaille avec le cabinet Care Insight pour apporter cette dimension.

    60 % de l’énergie fatale produite recyclée

    De plus, respectueux de l’environnement, l’hôpital aura la certification HQE, ce qui signifie qu’il recyclera 60 % de l’énergie fatale produite par les différents services.

    1ère étape : un bâtiment de 70 000 m², avec 560 lits

    Le nouvel hôpital Trousseau (NHT) réunit dans un bâtiment de 70 000 m² les activités d’urgences (avec toit pour accueil d’hélicoptères) et d’hospitalisation (560 lits), avec réanimation et soins critiques, plateau technique et ambulatoire, imagerie, stérilisation, pôle logistique, auditorium… Il s’agit de la première étape, la pédiatrie et la biologie devant ensuite rejoindre le site (phase optionnelle).

    Un projet élaboré après 5 ans de travaux préparatoires et une concertation citoyenne

    Cette construction est un projet d’urbaniste co-construit avec la métropole, conçu après 5 ans de travaux préparatoires et une concertation citoyenne par la mise en place d’un forum.

    L’accès au bâtiment se fait à travers un parc, les constructions sont à hauteur limitée, s’intégrant dans le paysage péri urbain de Chambray les tours.

  • Embleema lève 3,3 millions d’euros pour accélérer le développement d’applis basées sur la blockchain

    Embleema, qui a conçu un service en ligne spécialisée dans la vente de données de santé sécurisé par le biais de la technologie blockchain d’Ethereum, a levé 3,3 millions d’euros dans le cadre d’un premier tour de table (série A). L’opération a été menée par plusieurs investisseurs, parmi lesquels Pharmagest, éditeur de solutions informatiques pour le secteur pharmaceutique.

    Cette somme va permettre à la start-up française, créée en 2017, d’accélérer le développement d’applications basées sur l’utilisation de la blockchain pour les patients et les pharmacies, précise la société dans un communiqué publié début février 2019. Elle servira également à faciliter le déploiement commercial de la société dans les mois à venir.

    Par ailleurs, l’entreprise a indiqué qu’elle allait rejoindre l’accélérateur américain Techstars Alchemist Blockchain, qui rentre aussi à son capital. Par le biais du programme de l’accélérateur, Embleema va avoir l’opportunité d’accéder à un réseau de plus de 150 mentors, dont des experts en blockchain comme Steven Nerayoff, l’un des premiers contributeurs d’Ethereum, Leanne Kemp, P.-D.G. de Everledger, une société basée à Londres qui utilise la technologie blockchain pour effectuer le suivi de produits de valeur comme des diamants, et Gary Rubinoff, directeur associé d’Alchemist Capital, une société indienne de conseil en gestion de patrimoine et en finance qui est experte en blockchain.

  • 2ième e-congrès mondial de la Société européenne d’anesthésie régionale (ESRA) : 16 mars 2019

    La société FMC Production, spécialiste français de la production d’images médicales et chirurgicales, organise le 2ième e-congrès mondial de la The European Society of Regional Anaesthesia & Pain Therapy (Société européenne d’anesthésie régionale et de traitement de la douleur – ESRA) le 16 mars 2019 depuis la plateforme Esra.e-congres.com.

    Les inscriptions doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible sur le site officiel de l’événement.

    Fonctionnement d’un e-congrès

    Par le biais d’une simple inscription, le professionnel qui se trouve en France ou à l’étranger peut rejoindre un congrès en vidéo, et poser ses questions à distance, selon les options choisies par les organisateurs. Il peut se connecter et se déconnecter « quand bon lui semble, pour visionner des conférences aux heures qui lui conviennent », précise FMC Production.

    Le congrès peut être rejoint en direct, mais est aussi disponible en différé pendant un an.

    Les professionnels de santé peuvent également, via les e-congrès organisé par FMC Production, remplir leurs obligations de formation continue, ceux-ci étant DPC validant, indique la société.

    Des retransmissions de chirurgie en direct et en différé sont également possibles.

    Programme

    Le e-congrès est divisé en 2 TV studio :

    TV studio 1 : programme accessible en ligne sur Esra.e-congres.com

    TV studio 2 : programme accessible en ligne sur Esra.e-congres.com

  • Data : les entreprises françaises e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019

    Les entreprises françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019.
    Dans le détail :
    8,5 millions d’euros ont été recueillis dans le cadre de tour de table réalisés par les start-ups Qape, Sublimed et TheraPanacea ;
    • et 5 millions par OpenHealth, spécialiste français de la collecte et de l’analyse des données de santé.

    Par ailleurs, au niveau international, trois opérations majeures ont été menées en ce début d’année :
    Sophia Genetics a levé 66,9 millions d’euros pour accélérer le déploiement de son intelligence artificielle Sophia ;
    Pear Therapeutics a récolté 55,6 millions d’euros, une somme qui va l’aider à déployer ses logiciels à l’international ;
    Axa Venture Partners (AVP), la branche de capital risque du groupe d’assurance français, a quant à elle lancé un deuxième fonds en phase de démarrage de 150 millions de dollars US (environ 131 M€) pour un objectif maximum de 180 millions USD (157 M€), dont le closing final est prévu en milieu d’année.

    Le tableau présentant le détail de les 4 levées de fonds réalisées par des entreprises françaises est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Les entreprises françaises e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019

    Les entreprises françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019.
    Dans le détail :
    8,5 millions d’euros ont été recueillis dans le cadre de tours de table réalisés par les start-ups Qape, Sublimed et TheraPanacea ;
    • et 5 millions par OpenHealth, spécialiste français de la collecte et de l’analyse des données de santé.

    Par ailleurs, au niveau international, trois opérations majeures ont été menées en ce début d’année :
    Sophia Genetics a levé 66,9 millions d’euros pour accélérer le déploiement de son intelligence artificielle Sophia ;
    Pear Therapeutics a récolté 55,6 millions d’euros, une somme qui va l’aider à déployer ses logiciels à l’international ;
    Axa Venture Partners (AVP), la branche de capital risque du groupe d’assurance français, a quant à elle lancé un deuxième fonds en phase de démarrage de 150 millions de dollars US (environ 131 M€) pour un objectif maximum de 180 millions USD (157 M€), dont le closing final est prévu en milieu d’année.

  • Étude : mesurer les pas avec Fitbit après une chirurgie prédit la durée du séjour hospitalier (Jama)

    Après une intervention chirurgicale, le port d’un traqueur d’activité type Fitbit incite les patients à marcher. Des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, situé à Los Angeles, ont montré que chaque 100 pas supplémentaires étaient associés à une réduction de près de 4 % de la durée de séjour. Au regard des résultats de leur étude*, publiés le 1er février 2019 dans le Jama Network Open, le suivi du nombre de pas pourrait devenir un signe vital à suivre pour les équipes chirurgicales, et ce malgré le fait que les effets positifs mis en avant dans ces travaux peuvent être nuancés.

    Calculer précisément les pas, un besoin crucial

    La nécessité de remarcher rapidement après une intervention chirurgicale a été démontrée à maintes reprises. Le statut ambulatoire d’un patient est associé à de nombreux signes cliniques, notamment le risque de thrombo-embolie veineuse profonde.

    Pourtant, malgré son rôle central dans le rétablissement et le traitement, l’évaluation quotidienne du nombre de pas est imprécise, négligée, voire totalement ignorée plus de trois fois sur quatre.

    En outre, cette évaluation repose la plupart du temps sur les dires des patients, qui ne sont pas toujours très fiables. Compte tenu des enjeux élevés liés à la déambulation postopératoire, les équipes chirurgicales ont besoin d’informations plus précises, y compris d’une méthode simple permettant de quantifier un objectif de pas lié à un résultat clinique spécifique.

    Des traqueurs d’activité dès la salle de réveil

    Une équipe du département de chirurgie du Cedars Sinaï Hospital a mené une étude de cohorte prospective à l’aide d’un moniteur d’activité portable, disponible dans le commerce, afin de mesurer numériquement le nombre de pas après 8 interventions chirurgicales majeures.

    Elle a développé des méthodes pour inciter les patients à sortir de leur lit : au lieu de marches aléatoires, les patients ont reçu une application proposant des visites de la collection d’art du Cedars-Sinai. Il y a quatre tours pour chaque unité chirurgicale, offrant des marches plus ou moins longues incluant le nombre exact de pas pour chaque tour. Lorsque les patients atteignent un tableau, ils peuvent écouter une brève explication de l’œuvre et de l’artiste, un peu comme lors d’une visite guidée dans un musée.

    Une centaines de patients ont été inclus dans ces travaux. Ils avaient subi une pose de prothèse de hanche, des ablations du poumon ou encore des chirurgies bariatriques.

    Chacun d’entre eux a été équipé d’un bracelet Fitbit à son réveil. De leur côté, les chirurgiens ont été invités à renseigner leurs estimations de la marche du patient en indiquant « pas de déambulation », « hors du lit à la chaise », « hors du lit pour ambuler une fois par jour », « deux fois par jour », « trois fois par jour » ou « marche ad libitum ».

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 1er février 2019 dans le Jama Network Open.

    Résultats : marcher réduit la durée d’hospitalisation

    • Le port de Fitbit a été corrélé avec une augmentation significative du nombre de pas effectués.
    • Les estimations faites par les chirurgiens étaient très variables. Par exemple, ceux qu’ils avaient classés dans la catégorie « du lit à la chaise » effectuaient entre 0 et 1 803 pas.
    • Chaque 100 pas supplémentaires étaient associés à une réduction de 3,7 % de la durée de séjour.
    • Au-delà de 1 000 pas, aucune réduction significative n’a été enregistrée. 

    Un objectif de 1 000 pas quotidiens après une opération

    Les auteurs de cette étude estiment que ces résultats suggèrent qu’un objectif quotidien de 1 000 pas dans la période postopératoire serait pertinent, de la même manière qu’un objectif de 10 000 pas par jour a été fixé pour les personnes en bonne santé.

    Par ailleurs, cette étude révèle que les moniteurs d’activité améliorent la précision de l’évaluation de la déambulation par rapport au traitement standard actuel. Étant donné que de petites différences dans le nombre de pas quotidiens allant jusqu’à 1 000 pas sont associées à des différences substantielles dans la durée de séjour, ce degré d’inexactitude peut en effet être cliniquement pertinent.

    « Nous mesurons tout ce qui concerne nos patients – que ce soit la fréquence cardiaque, la pression artérielle, etc. – mais nulle part nous ne mesurons les pas, même si nous savons [qu’ils] sont si importants pour le bien-être du patient « , a déclaré l’auteur principal de l’étude. Maintenant, nous avons la capacité de le faire. »

    Pour que l’opération soit la plus simple possible, des interfaces permettent de mesurer le nombre de pas en temps réel, de stocker les informations recueillies sur une base de données et de les traduire en une information visuelle et conviviale.

    Des Fitbit dans tous les services de chirurgie ?

    Les chercheurs soulignent que leurs travaux ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre le nombre de pas et la durée de séjour. En d’autres termes, d’autres facteurs que le port du Fitbit pourrait avoir une influence. Le peu de patients inclus dans l’étude, la non prise en compte de la différence de longueur de marche sont aussi quelques-unes des limitations.

    Cependant, ils plaident pour l’intégration des moniteurs d’activité dans la surveillance de la déambulation postopératoire après une intervention chirurgicale majeure. Selon eux, compter le nombre de pas pourrait devenir « un signe vital pour les équipes chirurgicales ».

     

  • Innolab Elsan : une démarche d’open innovation pour co-construire avec les entrepreneurs (Live 2019)

    « Nous ne sommes pas là pour accompagner les start-ups mais pour mettre en place des projets avec elles, pour co-développer avec elles », souligne Ségolène Perin, directrice innovation d’Elsan, intervenue lors d’une table ronde organisée le 5 février 2019 dans le cadre du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab du groupe de cliniques français, par le biais duquel plus de 15 projets en partenariat ont été lancés depuis sa création fin 2015.

    Après les pitchs de trois entrepreneurs partenaires d’Elsan (Doctoconsult, Medusims et Sivan Innovation), qui ont présenté leurs solutions et abordé leur collaboration avec Innolab, des représentants de Bpifrance, de Docapost, de Domicalis et d’Elsan ont détaillé les modèles de collaboration mis en place avec les partenaires institutionnels du groupe. L’occasion d’évoquer les enjeux de l’accompagnement des start-ups dans le secteur de la santé ainsi que les réussites, tel que l’assistant Adel lancé au CES 2019 par Elsan et Docapost, et les difficultés rencontrées par les différents intervenants.

    E-santé : prendre en considération le temps d’adoption des nouveaux usages

    « La santé numérique a une valeur médicale. Avec le fonds Patient autonome (doté de 50 millions d’euros), nous cherchons à soutenir des start-ups françaises dans ce secteur dont les solutions ont un impact sur les coûts de santé », explique Chahra Louafi, directrice du fonds lancé fin 2017 par Bpifrance, partenaire d’Elsan.

    L’objectif de ce fonds est de « détecter des nouveaux usages et d’accompagner leur lancement rapide et pérenne sur leur marché, après un travail de structuration efficace », précise-t-elle sur la page de présentation de l’initiative, accessible sur le site de Bpifrance.

    « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché » (Ch. Louafi, Bpifrance)

    Chahra Louafi reconnaît par ailleurs qu’une émergence sur le marché de la e-santé n’est pas forcément évidente. « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché », note-t-elle, ajoutant qu’il faut prendre en considération dans le processus de déploiement d’une solution le temps d’adoption de ces nouvelles technologies, dont l’usage est encore limitée dans le monde de la santé.

    Une démarche d’open innovation

    Frédéric Savino, directeur des nouvelles technologies de l’éditeur de logiciels médicaux Domicalis, acquiesce. « Le temps d’adoption et de transformation est très important mais l’écosystème actuel a permis un développement active de notre société », nuance-t-il, évoquant les bénéfices apportés par l’alliance de Domicalis avec Elsan, Vivalto santé et le prestataire de santé à domicile Domco-Homeperf, une « démarche d’open innovation » qu’il estime stimulante.

    Rebondissant sur les propos de Frédéric Savino, Ségolène Perin précise qu’Elsan a une « grosse responsabilité » en tant que co-créateur de projets novateurs. « Nous sommes le dernier chaînon avant les patients, rappelle-t-elle. Il y a bien sûr des réussites mais nous rencontrons aussi des difficultés pour mettre en place certaines solutions. »

    La directrice innovation d’Elsan a par ailleurs expliqué que le groupe ne disposait pas d’un modèle précis de partenariat. « Nous n’avons pas de démarches spécifiques, chaque partenaires est unique, nous bâtissons sur mesure nos collaborations. »

    « Il n’y a pas que les start-ups qui innovent » (David de Amorim, Docapost)

    Au début du mois de février, Elsan et Docapost ont présenté Adel (acronyme d’Assistant digital Elsan) à l’occasion du CES 2019. Cette application mobile, qui propose au patient un accompagnement personnalisé au quotidien tout au long de sons parcours de soins, a permis aux deux groupes de décrocher le titre de 2ième influenceur mondial au CES, « devant Google et juste derrière Intel », révèle David de Amorim, directeur innovation à Docapost.

    Les deux entreprises ont noué un partenariat national stratégique au premier semestre 2018 afin d’accélérer le déploiement de la e-santé en France dans les territoires. La sortie d’Adel en est une des concrétisations.

    Elsan et Docapost conjuguent leurs ambitions pour « accélérer le développement de la e-santé en France »

    « [Cette alliance] avec Elsan est née autour d’une idée très simple : il n’y a pas que les start-ups qui innovent, commente David de Amorim. Il est impossible au XXIe siècle d’imaginer être un acteur qui résiste dans cet écosystème si on ne devient pas une entreprise numérique et largement innovante. C’est un peu le challenge qui nous a rassemblé avec Elsan. »

    Le responsable ajoute que l’idée est de conjuguer les ambitions des deux groupes, d’une ampleur respective importante, « pour accélérer le développement de la e-santé en France, créer des infrastructures, des autoroutes numériques qui vont permettre de déployer des innovations. C’est ce que nous avons fait avec Elsan dans le cadre du programme Adel : pour la première fois, un projet signifiant en e-santé va être développé au niveau national ».

    David de Amorim explique que le secteur de la santé est au cœur de la stratégie de développement de La Poste. « Le groupe a décidé d’y aller à fond dans une logique de partenariats industriels. Cela signifie que nous prenons aussi notre part de risque. Nous avancons en apprenant au jour le jour, en co-construisant avec nos partenaires. Quand ce genre de projets fonctionne, nous aboutissons à des réussites comme Adel. »

  • Un consortium public-privé mené par Sanofi pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque via l’IA

    Un consortium public-privé, baptisé « Pacific », vient d’être créé pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP). Il regroupe 2 industriels, Sanofi, leader du projet, et Servier, 2 partenaires publics, l’AP-HP et l’Inserm, et 4 start-ups, BioSerenity, Casis, Fealinx et Firalis. Ces dernières développeront des technologies et logiciels innovants de mesure et d’analyse de données biologiques, hémodynamiques, d’imagerie et d’aide au diagnostic.

    Le partenariat vise à mieux comprendre l’hétérogénéité des profils de patients, de les stratifier dans des sous-groupes plus homogènes, le tout par l’intermédiaire de technologies basées sur l’intelligence artificielle (IA) afin de permettre une analyse approfondie des données, ont précisé les membres du projet fin janvier 2019.

    Le but de ce consortium est de mettre au point un algorithme de diagnostique spécifique de l’ICFEP, de développer de nouveaux médicaments et de réorienter des médicaments déjà existants vers des sous-populations susceptibles d’en bénéficier, a indiqué le Dr Benoît Tyl, directeur de la recherche translationnelle et clinique cardiovasculaire à Servier, lors d’une conférence de presse

    Ce projet de 14 millions d’euros est financé à 50 % par le programme d’investissements d’avenir (PIA), qui est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance. Le reste des fonds est apporté par les start-ups et les laboratoires.

    Après deux ans de discussions pour constituer le consortium, un accord a été récemment signé. Les porteur de l’initiative estiment qu’il faut compter encore six mois pour organiser, structurer les procédures et former les équipes, avant de recruter des patients pour mener une étude clinique prospective.

    ICFEP : une maladie mal connue pendant des années

    L’initiative est née d’un constat : aucun traitement n’est vraiment efficace contre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP) et entre 8 milliards et 10 milliards d’euros ont été investis par l’industrie pharmaceutique dans des essais cliniques non concluants.

    « Notre R&D est bloquée. Nous avons besoin de mieux comprendre la maladie pour mieux la traiter », a expliqué le Dr Benoît Tyl.

    Des patients aux profils variés

    Cela s’explique notamment par le fait que, pendant plusieurs années, les experts pensaient que l’insuffisance cardiaque était une seule et même maladie, alors qu’elle est en réalité plurielle et touche des patients avec des profils phénotypiques et des comorbidités divers (âge, diabète et obésité, troubles rénaux, etc.).

    Le consortium va mettre en place une étude clinique prospective

    Les travaux présentés seront menés dans un premier temps à partir des registres de l’AP-HP pour identifier des patients qui seront ensuite inclus dans une étude clinique prospective permettant de collecter des données physiopathologiques lors d’une journée d’hospitalisation.

    5 hôpitaux de l’AP-HP participent, 500 patients seront recrutés

    L’étude, dont le promoteur sera l’AP-HP, sera réalisée dans cinq établissements parisiens du CHU francilien, soit au sein de l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, Paris), de Henri Mondor (Créteil), de Bichat, de Lariboisière et de la Pitié Salpêtrière (Paris). Ils recruteront « 500 patients qui seront inclus dans l’étude clinique et bénéficieront chacun d’une journée de bilan complet à l’hôpital et d’un suivi », précise dans le communiqué de présentation du projet le Pr Jean-Sébastien Hulot, cardiologue pharmacologue et professeur à l’AP-HP (Hôpital Européen Georges Pompidou), qui coordonne le projet.

    Au cours de l’étude seront effectués :

    • une analyse d’imagerie cardiovasculaire, avec la technologie de Casis : développement de logiciels de scanner et d’IRM spécifiques de l’ICFEP, basés sur le deep learning (apprentissage profond) ;
    • une mesure des marqueurs sanguins et urinaires des patients, avec la technologie de Firalis : développement d’un test de diagnostic innovant, CardioPanel, basé sur des marqueurs circulants ;
    • pour la première fois, une mesure de la rigidité du muscle cardiaque, grâce à un appareil encore en cours de développement au sein de l’Inserm.
    • Les patients seront ensuite suivis à domicile via un t-shirt connecté conçu par Bioserenity, intégrant des capteurs de mesure continue de paramètres physiologiques spécifiques à l’ICFEP pour permettre un suivi en vie réelle.
    • L’algorithme de diagnostic par machine learning (apprentissage automatique) sera, lui, élaboré par Fealinx à partir de données collectées.

    Selon le directeur général de Bioserenity, environ 1 pétaoctect (1 million de milliards d’octets) de données « ultra-qualifiées » sur l’ICFEP seront générées.

    Une start-up sera créée pour accompagner le développement de l’appareil de mesure

    Par le biais de ce projet, d’une durée estimé de 5 ans, les 4 start-ups vont avoir la possibilité de développer de nouveaux produits et de les commercialiser.

    En ce qui concerne l’algorithme, il sera breveté pour être internationalisé, avec un accès payant par l’intermédiaire des licences.

    De plus, une start-up sera créée pour accompagner le développement et la commercialisation de l’appareil de mesure de la rigidité du muscle cardiaque de l’Inserm.

  • E-sante.gouv.fr : le nouveau site web de l’Asip Santé présente une info hiérachisée et thématisée

    L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip Santé) modernise E-sante.gouv.fr., avec une navigation simplifiée, un accès facilité aux offres et aux services de l’opérateur public ainsi qu’une lecture pour smartphones et tablettes optimisée. Plus précisément, les niveaux de lectures ont été améliorés, l’information disponible a été hiérarchisée et thématisée, l’ergonomie fluidifiée et le design modernisé afin de permettre une navigation plus intuitive.

    La plateforme, qui s’adresse aussi bien aux patients qu’aux établissements de santé, aux professionnels de santé en milieu libéral, aux laboratoires de biologie médicale, aux professionnels du médico-social mais aussi aux éditeurs, compte plus de 60 000 visites par mois, indique l’Asip Santé dans un communiqué publié le 30 janvier 2019.

    • information accessible depuis la page d’accueil du site avec une entrée directe aux offres de l’agence ;
    • un espace par profil (patients, établissement de santé, professionnel de santé, éditeur, etc.) ;
    • une navigation autour de 4 thèmes principaux est suggérée :
      • sécurité ;
      • interopérabilité ;
      • labels et certifications ;
      • projets nationaux.

    Par ailleurs, la rubrique « point de vue » propose un éclairage sur les grands enjeux numériques en santé.

  • Arcade-Vyv, nouvelle branche de Vyv, développera des solutions connectées à destination des Ehpads

    Le groupe mutualiste Vyv et Arcade, gestionnaire de 170 000 logements sociaux, officialisent leur alliance par la création d’une nouvelle branche d’activités au sein de Vyv, baptisée « Arcade-Vyv » et qui sera dédiée au logement social et solidaire. L’objectif est notamment d’étoffer l’offre à destination des personnes âgées, l’idée étant de « se positionner comme entrepreneur du mieux-vivre pour accompagner et protéger tous les individus tout au long de leur parcours de vie », a déclaré le président de Vyv, Thierry Beaudet, lors d’une conférence de presse qui s’est tenu le 29 janvier 2019 à Paris.

    Les deux organisations avaient annoncé en mai 2018 les possibilités d’une alliance dans l’optique de « créer un modèle innovant reliant santé et logement et plaçant l’humain au cœur de l’habitat ».

    Cette nouvelle entité est présentée comme le 3ième pilier de Vyv, les deux premiers étant Harmonie Mutuelle et la MGEN. Elle sera présidée par François Venturini, directeur général du groupe Vyv. Il cède sa place à Stéphane Dedeyan, ex-directeur général délégué de Generali France. Jacques Wolfrom sera quant à lui le directeur général de la nouvelle branche.

    Arcade-Vyv proposera notamment des logements adaptés pour ses locataires séniors, où « la logique d’habitat vient en complément des dispositifs sociaux et médico-sociaux ». Il envisage également de développer des solutions « uniques » sur l’immobilier et l’exploitation pour des logements sociaux thématiques, dont des Ehpads, a indiqué Jacques Wolfrom, directeur général d’Arcade-Vyv. Cela pourra se traduire par l’exploitation de la domotique et d’objets connectés, à la fois pour faciliter l’accompagnement des résidents des Ehpads que pour favoriser leur indépendance dans des Ehpads « hors les murs ».

    Parmi les autres projets figurent l’installation au pied des immeubles de services santé, tels que des cabinets dentaires ou des « maisons sport et santé ».

    Projets d’Arcade-Vyv à court terme

    • 1er axe : développement de résidences avec services pour les personnes âgées, les services étant opérés par les différentes sociétés du groupe Vyv.
    • 2ième axe : reprise d’établissements médico-sociaux dont les fondations qui les détiennent envisagent la cession.
    • 3ième axe : un « très fort développement » sur les résidences étudiantes mais aussi en faveur du logement des jeunes fonctionnaires et, plus largement, des jeunes actifs.
    • 4ième axe : développement de bouquet de services à domicile, de l’accompagnement à l’équipement.
      L’offre en la matière est en cours de création, « dans le respect des réglementations existantes, notamment en matière de protection des données personnelles, qui font que l’on ne peut pas utiliser les fichiers recensant les locataires et les adhérents mutualistes », a indiqué Jacques Wolfrom (source : L’Argus de l’assurance).

    Vyv prend 40 % du capital d’Arcade

    Vyv a pris 40 % du capital d’Arcade, jusqu’alors détenu par ses salariés, qui ne détiennent plus que 40 %. Les 20 % restants se partagent entre le Crédit Agricole (10 %), Action logement (4,5 %), la Caisse des dépôts et consignations (4,5 %) et la Croix-Rouge (1 %).

    Arcade-Vyv adhère à Vyv Coopération

    Dans le cadre de cette alliance, le groupe Arcade Vyv adhère à Vyv Coopération, l’union de groupe mutualiste qui organise les échanges entre les mutuelles et Vyv Care, la structure qui regroupe les établissements de soins et de services du groupe.