Articles

  • La Drees propose de suivre le pilotage de la stratégie nationale de santé selon 20 indicateurs

    La Drees a élaboré et mis en consultation un tableau de bord de 20 indicateurs nationaux, déclinables au niveau régional, pour assurer le suivi pluriannuel de la stratégie nationale de santé.
    Ce tableau de bord est défini par l’arrêté du 1er février 2018 relatif au suivi et à l’évaluation de la stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022 et est en cours de consultation.

    Sur 20 indicateurs de résultats, 1 indicateur qualitatif concerne la satisfaction de la population, aucun sur les usages du numérique.

    A ce jour, le tableau diffusé est composé d’indicateurs de résultats, de leur source, de l’impact attendu et du grand chapitre du programme Ma Santé 2022 concerné.

    19 indicateurs sur 20 sont quantitatifs, issus notamment des données du SNDS ou du PMSI. Un indicateur concerne la satisfaction des patients de la qualité des soins selon le type de professionnel,  mesurée à partir d’un baromètre qui serait réalisé annuellement par la Drees. À noter qu’aucun indicateur ne concerne les usages numériques, ni en termes de DMP ni en termes de téléconsultations. 

  • La start-up Oova développe un outil de suivi de la fertilité féminine par intelligence artificielle

    La société Oova, issue du Mount Sinai Hospital, prépare le lancement d’un appareil de contrôle de la fertilité féminine : il s’agit de proposer aux femmes une nouvelle façon de suivre leur concentration d’hormone lutéinisante et de progestérone, deux indicateurs clés en matière de fertilité.  

    Jerome Scelza, directeur technique et cofondateur d’Oova, souligne dans un communiqué publié le 26 février 2019 que cet appareil permettra à ses utilisatrices de recueillir ces données « en temps réel » et d’accéder à « des informations personnalisées en matière de santé reproductive ».

    Le prototype actuellement en développement marie biotechnologie et apprentissage automatique : la quantité d’hormones présentes dans un échantillon d’urine est d’abord mesurée grâce à une bandelette, qui est ensuite scannée et décodée par un algorithme d’intelligence artificielle avec la caméra d’un smartphone. Grâce à un suivi quotidien des niveaux hormonaux, l’appareil est capable de gérer l’évolution des cycles menstruels, de prévoir les pics de fertilité et de donner à l’utilisatrice des recommandations fondées sur des objectifs.

    Le lancement de l’appareil est prévu pour le troisième trimestre 2019 : un partenariat avec Thorne Research, qui commercialise des compléments nutritionnels pour femmes enceintes, devrait permettre d’atteindre plus de 3 millions de consommatrices potentielles.

    « Cet outil permettra aux patientes de prendre le contrôle de leur propre fertilité, un besoin auquel aucun produit du marché ne répond encore », relève le Dr Alan Copperman, conseiller scientifique principal de la société. « Le corps des femmes ne doit pas être une boîte noire », résume Aparna (Amy) Divaraniya, P.-D.G. d’Oova.

  • Journées des adhérents du SIB : l’apport du numérique au secteur de la santé, les 4-5/04/2019

    Le groupement d’intérêt public (GIP) Santé informatique Bretagne (SIB) organise la 9ème édition des Journées des adhérents du SIB les 4 et 5 avril 2019 à Deauville avec pour thématique centrale l’apport du numérique en termes d’efficience au secteur de la santé et plus généralement au secteur public.

    L’événement sera rythmé par 2 conférences plénières, environ 25 ateliers et 10 démonstrations qui présenteront les projets marquants des adhérents et des partenaires du GIP. Un espace d’exposition sera également déployé avec des équipes rennaises et lilloises (e-SIS) ainsi que les partenaires publics et privés du SIB.

    Les inscriptions, nominatives, sont réservées aux adhérents et aux clients du SIB. Elles doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible sur Journees.sib.fr le 22 mars 2019 au plus tard.

    Jeudi 4 avril 2019

    À partir de 8h30

    • Accueil des participants
    • Visite de stands

    9h30-10h00 Ouverture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

    10h00-11h45 Conférence-plénière : le numérique, l’efficience et le rapport au temps

    • Daniel SIBONY, philosophe, écrivain et psychanalyste français

    11h45-12h30

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h50 Ateliers

    • Découvrez le dossier patient Sillage Ehpad
    • Comment optimiser le contrôle mensuel de la paie de votre établissement ?
    • Nouveal e-santé : intégrer un outil de suivi digital dans la prise en charge des patients en ambulatoire

    15h00-15h50 Ateliers

    • La datavisualisation intégrée à nos produits (Sillage, Magellan)
    • Watch4u, le portail de supervision Saas de votre infrastructure
    • Télé AVC  : accélérer la prise en charge d’urgences critiques en service d’urgences hospitalières
    • Comment prioriser et sécuriser l’analyse des ordonnances réalisée par les pharmaciens avec Sillage et Vira (Vidal) ?

    15h50-16h40 Pause

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    16h40-17h30 Ateliers

    • Infogérance et exploitation du dossier patient informatisé Sillage
    • La dématérialisation du dossier patient : de la production de l’information à l’archivage à valeur probatoire
    • La nouvelle offre e-learning Sillage
    • À la recherche de l’efficience : le TMCD, nouvel outil du contrôle de gestion hospitalier Mipih

    17h30-18h00

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    À partir de 19h30 Soirée de gala

    Vendredi 5 avril 2019

    9h00-10h00

    • Accueil des participants
    • Visite de stands
    • Démonstrations flash

    10h00-11h15 Conférence-plénière : le numérique, un vecteur d’efficience du service public ?

    • Intervenant à confirmer

    11h30-12h20 Ateliers

    • eDen et Sillage Multi-EJ, une démarche de collaboration dans les territoires
    • La conciliation pharmaceutique pour votre établissement avec Sillage et Hospiville (MaPui)
    • L’offre d’hébergement du SIB
    • École des hautes études en santé publique (EHESP) – la promotion Camille Claudel

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h40

    • Démonstrations planifiées
    • Démonstrations flash

    14h40-15h30 Ateliers

    • Les tableaux de bord de vos services hébergés au SIB
    • La télé-consultation de territoire entre l’hôpital et les structures médico-sociales
    • Retour d’expérience sur la mise en œuvre du dossier patient Sillage dans le Groupement hospitalier de territoire (GHT) des Yvelines Nord
    • Partenaire

    15h40-16h30 Ateliers

    • Mise en œuvre de la dématérialisation du dossier agent jusqu’à l’autorisation de suppression des originaux papier au CH de Tourcoing
    • Sillage Biométrie : les données biomédicales de vos patients dans votre dossier patient informatisé
    • Protection des données et RGPD : comment faire ?
    • Partenaire

    16h30-17h00 Clôture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

  • L’entreprise américaine Livongo dévoile un système de télésuivi de l’hypertension avec chatbot

    La société californienne Livongo Health, spécialiste du traitement des maladies chroniques, a présenté un système de suivi de la pression artérielle activé par la voix lors de la conférence Signum 2019, qu’elle a organisé le 28 février 2019 à San Francisco pour fédérer sa communauté de clients.

    L’outil en question intègre les technologies Amazon Lex (interface conversationnelle) et Amazon Polly (synthèse vocale), basés sur l’assistant vocal Alexa. Après chaque contrôle de la pression artérielle, le système transfère les données recueilles au cloud de Livongo grâce au dispositif Cuff to Cloud, introduit en 2018. Le moteur d’intelligence artificielle baptisé « AI+AI » (Aggregate, Interpret, Apply and Iterate) est ensuite en mesure de livrer en temps réel au patient des conseils de santé personnalisés ou « Health Nudges » (« coups de pouce santé »), notamment des suggestions concernant son régime alimentaire.

    Une étude publiée en 2018 dans la revue Jama conclut que si la télésurveillance permet d’améliorer à court terme le contrôle de la pression artérielle quand des pharmaciens ou des infirmières assurent un accompagnement, ses bénéfices s’estompent avec le temps.

    Livongo est connu pour ses solutions numériques de suivi du diabète et a réalisé en 2017 une levée de fonds de 52,5 millions de dollars (48,8 M€) pour étendre son domaine d’activité à d’autres maladies chroniques. Aux États-Unis, le coût de l’hypertension dépasserait les 50 milliards de dollars (environ 44 Mds€) par an et cette affection demeure un problème de santé publique.

  • Étude : l’IA permettrait de dépister tôt le syndrome d’alcoolisation fœtale (Frontiers in Neurology)

    Des chercheurs américains et canadiens ont mis au point un nouvel outil permettant de dépister rapidement et à moindre coût le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) chez les enfants. Une caméra et un écran d’ordinateur enregistre des mouvements oculaires et analyse ces données grâce à des méthodes d’apprentissage automatique. Cet outil basé sur l’intelligence artificielle (IA) a permis d’identifier des mouvements oculaires hors normes pouvant être des marqueurs d’un syndrome d’alcoolisation fœtale. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 18 février 2019 dans Frontiers in Neurology.

    À la recherche d’un outil de dépistage du syndrome d’alcoolisation fœtale

    En France, un enfant par jour est diagnostiqué avec un « trouble causé par l’alcoolisation fœtale » (TCAF), et un par semaine pour sa forme la plus grave, le « syndrome d’alcoolisation fœtale ». Le TCAF est la première cause de handicap mental non génétique. Ces enfants atteints de troubles du développement représentent par ailleurs un coût non négligeable pour la société et pour les familles.

    Le problème est que le diagnostic de TCAF est difficile à poser. Aucun test sanguin n’existe. Le diagnostic nécessite une batterie de tests et d’évaluations cliniques, qui représentent un ensemble coûteux. Or, plus il est posé tôt, moins le risque de développer une invalidité secondaire existe.

    La communauté médicale recherche donc une procédure simple, objective et efficace pour diagnostiquer ce trouble et le distinguer d’autres troubles du développement, tels que le trouble déficit de l’hyperactivité (TDAH). Des études reposant sur l’imagerie ont révélé des anomalies dans les voies de la substance blanche, qui ont été corrélées au contrôle du mouvement saccadé des yeux et au déficit d’inhibition latente (qui oblige une personne à prêter aux moindres détails et à être saturée d’informations) chez les enfants atteints de TCAF. L’exécution et le contrôle des mouvements oculaires saccadés impliquent de multiples zones cérébrales. Il s’avère que les enfants atteints de TCAF ont un contrôle de ces mouvements saccadés nettement plus faible.

    Un outil d’IA qui analyse les mouvements oculaires

    Des chercheurs américains ont donc construit un outil d’apprentissage automatique à partir de données sur les mouvements oculaires et des tests psychométriques chez des jeunes atteints de TCAF. Grâce à une caméra et à un ordinateur, les mouvements oculaires sont enregistrés lorsque des enfants, suspectés d’avoir un tel trouble, regardent plusieurs vidéos d’une minute. Ces mouvements ont ensuite été comparés à ceux d’autres enfants.

    « Parfois, les gens peuvent vous dire que vous n’utilisez que 10 % de votre cerveau dans la vie quotidienne. Mais dès que vous ouvrez les yeux et que vous traitez le monde visuel devant vous, plus de 70 % de votre cerveau est engagé. Votre système oculaire est si complexe que, si quelque chose se passe dans votre cerveau, vos yeux donneront une sorte de signature », a déclaré Laurent Itti, professeur d’informatique, de psychologie et de neurosciences à l’université de Californie du Sud (USC), l’un des auteurs de l’étude. Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 février 2019 dans la revue Frontiers in Neurology.

    Résultats

    • La nouvelle procédure de dépistage ne prend que 10 à 20 minutes.
    • L’outil d’apprentissage automatique fournit un profil complet de mesures distinctes dans des domaines tels que le contrôle sensorimoteur et visuo-spatial, la perception visuelle, l’attention, l’inhibition, la mémoire de travail, les fonctions académiques et la structure du cerveau.
    • La sensibilité et la spécificité de l’évaluation étaient respectivement de 81,8 et 87,5 % quand toutes les données étaient combinées. Cette précision était de 80 % avec les données issues des tests psychométriques et des mouvements oculaires.

    Un dépistage rapide et peu coûteux

    « Le pipeline d’apprentissage automatique derrière cela donne des estimations objectives et cohérentes en quelques minutes, » estiment les chercheurs. Et si deux jeux de données sont suffisants, « le coût est abordable ». Par conséquent, ce dépistage pourrait être largement développé dans les centres de soins où les enfants viennent consulter régulièrement.

    Bien que cet outil ne soit pas destiné à remplacer le diagnostic complet par les professionnels, il est destiné à fournir des informations importantes pour que les parents puissent s’assurer que leurs enfants sont vus par des professionnels et bénéficient d’un apprentissage cognitif précoce ainsi que d’interventions potentiellement comportementales.

    Laurent Itti précise que cet outil d’intelligence artificielle reposant sur l’analyse des mouvements oculaires par ordinateur a déjà été utilisé dans le dépistage d’affections neurologiques et cognitives, et notamment dans la maladie de Parkinson.

  • L’Autorité de la concurrence suggère de lever l’interdiction absolue de publicité pour les médecins

    L’Autorité de la concurrence (ADLC) estime que l’interdiction « générale et absolue » de publicité imposée aux médecins et aux chirurgiens-dentistes en France n’est pas conforme au droit européen : « ces professionnels de santé doivent rester libres de recourir à des procédés de publicité, dans le respect de leurs principes déontologiques », commente-t-elle. L’organisme, qui s’est déclaré incompétent pour arbitrer un litige sur la question (elle « décline sa compétence au profit du juge administratif »), a rejeté les deux plaintes reçues par une société privée comme irrecevables mais a profité de cette affaire pour exprimé son opinion sur le sujet, indiquant qu’il était selon elle nécessaire de modifier « à brève échéance » ces dispositions relatives à la publicité en médecine afin de les mettre en conformité avec le droit européen, déclare-t-elle dans un communiqué publié en janvier 2019.

    Le Conseil d’État avait déjà abondé dans le même sens en 2018.

    L’entité administrative précise que le ministère des Solidarités et de la Santé travaillerait avec certains Ordres professionnels à une refonte des textes, l’objectif étant « d’adopter de nouvelles dispositions dans un délai de 6 à 12 mois« .

    L’ADLC avait été saisie début 2017 par Groupon. Le site de e-commerce proposait alors des prestations à prix réduits chez certains médecins et chirurgiens-dentistes.
    Le Conseil national de l’Ordre respectif de ces deux professions avaient alors intenté « différentes actions judiciaires et disciplinaires » et déployée une communication publique, qui, selon Groupon, a réduit la concurrence et entraîné un effet dissuasif sur les professionnels de santé. Dans deux plaintes, la société s’estimait victime de pratiques de boycott de la part des deux Conseils.

    L’ADLC reprend les principes posés par la Cour de justice européenne

    L’Autorité de la concurrence reprend à son compte dans ses deux décisions portant sur les plaintes émises par Groupon, accessibles ici (décision°19-D-01) et là (décision n°19-D-02), les principes posés par la Cour de justice de l’Union européenne en ce qui concerne les pratiques mises en œuvre dans le secteur de la promotion internet d’actes médicaux.

    Le Cnom s’est basé sur un article du code de la santé publique

    Les interventions du Conseil national de l’Ordre des médecins se basaient sur plusieurs dispositions législatives et réglementaires applicables aux médecins, dont l’article R4127-19 du Code de la santé publique, dans lequel il est indiqué que « [la] médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce », précisant que « [sont] interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale ».

    L’Autorité constate l’incompatibilité de l’article avec le droit européen

    Dans ses décisions, l’Autorité revient notamment sur l’incompatibilité de l’article R 4127-19 du Code de la santé publique avec le droit européen sur l’obligation qui est faite en application du principe de primauté d’écarter l’application d’une telle disposition.

    Bien qu’elle conclut à son incompétence dans la gestion de ce dossier, déclarant irrecevable la saisine, elle insiste cependant « sur la nécessité de modifier, à brève échéance, les dispositions réglementaires relatives à la publicité, afin de tenir compte de l’évolution de la jurisprudence de la CJUE ».

    « Cette modification permettra d’une part, d’assurer la conformité des dispositions réglementaires concernées avec le droit européen et, d’autre part, d’assurer la pleine efficacité des principes déontologiques qui s’imposent aux médecins, dont notamment l’interdiction d’exercer la profession comme un commerce, l’indépendance, la dignité, la confraternité, explique l’ADLC. L’Autorité relève par ailleurs que, comme l’a jugé la CJUE (…), le droit européen permet aux États membres de définir les réglementations relatives à la publicité des professions libérales, dès lors que celles-ci ne comportent pas d’interdiction générale et absolue. »

    Vers un principe de libre communication des informations ?

    En raison de la défiance du publique à l’égard du secteur de la santé, alimentée par les crises sanitaires, et du développement du numérique au sein du système, l’Autorité de la concurrence recommande d’écarter l’interdiction générale et absolue de publicité et de poser un principe de libre communication des informations « sous réserve du respect des dispositions réglementant l’exercice professionnel ».

  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.

  • Risques santé : Doctoconsult ajoute ses services de téléconsultation à l’offre d’Aphysia

    Leader en e-santé mentale, Doctoconsult a conclu un partenariat avec Aphysia, expert en détection et en prévention des risques santé en entreprise pour proposer un parcours de soins complet avec téléconsultation.

    Doctoconsult facilite l’accès à un spécialiste des troubles psychiques de façon confidentielle et discrète, avec des téléconsultations organisées à la demande du salarié à l’endroit de son choix, à son domicile ou à son bureau. Sa solution DoctoPrev permet à des psychiatres d’animer des webinaires autour de la prévention sur la santé mentale au travail, et d’aider les cadres de santé à mieux identifier des symptômes mais aussi à coacher les salariés.

    Cette offre intègrera les parcours de prévention santé conçus par Aphysia pour ses adhérents : milieux hospitaliers, cliniques, services de santé au travail et entreprises. Ces actions comprennent déjà une évaluation des fragilités individuelles, des programmes personnalisés et des clubs de prévention santé, une combinaison de programmes présentiels et numériques permettant d’ »intégrer la dimension humaine à l’e-santé ».

  • Philips et Microsoft créent un environnement de réalité virtuelle pour une chirurgie peu invasive

    Philips coopère avec Microsoft pour créer « le bloc opératoire du futur », a annoncé le groupe néerlandais lors du salon Mobile World Congress (MWC) de Barcelone, qui s’est tenu du 25 au 28 février 2019. Le partenariat des deux sociétés a abouti à un prototype associant la plateforme de thérapie guidée par l’image Azurion de Philips au casque de réalité virtuelle Hololens 2 de Microsoft, dans l’optique de développer des techniques de chirurgie peu invasives.

    Il s’agit de permettre au médecin de ne pas toucher directement la zone de traitement, en s’appuyant sur la technologie de navigation Azurion pour voir à l’intérieur du corps du patient. En ajoutant au dispositif le casque Hololens 2, le praticien passe de données affichées sur de grands écrans en deux dimensions à un environnement de réalité virtuelle holographique 3D. Philips affirme que le casque permet au chirurgien de voir le monde réel superposé avec les données en direct et de contrôler le système par la reconnaissance vocale et un suivi visuel.

    « Le passage d’une chirurgie ouverte à une procédure guidée par l’image a entraîné une amélioration radicale pour les patients et une réduction des coûts, notamment en raccourcissant considérablement le séjour du patient à l’hôpital après l’opération », souligne le radiologue Atul Gupta, médecin-chef chargé de la chirurgie guidée par l’image à Philips.

    Depuis son lancement mondial en février 2017, la plateforme Azuriona a aidé à opérer plus de 500 000 patients dans plus de 80 pays, indique Philips.

  • NHS : accompagner des futures mères et des soins périnatals par téléphone évite des hospitalisations

    Environ 20 000 nouvelles et futures mères ont reçu une écoute et des renseignements sur l’accouchement, l’allaitement, le sommeil et d’autres sujets de ce type par le biais de la ligne téléphonique de Surrey Heartlands dédiée à la délivrance de conseils portant sur la maternité (Pregnancy Advice Line). Surrey Heartlands est un partenariat d’organisations de santé travaillant avec les résidents et les patients pour améliorer les services destinés à la population locale de Surrey, un comté du sud-est de l’Angleterre, situé au sud du Grand Londres.

    Ce service du NHS est disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an. Il fait partie d’un ensemble de programmes axés sur la maternité et les soins périnatals déployés sur l’ensemble du territoire britannique dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan) afin de rendre l’accouchement plus sûr, d’offrir des soins plus rapides aux parents et de soutenir les nouvelles familles.

    La ligne a permis d’éviter 100 voyages en ambulance pour les futures mamans, qui auraient autrement dû être hospitalisées, et ce sans besoin réel, indique le NHS dans un communiqué publié le 26 février 2018.

    Un service qui permet de consacrer plus de temps aux patientes qui en ont besoin

    Les sages-femmes répondant aux appels dirigent les patients vers le lieu de soins le plus approprié et conseillent 999 opérateurs et autres professionnels de la santé.

    Le dispositif de ligne téléphonique, en réduisant le nombre de visites à l’hôpital et en redirigeant les appels directement vers un spécialiste qualifié, leur permet de consacrer davantage de temps à la délivrance de soins plus personnels.

    Les préposés aux appels, basés au siège de la fondation de NHS Foundation Trust du service d’ambulance sur la côte sud-est, reçoivent chaque jour environ 126 appels des résidents locaux. Ils répondent en moyenne à 4 appels sur 5 en moins d’une minute.

    Toutes les femmes peuvent bénéficier d’un dossier de maternité numérique

    Les hôpitaux ont travaillé avec le service d’ambulances pour intégrer leurs équipes de maternités et ont organisé des tours d’appel pour atténuer la pression sur les unités occupées.

    Toutes les femmes ont la possibilité d’avoir un dossier de maternité numérique, tandis que les omnipraticiens et les infirmiers peuvent consulter les notes des sages-femmes afin de leur délivrer les soins les plus adaptés possibles.

    Une mesure faisant partie du plan à long terme du NHS

    Bien que le fait de donner naissance à un enfant en Angleterre soit maintenant plus sûr qu’il y a 10 ans, le nombre d’enfants mort-nés et de décès de mères et de bébés ayant diminué, le plan à long terme du NHS vise à encore améliorer les soins délivrés aux futures et nouvelles mères ainsi qu’au nourrisson ainsi qu’à réduire les écarts entre les communautés en ce qui concerne notamment les inégalités d’accès aux soins.

    100 000 femmes disposent d’un dossier de maternité numérique

    Le système de ligne téléphone instauré dans le comté anglais de Surrey est un exemple de mesures mises en œuvre pour les parents à travers le pays. Le plan à long terme du NHS a pour objectif d’aider les nouveaux et futurs parents en :

    • assurant la continuité des soins à la plupart des femmes, les futures mamans voyant la même sage-femme tout au long de leur grossesse ;
    • permettant à 100 000 femmes d’accéder à leurs dossiers de maternité sous forme numérique via leur smartphone, à partir de 2020 ;
    • établissant des réseaux de médecine maternelle, qui apporteront une protection supplémentaire aux femmes ayant des problèmes de santé aigus grâce aux conseils de spécialistes délivrés tout au long de leur grossesse ;
    • établissant des services de santé mentale pour les nouveaux parents, des soins spécialisés étant proposés aux mamans pendant les deux premières années de la vie de l’enfant et des soins sur mesure étant développés pour les nouveaux pères.

    « Je veux que notre NHS soit le meilleur endroit au monde pour avoir un bébé, ce qui signifie un soutien personnalisé, à partir du moment où quelqu’un découvre qu’il-elle va avoir un enfant jusqu’aux premières semaines exaltantes et épuisantes de sa vie de parent, a déclaré Matthew Hancock, secrétaire d’État aux Affaires sociales et de la santé. Grâce à notre plan à long terme du NHS, ces types de services innovants de conseil en matière de maternité – qui font déjà beaucoup pour rassurer et informer les nouvelles et futures mères – seront déployés dans tout le pays pour que davantage de familles obtiennent l’aide dont elles ont besoin dans ce moment privilégié. »

    Des sites dédiés pour tester des méthodes de travail « nouvelles et innovantes »

    Le dispositif de ligne téléphone de Surrey Heartlands a été lancé en 2018 dans le cadre d’un programme du NHS consistant à mettre à l’essai dans des sites sélectionnés une série de méthodes de travail « nouvelles et innovantes » pour aider à transformer les services de maternité (NHS England Better Births Early Adopter sites), indique l’entité britannique.

    Enregistrements numériques et recours à de petites équipes de sages-femmes

    Les sites « Early Adopter » ont également testé d’autres innovations, notamment une meilleure utilisation des enregistrements électroniques, une planification améliorée des soins personnalisés et le recours à de petites équipes de sages-femmes pour offrir une plus grande continuité des soins aux femmes.

    Les 7 zones choisies par le NHS couvrent une population de neuf millions d’habitants, avec environ 126 300 naissances chaque année.

    Le système intégré de soins de Surrey Heartlands (ICS) a collaboré avec les autorités locales et les organisations du secteur bénévole de la communauté pour améliorer les services destinés aux nouvelles familles.