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  • L’hôpital américain Cedars-Sinai équipe 100 patients de l’assistant vocal d’Amazon

    L’hôpital Cedars-Sinai de Los Angeles a équipé une centaine de ses patients avec le système Alexa d’Amazon : dans le cadre de cette expérience pilote, la plateforme Aiva basée sur Alexa leur permet d’interagir avec le personnel et de commander à distance les appareils électroniques. Elle permet ainsi aux infirmières de se concentrer sur les tâches les plus urgentes.

    L’établissement précise dans un communiqué, daté du 25 février 2019, que par le biais des enceintes Amazon Echo installées dans leurs chambres, les patients peuvent allumer et éteindre leur téléviseur ou changer de chaîne par commande vocale. Ils sont également en mesure de communiquer par Alexa avec les infirmières et les médecins : leurs messages sont transférés sur le téléphone mobile de leur correspondant, et en cas de non-réponse, le système les transmet à l’échelon hiérarchique supérieur.

    Très actif en matière d’innovation technologique, l’hôpital Cedars-Sinai a été via son accélérateur un des premiers financeurs d’Aiva, la société qui a adapté le système Alexa au contexte hospitalier. Aiva est également soutenu par le programme Alexa (Amazon) ainsi que par Google Assistant. Les détracteurs de ce programme soupçonnent les GAFA de vouloir recueillir les données des patients pour mieux les suivre une fois sortis de l’hôpital.

  • Technologies médicales : « La France a une carte à jouer » (Bertin Nahum, Quantum Surgical)

    « Il y a encore des progrès à faire en France en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures » dans le secteur des technologies médicales, estime Bertin Nahum, P.-D.G. de la société de dispositifs médicaux Quantum Surgical et ancien dirigeant de Medtech, une entreprise rachetée en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet.

    L’homme d’affaires partage avec Health & Tech Intelligence les ambitions de sa nouvelle société, qui développe une plateforme robotique afin de démocratiser les traitements mini-invasifs du cancer du foie, ainsi que son opinion du marché des technologies médicales. S’il reconnaît que « la France a une carte à jouer » dans le secteur et que des avancées ont été observées ces derniers temps en matière de soutien aux start-ups naissantes, il estime néanmoins que des efforts restent à accomplir en ce qui concerne le financement des sociétés dont le degré de maturité est plus avancé.

    Quantum Surgical cherche à lever 50 millions de dollars US d’ici 2020

    Quantum Surgical vise à démocratiser la chirurgie mini-invasive pour le traitement du cancer du foie à travers le développement d’une plateforme robotique. Pourquoi avoir choisi ce secteur précis ?

    Bertin Nahum : Cette méthode est une quatrième voie proposée aux côtés de la chimiothérapie, de la radiothérapie et de la chirurgie classique, encore insuffisamment disponible. Notre mission est de développer des solutions qui permettent de bénéficier de techniques de pointe, par le biais de la robotique, de l’intelligence artificielle et du traitement d’images.

    En juin 2018, votre entreprise a obtenu un premier financement de 6 millions d’euros auprès d’Ally Bridge Group. Une deuxième tranche de 4 millions suivra pour une levée de fonds globales d’environ 50 millions de dollars US (environ 42,8 M€), qui devrait être débloquée d’ici à deux ans.

    Ally Bridge a l’intention de financer la totalité de la levée de fonds mais nous n’excluons pas de recueillir davantage avec d’autres investisseurs.

    Pourquoi avoir tenu à rester à Montpellier, où les locaux de Quantum Surgical ont été inaugurés en avril 2018 ?

    Je tenais à ce que la société soit basée à Montpellier parce qu’il y a un bel écosystème numérique et que nous y avons déjà connu un beau succès (avec Medtech). Nous disposons dans cette ville de tous les atouts pour réussir.

    « Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe »

    Vous avez déclaré ne pas regretter le rachat de Medtech en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet. Cette nouvelle aventure avec Quantum, si elle s’avère être un succès, ne serait-elle pas cependant une revanche sur cet épisode passé ?

    Je n’ai aucune revanche à prendre. Medtech est derrière moi, je ne regrette rien. Une nouvelle page s’est tournée. Je n’y trouvais plus vraiment mon ADN. Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe (Zimmer Biomet avait proposé à Bertin Nahum de rester à la tête de Medtech). Ce qui m’intéresse c’est la création, la mise au point de nouvelles solutions.

    Technologies médicales : « la France a une carte à jouer » mais…

    Estimez-vous que la France est trop frileuse en matière d’innovation en santé ?

    Au niveau des investisseurs, les choses s’améliorent pour trouver des fonds en phase d’amorçage. Il y a des structures qui existent en France. Il y a cependant encore des progrès à faire en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures.

    Selon vous, la France peut-elle devenir leader sur le marché de la medtech ou de la e-santé ?

    La France a une carte à jouer. La French tech le démontre de par son savoir-faire mais nous ne sommes pas les seuls à se développer sur ce marché. Il va falloir savoir rester compétitif.

    Démocratiser les thérapies mini-invasives pour le traitement du cancer du foie

    Co-fondé en 2017 à Montpellier, Quantum Surgical est une entreprise innovante et spécialisée en robotique médicale.

    Elle développe une solution unique, combinaison d’un logiciel puissant et d’une plateforme robotique pour le traitement mini-invasif du cancer du foie. Elle « permettra aux médecins de mieux planifier, traiter et évaluer les conditions », commente la société sur son site officiel.

    De manière plus générale, cette dernière entend permettre une plus large utilisation de ces techniques permettant un traitement précoce du cancer du foie.

    Caractéristiques principales de la solution

    • robot chirurgical intuitif et polyvalent ;
    • solution compatible avec les principaux systèmes d’imagerie ;
    • intelligence artificielle et analyse de données afin d’améliorer la pratique ;
    • solution connectée au système de l’hôpital et collaborative ;
    • solution d’assistance à la planification du traitement.

    Crédit photo Une : Mario Sinitaj

  • MSP

    Maisons de santé pluri-professionnelles

  • CPTS : les missions des MSP et CDS complémentaires avec celles envisagées au niveau territorial

    Les missions et les indicateurs définis dans l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) et l’accord des centres de santé (CDS) sont complémentaires avec les missions envisagées pour les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), a indiqué la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) lors de la 4ème séance des négociations conventionnelles, qui s’est tenue le 28 février 2019. La Cnam avait présenté lors du précédent round plusieurs outils existants déjà mis en œuvre par des acteurs en région.

    Les indicateurs des accords conventionnels existants sur l’accessibilité de la structure (amplitudes horaires, plages de soins non programmés), le travail en équipe (réunion de coordination, protocoles) et le système d’information partagé « répondent à un objectif de développement de l’exercice coordonné au sein de la structure en faveur d’une meilleure prise en charge des patients suivis dans celle-ci », explique l’Assurance maladie.

    Les échanges ont tourné autour :
    • de la relation entre les MSP, les CDS et les ESP (équipes de soins primaires) : comment articuler en pratique ces différents niveaux d’exercice et d’organisation coordonnés ? ;
    • des dispositifs d’adhésion aux CPTS des différentes formes d’exercice coordonné de proximité : lesquels adopter sachant qu’elles peuvent être aussi à l’origine de projets de CPTS ?

    Les prochaines séances de négociations auront lieu le 14 mars et le 4 avril.

    2 niveaux d’exercice coordonné supplémentaires

    La Cnam entend articuler le futur accord conventionnel interprofessionnel (ACI) en faveur de l’exercice coordonné et des CPTS avec les accords déjà existants, soit les ACI des MSP et l’accord national des CDS.

    L’Assurance Maladie perçoit comme « complémentaires » les 2 échelles de coordinations :

    • l’une en proximité du patient : fait intervenir des professionnels qui exercent dans une même structure professionnelle (MSP ou CDS) ou au sein d’une équipe de soins primaires (ESP) : réponse aux besoins de prise en charge des patients au niveau individuel ;
    • l’autre à un niveau territorial plus large avec la mise en place des CPTS : améliorer l’offre de soins et la coordination des parcours au-delà du champs de la patientèle de chaque professionnel de santé et avec une implication d’autres acteurs que les professionnels de ville (établissements sanitaires, médico-sociaux).

    Les missions des CPTS s’inscrivent « dans une même démarche de coordination » que les MSP/CDS/ESP « avec des objectifs de même nature » sur l’accès aux soins, la coordination des actions et les outils partagés mais à l’échelle territoriale.

    Le niveau territorial des missions de la CPTS entraîne un déploiement de moyens différents que ceux mis en place au sein des structures formalisées comme les maisons de santé pluri-professionnelles et les centres de santé :

    • la fonction du coordinateur est différente ;
    • les besoins de partage d’information ne sont pas du même ordre : outil de partage d’agendas, échanges ponctuels autour d’un patient pour organiser une sortie d’hospitalisation par exemple.

    Nombre de MSP signataires de l’ACI au 08/10/2018

    Nombre de CDS polyvalents-médicaux signataires de l’accord au 09/11/2018

  • L’éditeur Selia regrette l’absence de mise en concurrence pour le déploiement de ViaTrajectoire

    L’éditeur de logiciels Selia dénonce l’absence de mise en concurrence par les agences régionales de santé (ARS) dans le cadre du déploiement de ViaTrajectoire, un service public qui permet de dématérialiser et de faciliter l’orientation ainsi que l’inscription des usagers dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, avec 3 modules différents : sanitaire, grand âge et handicap.

    Pour signaler un traitement qu’il juge inégalitaire, Selia, qui propose un outil similaire, a envoyé un courrier à l’ARS Grand Est et à l’ARS Nouvelle-Aquitaine, deux agences ayant déployé ViaTrajectoire. La société y indique avoir lancé en 2004 Attentum, une solution pour l’inscription dématérialisée des personnes âgées en maison de retraite. À partir de 2007, le service a été déployé dans différents territoires, comme en Lorraine, sur la base de contrats conclus directement avec les établissements ou via un appel d’offres. Selia reproche aux ARS d’avoir été mis de côté dans certains territoires au profit du logiciel ViaTrajectoire, sans mise en concurrence par l’intermédiaire d’un marché public.
    Les gérants de ViaTrajectoire rappellent que le dispositif est gratuit et n’entre donc pas dans le cadre d’un marché public. « La solution est mise à disposition gratuitement, c’est un élément fondamental du modèle qu’il ne faut à aucun moment oublier. Qui dit appel d’offres, dit achat », insiste Bertrand Pellet, secrétaire général du GCS Sara (Auvergne-Rhône-Alpes), interrogé par Hospimedia, qui révèle le litige.

    À l’heure actuelle, 13 régions utilisent ViaTrajectoire, soit plus de 127 000 professionnels déclarés, 26 000 médecins libéraux et près de 172 000 personnes âgées et aidants familiaux concernés.

    Selia réclame les contrats signés entre les ARS et ViaTrajectoire

    « En pratique, la solution ViaTrajectoire a été imposée aux utilisateurs en remplacement de la nôtre et nous avons dû parfois transférer les données », déclare dans sa lettre Selia (source : Hospimedia).

    L’édtieur a demandé aux deux ARS de lui transmettre les contrats signés avec ViaTrajectoire, explique à Hospimedia Emmanuel Penetrat, président de Selia. L’agence du Grand Est est la seule à avoir répondu pour l’instant. Un rendez-vous a été fixé pour échanger sur le sujet mais le contrat n’a pas été mentionné pour le moment.

    L’ARS Grand Est confirme « la poursuite et le respect du marché en cours avec la société Selia »

    L’ARS Grand Est indique qu’un appel d’offres, lancé à l’époque par l’ARS Lorraine, a effectivement été remporté par Selia pour dématérialiser une partie des demandes d’admission en services de soins et de réadaptation (SSR) et en Ehpad. Cependant, les ARS Alsace et Champagne-Ardenne avaient quant à elles décidé de travailler avec d’autres agences « pour mettre en commun des moyens et identifier la meilleure solution informatique pour y répondre ». Elles avaient alors choisi ViaTrajectoire.

    L’ARS Grand Est, fusion des trois anciennes agences, explique qu’elle « n’a pas remis en cause l’exécution des contrats en cours relatifs à l’usage des outils actuellement utilisés », confirmant ainsi « la poursuite et le respect du marché en cours avec la société Selia ».

    L’ARS Nouvelle-Aquitaine ne souhaite pas communiquer sur le sujet

    En ce qui concerne l’ARS Nouvelle-Aquitaine, à qui Selia a aussi envoyé un courrier, elle a déclaré à Hospimedia qu’aucun recours juridique n’était en cours et qu’elle ne souhaitait donc pas communiquer sur la problématique.

    ViaTrajectoire : « Personne n’a obligé les régions à entrer dans notre communauté »

    Selia pointe également du doigt le fait que ViaTrajectoire se présente comme un outil national, soit une solution choisie par les pouvoirs publics et qui vise à être déployée sur l’ensemble du territoire.

    « La réponse est clairement non ! », commente Bertrand Pellet, secrétaire général du GCS Sara. « Aujourd’hui, l’outil n’est pas imposé par une quelconque tutelle, ajoute Thierry Durand, administrateur et directeur de projets du groupement. Les régions sont venues parce qu’elles avaient envie de venir, personne ne les a obligées à entrer dans notre communauté. »

    Le périmètre d’utilisation de ViaTrajectoire (SSR, Ehpad ou établissements pour personnes handicapées) n’est pas le même selon les territoires, poursuit-il. « Une région qui souhaite bénéficier de la solution adhère, rejoint la communauté et applique ses règles de fonctionnement, explique Bertrand Pellet. Elle dispose de la solution gratuitement. Ensuite charge à elle de mettre en œuvre sa stratégie régionale ». Les établissements qui utilisent le dispositif, eux, ne payent rien.

    Selia entend poursuivre son action

    « Nous réalisions pas loin de 40 % de notre chiffre d’affaires en Lorraine »

    Selia va poursuivre son action. L’éditeur précise qu’il développe d’autres solutions que Attentum. « Heureusement, sinon on fermerait la porte, commente Emmanuel Penetrat. Nous avons eu jusqu’à 500 maisons de retraite adhérentes, nous réalisions pas loin de 40 % de notre chiffre d’affaires en Lorraine. »

    Parmi les autres produits de la société figure un logiciel pour les méthodes d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie (Maia) et les réseaux de santé. « Nous nous diversifions au maximum même si nous avions une belle place dans ce domaine-là. »

  • Diabète : une formation obligatoire pour les patients utilisateurs de l’application FreeStyle Libre

    Le laboratoire pharmaceutique Abbott annonce l’introduction d’une formation obligatoire pour l’utilisation de son système FreeStyle Libre, qui permet de mesurer le taux de glucose en continu sans piqûre au bout du doigt.

    La formation sera dispensée pendant une période d’essai d’1 à 3 mois par un diabétologue ou un pédiatre expérimenté en diabétologie, dans le cadre d’une structure « impliquée dans les programmes d’éducation thérapeutique validés par l’ARS » : il s’agit d’apprendre au patient à poser le capteur, à interpréter et à utiliser les informations fournies par le système. Le praticien procèdera à l’issue des 3 mois à une évaluation des connaissances du patient afin d’envisager ou non sa poursuite de l’utilisation du dispositif.

    Le patient aura également la possibilité d’apprendre à l’utilisation de FreeStyle Libre « à tout moment, partout et à son rythme » avec une formation en ligne proposée sur le site Freestylesiabete.fr. Il lui suffira pour ce faire de se créer un compte en utilisant le numéro de série de son lecteur.

  • 23 outils pratiques pour fluidifier le parcours des patients chroniques (guide Anap)

    Un appui au déploiement de la messagerie MSSanté et un cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée (portail de santé PACA) font partie de la vingtaine d’outils pratiques présentés par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap), tous conçus et utilisés par des professionnels au sein de 9 régions métropolitaines dans l’optique de fluidifier le parcours des patients atteints d’une maladie chronique. Ils sont listés dans un guide publié en février 2019.

    Ces solutions, qui se veulent « réplicables et mobilisables rapidement », visent à améliorer la communication entre les différents professionnels rencontrés par le patient dans différents lieux (cabinets médicaux ou paramédicaux, hôpitaux, officines, domicile…) afin d’éviter des problèmes d’accès aux soins par exemple, des discontinuités dans la prise en charge ou encore des recours inutiles aux urgences.

    L’Anap a identifié 4 leviers pour « créer des collectifs de professionnels et permettre de fluidifier le parcours patient » :
    améliorer la lisibilité de l’offre ;
    développer des solutions soutenant le partage d’information ;
    qualifier le processus d’orientation ;
    soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise.
    L’agence a classé les outils en fonction de ces 4 objectifs.

    L’ensemble des fiches « outils » sont disponibles via ce lien.

    Ce guide a pour but d’aider tous les professionnels et les porteurs de projets territoriaux à déployer des outils pour fluidifier le parcours patient, tout en tenant compte des enjeux locaux et territoriaux.

    Les outils mobilisables recensés par l’Anap sont les suivants :

    • cartographie des compétences territoriales sur une filière cancérologie ;
    • cartographie fonctionnelle du dispositif Impact : outil destiné à favoriser l’accompagnement pluridisciplinaires des personnes en situation médico-socale complexe ;
    • cahier des charges pour réaliser un site de recherche guidée – portail de santé PACA ;
    • fiche de liaison service social – Carsat ;
    • fiche de liaison « De chez moi à l’hôpital » ;
    • terminal filière de soins gérontologie ;
    • dossier de liaison global (DLG) ;
    • appui au déploiement de la messagerie MSSanté ;
    • optimisation de l’utilisation de ViaTrajectoire SSR : ViaTrajectoire est service public, gratuit et sécurisé, qui propose une aide à l’orientation personnalisée dans le domaine de la santé ;
    • cartographie SSR/Profil patients ;
    • guichet d’évaluation et d’orientation du domicile (Geod) ;
    • solution d’orientation – Support PTA ;
    • convention sur la préparation des chimiothérapies interhospitalières ;
    • tableau d’aide et grille de repérage d’aggravation des personnes âgées (Tagravpa) ;
    • dispositif Impact en zone urbaine sensible ;
    • protocole de délégation de tâches autour des personnes âgées ;
    • grille de repérage des fragilités médico-psycho-sociales et optimisation de la durée moyenne de séjour ;
    • évaluation gériatrique en officine ;
    • outils Mayenne, accès aux soins et parcours dans le cadre d’un projet stratégique ;
    • permanence gériatrique (numéro unique pour obtenir un avis gériatrique) ;
    • Projet Personnes âgées services télémédecine (Pâstel) ;
    • Domoplaies : service de télémédecine interrégional appliqué aux plaies complexes ;
    • animation régionale, filières gérontologiques.

    Présentation des outils identifiés par l’Anap

    Améliorer la lisibilité de l’offre

    Développer des solutions soutenant le partage d’information

    Qualifier le processus d’orientation

    Soutenir l’exercice partagé et l’accès à l’expertise

  • Impact

    Itinéraires médico-sociaux, programme d’accompagnement sur un territoire

  • Belgique : 72 % des objectifs définis par le plan e-santé 2013-2018 ont été réalisés

    72 % des objectifs définis par le plan e-santé 2013-2018 ont été réalisés. C’est ce qu’affirme la Conférence interministérielle santé publique (CIM SP) du gouvernement belge dans un bilan publié le 28 janvier 2019. La CIM a approuvé le même jour le plan d’action e-santé 2019-2021.

    Parmi les succès rencontrés dans le cadre de le stratégie 2013-2018 figure le lancement du Personal Health Viewer, une plateforme sécurisée où les patients peuvent trouver des informations sur leur santé, ainsi que le développement de la e-prescription : en novembre 2018, environ la moitié de toutes les ordonnances prescrites étaient électroniques.

    7 clusters de 44 projets interdépendants ont été identifiés pour la poursuite de l’action gouvernementale dans le domaine de la santé numérique (plan 2019-2021).

    Les succès du plan e-santé 2013-2018

    • Le Personal Health Viewer a été lancé : il s’agit d’un portail sécurisé, où le patient peut trouver des informations sur sa santé.
    • En novembre 2018, 15 934 médecins belges ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit environ la moitié de toutes les prescriptions.
    • 2 685 112 médecins généralistes belges disposent d’un Sumehr (résumé électronique de données médicales de patients) et 36 200 médecins utilisent les hubs/métahubs pour échanger leurs informations ;
    • Les 4 premières applications parmi les 24 projets pilotes de santé mobile lancés en 2017 ont été validées ;
    • 15 % des hôpitaux généraux de Belgique disposent déjà aujourd’hui d’un DPI « quasi complètement » intégré. 75 % des hôpitaux généraux utilisent la prescription électronique, 60 % ont un dossier infirmier informatisé et plus de la moitié d’entre eux ont lancé un plan d’action pour la réalisation d’un DPI.

    Les ambitions du plan e-santé 2019-2021

    « 7 clusters de 44 projets interdépendants ont été identifiés » pour la poursuite de l’action gouvernementale en matière de santé connectée. Un directeur de programme a été nommé, ainsi que des chefs de projet pour chacun des 44 projets « afin de traduire les ambitions du plan e-santé en plans de travail concrets », explique le gouvernement belge.

    La Conférence interministérielle santé publique souligne qu’un cluster spécifique du plan e-santé vise les mutualités, c’est-à-dire les mutuelles auprès desquelles l’affiliation est obligatoire pour bénéficier de l’assurance maladie. Les projets dédiés concernent la transformation numérique des processus administratifs avec les prestataires de soins de santé, les patients et les pouvoirs publics ainsi que la numérisation des accords et des autorisations.  

  • Mobile World Congress (Barcelone) : première opération chirurgicale au monde télémonitorée via la 5G

    Une opération chirurgicale « télémonitorée » via la 5G, nouvelle génération de standards pour la téléphonie mobile, a été réalisée le 27 février 2019 lors du Mobile World Congress (MWC) de Barcelone : une première mondiale. Elle a été menée par un médecin espagnol, le Dr Antonio de Lacy, chef du service de chirurgie gastro-intestinale et chef du département de chirurgie mini-invasive de l’Hospital Clinic de Barcelone.

    Le MWC est le plus grand salon de l’industrie de la téléphonie mobile. Il existe depuis 1987 et est organisé par la GSM Association, qui regroupe 250 industriels et 850 opérateurs de téléphonie. Il se tenait à Cannes jusqu’en 2006 et est organisé depuis à Barcelone. L’édition 2019 de l’événement a placé l’arrivée de la 5G au cœur des échanges.

    Une première en direct

    Durant l’opération, le Dr Antonio de Lacy a apporté à ses collègues conseils et assistance technique en direct et en temps réel grâce à une télédiffusion en 5G. L’équipe chirurgicale réalisait l’opération d’une tumeur intestinale à l’Hospital Clinic de Barcelone, situé à 5 kilomètres du site du Mobile World Congress (MWC) où se trouvait le Dr Antonio de Lacy. « Il s’agit d’un premier pas en vue d’atteindre notre objectif : être en mesure dans un futur proche de réaliser des opérations chirurgicales à distance », a expliqué le médecin espagnol à l’AFP.

    Ce type d’assistance pour des opérations chirurgicale n’est pas nouveau mais la 5G offre un temps de réaction, de latence, encore plus court. Il a été de 0,01 seconde, contre 0,27 seconde sur les réseaux 4G actuellement utilisés un peu partout dans le monde.

    5G : une performance en termes de connectivité

    Pour effectuer dans des conditions optimales une chirurgie assistée à distance, il ne peut y avoir plus d’un ou deux millisecondes de temps de latence. La 5G le permettrait et ouvre la porte au développement de ce procédé. La performance réalisée en termes de connectivité met en évidence les exigences nécessaires pour faire de la 5G une réalité, de la mise en œuvre aux modèles commerciaux, en passant par la réglementation, jusqu’aux défis liés à la collaboration avec des marchés divers.