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  • Répartition géographique des diabétiques et coût de prise en charge du diabète de type 2

    Le diabète touche en France 3,16 millions d’assurés du régime général avec une prévalence (nombre de personnes touchées par rapport à l’ensemble de la population) de 5,5 % (chiffres Assurance maladie – Sniiram), indique le rapport « charges et produits pour l’année 2019 » de la Cnam. À cela s’ajoutent environ 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Par ailleurs, le coût de prise en charge attribué à cette pathologie est de plus de 6,6 milliards d’euros de dépenses remboursées.

    À noter, le lancement de l’étude Entred 3, une enquête fouillée qui permet d’établir un état des lieux de la population des personnes diabétiques en France. Cette nouvelle étude nationale sur le diabète se penchera notamment sur :les évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie, comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé. Les résultats sont attendus pour 2020.

    Une étude de la Cnam sur les dépenses liés au diabète de type 2

    Une étude* de la direction de la stratégie, des études et des statistiques de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) présentée en mars 2018 à Montpellier au congrès organisé par l’Adelf et Emois, vise à combler en partie le déficit d’information sur l’évolution des dépenses en fonction de l’évolution du diabète.

    • Elle présente les remboursements de soins de ville, d’hospitalisations en médecine, chirurgie et obstétrique et les versements de prestations en espèces effectués pour une cohorte de patients nouvellement traités pour diabète de type 2 à partir de 2008.
    • Elle permet de visualiser la part de ces remboursements liée au diabète et de mesurer l’évolution de cette part sur la période 2008-2015, soit pendant les 8 premières années du traitement.Les résultats montrent une évolution progressive de la dépense remboursée directement attribuable au diabète de type 2, de 1 500 euros à 1 900 euros par ans.

    L’Assurance maladie indique qu’elle s’accélère à partir de la 7e année de traitement. »Il faudra prolonger l’analyse afin de préciser les raisons qui expliquent cette accélération : meilleur suivi médical, intensification thérapeutique, ou plutôt complications du diabète ? », précise-t-elle.

    Répartition géographique des diabétiques en France

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Prévalence du diabète traité pharmacologiquement par région en France en

    Entred 3 : 3ème édition d’une étude unique auprès des patients diabétiques

    Menée pour la première fois en 2001 puis renouvelée en 2007, Entred est « la seule étude qui permet de fournir des informations à la fois d’ordres épidémiologique, médical, économique et social sur les personnes traitées pour un diabète en France », indique la Haute autorité de santé.

    L’instance explique que ces données sont « indispensables » pour mettre au point les stratégie de prévention nécessaire à l’amélioration de l’état de santé, des pratiques médicales et de la qualité de vie des personnes diabétiques.

    Un échantillon de 13 000 personnes diabétiques

    L’enquête est réalisée auprès d’un échantillon de 13 000 personnes diabétiques sous traitement médicamenteux tirées au sort.

    • Elle se caractérise par une double approche patient-médecin.
    • Elle cherche aussi à décrire les évolutions survenues dans le parcours de soins, dont les démarches éducatives entreprises, le recours aux soins et l’adhérence des patients au traitement.

    Mesurer les évolutions : le recours aux objets connectés et aux applications de santé analysé

    Cette nouvelle étude nationale sur le diabète se penchera sur :

    • les évolutions sur le long terme de l’état de santé des personnes atteintes de diabète mais aussi de leur qualité de vie et du recours aux soins ;
    • les évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie, comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé.

    « Le renouvellement de l’étude Entred est crucial pour montrer les progrès réalisés depuis 2007, commente la HAS, mais aussi ceux qui restent à faire, pour mieux prendre en charge les personnes diabétiques, prévenir et retarder la survenue des complications graves (cardiaques, ophtalmologiques, podologiques, rénales…). »

    Décrire les caractéristiques des diabétiques résidant en Outre-Mer et des patients atteints de diabète de type 1

    La nouveauté de cette 3ième édition est que les spécificités de certaines populations seront étudiées.

    Des focus seront ainsi faits sur :

    • les personnes diabétiques résidant dans les départements d’Outre-mer, « sachant que le diabète et ses complications y sont près de deux fois plus fréquents qu’en métropole ».

    • les personnes adultes atteintes d’un diabète de type 1, pour lesquelles peu de données sont aujourd’hui disponibles.

    Les résultats de l’étude Entred 3 sont attendus à partir de mi-2020.

  • Centre-Val de Loire : lancement du 1er Living Lab français d’IA dédié à la santé

    L’université de Tours (Indre-et-Loire) et la Mutualité Française Centre-Val de Loire créent le premier Living Lab français d’intelligence artificielle (IA) dédié à la santé, décrit par les 2 partenaires comme « un lieu d’expérimentation, d’acculturation et de formation des professionnels aux nouveaux outils dotés d’IA ».

    La signature officielle de l’accord-cadre aura lieu le lundi 25 mars 2019 à Tours entre Philippe Vendrix, président de l’établissement tourangeaux, et Bernard Vigouroux, président de la Mutualité Française Centre-Val de Loire.

    Un lieu d’expérimentation et de recherche

    Les fondateurs ambitionnent de créer un lieu d’expérimentation et de recherche où collaboreront concepteurs, utilisateurs et financeurs afin de maîtriser les mutations induites par les nouvelles technologies et en particulier l’intelligence artificielle.

    Le Living Lab se propose d’identifier « à la fois les leviers de succès ou les sources de blocage » de ces technologies, « en partant du besoin des usagers et des connaissances des professionnels », avec pour objectif « de développer, en lien avec les industriels ou start-ups, celles qui seront les plus appropriées aux usagers ».

    Les professionnels de santé, utilisateurs de ces outils, participeront activement aux études et analyses. Il s’agira de dessiner les mutations des métiers et des savoirs mais aussi des organisations et des entreprises, et d’identifier les opportunités de développement de nouvelles offres répondant à un suivi individualisé, quel que soit le lieu de résidence de l’usager et/ou celui de sa famille.

    Les premières initiatives du Living Lab

    Le Living Lab engagera dès avril 2019 deux initiatives in situ dans 2 établissements de la Mutualité situés en périphérie de Tours.

    • Il se penchera sur la question du maintien de l’autonomie des personnes âgées, avec la mise en place d’un robot de diagnostic médical auto-administré au sein de la Résidence-autonomie Les Fosses Boissées, à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire).
    • Il cherchera également à savoir comment favoriser les interactions équipes-résidents-familles à l’Ehpad de Beaune, situé à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), en proposant des simulations cognitives aux résidents grâce à l’utilisation d’un robot doté d’IA.  

    Parallèlement, une recherche lancée en centre de simulation rassemblera des groupes de 15 à 20 professionnels de santé, dont certains expérimentent les outils dans le cadre de scenarii d’usage, le rôle des patients pouvant être joué par des acteurs professionnels ou des patients-experts.

    Seront examinées les incidences organisationnelles en termes de prise en charge et d’accompagnement du résident, la perception de la technologie et de son utilisation par le personnel, l’intégration de cette technologie dans le parcours de soins ainsi que l’incidence sur les procédures de travail individuel ou d’équipes.

    L’équipe analysera également quels sont les besoins et les usages à développer en lien avec les résultats de recherches, et ce en partenariat avec les industriels ou les start-ups. 

  • PCPE

    Pôles de compétences et de prestations externalisées

  • ARS Bretagne : un AMI pour généraliser Gwalenn, outil numérique de parcours et de coordination

    L’agence régionale de santé (ARS) Bretagne lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) régional pour identifier les structures et organisations qui souhaitent utiliser Gwalenn, l’outil numérique du groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Bretagne. Il s’adresse aux centres locaux d’information et de coordination (Clic), au réseaux de santé spécifique, aux pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE) et aux plateformes territoriales d’appui (PTA) nouvellement constituées.

    Les structures et organisations concernées doivent renseigner une fiche type (ci-contre) et la retourner avant le 15 avril 2019 à ars-bretagne-dis@ars.sante.fr.
    Une réponse leur sera adressée courant juin 2019.

    Un second AMI pour généraliser l’outil Gwalenn

    Les MAIA, les PTA et les réseaux de santé spécifiques de la région ont exprimé le souhait de disposer d’un système d’information partagé pour accompagner la prise en charge de certaines situations complexe. C’est dans ce contexte qu’a été acquis l’outil numérique de gestion des parcours Gwalenn, une démarche accompagné par le GCS e-santé Bretagne.

    La solution a déjà été déployée dans les MAIA et les PTA

    En 2018, la priorité était de déployer le dispositif auprès des MAIA et des PTA. « Il semble à présent opportun de généraliser son déploiement auprès des professionnels travaillant au quotidien avec les dispositifs d’appui à la coordination : Clic, PTA nouvellement constituées, réseaux de santé spécifiques, et PCPE », explique l’agence régionale de santé Bretagne dans un communiqué publié le 7 mars 2019, date de diffusion de l’appel à manifestation d’intérêt.

    Dans ce cadre, l’ARS lance un second AMI dans l’optique d’identifier les acteurs souhaitant intégrer cette démarche régionale et de planifier l’accompagnement pour la mise en place de ce service numérique.

    Gwalenn vise à faciliter la prise en charge des patients tout au long de leur parcours

    Gwalenn, fruit d’une co-construction régionale et pluridisciplinaire, a été mis en place pour faciliter la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de soins. L’annonce de son déploiement est parue au mois de juin 2018.

    L’outil permet notamment :

    • de créer le dossier d’une personne (données administratives, qualifier le statut du dossier dans la structure) ;
    • d’associer des événements et rendez-vous sous forme de fiche de suivi ;
    • d’ajouter les professionnels et structures travaillant autour de la personne, en lien direct avec l’annuaire régional ;
    • d’ajouter les coordonnées de l’entourage de la personne ;
    • de créer un projet de coordination : liste de problématique, et plan d’action associé ;
    • de générer automatiquement un plan de soins individualisé (PSI), et un document de type plan personnalisé de soins (PPS).

    L’outil sera abondé de nouvelles fonctionnalités au fil du temps

  • Singapour : les données de 800 000 donneurs de sang restées en accès libre pendant 2 mois

    Les données personnelles de plus de 800 000 donneurs de sang sont restées en accès libre en ligne pendant 2 mois à Singapour. C’est un chercheur en sécurité qui a signalé la faille. L’expert a réussi à accéder à la base de données rassemblant les nom, prénom, sexe, taille, poids, numéro de sécurité sociale, groupe sanguin, nombre de dons et dates des 3 derniers dons de toutes les personnes ayant effectué un don de sang entre 1986 et janvier 2019, précise le quotidien national The Straits Times dans un article publié le 15 mars 2019.

    Il n’est pas indiqué quel est le système de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR) utilisé mais le journal explique que les données n’étaient pas accessible directement depuis un navigateur web. Le chercheur mentionné a exploité une vulnérabilité de la solution pour accéder à la base à l’aide du client du SGBDR en question.

    Les moteurs de recherche classiques n’ont pas pu référencer ces données mais des moteurs d’appareils connectés à internet, comme Shodan, ont sûrement dû guider le chercheur vers cette base défaillante, analyse The Straits Times. En effet, Shodan référence tous les services et application détectés pour une adresse IP publique donnée et révèle aussi les vulnérabilités pouvant être exploitées sur les servies découverts.

    le Dr Mimi Choong May Ling , P.-D.G. de la Health Sciences Authority (HSA), équivalent singapourien de l’établissement français du sang, a tenu à rassurer les donneurs de sang en soulignant qu’une seule connexion externe, celle du chercheur qui a donné l’alerte, avait été identifiée sur cette base de données, hébergée chez Secur Solutions Group.

    Données de santé : 3 failles majeures recensés à Singapour en moins d’un an

    Il s’agit de la troisième fuite majeure de données de santé recensée au sein de la cité-État en moins d’un an.

    Janvier 2019 : les données de plus de 14 000 personnes atteintes du VIH piratées

    Le 28 janvier 2019, le ministère de la Santé singapourien révélait que les données confidentielles de 14 200 personnes atteintes du VIH, dont celles de 8 800 étrangers, avaient été piratées puis mises en ligne.

    Été 2018 : les informations d’environ 1,5 millions de citoyens volées

    Ce hack est survenu quelques mois après l’annonce d’une autre faille de sécurité de grande ampleur, qui avait cette fois visée les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018. Les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong, avaient été volées.

  • Australie-Occidentale : Atos choisi pour assurer la transformation numérique du ministère de la Santé

    La société de services et de conseils en informatique (SSII) français Atos signe un contrat de 5 ans à hauteur de 124 millions de dollars australiens (environ 78,2 M€) pour réaliser la transformation numérique des systèmes informatiques du ministère de la Santé de l’Australie-Occidentale (WA Health) et mieux accompagner le système de santé publique local.

    Dans le cadre de ce partenariat, Atos travaillera avec le fournisseur de services informatiques du ministère, WA Health Support Services (HSS), pour « assurer la transition de l’infrastructure existante de l’opérateur historique vers les plateformes cloud d’Atos », précise la société française dans un communiqué publié le 13 mars 2019.

    Cette transformation reposera sur les services appelés « GovNext-ICT » pour fournir une solution de cloud hybride ainsi qu’un « modèle flexible et adaptable à la demande ». L’objectif est de permettre au système du ministère australien d’améliorer les processus opérationnels grâce à davantage d’agilité et de réduire les coûts, tout en améliorant l’expérience des patients.

    La migration vers le cloud hybride permettra :

    • « d’échelonner les coûts opérationnels en fonction de l’évolution de la demande en matière d’infrastructures de santé ;
    • de fournir des services avec un minimum temps et de coût ;
    • d’adopter un système de paiement « pay-as-you-go » ;
    • de tirer parti des nouvelles technologies et de l’innovation sans avoir à procéder à des mises à niveau à grande échelle des infrastructures ;
    • de migrer les applications du WA Health vers des architectures modernes qui supportent des niveaux plus élevés de disponibilité, de capacité, de performance et d’évolutivité », indique Atos.
  • WA Health

    Western Australian Department of Health

  • Health Data Hub : la majorité propose de passer d’un GIP à une société par actions simplifiée (SAS)

    La majorité propose d’attribuer un statut de droit privé au Health Data Hub, la future plateforme nationale de données de santé. Le projet de loi, en débat depuis le 18 mars 2019 à l’Assemblée nationale, prévoyait à l’origine de faire évoluer l’actuel Institut national des données de santé (INDS), en charge du système national des données de santé (SNDS) au Health Data Hub, tout en conservant le statut de groupement d’intérêt public (GIP) de l’entité.

    Or, certains députés La République en marche (LREM) cités par Acteurspublics.com suggèrent d’en faire une société par actions simplifiée (SAS), avançant :

    • que « le nombre important d’acteurs représentés dans la gouvernance du GIP constitue une source de blocages récurrents » ;
    • que la gouvernance des structures type SAS est « sensiblement plus flexible que celle d’un GIP » et pourra « évoluer dans le temps de manière beaucoup plus souple au regard des besoins et des enjeux » ;
    • qu’une société de droit privé permettrait de « fluidifier diverses démarches » d’achat de matériel ou de prestations intellectuelles et de faciliter la signature de partenariats avec le privé ainsi que la rétribution des producteurs ayant mis à disposition leurs données sur la plateforme ;
    • qu’une telle organisation privée serait plus appropriée pour la mise en place de projets « développant une activité commerciale et visant à attirer des compétences plus généralement trouvées dans le secteur privé », comme des ingénieurs, des développeurs informatiques et autres experts en science des données ;
    • que le choix du statut de SAS « peut envoyer un signal fort de modernité et d’attractivité et donner de la visibilité à l’international, dans un secteur où la création de champions nationaux ou européens est un enjeu majeur pour les années à venir ».

    L’État serait l’actionnaire majoritaire de cette SAS

    La SAS ainsi imaginée serait détenue majoritairement par l’État ou des organismes publics comme la Caisse des dépôts et consignations ou l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).

    2 autres amendements déposés mettent en avant 2 cas de figure :

    • cas n°1 : l’État est actionnaire du Health Data Hub à hauteur de 66 % ;
    • cas n°2 : l’État est actionnaire à hauteur de 95 %.

    Le sujet risque de susciter le débat, en raison notamment du caractère sensible des questions liées à l’exploitation des données, en particulier de santé.

    Éviter la multiplication des parties prenantes décisionnaires

    Le rapport de préfiguration du Health Data Hub remis fin 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ne proposait pas explicitement de conférer à cette nouvelle entité un statut de droit privé.

    Cependant, ses auteurs admettaient que « les contraintes qui s’exercent sur un certain nombre de GIP sont incompatibles avec les ambitions que l’on souhaite atteindre dans ce projet », en ce qui concerne notamment le recrutement de compétences, « aujourd’hui rares, chères et convoitées », et la gestion de la structure, soulignant par exemple que les procédures de contrôle économique et financier manquaient de souplesse.

    Ils suggéraient ainsi d’éviter le « travers consistant à multiplier les parties prenantes décisionnaires », citant l’INDS, pour lequel 15 acteurs sont impliqués.

  • Étude : l’Apple Watch est capable de détecter la fibrillation auriculaire (université Stanford)

    La montre connectée d’Apple peut permettre de détecter la fibrillation auriculaire, révèle une étude clinique lancée en novembre 2018 et publié en mars 2019 par l’École de médecine de l’université Stanford (Stanford School of Medicine, Palo Alto, Californie). La détection de ce trouble du rythme cardiaque permet de prévenir des pathologies graves telles que l’insuffisance cardiaque ou l’accident vasculaire cérébral.

    400 000 personnes ont participé à ces travaux, financés par la marque à la pomme. Elles ont reçu des notifications via l’application dédiée, Apple Heart Study, lorsque le capteur de l’Apple Watch détectait un pouls irrégulier.
    Les participants concernés se voyaient alors recommander de fixer un rendez-vous pour une consultation de télémédecine puis de porter pendant une semaine des patchs enregistrant leur rythme cardiaque.

    Pour vérifier la pertinence des informations enregistrées par l’Apple Watch, elles ont été comparées à des électrocardiogrammes. L’algorithme de détection du pouls du produit Apple s’est alors révélé efficace à 71 % en cas d’irrégularités.

    « Seuls 0,5 % des participants ont reçu des notifications de pouls irrégulier »

    84 fois sur 100, les participants ayant reçu des notifications de pouls irrégulières se trouvaient en fibrillation auriculaire au moment de la notification.

    « Un tiers (34 %) des participants qui ont reçu des notifications de pouls irrégulier et qui ont ensuite utilisé un patch ECG plus d’une semaine plus tard ont présenté une fibrillation auriculaire », indique l’université dans le compte rendu de l’étude. « Étant donné que la fibrillation auriculaire est une affection intermittente, il n’est pas surprenant qu’elle ne soit pas détectée lors de la surveillance ultérieure du patch ECG », explique l’établissement.

    Par ailleurs, « seuls 0,5 % des participants ont reçu des notifications de pouls irrégulier, ce qui constitue une donnée importante eu égard aux inquiétudes concernant notifications excessives », précise la note.

    Les participants à l’étude ont pu utiliser une Apple Watch Series 1, 2 ou 3, mais pas la dernière version de la montre connectée, Series 4, qui a enrichi ses fonctionnalités dans le domaine de la santé au point d’avoir été certifiée dispositif médical par la FDA, car elle n’a été commercialisée qu’après le lancement du programme.

    « Les résultats de l’étude Apple Heart soulignent le rôle potentiel que les technologies numériques innovantes peuvent jouer pour une santé plus axée sur la prévention », a déclaré Lloyd Minor, doyen de la Stanford School of Medicine.

    « L’appareil pourrait faire plus de mal que de bien »

    « L’appareil pourrait faire plus de mal que de bien », prévient dans un article Larry Husten, journaliste spécialisé en cardiologie, car « les anecdotes ne sont pas des données ». Il souligne que l’étude n’est pas « un essai contrôlé randomisé », contrairement aux pratiques standard de la recherche médicale. « Purement observationnelle », elle ne dit pas ce qui aurait pu arriver à un groupe témoin de 400 000 personnes n’ayant pas utilisé la montre Apple Watch.

    Larry Husten redoute que des personnes réellement atteintes de fibrillation auriculaire négligent de consulter après des symptômes, « faussement rassurées par l’absence de toute alerte de leur Apple Watch », car les travaux ne livrent aucune donnée sur les faux négatifs. Il redoute également l’impact de faux positifs, avec un afflux de personnes en bonne santé affolées par une alerte vers des services de santé déjà surchargés ainsi que les effets secondaires des médicaments qui leur seront prescrits.

  • RAAC

    Récupération améliorée après chirurgie