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  • Predilife et l’Institut Curie déploient un test de prédiction de risque du cancer du sein

    Predilife, société développant des solutions de prédiction de risque de pathologie, collabore avec l’Institut Curie dans le cadre du lancement de la nouvelle génération de MammoRisk, un test de prédiction de risque du cancer du sein qui intègre notamment un score polygénique issu d’un test salivaire. 

    Ce partenariat, annoncé début mai 2019, va permettre d’étudier une centaine de polymorphismes associés à un sur-risque de cancer du sein et de développer des projet de recherche grâce à l’expertise de l’Institut Curie dans le domaine. Grâce à ce projet, Predilife va également pouvoir développer et commercialiser ces tests.

    Un système qui prend en compte 5 principaux facteurs de risque

    Développé pour être prescrit par les médecins, MammoRisk est un test complémentaire à la mammographie et intègre 5 facteurs :

    • l’âge de la femme ;
    • la densité mammaire  ;
    • le nombre d’antécédents familiaux ;
    • un antécédent (ou non) de biopsie mammaire ;
    • un score polygénique, calculé à partir des dernières publications scientifiques.

    Le score polygénique 

    Ce score résulte de l’analyse de centaines de milliers de variations ponctuelles du génome ou polymorphismes ou encore de SNPs. Ces variations fréquentes sont des polymorphismes, dont certains ont été associés au cancer du sein. Pris un à un, ils ont une faible incidence mais certaines de leur combinaison ont un fort impact sur le risque du cancer du sein, comparable aux facteurs reconnus tels que la densité mammaire. 

  • MACSF et Leah s’associent pour soutenir le déploiement de la téléconsultation chez les PS en France

    MACSF, assureur des professionnels de santé, s’associe à Leah, structure créée par l’entreprise Feelae et spécialiste de la téléconsultation en ligne, dans l’optique de soutenir le développement de la téléconsultation chez les professionnels de santé en France.

    Les 2 entités souhaitent participer à une digitalisation « éthique et contrôlée » de la médecine, indiquent-elles dans un communiqué publié le 6 mai 2019. L’ensemble des données recueillies sont stockées chez OVH Healthcare, hébergeur agréé santé par la Haute autorité de santé (HAS), et la plateforme Leah est en conformité avec les recommandations de la HAS, de la Cnil et du RGPD, est-il précisé.

    À travers ce partenariat, MACSF permet à ses sociétaires de bénéficier du service de téléconsultation de Leah et ainsi « d’optimiser leur temps médical (…) avec la même qualité de soins pour leurs patients », commente Thierry Houselstein, directeur médical de la mutuelle. Il précise que le professionnel de santé « reste maître de son agenda » et que la téléconsultation « est couverte par [le] contrat RCP [de l’assureur], à partir du moment où le sociétaire en a déclaré la pratique ».

    « Le monde de la santé est en pleine mutation. Pour répondre à ces évolutions, le groupe MACSF soutient différentes start-up qui travaillent sur ces problématiques, en les accompagnant très tôt dans leur développement. Nous avons décidé de soutenir Leah, car nous croyons en leur solution qui peut apporter une réponse innovante à nos sociétaires », déclare de sont côté Stéphane Dessirier, directeur général de MACSF.

  • SI-VIC : 100 médecins appellent à la « désobéissance éthique » et demandent une enquête parlementaire

    « Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel », déclare un collectif de plus de 100 médecins. Dans une tribune publiée par L’Express le 7 mai 2019, ils demandent « l’ouverture d’une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur l’utilisation dévoyée du logiciel SI-VIC ».

    Dénonçant « le fichage de patients « Gilets jaunes » à des fins possibles d’exploitations politiques ou judiciaires », les médecins signataires invoquent « un devoir de « désobéissance éthique » (…) face à une injonction irréalisable au regard de [leur] éthique et de [leur] déontologie, [à] la violation du secret professionnel au détriment des malades [et] en dehors de toute dérogation légale ».

    Selon le texte, « les tentatives de communication, de justification et, finalement, de diversion de l’AP-HP et de l’ARS Île-de-France sont autant d’aveux de culpabilité (…). Pour fuir leurs responsabilités, les autorités sanitaires se défaussent sur nous, soignants », indiquent les signataires. 

    « Comme l’histoire l’a montré maintes fois, ajoutent-ils, face à l’indigne les médecins n’ont pas vocation à obéir, et ont su résister, parfois au péril de leur vie pour respecter le serment d’Hippocrate dans l’intérêt des patients et des citoyens ».

    Des précisions juridiques

    « Nous refusons le fichage des « Gilets jaunes » blessés arrivant aux urgences, (…) de même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l’hôpital à des fins autres que médicales », notent les signataires.

    Ils rappellent qu’au terme de l’article R.4127-4 du code de la santé publique, le non-respect du secret professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

    Des signataires éminents

    On remarque dans la liste des signataires les noms des professeurs Bernard Debré, Pierre-Louis Druais, André Grimaldi, Laurent Lantieri, Michel Reynaud, Laurent Thines, Guy Vallancien ainsi que ceux des médecins engagés Gerard Kierzek, Jerôme Marty, Patrick Pelloux, Xavier Emmanuelli et Jacques Bérès.

    On y trouve aussi le député LREM Joachim Son-Forget et Philippe Denormandie, père du ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie. « Je fais la distinction entre le sujet des Gilets jaunes et celui de l’anonymat des personnes à l’hôpital. Ce dysfonctionnement autour du fichage des patients pourrait donner de mauvaises habitudes et c’est cela qu’on a souhaité dénoncer », explique ce dernier à L’Express.

  • Téléconsultation en soins palliatifs à Oscar Lambret : 100 % des patients et aidants veulent réitérer

    Les téléconsultations ont été mises en place en mars 2018 par le Dr Stéphanie Villet, chef de service de l’unité de soins palliatifs d’Oscar Lambret à Lille depuis 10 ans, pour répondre aux attentes de ses patients : remplacer les consultations en présentiel souvent douloureuses (déplacement, ambulance, attente, stress…) par une téléconsultation réalisée depuis leur domicile.
    Ces patients arrivaient en effet à Oscar Lambret nauséeux, stressés, fatigués… heureux de voir leur médecin mais éprouvés par le trajet et avec l’angoisse d’une possible ré-hospitalisation, indique à Health & Tech Intelligence la responsable. Être suivis chez eux est plus confortable, permet d’inclure plus facilement les aidants et de partager son environnement avec le médecin.

    À ce jour, une vingtaine de patients, âgés de 40 à 92 ans, ont bénéficié des téléconsultations, avec pour certains plusieurs téléconsultations. Ainsi, le premier patient a bénéficié d’une dizaine de téléconsultations sur une durée de 8 mois. Aucun patient n’a refusé l’acte, 100 % des patients et aidants veulent réitérer et tous se déclarent très satisfaits. Quand il y en avait, les craintes initiales ont toujours pu être levées, souligne le Dr Villet.

    Le service a reçu le prix de l’innovation Unicancer en novembre 2018 (catégorie « Prix spécial du jury ») pour cette nouvelle organisation, qui est une première nationale, et fait actuellement des émules : plusieurs établissements (Institut Curie, CLCC Reims et Marseille…) souhaitent que leurs patients puissent bénéficier de ce suivi.

    Le Dr Stéphanie Villet, qui travaille dans l’unité de soins palliatifs d’Oscar Lambret depuis 20 ans, revient en détail pour H&TI sur la réalisation de téléconsultations au sein de son unité.

    La mise en place des téléconsultations demande une organisation bien définie mais aussi de la souplesse entre autres pour la coordination avec l’HAD (HAD Santelys, partenaire du projet) et le médecin traitant.

    Critères pour la mise en place des téléconsultations

    • Le patient doit être connu (vu moins d’un mois avant le début de la première téléconsultation) et avoir été examiné dans le service.
    • Il faut connaitre l’évolution de la pathologie. « Ce sont des personnes que nous suivons et dont nous connaissons la maladie et ses évolutions. Je n’ai pas besoin de les examiner physiquement », explique le Dr Stéphanie Villet.
    • La téléconsultation doit être organisée :
      • en coordination avec la HAD : une infirmière de la HAD est présente auprès du patient lors de la téléconsultation et permet un échange avec le patient au cours de la téléconsultation, souvent nécessaire du fait de la lourdeur de la pathologie ;
      • en partenariat avec le médecin traitant qui doit être associé. En cas de situation complexe, il peut être présent, et même être « les mains du médecin de l’unité de soins palliatifs » si un examen clinique est nécessaire, précise la chef de service.

    Organisation des téléconsultations :

    Les téléconsultations sont proposées au patient au décours d’une hospitalisation ou à la suite d’une consultation présentielle. Le consentement du patient est obtenu et enregistré. Il faut s’assurer de la présence possible d’un soignant de la HAD au domicile. Le matériel de téléconsultation est par ailleurs celui de la HAD et est amené au domicile par l’IDE (utilisation d’un Skype sécurisé).

    • Le rendez-vous est donc pris en amont, avec envoi d’un lien « invitation » date/heure (pour le patient et pour le soignant).
    • Le soignant présent le jour de la téléconsultation verra le patient quelques jours avant (et pourra éventuellement tester la qualité de la liaison).

    Le jour de la téléconsultation :

    Connexion et réalisation de la téléconsultation avec présence de l’IDE et éventuellement le médecin traitant.

    Après la téléconsultation :

    • Un courrier est envoyé au médecin traitant avec proposition d’un échange téléphonique si nécessaire. Il est possible de faire une ordonnance pour adapter le traitement ou la prise en charge et de l’envoyer en hospitalisation à domicile.
    • Une nouvelle date de consultation est proposée, soit en présentiel, soit en téléconsultation.
    • Une évaluation est réalisée par le médecin consultant, et par l’IDE au domicile.

    La téléconsultation réalisée dans ce cadre permet un échange de qualité entre le patient et son médecin avec un avis spécialisé, elle améliore la prise en charge, permet la réalisation de soins sous assistance du médecin (aspirations, traitement des plaies, nursing…). Elle renforce les liens entre la ville et l’hôpital, participe à la diffusion de la médecine palliative et à l’enseignement des professionnels de ville ou de la HAD.

    Pour le médecin, la téléconsultation est plus rapide qu’une consultation en présentiel (habillage, accompagnement du patient, etc. réalisés par l’infirmière de l’HAD qui prépare le patient au domicile). Elle évite pour le patient des passages aux urgences et permet de raccourcir les délais entre consultations (15 jours vs 1 mois)

    Aspect financier : l’IDE est rémunérée dans le cadre de l’HAD

    Les téléconsultations ont dans un premier temps été réalisées gratuitement. l’IDE est rémunérée dans le cadre de l’HAD, le médecin traitant, s’il est appelé, est rémunéré pour sa consultation. Depuis septembre 2018 et l’entrée en vigueur de l’acte dans le droit commun, les téléconsultations sont rémunérées.

    Perspectives : élargir le nombre de patients pouvant bénéficier des téléconsultations

    Actuellement, et bien que plusieurs médecins du service se soient impliqués dans la pratique, l’activité est limitée par l’organisation à mettre en place en coordination avec l’HAD et est concentrée sur une demi-journée par semaine. Cette situation rend difficile l’augmentation du nombre de patients télésuivis.

    Toutefois, au vu des bénéfices apportés aux patients, le Dr Stéphanie Villet souhaite pouvoir proposer la téléconsultation à plus de patients et envisage d’inclure ceux qui pourraient réaliser les téléconsultations de leur domicile sans présence de l’IDE de HAD.

  • TokTokDoc lève 2 millions d’euros pour lancer sa polyclinique virtuelle

    TokTokDoc, spécialiste de la télémédecine en Ehpad, réalise une levée de fonds de 2 millions d’euros menée par Arkéa Capital et des investisseurs privés. La société prévoit d’employer les fonds récoltés au développement de la première policlinique virtuelle de France, au doublement de ses effectifs sur les 12 prochains mois pour passer à 40 collaborateurs et à l’extension de son service aux secteurs sanitaire et ambulatoire, précise-t-elle dans un communiqué daté du 7 mai 2019.

    TokTokDoc, une marque de la société Nemo Health, déploie depuis 18 mois une solution permettant la mise en relation d’un résident en Ehpad avec un médecin au moyen d’une tablette tactile et d’un stéthoscope connecté, grâce à l’accompagnement d’un(e) infirmier(ère), « clé de voûte de la prise en charge télémédicale ».  La société estime que sa solution, qui a déjà équipé plus de 150 établissements en France et 12 000 patients, permet « un meilleur suivi médical » des résidents tout en réduisant le nombre de déplacements et d’hospitalisations évitables.

    Avec son projet de polyclinique virtuelle, TokTokDoc ambitionne désormais d’assurer aux patients « une prise en charge télémédicale de bout en bout grâce à une maîtrise de la chaîne de tous les intervenants, médecins et infirmiers(ères) ».

    Spécialiste des Ehpad, TokTokDoc prévoit aujourd’hui de proposer son service à l’ensemble du secteur médico-social , aux structures sanitaires (établissements de santé et soins de suite et réadaptation) ainsi qu’à l’ambulatoire (services infirmiers à domicile). Ce marché représenterait en tout plus de 30 000 structures et près de 2 000 000 de patients.  

  • IA : eMurmur obtient la certification de la FDA pour son outil de détection de souffle cardiaque

    L’outil de détection des souffles cardiaques eMurmur ID, de la société canadienne eMurmur, a reçu l’autorisation de la FDA, l’agence américaine chargée des dispositifs médicaux. La technologie en question est « une solution mobile et cloud qui fonctionne avec un stéthoscope électronique » et qui utilise l’apprentissage automatique pour identifier les souffles cardiaques normaux et pathologiques ainsi que « l’absence de souffle cardiaque et les sons cardiaques S1, S2 », précise eMurmur dans un communiqué daté du 7 mai 2019.

    L’autorisation est datée du 17 avril 2019, est-il indiqué sur la base de données de la FDA.

    L’application mobile et le portail web associés au dispositif sont tous deux conformes à la norme HIPAA. Grâce à une base de données comprenant 1 000 enregistrements cardiaques et des évaluations de cardiologues, eMurmur affiche un taux d’exactitude supérieur à 85 %, rendant accessible à tout professionnel de santé l’auscultation de niveau expert.

    « Nous pensons qu’eMurmur ID pourrait potentiellement bouleverser les pratiques de dépistage du souffle cardiaque et en réduire considérablement le coût pour les systèmes de santé du monde entier. »,commente Andrew Schriefl, P.-D.G. et cofondateur d’eMurmur.

    Le Pr Derek Exner, conseiller médical de la société et titulaire de la chaire de recherche l’Université de Calgary sur les essais cliniques cardiovasculaires, ajoute qu’eMurmur ID fournit aux professionnels de santé « un outil de dépistage puissant [et] une méthodologie permettant de confirmer leurs diagnostics cliniques » : il explique que l’homologation se fonde sur « cinq études [menées] sur plus de 1 000 patients, y compris [sur] des essais multicentriques à l’aveugle ».

  • L’Arabie Saoudite déploie une appli de prise de RDV pour faciliter l’accès aux services de santé

    Afin de faciliter l’accès aux services de santé sur l’ensemble du pays, le ministère saoudien de la Santé (MOH) a mis en œuvre diverses mesures, dont le lancement récent de Mawid (« rendez-vous » en arabe), une application de prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Dans l’optique d’une transformation numérique du système de santé en Arabie Saoudite, le MOH s’est engagé à développer les solutions de e-santé, positionnant la technologie numérique comme facteur clé pour le déploiement d’un système entièrement intégré.

    Une automatisation des demandes de rendez-vous 

    Mawid est une application qui s’inscrit dans cette initiative de transformation numérique. Conçue pour permettre aux utilisateurs des services de santé de gérer eux-mêmes leur parcours de soins, elle centralise et automatise les demandes de rendez-vous médicaux à travers le système de santé en les reliant électroniquement et en rationalisant leurs opérations.

    Le ministère de la Santé a réussi à supprimer les obstacles liés à l’échange des données pour que les professionnels de santé puissent partager leurs calendriers de rendez-vous médicaux entre eux et les utilisateurs, qui ont la possibilité de réserver et gérer leurs rendez-vous instantanément grâce à Mawid.

    Via une fonctionnalité intégrée dans l’application permettant de capter divers renseignements sur les patients, comme leur satisfaction à temps réel, le MOH peut améliorer ses services en temps réel. 

    La première étape d’une stratégie numérique plus large

    Au cours de sa première année d’utilisation :

    • Mawid a été adoptée par 98 % des hôpitaux et centres de soins de santé primaires ;
    • 6,5 millions d’utilisateurs se sont inscrits au service en ligne ;
    • 16 millions de rendez-vous ont été pris via l’application, qui a permis de réduire les délais d’attente pour l’obtention d’une consultation.

    Des enquêtes effectuées auprès des utilisateurs indiquent un taux de satisfaction de 78 % pour l’utilisation de Mawid. Un centre d’appel du MOH a par ailleurs été installé pour répondre aux questions des usagers.

    La stratégie numérique de l’Arabie Saoudite devrait s’élargir dans les prochaines années. 

  • Projet d’avenant n° 7 sur l’assistant médical (AM) : le profil de l’AM et la prise en charge précisés

    L’assistant médical (AM) recruté, soignant ou administratif, devra être doté d’une qualification professionnelle ad hoc, qui sera obtenue à l’issue d’une formation spécifique, intégrant une éventuelle validation des acquis de l’expérience (VAE) ; pour les médecins installés en zone sous dense au sens du 1434-4 1° du code de la santé publique (zones éligibles aux aides conventionnelles), le financement d’un assistant médical à hauteur d’un équivalent temps plein pour un médecin est possible.
    Ces 2 précisions font partie des principales modifications apportées au projet d’avenant n°7 à la Convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie signée le 25 août 2016, texte faisant l’objet d’une dernière réunion de négociation, le 9 mai 2019, entre l’Uncam et la Fédération française des médecins généralistes, la Fédération des médecins de France, le Bloc, la Confédération des syndicats médicaux français, le Syndicat des médecins libéraux ainsi que l’Union nationale des caisses d’assurance maladie complémentaires (Unocam).

    Ces changements précisent notamment le profil de l’AM et la prise en charge ainsi que l’option spécifique de financement et d’engagement en zone sous-dense, dont le montant de l’aide apportée par l’Assurance maladie au médecin pour l’embauche de l’assistant médical : 36 000 euros par médecin la 1ère année de l’embauche, 27 000 euros maximum la 2ième année, 21 000 euros maximum à partir de la 3ième année.

    Cet avenant s’inscrit dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2019, qui a habilité les partenaires conventionnels à définir les conditions et modalités de participation financière de l’assurance maladie « pour faciliter le recrutement, dans les cabinets médicaux libéraux, d’assistants médicaux », est-il rappelé dans le texte. « Ces assistants médicaux doivent leur permettre de libérer du temps médical afin notamment de pouvoir suivre un plus grand nombre de patients, mieux les prendre en charge, coordonner leurs parcours et s’engager plus fortement dans des démarches de prévention », précise le projet d’avenant.

    Dans ce cadre, les partenaires conventionnels s’accordent :

    • « sur la nécessité d’accompagner la mise en œuvre de cette mesure, en permettant aux médecins libéraux de percevoir une aide conventionnelle à l’embauche d’assistants médicaux dans leurs cabinets, et ce, dès le deuxième semestre 2019 » ;
    • « pour reconnaitre que le développement et la généralisation de l’exercice coordonné des professionnels de santé et plus généralement de l’ensemble des acteurs sanitaires et médico-sociaux sur un territoire, constituent un levier prioritaire pour répondre aux enjeux d’accès aux soins et de qualité des prises en charge :
      • volonté : valoriser l’engagement des médecins dans ces démarches en faveur d’un exercice coordonné et de la continuité des soins. Dans ce cadre, ils conviennent de faire évoluer le forfait structure.
    • pour procéder à quelques aménagements du texte de la convention médicale.

    Synthèse des modifications apportées à l’avenant n°7

    Article 9-2 Profils et formation de l’assistant médical

    Quel que soit le profil de la personne recrutée en qualité d’assistant médical (profil soignant ou administratif), ce dernier devra être doté d’une qualification professionnelle ad hoc, qui sera obtenue à l’issue d’une formation spécifique, intégrant une éventuelle validation des acquis de l’expérience (VAE), dont le contenu et la durée seront déterminés dans le cadre de la convention collective des personnels des cabinets libéraux.

    Article 9-3-5 Dérogations aux critères d’éligibilité

    • Éligibilité des médecins bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou atteints d’une affection de longue durée (ALD)

      Par dérogation, les médecins bénéficiant de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou souffrant d’une affection de longue durée (ALD) dont le handicap ou la pathologie ont un impact sur leur activité peuvent être éligibles au dispositif, quel que soit leur niveau de patientèle initiale pour les aider à maintenir un niveau d’activité correspondant au besoin de soins des patients du territoire d’exercice du médecin.
      – L’accord sur l’éligibilité à la contractualisation est pris par le directeur de la caisse après avis du service médical placé près de ladite caisse.
      – L’appréciation du niveau de financement d’assistant médical nécessaire et des objectifs fixés au niveau de l’augmentation ou du maintien du niveau de patientèle sont définis conjointement par le médecin et la caisse au regard de la situation du médecin et des besoins du territoire en termes d’accès aux soins.
      Cette appréciation du niveau des financements et des objectifs fixés peut faire l’objet d’une révision chaque année si nécessaire.

    • Éligibilité des médecins généralistes avec une forte patientèle d’enfants de moins de 16 ans

      Par dérogation au critère de seuil minimal de patientèle médecin traitant adulte fixé à l’article 9-3-4, les médecins généralistes ne remplissant pas ce critère au motif d’une forte proportion d’enfants de moins de 16 ans dans leur patientèle file active (supérieure à 25 %) sont éligibles au dispositif, dès lors que leur patientèle file active se situe au-dessus du 30ème percentile.
      – Pour la fixation des objectifs de ces médecins, les engagements sont fixés en fonction de leur patientèle file active.
      – Pour le suivi de leurs engagements, la patientèle médecin traitant adulte et la patientèle file active sont prises en compte.

    Dérogations au principe de regroupement :

    • Médecins en zones sous denses
    • Médecins regroupés fonctionnellement
      Les médecins n’exerçant ni en zones sous denses ni dans un même lieu physique peuvent bénéficier du financement du recrutement d’un assistant médical à 2 conditions :
      – avoir au moins un niveau de patients médecin traitant adulte ou de file active pour les autres spécialités équivalent au 70ème percentile ;
      – avoir recours à un même assistant médical dans une logique de meilleure coordination de leurs conditions d’exercice.

    Article 9-5-1 Modalités d’attribution de l’aide et contrepartie

    Les modalités d’attribution de l’aide au recrutement de l’assistant médical sont réalisées selon l’option choisie par le médecin employeur, c’est-à-dire selon le niveau d’engagement et de financement qu’il choisit.

    Le médecin peut changer d’option sur la base d’un avenant au contrat, dès lors que les conditions de recrutement de l’assistant médical sont amenées à évoluer.

    Article 9-5-2 Le niveau de financement par l’assurance maladie pour l’aide au recrutement d’assistants médicaux et les contreparties attendues

    Article 9-5-2-1. Principes : un financement pérenne et des engagements modulés selon la taille de patientèle des médecins

    • Pour ce qui concerne les médecins des autres spécialités médicales

    Deux options sont offertes aux médecins permettant à chaque groupe de médecins de choisir son organisation, selon le niveau de financement alloué et les engagements en contrepartie.

    Article 9-5-2-4. Option spécifique de financement et d’engagement en zone sous-dense

    Par dérogation, pour les médecins installés en zone sous dense au sens du 1434-4 1° du code de la santé publique (zones éligibles aux aides conventionnelles), le financement d’un assistant médical à hauteur d’un équivalent temps plein pour un médecin est possible.

    La participation de l’Assurance maladie, selon cette option, est répartie de la manière suivante :

    • la 1ère année de l’embauche de l’assistant médical : le montant de l’aide est porté à 36 000 euros par médecin ;
    • la 2ème année de l’embauche de l’assistant médical : le montant de l’aide maximale est de 27 000 euros. À partir de la 2ème année le montant total de l’aide est proratisée en fonction du niveau d’atteinte des objectifs, conformément à l’article 9-5-2-5,
    • à partir de la 3ème année, l’aide est maintenue de manière pérenne à 21 000 euros maximum et proratisée en fonction du niveau d’atteinte des objectifs conformément à l’article 9-5-2-5.

    Objectifs fixés pour cette option :

    • Si la patientèle médecin traitant adulte et/ou file active du médecin se situe entre le 30ème percentile et le 50ème percentile : l’objectif attendu est de +35 %.
    • Si la patientèle médecin traitant adulte et/ou file active du médecin se situe entre le 50ème percentile et le 70ème percentile : l’objectif attendu est de +30 %.
    • Si la patientèle médecin traitant adulte et/ou file active du médecin se situe entre le 70ème percentile et le 90ème percentile : l’objectif attendu est de + 25 %.
    • Si la patientèle médecin traitant adulte et/ou file active du médecin se situe entre le 90ème percentile et le 95ème percentile : l’objectif attendu est de +15 %.
    • Si la patientèle médecin traitant adulte et/ou file active du médecin se situe au-delà du 95ème percentile : l’objectif attendu est de +5%.

    Pour bénéficier de cette option, le médecin devra justifier de l’embauche d’au moins 1 d’ETP d’assistant médical.

    « Au regard du nombre de contrats de recrutement d’assistants médicaux déjà signés et des besoins de santé du territoire, et notamment le nombre de patients restant sans médecin traitant au sein du territoire, le directeur de la caisse peut suspendre cette option et en informe la Commission paritaire locale, est-il précisé. Toutefois, les contrats existants perdurent jusqu’à leur terme. Au regard des mêmes critères, le directeur de la caisse peut rouvrir cette option à tout moment. »

    Article 9-5-2-7 Cas particuliers : fixation des objectifs et vérification des résultats pour les médecins nouveaux installés

    Pour les médecins nouveaux installés au sens de l’article 9.3.5, pour prendre en compte la montée en charge progressive de leur patientèle, leur objectif est fixé de manière à se situer, dans un délai de 3 ans, dans les 50 % des médecins.

    À la 3ème année, en fonction du niveau d’atteinte des objectifs, l’aide est versée de la manière suivante :

    • si le médecin se situe au-dessus du 50ème percentile de la distribution nationale de la patientèle médecin traitant adulte ou file active de la spécialité, l’aide est versée dans sa totalité ;
    • si le médecin se situe entre le 30ème percentile et 50ème percentile de la distribution nationale de la patientèle médecin traitant adulte ou file active de la spécialité, l’aide est versée au prorata de l’écart ;
    • en dessous de 30ème percentile de la distribution nationale de la patientèle médecin traitant adulte ou file active de la spécialité, aucune aide n’est versée.

    « À la fin de la troisième année, le médecin n’étant plus considéré comme nouvel installé, le contrat doit faire l’objet d’un avenant sur la base de sa patientèle réelle », est-il indiqué.

    À la fin de l’article 28.5 sont ajoutées les dispositions suivantes :

    • Modalités de facturation des majorations de déplacement lors de visites de patients en Ehpad
      • Les partenaires conventionnels souhaitent favoriser le suivi des patients domiciliés dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Dans le cadre, ils s’accordent pour faire évoluer les modalités de facturation des majorations de déplacement facturables par un médecin généraliste au cours d’un même déplacement telles que prévues à l’article 14-2 VII de la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP). Ainsi, ils souhaitent que dans le cadre d’une visite en Ehpad au cours de laquelle le médecin effectue des consultations auprès de plusieurs patients, la majoration de déplacement puisse être facturée dans la limite de 3 majorations, au cours d’un même déplacement.

        Cette disposition n’entrera en vigueur que sous réserve de la modification de la liste des actes et prestations visée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale.

      Téléexpertise A l’article 28.6.2.1 intitulé : « Champ d’application de la téléexpertise », le paragraphe : « Connaissance préalable du patient par le médecin requis » est supprimé.

    • hackathon

      évènement au cours duquel des équipes composées d’acteurs divers et variés travaillent ensemble sur un projet novateur, sur une période courte et limitée, sans interruption.

    • 1er hackathon « prévention en santé » du Leem à Paris : deadline, le 26 mai 2019

      Le Leem, Pépite France et leurs partenaires organisent la première édition du hackathon « prévention en santé » du 5 au 7 juillet 2019 à Paris. Son objectif est de lever les barrières à l’innovation en apportant des solutions novatrices à des problématiques concrètes en termes de prévention santé grâce à l’intelligence artificielle (IA), des applications mobiles et d’autres solutions technologiques.

      Les formulaires de candidatures, accessibles via ce lien, sont a envoyées avant le 26 mai 2019.

      Ce hackathon est ouvert à toutes personnes issues du domaine pharmaceutique (étudiants, entreprises, etc.) mais aussi aux jeunes des missions locales et aux personnes en recherche d’emploi.

      L’événement réunira plus de 150 personnes, une trentaine de coach et un jury composé de représentants du ministère des Solidarités et de la Santé mais aussi du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.