Articles

  • hackathon

    évènement au cours duquel des équipes composées d’acteurs divers et variés travaillent ensemble sur un projet novateur, sur une période courte et limitée, sans interruption.

  • 1er hackathon « prévention en santé » du Leem à Paris : deadline, le 26 mai 2019

    Le Leem, Pépite France et leurs partenaires organisent la première édition du hackathon « prévention en santé » du 5 au 7 juillet 2019 à Paris. Son objectif est de lever les barrières à l’innovation en apportant des solutions novatrices à des problématiques concrètes en termes de prévention santé grâce à l’intelligence artificielle (IA), des applications mobiles et d’autres solutions technologiques.

    Les formulaires de candidatures, accessibles via ce lien, sont a envoyées avant le 26 mai 2019.

    Ce hackathon est ouvert à toutes personnes issues du domaine pharmaceutique (étudiants, entreprises, etc.) mais aussi aux jeunes des missions locales et aux personnes en recherche d’emploi.

    L’événement réunira plus de 150 personnes, une trentaine de coach et un jury composé de représentants du ministère des Solidarités et de la Santé mais aussi du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

  • Étude : les croyances sur le vaccin HPV décryptées grâce au deep learning (Nature Digital Medicine)

    Les opinions des parents sur le vaccin HPV (papillomavirus humain) ont évolué au cours de ces dernières années. Grâce à un système de deep learning (apprentissage profond), des chercheurs américains ont analysé près d’un million de tweets et ont décrypté ces données textuelles via des algorithmes élaborés. Les résultats de leur étude*, publiée le 15 avril 2019 dans Nature Digital Medicine, montrent que l’acceptation du vaccin HPV par les parents s’est améliorée et que de telles approches d’apprentissage en profondeur peuvent compléter les enquêtes traditionnelles avec une surveillance en temps réel de la population sur les réseaux sociaux.

    Des algorithmes pour lire des tweets

    Le papillomavirus humain (HPV) est la principale cause d’infection sexuellement transmissible d’origine virale et ce virus est à l’origine de plusieurs types de cancers, notamment cervicaux, vaginaux, vulvaires, péniens, anaux et oropharyngés. Bien que le vaccin contre le VPH soit très efficace, le refus de ce vaccin est courant chez les parents d’adolescents. En France, cette vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans. En 2018, moins d’un tiers des jeunes filles de 15 ans avaient reçu au moins la première dose.

    Comprendre les croyances relatives à la santé concernant le vaccin contre le virus du papillome humain (HPV) représente donc un enjeu pour mettre au point des stratégies efficaces et ciblées de promotion du vaccin. Cependant, les méthodes d’enquête traditionnelles présentent des difficultés importantes dans l’évaluation de ces croyances, notamment des difficultés pour atteindre une population nombreuse et suivre les changements en temps réel.

    956 262 tweets analysés et classés

    Des chercheurs américains des universités de Houston (Texas) et de Floride ont utilisé les réseaux sociaux et plus précisément Twitter, sur lequel des millions de personnes partagent volontairement et en continu des contenus générés par eux-mêmes, pour mener des travaux sur le sujet. Ils avaient accès aux croyances d’une grande population en matière de santé. Cependant, comprendre la grande quantité de données textuelles gratuites sur les médias sociaux nécessite des algorithmes avancés.

    Ils ont donc collecté sur Twitter un ensemble de données relatives au vaccin anti-HPV du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2017 et ont classé 956 262 tweets grâce à des mots-clés. Ils ont ensuite mis sur pied un modèle d’apprentissage en profondeur basé sur un réseau de neurones récurrent (RNN) qui avait pour mission de comprendre le langage naturel.

    Par ailleurs, ils se sont appuyés sur le modèle de croyances en santé (Health Belief Model), qui est un modèle de psychologie servant à expliquer et à prédire les comportements en lien avec la santé et sur 4 grandes croyances : les perceptions de la susceptibilité, de la gravité perçue, des avantages et des obstacles.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 avril 2019 dans la revue Nature Digital Medicine.

    Résultats : des croyances sur l’HPV en évolution

    • Les algorithmes ont identifié les tweets avec une précision d’environ 80 %.
    • Après avoir appliqué le modèle pour classer les 956 262 tweets non étiquetés, 652 252 tweets ont été classés dans une des quatre catégories (susceptibilité, gravité, avantages, obstacles).
    • La prévalence des tweets exprimant des croyances liées à la sensibilité et à la gravité des maladies liées au HPV augmentait chaque année, tandis que les tweets classés dans les avantages / obstacles du vaccin diminuaient.

    Cette évolution des croyances perçue sur Twitter serait due, selon les auteurs de l’étude, à la publication d’articles mettant en valeur la pertinence du vaccin, dans des journaux influant tels que le New York Times et le Time.

    Un pic de tweets « favorables » au vaccin en février 2015 serait quant à lui associé à l’examen des effets secondaires du vaccin HPV par l’Agence européenne des médicaments.

    « La diminution du nombre de tweets liés à la susceptibilité/à la gravité perçue peut refléter une meilleure compréhension de la prévalence des cancers liés au HPV ainsi qu’une sensibilisation accrue à la gravité de ces cancers, écrivent les chercheurs. De même, la diminution du nombre de tweets liés aux obstacles perçus peut refléter un changement dans l’évaluation du rapport risque/bénéfice par les parents qui acceptent le vaccin contre le VPH pour leur adolescent. »

    Deep Learning et réseaux sociaux : les enquêtes en population de demain

    Cette étude démontre le potentiel d’utilisation des réseaux sociaux pour mieux comprendre les croyances sur la santé du vaccin HPV. Grâce à des approches de deep learning, les chercheurs sont parvenus à cartographier, dans le temps, avec une grande précision les discussions à grande échelle menées par Twitter. De telles approches d’apprentissage en profondeur pourraient par conséquent compléter les enquêtes traditionnelles avec une surveillance en temps réel de la population sur Twitter.

  • Mildeca : « E-santé et Addictions – état des lieux, perspectives… révolution ? » – 14/05/2019, Paris

    Nicolas Prisse, président de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites additives (Mildeca) organise le 14 mai 2019 une rencontre sur le thème « e-santé et addiction : état des lieux, perspectives… révolution ? ». 

    Pour s’inscrire à l’événement, envoyer un mail à ingrid.lamy-ezrati@pm.gouv.fr

    Contexte 

    Beaucoup de français consomment à usage quotidien des produits psychoactifs :

    • 13 millions du tabac ;
    • 5 millions de l’alcool ;
    • 700 000 du cannabis ;

    À 17 ans, nombreux sont ceux à avoir expérimenté ces 3 produits, et certains s’installent dans un usage régulier, indique la Mildeca. La conduite addictive, c’est aussi l’usage excessif des écrans ou des jeux vidéos qui enferment et que l’on peut difficilement maîtriser, ajoute-t-elle. 

    Face à ce contexte, la e-santé est une ressource certaine qui nécessite d’être développée pour prendre en charge davantage de personnes, car d’après certaines études, moins de 20 % des besoins sont couverts. 

    Intervenants 

    • « E-santé et Addictions » : révolution de l’e-santé pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge des addictions.
      • Le Dr Jean-Pierre Thierry et le Pr Michel Reynaud, auteurs du rapport. 
    • Présentation des dispositifs existants d’e-santé 
      • Addictions Drogues alcool info services (Adalis), Véronique Bony ;
      • Pulsio Santé, Marc-Antoine Brochard et Jean-Luc Venisse ;
      • #JNFP (Je ne fume plus) et Forum Addictaide, Françoise Gaudel  ;
      • Doctoconsult, Fanny Jacq ;
      • My Défi, Pascal Perney.
  • DATA – Journée de l’asthme 1/2 : point sur l’essor des objets connectés dans le domaine respiratoire

    L’étude « AIR Louisville », publiée le 2 avril 2018, a démontré qu’une utilisation d’inhalateurs connectés entraînait une réduction de l’utilisation des inhalateurs ainsi qu’une amélioration des symptômes de l’asthme.
    Les nouvelles technologies sont particulièrement en train de se développer dans le domaine respiratoire. La Fondation du souffle y a consacré un dossier spécial et fait partie des acteurs à l’origine du premier hackathon dédié à la santé respiratoire, RespirH@cktion, dont la quatrième édition a été lancée cette année.

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, le 7 mai 2019, Health & Tech Intelligence fait le point sur l’essor de la e-santé dans le traitement de cette maladie chronique, avec un focus sur les principales start-ups présentes sur le marché et les dernières innovations en développement.
    En complément, un zoom sur les chiffres clés de l’asthme ainsi que sur les médicaments et dispositifs médicaux remboursés est proposé dans un autre article (en lien ici).

    Les différentes données sur l’asthme et les objets connectés sont accessibles dans la rubrique « data » via ce lien.

  • DATA – Journée de l’asthme 2/2 : chiffres clés & remboursement des traitements/DM dédiés à la maladie

    900 personnes décèdent en France chaque année à la suite d’une crise d’asthme sur un total de 4 millions de Français touchés par cette maladie chronique. Parmi les principaux facteurs pouvant entraîner une issue fatale figurent le sous-diagnostic, le retard dans le traitement et l’inobservance des traitements.

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, le 7 mai 2019, les acteurs du domaine respiratoire insistent sur le fait qu’il ne faut en aucun cas banaliser la maladie. Afin de mieux informer la population sur cette pathologie, le thème de la campagne de sensibilisation retenue par la communauté des pneumologues cette année est « l’asthmatique et ses proches », axée notamment sur l’impact de l’entourage familial et social sur le contrôle de l’asthme.

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point sur cette maladie chronique, en mettant en relief les chiffres clés la concernant, avec un focus particulier sur les médicaments et dispositifs médicaux remboursés ainsi que sur les différentes associations de patients existantes.
    En complément, un zoom sur l’essor des objets connectés dans le domaine respiratoire est également disponible (en lien ici).

    Les différentes infographies et tableaux présentant les chiffres clés de l’asthme en France sont accessible dans la rubrique « data » via ce lien.

  • Un décret autorise l’interconnexion des fichiers Hopsyweb (psychiatrie) et FSPRT (radicalisation)

    Le décret n°2019-412 publié au Journal officiel (JO) du 7 mai 2019 autorise le « représentant de l’État », soit les préfets de département et à Paris le préfet de police, ainsi que les ARS, à avoir connaissance des données personnelles contenues dans le fichier Hopsyweb (portant sur les admissions en soins psychiatriques sans consentement). Il prévoit également de mettre en relation ces données avec celles du FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste).

    Selon le décret, les traitements de données à caractère personnel dans le cadre du fichier Hospyweb « ont pour finalité le suivi des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques sans consentement en permettant [désormais également] l’information du représentant de l’État sur l’admission des personnes en soins psychiatriques sans consentement [dès lors qu’elle est] nécessaire aux fins de prévention de la radicalisation à caractère terroriste ».

    Le même texte autorise également pour cette seule finalité que « les noms, prénoms et dates de naissance figurant parmi les données » d’Hopsyweb fassent « l’objet d’une mise en relation avec les mêmes données d’identification enregistrées dans le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé FSPRT ». Le texte précise que lorsque cette mise en relation « révèle une correspondance des données comparées[,] le représentant de L’État dans le département où a eu lieu l’admission en soins psychiatriques sans consentement et, le cas échéant, les agents placés sous son autorité qu’il désigne à cette fin en sont informés ».

    La publication de ce texte intervient alors que plusieurs recours en annulation, dont un émanant du Cnom, ont été lancés devant le Conseil d’État contre le décret du 23 mai 2018, introduisant le dispositif Hopsyweb. Plusieurs structures parmi lesquelles le Cercle de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie (CRPA) envisagent un recours contre ce nouveau décret.

    Dans sa délibération sur le projet de décret, datée du 13 décembre 2018, la Cnil « souligne la différence profonde d’objet entre les deux fichiers en présence, l’un faisant état d’antécédents psychiatriques d’une certaine gravité, l’autre ayant la nature d’un fichier de renseignement ». Elle estime qu’une mise en relation des données des deux fichiers « ne peut être envisagée qu’avec une vigilance particulière ».« Certaines informations contenues dans Hopsyweb sont couvertes par le secret médical », juge la Commission, demandant « un haut niveau de protection des données [avec] des mesures juridiques et techniques adaptées ».

    Les inquiétudes de la Cnil

    Selon la Cnil, « l’interconnexion projetée avec le FSPRT n’a pas pour effet de modifier les caractéristiques principales poursuivies par les traitements Hospyweb [de sorte] que « les conditions de ces traitements (…) doivent être examinées au regard du RGPD » : or, « l’information  concernant la mise en place d’une mesure d’hospitalisation sans consentement (…) constitue une donnée de santé » aux termes de ce règlement.

    La Cnil relève notamment qu’« il n’est pas prévu d’informer spécifiquement » les personnes faisant l’objet d’une mesure d’hospitalisation sans consentement de la « nouvelle finalité » poursuivie par le fichier Hopsyweb, alors qu’« une telle information est exigée » par le RGPD : elle estime qu’« il revient au ministère de s’[en] assurer ».

    Alors que le décret « ne prévoit aucune disposition sur le droit à l’effacement des informations contenues dans Hopsyweb » ni ne précise « les modalités selon lesquelles l’ARS concernée devra notifier l’effacement des données au préfet de département du lieu d’hospitalisation », la Cnil invite le ministère à « s’assurer de la complétude des droits mentionnés ».

    La Commission « souligne que la modification envisagée est en elle-même, sans incidence sur la gestion des mesures de soins sans consentement et sur la finalité première d’Hopsyweb » et relève que « les préfets et agents dûment désignés et habilités par ce dernier ne disposeront pas d’un accès à Hopsyweb et ne pourront pas accéder au FSPRT ».  Elle rappelle que, selon le code de la santé publique, « les informations recueillies par un établissement de santé à l’occasion d’un acte de prévention, de diagnostic ou de soin [sont] protégées par le secret professionnel » et juge que le décret « pose question » à cet égard.

    Les assurances d’Agnès Buzyn

    À une question écrite de la sénatrice Pascale Gruny (LR, Aisne) sur le décret du 23 mai 2018 vu comme « portant atteinte aux patients les plus vulnérables », la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait répondu le 19 juillet 2018 qu’Hopsyweb « ne [pouvait] être défini comme un fichier » dans la mesure où sa finalité était de faciliter la gestion administrative des mesures de soins sans consentement ».

    Selon la réponse de la ministre, « il s’agit d’une application de gestion qui ne contient aucune donnée de nature médicale[,] uniquement la date des certificats médicaux » : Agnès Buzyn annonçait que « la consultation nationale des données d’Hopsyweb par les services centraux du ministère des solidarités et de la santé, aux fins de réalisation de statistiques [serait] anonymisée ». 

  • RespirH@cktion 2019 : appel à projets pour le hackathon des maladies respiratoires (deadline : 05/10)

    Plusieurs associations, dont Asthme & Allergies et la Fondation du souffle, organisent un appel à candidatures pour participer au hackathon RespirH@cktion 2019, 4ème édition de leur programme d’innovation digitale dédié aux maladies respiratoires.

    Les dépôts d’idées, à réaliser via ce lien, sont ouverts jusqu’au 5 octobre 2019. Ces projets (digitaux ou technologiques) doivent venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge.

    Ce hackathon est une rencontre entre plusieurs acteurs issus de secteurs complémentaires, réunis dans le but de développer des projets de santé uniques le temps d’un week-end, ici du 29 novembre au 1er décembre 2019. Dans un espace de temps limité, des experts en nouvelles technologies et des professionnels de santé travaillent ensemble afin de prototyper des solutions au service des patients.

    Déroulement du hackathon :

  • Journée mondiale de l’asthme : point sur l’essor des objets connectés dans le domaine respiratoire

    L’étude « AIR Louisville », publiée le 2 avril 2018, a démontré qu’une utilisation d’inhalateurs connectés entraînait une réduction de l’utilisation des inhalateurs ainsi qu’une amélioration des symptômes de l’asthme.
    Les nouvelles technologies sont particulièrement en train de se développer dans le domaine respiratoire. La Fondation du souffle y a consacré un dossier spécial et fait partie des acteurs à l’origine du premier hackathon dédié à la santé respiratoire, RespirH@cktion, dont la quatrième édition a été lancée cette année.

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, le 7 mai 2019, Health & Tech Intelligence fait le point sur l’essor de la e-santé dans le traitement de cette maladie chronique, avec un focus sur les principales start-ups présentes sur le marché et les dernières innovations en développement.
    En complément, un zoom sur les chiffres clés de l’asthme ainsi que sur les médicaments et dispositifs médicaux remboursés est proposé dans un autre article (en lien ici).

    RespirH@cktion : un hackathon dédié aux maladies respiratoires

    La Fondation du Souffle, les instances de la pneumologie (SPLF, FFP) et les associations de patients ont été à l’initiative en 2016 du premier hackathon dédié à la santé respiratoire, RespirH@cktion. L’objectif est de développer au cours d’un week-end de nouveaux outils numériques pour la prise prise en charge et le suivi des maladies respiratoires.

    • Plus d’informations en lien ici.

    Effic’Asthme : exemple d’une appli mobile développée par un hôpital

    Un simulateur virtuel pour apprendre aux parents à gérer les crises d’asthme

    Des médecins-chercheurs de l’Hôpital Necker-Enfants malades et du laboratoire de simulation en santé Ilumens de l’université Paris Descartes ont conçu Effic’Asthme, une application mobile permettant aux parents d’enfants de moins de 6 ans souffrant d’asthme de s’entraîner pour maîtriser les bons gestes en cas de crise d’asthme à domicile. Ce simulateur virtuel fait l’objet de plusieurs projets de recherche.

    L’application est disponible gratuitement sur Apple Store. Une version pour les terminaux fonctionnant sur Android est prévue.

    Asthme et e-santé : les principales start-ups en France et à l’étranger

    Focus sur Meyko : prix de l’innovation PharmagoraPlus 2019

    « De manière générale, la pédiatrie est assez délaissée sur le marché de la e-santé, notre objectif était donc de proposer une solution dédiée à l’enfant », expliquait il y a quelques semaines à Health & Tech Intelligence Sandrine Bender, P.-D.G. et co-fondatrice avec Alizée Gottardo (CTO) de Meyko, un compagnon connecté conçu pour aider les jeunes patients asthmatiques à suivre leur traitement de manière ludique.

    La start-up, fondée en 2016, a remporté fin mars 2019 le prix de l’innovation PharmagoraPlus, qui récompense les initiatives en adéquation avec les nouveaux besoins des pharmaciens.

    Après 3 années de tests en situation réelle ayant impliqué 150 familles et une première campagne de commercialisation réussie en septembre 2018, la société a ouvert une nouvelle fois à la vente son produit en avril 2019, indique l’entrepreneure, designer spécialisée en santé. Le prix de vente est fixé à 129 euros. Cette fois-ci, Meyko a été proposé pour d’autres pathologies, telles que l’épilepsie et la mucoviscidose.

    Le projet Meyko est soutenu par le CHU de Nantes et l’hôpital Necker à Paris. Des tests vont également être menés sur le long terme au sein du CHU d’Angers.

  • L’ARS IDF lance un appel à innovateurs numériques pour donner naissance à des « start-ups d’État »

    L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France lance un appel à innovateurs dans l’optique de « faire émerger des solutions simples pour améliorer le service rendu aux usagers (…) en s’appuyant sur les outils numériques ».

    L’agence précise dans un communiqué daté du 6 mai 2019 que cet appel s’adresse à tous les acteurs franciliens du système de santé : collaborateurs de l’ARS, collaborateurs des établissements de santé et médico-sociaux, acteurs du champ ambulatoire, professionnels de la prévention et de la promotion de la santé. « Certaines [de ces personnes], affirme-t-elle, ont en tête des idées et des solutions nées de leurs pratiques quotidiennes [et qui] ne demandent qu’à être accompagnées [pour] voir le jour et être déployées ».

    Les innovateurs ont jusqu’au 17 juin 2019 pour présenter leur projet via ce lien en exposant de manière synthétique « l’obstacle/le problème à résoudre et la solution proposée ». Les critères de sélection des projets seront notamment l’ampleur du problème de politique publique visé, la faisabilité, l’efficience, les motivations du porteur de projet ».  Les candidats présélectionnés devront présenter leurs projets le 28 juin à un jury présidé par Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France.

    Un accompagnement par les équipes de Beta.gouv.fr

    Les lauréats sélectionnés seront accompagnés par les équipes de Beta.gouv.fr dans le cadre du programme start-ups d’État et « pourront être dégagés de leurs tâches habituelles » pour une période « pouvant s’étendre à 6 mois », « tout en conservant les mêmes modalités de rémunération ».« Tous les projets n’aboutiront pas, certains ne seront pas réalisables, mais c’est le principe même de notre démarche, tester, expérimenter et permettre aux solutions efficaces de voir le jour », explique Aurélien Rousseau. 

    Beta.gouv.fr est structure rattachée aux services du Premier ministre, chargée de « faire émerger des solutions innovantes au sein des administrations » en appliquant le programme d’ »intrapreneuriat » « Start-ups d’État ». 

    « Start-ups d’État » : un programme d’ »intrapreneuriat »

    Le programme « Start-ups d’État » permet de constituer « parmi les agents des administrations des équipes autonomes, libérées de leurs taches habituelles [et] dédiées au développement d’une solution à un problème de politique publique (…) dans une perspective d’amélioration de la réponse aux besoins des usagers ». Il s’agit de privilégier l’expérimentation et l’agilité, par opposition aux méthodes traditionnelles, dont les cycles de développement trop longs aboutissent parfois « après plusieurs années de travail et d’investissement » à des résultats qui « ne correspondent plus aux besoins des utilisateurs ».

    86 start-ups d’État créées depuis 2013

    Depuis 2013, 86 start-ups d’État ont été créées parmi lesquelles Mes Aides, éditeur d’un outil qui permet de « déterminer en moins de sept minutes l’éligibilité à plus de 28 aides sociales ».

    Cette start-up a été initiée par un agent du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, en lien avec ministère des Solidarités et de la Santé.

    La plateforme Mes remboursements simplifiés (aujourd’hui en accélération à beta.gouv.fr), permet aux assurés sociaux de se faire rembourser sur prescription médicale et en moins d’une semaine leurs frais de transport (utilisation de leurs véhicules personnels ou des transports en commun).