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  • MedTech Forum : Lattice Médical & Archeon remportent le challenge Starts-up innovantes du DM (Snitem)

    Lattice Médical décroche le prix du jury et Archeon obtient le prix « coup de cœur » du public dans le cadre de la 5ème journée « Start-up innovantes du dispositif médical », organisée le 14 mai 2019 par le Snitem, avec le soutien du ministère de l’Économie et des Finances et de Bpifrance. L’événement précède l’ouverture du MedTech Forum, qui se tient pour la première fois en France du 15 au 16 mai.

    Lattice Médical : développe la bioprothèse Mattisse, un DM implantable permettant une reconstruction naturelle en régénérant les tissus adipeux. La société vise un marquage CE en 2023 et 10 % du marché mondial à l’horizon 2030, avec comme premier pays cibles en dehors de l’Europe les États-Unis et le Brésil.
    Archeon : a conçu un dispositif basé sur l’IA qui aide à la ventilation et à la réanimation cardiaque pour la prise en charge des patients en situation d’urgence vitale.

    Le jury avait sélectionné 12 start-ups finalistes sur les 35 candidats proposés par les partenaires de l’évènement en régions (pôles de compétitivité et cluster Medtech).

    En dehors des 2 lauréats, les 10 autre candidats étaient :
    • Apollina ;
    • Casis ;
    • Diabnext ;
    • Grapheal ;
    • Hyprevention ;
    • Incepto ;
    • InHeart ;
    • Pixium Vision ;
    • Semeia ;
    • Sensome.

    Les 12 start-ups finalistes

    2 prix

    • Prix du jury : remis par Urgo Medical
      • assorti d’une dotation de 5 000 euros
    • Prix « coup de cœur » du public : vote des participants à l’issue de chaque pitch

    Le jury était composé de 11 entreprises (GE Healthcare, MDP, MicroPort CRM, Medtronic, Peters Surgical, Resmed, Strammer, Urgo Medical, Vygon, WeHealth by Servier et Winncare) et d’un représentant de Bpifrance.

  • Conférence de l’Observatoire de la e-santé dans les pays du sud : le 01/07/2019, Lavaur (Tarn)

    La Conférence 2019 de l’Observatoire de la e-Santé dans les pays du Sud se tiendra le 1er juillet 2019 de 10h à 17 heures au siège de la Fondation Pierre Fabre, situé à Lavaur dans le Tarn.

    Cette année, la session sera consacrée au développement des nouvelles technologies pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité en faveur des populations les plus démunies en Afrique et en Asie.

    L’événement est organisé par la Fondation Pierre Fabre en partenariat avec l’Agence française de développement, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), la Fondation de l’avenir pour la recherche médicale appliquée et le Asia eHealth Information Network (AeHIN).

    Le programme de la journée sera annoncée prochainement sur le site officiel, accessible via ce lien.

    Une initiative lancée en 2016

    Crée en 2016 à l’initiative de la Fondation Pierre Fabre, l’Observatoire est devenu une plateforme de référence de mise en réseau des acteurs d’aujourd’hui et de demain qui relèvent les défis de l’accès à la santé des populations désavantagées grâce à l’innovation.

    Ses missions sont d’identifier, de documenter, de promouvoir et d’aider à développer les initiatives e-santé améliorant l’accès aux soins et aux médicaments qualitatifs pour les populations les plus défavorisées dans les pays à ressources limitées en Afrique et en Asie.

    Un accompagnement pour les projets e-santé les plus prometteurs

    La conférence 2019 permettra d’échanger sur les enjeux de la transformation des stratégies de santé aux bénéfices de tous grâce au renforcement des compétences en e-santé et à la construction de systèmes d’information efficients.

    Dans le cadre de cet Observatoire seront présentées et récompensées les initiatives de e-santé les plus prometteuses de l’année 2019, qui pourront bénéficier d’un accompagnement technique et financier d’un an par la Fondation Pierre Fabre.

  • Passer d’une logique comptable du CEPS à une rémunération à la performance (CHd Villettes, FédéPsad)

    « Nous contestons la méthode de travail du Comité économique des produits de santé (CEPS), déclare Charles-Henri des Villettes, président de la Fédération des prestataires de santés à domicile (Psad) et Vice-President Home Healthcare France au sein du groupe Air Liquide. Nous avons proposé un certain nombre de points de méthode, notamment pour des négociations à visée pluriannuelle. Nous voulons aussi que les outils de régulation évoluent car ils servent de base au CEPS pour élaborer la tarification de notre activité. »

    Dans une interview accordée à Health & Tech Intelligence, le président de la Fédération des Psad explique vouloir mettre en place « des mécanismes de régulation qui permettront de maîtriser les dépenses mais qui seront des mécanismes plus intelligents et plus durables comme par exemple du paiement à la performance », l’idée étant d’être rémunéré en fonction du réel service rendu et de la pertinence du soin.

    Statut, méthode de régulation et plan d’économies sont les 3 sujets sur lesquels se bat la fédération, qui souhaite notamment que le prestataire de santé à domicile soit considéré comme un acteur à part entière de la prise en charge médicale. Les Psad veulent ainsi être mieux identifiés par les ARS afin de pouvoir collaborer avec elles, précise Charles-Henri des Villettes, et « être intégrés dans l’écosystème de santé au même titre que tous les acteurs de santé » afin de participer aux outils de coordination en train d’être déployés, tels que les CPTS.

    « Nous demandons simplement à être une profession bien identifiée et reconnue »

    Combien de patients sont pris en chargé à domicile actuellement ?

    Charles-Henri des Villettes : Notre objectif est de rendre les patients autonomes et qu’ils adhèrent à leur traitement. Il y a un véritable enjeu sur le bon suivi des traitements.

    Nous prenons en charge 2 millions de patients à leur domicile. Avec tous les aidants et les familles autour, on touche probablement, directement ou indirectement, 10 millions de personnes en France. Et aujourd’hui, du fait du virage ambulatoire et du développement de la prise en charge à domicile, du vieillissement de la population et de la chronicisation des pathologies, nous faisons face à un besoin de prise en charge à domicile de plus en plus fort qui appelle une réponse collective dont nous sommes parties prenantes.

    Souhaitez-vous une évolution du statut pour être reconnu au même titre que les professionnels de santé ?

    Nous ne revendiquons pas le statut de professionnel de santé même si nous avons beaucoup de professionnels de santé (pharmaciens, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens, etc.) parmi nos 20 000 collaborateurs. Cela représente 20 % de nos effectifs. Nous demandons simplement à être une profession qui, avec les autres acteurs dont les professionnels de santé, est bien identifiée, reconnue, et légitime pour partager, échanger et coordonner le parcours de soins du patient.

    Nous souhaitons être considérés comme un acteur à part entière de la prise en charge médicale. Ce rôle n’a pas encore été retranscrit dans le code de la santé publique alors que la réalité de notre métier a beaucoup évolué. Il faut aussi prendre en compte le fait que les patients eux-mêmes demandent à être pris en charge à domicile. Il y a des thérapies pour lesquelles nous pouvons être un substitut à l’hospitalisation et pour d’autres où nous ne le pouvons pas du tout. Par exemple, pour les patients souffrant d’apnée du sommeil, la thérapie peut se faire à domicile et ne nécessite pas l’hospitalisation du patient.

    Il y a un autre enjeu aussi. Le statut actuel ne permet pas non plus aux autorités régionales de santé de bien connaître qui sont les acteurs qui interviennent : qui sont les prestataires de santé à domicile (Psad) sur le territoire ? Que font-ils ? Pour quelles prestations ? Aujourd’hui, ce n’est pas du tout encadré par les ARS. Nous souhaitons être mieux identifiés par les ARS et pouvoir collaborer avec elles.

    Par ailleurs, les Psad sont capables de mailler complètement le territoire. Notre objectif est de pouvoir être intégrés dans l’écosystème de santé au même titre que tous les acteurs de santé (l’hôpital, la médecine de ville, les infirmiers libéraux, les kinésithérapeutes, les pharmaciens, etc.) afin de participer aux outils de coordination qui se mettent en place aujourd’hui tels que les CPTS, pouvoir partager nos données et alimenter le DMP.

    Quel rôle joue vos médecins collaborateurs ? Peuvent-ils prescrire une prestation de service à domicile ?

    Aucune prescription médicale ne vient de l’interne. Cela n’est pas autorisé. Les médecins qui travaillent au sein de nos organisations s’assurent des standards de qualité pour s’assurer des standards de formation des intervenants à domicile mais n’ont aucun rôle dans la prescription qui se fait par le médecin de ville ou par le médecin hospitalier. Ce sont généralement des médecins spécialistes qui font la prescription.

    Le Comité économique des produits de santé (CEPS)* demande 150 millions d’euros d’économies aux prestataires de santé à domicile pour l’année 2019. Qu’en pensez-vous ?

    L’une de nos revendications porte sur les outils de régulation pratiqués par le CEPS. Nous souhaitons construire avec le comité la régulation pour une maîtrise pérenne de la dépense en substitution des baisses de prix qui seront pratiquées. Le plan d’économies de 150 millions d’euros demandé par le CEPS pour 2019, qui de notre point de vue est insoutenable pour le secteur.

    3 revendications principales

    Quelles sont exactement vos revendications ?

    Nous avons 3 revendications principales et 3 sujets en souffrance.

    • Le premier c’est le sujet de l’évolution statutaire et comment les Psad peuvent se faire reconnaître dans le système de santé à une place différente de celle qu’ils occupent aujourd’hui. C’est un point qu’on discute depuis plusieurs années avec les gouvernements successifs et qui n’a que très faiblement évolué.
      Nous avons notamment fait porter des propositions d’amendements par une quarantaine de parlementaires sur le dernier projet de loi santé pour faire évoluer ce statut mais tous ces amendements ont été jugés irrecevables et n’ont pas été débattus. Nous ne comprenons pas pourquoi ils ont été jugés irrecevables. Ils ont été considérés comme cavaliers législatifs donc hors du champ de l’objet du texte de loi alors que la loi aurait très bien pu porter sur cette thématique d’évolution.
      Je pense que le blocage vient du fait que le gouvernement a envie d’aller vite sur ces sujets législatifs et que ce sont des sujets qui demandent de réconcilier différents points de vue, qui peuvent être un peu polémiques puisque tout le monde n’a pas la même vision de l’écosystème de santé. Cela nécessite un effort à la fois de pédagogie et de concertation avec de nombreux acteurs que, peut-être, le gouvernement n’avait pas envie de faire.
    • Le deuxième sujet d’insatisfaction fort et qui n’est pas nouveau, c’est le mode de concertation avec les pouvoirs publics et notamment le CEPS. Aujourd’hui, il y a beaucoup de points méthodologiques qui rendent le dialogue extrêmement difficile. On n’a pas du tout de visibilité sur la régulation. Nous avons besoin d’anticiper pour mener nos activités, ce qui implique de travailler sur des plans pluriannuels.
    • Nous avons également un gros sujet autour du partage de données et sur la construction de diagnostics communs sur l’évolution des dépenses. Le problème est que nous ne faisons pas ce travail en collaboration avec le CEPS.

    Proposition : un « paiement à la performance »

    Que proposez-vous pour mieux maîtriser les dépenses ?

    Le CEPS régule le secteur des Psad et fixe les tarifs et les nomenclatures. Nous contestons sa méthode de travail. Nous avons proposé un certain nombre de points de méthode, notamment pour des négociations à visée pluriannuelle. Nous voulons aussi que les outils de régulation évoluent car ils servent de base au CEPS pour élaborer la tarification de notre activité.

    Face à l’augmentation des dépenses et du nombre de patients pris en charge à domicile, la solution la plus rapide et la plus pratique pour le CEPS est de faire baisser les prix. Or ce mécanisme est absolument délétère pour les entreprises parce que nous ne sommes plus capables d’absorber les baisses de prix qui nous sont proposées. Nous proposons des mécanismes de régulation qui permettront de maîtriser les dépenses mais qui seront des mécanismes plus intelligents et plus durables comme par exemple du paiement à la performance. L’idée est d’être rémunéré en fonction du réel service rendu et de la pertinence du soin. C’est ce que nous avions réussi à faire sur l’apnée du sommeil par exemple.

    En quoi consiste concrètement ce modèle ?

    Nous avons mis en place un modèle de rémunération des prestataires qui va conditionner la rémunération à l’adhérence au traitement des patients sachant que notre métier, c’est d’assurer l’observance. Donc si le patient suit son traitement, la rémunération est protégée. Et si ce n’est pas le cas, il y a une dégressivité de la rémunération en fonction de son niveau d’observance. Nous souhaitons sortir de la logique uniquement tarifaire et purement comptable du CEPS.

    Avec les outils de suivi et de télésurveillance, nous sommes capables d’identifier quasiment en temps réel les problèmes que rencontre le patient, comme les signaux faibles qui vont le faire progressivement décrocher de sa thérapie. La remontée d’informations des dispositifs connectés médicaux nous permet d’intervenir très vite, par exemple en appelant le patient pour comprendre les difficultés auxquelles il est confronté dans le cadre de son traitement et lui apporter un soutien.

    Cette information est aussi transmise au médecin prescripteur. Nous formons ainsi un trinôme avec le Psad, le médecin et le patient. Nous encourageons en permanence le dialogue entre ces trois acteurs. Nous commençons par identifier des problèmes, nous en parlons au patient et, lorsque cela est nécessaire, au médecin prescripteur. Le médecin pourra alors demander au patient de venir le voir en consultation. C’est de cette manière que nous faisons évoluer la prise en charge et que nous rendons le meilleur service aux patients.

    Souhaiteriez-vous pouvoir alimenter le DMP du patient avec ce type d’informations ?

    Oui, avec l’accord du patient. Ce type d’informations sur l’observance peut être très utile pour le médecin spécialiste et pour le médecin généraliste. Le partage de données devient aujourd’hui essentiel et les données sont sous-exploitées. Quand le patient change de médecin prescripteur, il est intéressant pour son successeur d’avoir une vision sur l’historique. Cela permet d’avoir une certaine continuité.

    « Je pense qu’il y a une volonté des pouvoirs publics d’apaiser la situation »

    Estimez-vous que vos revendications ont été entendues par le ministère ?

    Nous nous sommes battus sur les trois points évoqués – statut, méthode de régulation et plan d’économies – jusqu’à prévoir de manifester le 16 avril ; ce que nous avons suspendu suite à la tragédie de Notre-Dame. Mais pour autant, nous avons été reçus par le ministère des Solidarités et de la Santé et de mon point de vue, nous avons fait des avancées qui me semblent prometteuses sur les trois volets.

    • D’une part, le ministère s’est engagé à mener une étude d’impact sur l’évolution de notre statut avec des conclusions attendus pour l’automne.
    • D’autre part, sur la méthode de régulation le ministère a acté de la pertinence de nos demandes en termes de méthodologie et s’est engagé à envoyer une lettre d’instructions au CEPS pour intégrer nos points de méthode dans l’accord-cadre qui doit être renouvelé entre le comité et les acteurs.
    • Enfin, le ministère a acté le fait de donner un nouveau mandat de négociation au CEPS, ce qui a donné lieu à une réunion interne au CEPS le 24 avril. Ce nouveau mandat nous sera présenté dans une réunion programmée le 6 mai. Je garde bon espoir que ce sujet-là comme les deux premiers avancent.

    Je pense qu’il y a une volonté des pouvoirs publics d’apaiser un peu la situation et de résoudre les différends qui nous opposent et qui empêchent d’avancer aujourd’hui. Maintenant il faut qu’on soit aussi très vigilants sur la mise en œuvre réelle de tout ce qui nous a été promis par les ministères. Mais nous partons plutôt confiants parce que j’ai perçu des idées et des avancées positives du côté du ministère.

    « Il y a une vraie appétence des patients pour le numérique et le digital »

    Comment voyez-vous l’évolution des pratiques des Psad dans un système de santé de plus en plus digitalisé ?

    Je pense que la vague du numérique représente une vraie chance pour les patients. Ce que je constate, c’est qu’il y a aussi une vraie appétence des patients pour le numérique et le digital. Au lancement de la mise en place du télé-suivi dans l’apnée du sommeil, nous avions peur que le dispositif connecté soit mal accueilli par les patients. Nous nous sommes rendu compte que les patients adhéraient fortement à ce principe de suivi parce qu’ils ont compris que cela allait améliorer leur qualité de vie et la qualité des prises en charge. Je pense donc que c’est une révolution qui est vraiment bénéfique à tous.

    Le digital peut permettre aussi de faire évoluer les modes de tarification. La possibilité de moduler la rémunération en fonction de certains indicateurs cliniques ou d’adhérence au traitement représente une opportunité d’améliorer la pertinence des soins et l’accompagnement du patient.

    Par ailleurs, le numérique crée de nouveaux métiers. Nous avons par exemple mis en place au sein des Psad des équipes dédiées à la gestion des alertes. Nous avons créé des algorithmes qui nous permettent d’identifier les patients en difficulté. Cela nous permet d’intervenir plus vite et plus efficacement.

    C’est ce que nous commençons aussi à faire dans le programme Etapes de télésurveillance sur les 4 pathologies suivantes : insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, diabète et insuffisance respiratoire. Nous sommes en train de créer une médecine moderne avec des nouveaux métiers, pour une meilleure prise en charge des patients. Notre objectif est aussi de rendre la dépense de l’Assurance maladie la plus utile possible.

  • MITM

    Médicaments d’intérêt thérapeutique majeur

  • STSS

    Sciences et technologies de la santé et du social

  • Congrès d’ophtalmologie et IA : Evolucare et ADCIS créent la joint-venture OphtAI

    Evolucare, spécialiste en gestion des données patients, et ADCIS, PME experte dans le domaine de l’analyse d’images médicales, s’associent à travers la création de la joint-venture (JV) OphtAI, avec pour ambition de viser « un positionnement fort sur le marché mondial de l’ophtalmologie grâce à une offre de services innovants basés sur l’intelligence artificielle (IA)« . La cérémonie de signature des statuts de la coentreprise s’est tenue à Paris le 12 mai 2019 à l’occasion du Congrès international de la Société française d’ophtalmologie.

    « Les principaux termes de l’accord de création de la JV concernent la mutualisation des moyens et des compétences pour la conception de nouvelles techniques d’analyse d’images, l’industrialisation d’algorithmes développés en partenariat avec des laboratoires académiques prestigieux et le portage de cette nouvelle technologie sur des architectures spécialisées », précisent les 2 partenaires dans un communiqué.

    L’idée derrière cette alliance est de contribuer au développement d’une série de produits innovants pour le dépistage précoce des maladies de la rétine et la pratique ophtalmologique « au sens large », explique Alexandre Le Guilcher, directeur de la recherche et de l’innovation d’Evolucare et P.-D.G. d’OphtAI (communiqué). D’ici 2020, la joint-venture « proposera une dizaine de services basés sur l’IA en réponse aux besoins des praticiens et des patients », ajoute-t-il.
    La première solution de cette gamme porte sur le dépistage semi-automatisé de la rétinopathie diabétique. Il s’agit d’un dispositif médical marqué CE se présentant sous la forme d’une plateforme web accessible et adaptée « à tout type d’organisation », est-il indiqué dans le communiqué. Il permet une optimisation de la productivité des praticiens, tout en sécurisant l’activité du dépistage.

    La création de cette coentreprise « pose les bases » du partenariat stratégique entre ADCIS et Evolucare, qui a récemment levé 26 millions d’euros pour renforcer sa R&D et accélérer son développement à échelle internationale.

    « L’ambition d’OphtAI est de développer toute une gamme de logiciels spécifiques dans le domaine de l’ophtalmologie, depuis l’analyse de la cornée jusqu’à la rétine, commente Bruno Laÿ, P.-D.G. d’ADCIS et CTO de la nouvelle joint-venture (communiqué). L’utilisation de l’IA et du deep learning (apprentissage profond) dans le traitement et l’analyse d’images ouvre la voie à un dépistage massif des pathologies oculaires, en temps réel, à faible coût et de qualité accrue, au bénéfice des praticiens et des patients. Nous vivons une période formidable où la fourniture d’un diagnostic automatisé, fiable et rapide devient une réalité qui permet de soutenir la pratique médicale et d’améliorer la qualité et l’équité des soins pour les patients. »

  • La medtech française Cellnovo en liquidation judiciaire

    La société Cellnovo, spécialiste des technologies de gestion du diabète, annonce que le tribunal de commerce de Paris a prononcé le 9 mai 2019 à son encontre l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire sans poursuite d’activité.

    Le communiqué précise que le tribunal a nommé l’étude « SCP BTSG », « prise en la personne de Maître Stéphane Gorrias » en qualité de liquidateur judiciaire, et que « la suspension de cotation » demandée la veille, soit le 8 mai, à Euronext Paris « est maintenue ».

    L’entreprise a sollicité l’ouverture de cette procédure de liquidation après s’être déclarée en cessation de paiement le 26 avril 2019. Fondée en 2014, elle a conçu une plateforme composée d’une micro-pompe à insuline communiquant par Bluetooth avec un smartphone Android afin de faciliter la vie des personnes souffrant de diabète de type 1.

    Cellnovo avait déclaré fin mars que « la robustesse encore limitée » de sa solution Système Gen3 avait « induit un coût de service plus élevé qu’attendu pour les partenaires distributeurs », qui « freinait (…) un déploiement immédiat à grande échelle », de sorte que « de fortes incertitudes » affectaient son financement à court et à moyen terme.

  • Étude : les robots animaux sont bénéfiques pour la santé des personnes âgées dépendantes

    Une revue systématique* portant sur 19 études démontrent que les robots animaux (« robopets ») procurent du plaisir mais aussi réduisent l’agitation et la solitude chez les résidents des maisons de retraite. Les travaux menés par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université d’Exeter (Angleterre) révèlent, en outre, que ces animaux de compagnie robotisés facilitent l’interaction sociale. Les résultats de cette revue systématique ont été publiés le 9 mai 2019 dans l’International Journal of Older People Nursing.

    Les preuves de l’intérêt thérapeutique des « robopets » se multiplient

    Les « robopets » sont de petits robots qui ont l’apparence physique d’un animal mais aussi bon nombre des caractéristiques comportementales des animaux de compagnie ou des animaux domestiques. Plusieurs études ont déjà suggéré qu’ils pouvaient avoir un impact positif chez les personnes souffrant de démence, au même titre que la zoothérapie. Des effets bénéfiques sur la pression artérielle ont également été déjà documentés. Par exemple, le phoque Paro, un robot interactif, est déjà utilisé comme alternative non-médicamenteuse dans la prise en charge des troubles cognitifs dans plusieurs établissements pour personnes âgées.

    Le recours aux robots animaux a donc tendance à se développer au fur et à mesure que les preuves de leur efficacité se multiplient. D’autant qu’ils sont généralement considérés comme présentant un risque moindre d’effets néfastes pour les patients que des créatures vivantes.

    Une étude sur 5 robots animaux 

    Des chercheurs de la faculté de médecine de l’université d’Exeter ont mené une revue systématique de la littérature sur le sujet. Ils ont rassemblé 19 études portant sur 900 résidents en Ehpad, membres du personnel et membres de la famille. 5 « robopets » différents ont été utilisés dans les études – Necoro et Justocat (chats), Aibo (un chien), Cuddler (un ours) et Paro (le bébé phoque). Certaines des études portaient sur les expériences d’interaction des robopets chez les personnes âgées, alors que d’autres cherchaient à mesurer l’impact sur des facteurs tels que l’agitation, la solitude et les interactions sociales.

    Les résultats de cette revue systématique ont été publiés le 9 mai 2019 dans l’International Journal of Older People Nursing.

    Résultats : une réduction de l’agitation et de la solitude

    • Il existe des preuves solides que les « robopets » peuvent procurer confort et plaisir aux personnes âgées dépendantes mais aussi réduire l’agitation et la solitude.
    • La présence de robots animaux provoque une augmentation de l’interaction sociales avec les autres résidents ainsi qu’avec les membres du personnel et de la famille.
    • Ces outils robotiques stimulent la conversation.

    Ces résultats prouvent la valeur thérapeutique des robots animaux. Bien sûr, tous les résidents ne souhaitent pas entrer en contact avec eux mais comme le souligne le Dr Rebecca Abott, principale auteure de l’étude, « les robopets semblent offrir de nombreux avantages aux personnes qui les utilisent ».

    « Ces bénéfices sont dus à des conversations stimulantes ou au déclenchement de souvenirs de leurs propres animaux de compagnie, ajoute-t-elle. Il existe également le confort de toucher ou d’interagir avec le robot animal lui-même. La joie d’avoir quelque chose à soigner était un constat fort dans de nombreuses études. » Les chercheurs estiment, en outre, nécessaire que le personnel soit formé à l’utilisation de ces nouveaux outils thérapeutiques pour en tirer le plus de bénéfices.

    Un complément de l’interaction humaine

    Bien sûr, ces animaux de compagnie robotisés n’ont pas vocation à se substituer à l’interaction humaine mais comme il n’est pas toujours possible d’introduire un chat ou un chien dans une maison de retraite, leur équivalent robotique peut donc offrir une bonne alternative.

    Enfin, une nouvelle vague de « robopets » plus abordables pourrait les rendre plus accessibles à un grand nombre de maisons de retraite. À partir de maintenant, les chercheurs estiment nécessaires de mener des travaux pour savoir si les bénéfices chez les patients se maintiennent à long terme.

  • Dispositifs médicaux : hausse constante des demandes de brevets aux États-Unis depuis 2007 (rapport)

    « Après un léger repli après la crise financière en 2008, les dépôts de brevets dans le secteur des dispositifs médicaux (DM) se sont redressés et sont en hausse constante depuis lors », affirme le rapport Patenting Trends, publié en avril 2019 par le cabinet d’avocats américain Kilpatrick Townsend & Stockton LLP avec le bureau d’études en propriété intellectuelle GreyB Research. Les juristes Kate Gaudry et Thomas Franklin ont présenté leur enquête le 8 mai 2019 dans un article du site Ipwatchdog.com. Leurs travaux portent sur les États-Unis, qui représentent le premier marché pour les DM, avec près de 50 % du marché mondial.

    Si les demandes de brevets sont à la hausse dans la majorité des secteurs des dispositifs médicaux, les auteurs de l’étude remarquent un essor considérable des demandes concernant des appareils mobiles « wearables » (+ 359 % entre 2007 et 2018) et de celles relatives aux dispositifs chirurgicaux (+181 % sur la même période). Au sein de la catégorie des « appareils d’assistance fonctionnelle » (assistive care devices), ils constatent une forte augmentation des demandes en ce qui concerne des appareils de mesure (notamment les capteurs permettant de surveiller le diabète, les maladies cardiovasculaires et respiratoires) et des équipements de télésanté (le nombre de demandes a été multiplié par 2,5 entre 2007 et 2018).

    La proportion de demandes de brevets déposées par des sociétés basées aux États-Unis est stable depuis plusieurs années et oscille autour de 60 %. Comme le nombre total de demandes est en hausse, cela signifie que le nombre de demande déposées par des sociétés autochtones augmente à un rythme rapide (+33 % entre 2007 et 2018). Les auteurs notent cependant que la proportion de demandes venant de Chine et de Corée a plus que doublé, même si elle reste faible.

    Par ailleurs, le rapport compte un nombre important de jeunes pousses dans l’industrie des DM mais affirme que les demandes de brevet continuent d’être déposées en majeure partie par les acteurs déjà établis sur ce marché.

    « Plusieurs tendances convergent pour faire de l’industrie des DM un foyer d’innovation et de brevets », affirment Kate Gaudry et Thomas Franklin :

    • 1. l’augmentation de la population âgée et le niveau plus élevé d’activité physique dans les pays développés ont créé un marché pour des produits innovants dans ce domaine ;
    • 2. l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique en milieu médical, notamment en chirurgie et en diagnostic, a créé de nouvelles opportunités ;
    • 3. la personnalisation et la décentralisation des soins médicaux, avec notamment la pénétration croissante des applications mobiles liées à la santé, ont pu réduire les barrières à l’entrée pour les nouveaux venus sur le marché des dispositifs médicaux. 

    Le rapport prévoit que ces 3 tendances devraient persister dans les années à venir, alimentant le flux croissant d’innovation et de brevets dans ce secteur.

  • Le concours Lépine récompense une application mobile santé (xTag) sur les allergies alimentaires

    Le 118ème concours Lépine récompense l’application mobile xTag, qui permet aux personnes ayant des allergies ou des intolérances alimentaires de vérifier pendant qu’elles font leurs courses si elles peuvent bien consommer les produits disponibles en rayons.

    Créé par Laurent Tonnelier, xTag permet aux utilisateurs d’obtenir une « information lisible et personnalisée, sans jamais partager son profil de santé qui reste confidentiel », explique-t-il dans le dossier de presse du concours, qui s’est tenu du 27 avril au 8 mai 2019. 

    Les usagers indiquent les allergènes auxquels ils sont sensibles dans leur profil santé, stocké dans une carte personnelle NFC et sur un QR Code. Puis, en scannant chaque produits, xTag révèle toutes traces de l’allergène ou des allergènes concernés dans les produits en question.

    Le service est disponible en réseau, par le biais d’une application web et mobile, mais aussi hors réseau via une appli mobile native.

    Présentée dans la catégorie « univers connecté » du concours Lépine, l’application a obtenu le prix du président de la République sous la forme d’un vase en porcelaine de Sèvres, le plus prestigieux de la compétition.