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  • Données de santé : le CCNE prône une exploitation contrôlée par une « garantie humaine »

    « Données massives et santé : une nouvelle approche des enjeux éthiques ». C’est l’intitulé de l’avis 130 du Comité consultatif national pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), rendu public le 29 mai 2019. Cet avis est une réponse du CCNE à une saisine effectuée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en janvier 2017. Il s’inscrit dans la ligne de l’avis 129 daté de juin 2018, contribution à la révision de la loi de bioéthique 2018-2019, et du rapport remis en novembre 2018 par son groupe de travail « Numérique et santé ».

    « On ne saurait adopter une position hostile à ces technologies numériques en raison des risques dont elles sont porteuses, indique le comité dans un dossier de presse daté du 29 mai 2019, car il serait contraire à l’éthique de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Dans les 12 recommandations détaillées à la fin de l’avis, le CCNE détaille les conditions dans lesquelles l’exploitation des données de santé peut être conforme aux exigences éthiques.

    Jugeant que « la pertinence des décisions qui sont prises dans un parcours de soin à l’aide du traitement algorithmique de données massives repose sur la qualité de ces données, sur l’absence de biais dans leur sélection et sur la rigueur de la méthodologie utilisée pour leur traitement », le CCNE estime que « les résultats obtenus ne peuvent être évalués et validés que par une garantie humaine, condition d’une responsabilisation des acteurs », ajoutant que cette garantie « devrait être assurée par des instances indépendantes de contrôle » (recommandation n°4).

    « La confiance qui est au cœur de la relation de soin nécessite la préservation d’une relation personnelle directe entre le professionnel de santé et le patient[, qui] ne saurait être réduit à un ensemble de données à interpréter, rendant inutile son écoute et la prise en compte de son vécu. » C’est ce qui est affirmé dans la recommandation n°7, dans laquelle il est précisé que « l’utilisation par le professionnel de santé des technologies récentes doit aussi avoir pour but de libérer du temps pour l’écoute et l’échange en simplifiant le recueil des informations pertinentes ».

    Information et formation

    « Toute personne a droit à une information compréhensible, précise et loyale sur le traitement et le devenir de ses données, que son consentement soit ou non requis », estime le CCNE en ouverture de sa première recommandation, précisant que « cette information, dont l’application effective doit pouvoir être évaluée, est adaptée à chaque contexte et actualisée[, et] doit en outre être aisément accessible, particulièrement lorsqu’elle s’adresse aux personnes les plus vulnérables ».

    Le comité estime parallèlement (recommandation n°5) que les professionnels de santé « doivent bénéficier, lors de leur formation initiale et tout au long de leur carrière, d’une formation adaptée aux technologies numériques, aux principes éthiques qui régissent le recueil et le traitement des données, aux moyens à mettre en œuvre pour les respecter, et aux risques de biais qui résultent de leur non-respect ». Il ajoute que les experts de la gestion et de l’analyse des données massives ainsi que les chercheurs doivent eux aussi « être suffisamment avertis des questionnements éthiques que soulèvent ces technologies pour pouvoir assurer efficacement la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles ».

    « Compte tenu du rythme particulièrement important des innovations scientifiques et technologiques », le CCNE estime nécessaire d’«évaluer périodiquement la mise en œuvre effective des dispositifs juridiques » les concernant (recommandation n°2). Il est à cet égard nécessaire, selon le comité, de « mener une réflexion sur la notion de consentement au recueil et au traitement de données massives » (recommandation n°3). Le CCNE juge à cet égard « essentiel » que « le titulaire des données soit informé des modalités par lesquelles l’autorité de contrôle assure sa fonction de tiers de confiance » (recommandation n°11).

    Données et enjeux de société

    Le comité indique que « l’individuation du risque[qu’] implique l’avènement d’une médecine de précision peut porter atteinte à la mutualisation dans les mécanismes de financement de la santé » (recommandation n°8). Selon l’avis, cette évolution contient « le risque d’une dérive vers un profilage de nature discriminatoire, notamment pour des raisons économiques », ce qui nécessite une « vigilance [des acteurs de santé] pour la préservation de nos valeurs d’égalité, d’équité et de solidarité ». 

    Le CCNE « insiste » (recommandation n°9) sur la nécessité de « veiller à ce que les personnes qui n’ont pas accès aux technologies du numérique, par exemple pour des raisons économiques ou de difficulté à comprendre leur mode de fonctionnement[, bénéficient,] comme les autres, des avancées dans le domaine de la santé [et] ne subissent ni pénalisation ni discrimination dans leur accès aux soins ».

    Il considère que les sites et applications qui « donnent, hors parcours de soin, des conseils pour améliorer l’hygiène de vie et le bien-être doivent pouvoir être évalués [ainsi que] la qualité de l’information délivrée aux utilisateurs[, afin d’éviter] des conséquences négatives sur le comportement et la santé des personnes » (recommandation n°6).

  • Étude : un logiciel d’IA détecte mieux le cancer du poumon que les radiologues (Nature Medicine)

    Une équipe de chercheurs de Google AI a développé un algorithme de deep learning (apprentissage profond) capable de dépister le cancer du poumon à partir d’un scanner, en totale autonomie. Entraîné sur les images de plus de 14 000 personnes, le logiciel a atteint un taux de réussite dans le dépistage de plus de 94 %. L’intelligence artificielle a ainsi dépassé les radiologues en détectant plus de cancers et en faisant moins de faux positifs. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 20 mai 2019 dans la revue Nature Medicine.

    Un dépistage du cancer du poumon à améliorer

    Le cancer du poumon est le 4ème cancer le plus fréquent en France et il progresse chez les femmes. Aux États-Unis, c’est le cancer le plus meurtrier. Son dépistage se fait actuellement pas scanner mais il est loin d’être optimal. Sa sensibilité et sa spécificité ne sont pas très bonnes, ce qui génère beaucoup de faux négatifs et de faux positifs. Par conséquent, les médecins passent parfois à côté de cas de cancers ou infligent des biopsies inutiles à leurs patients.

    La performance de l’IA comparée à 6 radiologues

    Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) peut améliorer les performances du dépistage du cancer du poumon. Des chercheurs et des ingénieurs de Google ont donc développé un algorithme d’apprentissage en profondeur qui utilise les volumes de tomographie actuels et antérieurs d’un patient pour prédire son risque de cancer du poumon.

    Pour entraîner leur algorithme, les chercheurs lui ont fourni les images de 14 851 patients, dont 578 ayant développé un cancer confirmé par biopsie au cours de la période de suivi d’un an. Les auteurs de l’étude, publiée le 20 mai 2019, dans Nature Medicine ont par ailleurs demandé à 6 radiologues expérimentés d’étudier les images issues du scanner afin de comparer leurs diagnostics avec ceux de l’IA. Les radiologues jouissaient d’un petit avantage puisqu’ils avaient accès à l’historique médical de chaque patient.

    Résultats : plus de 94 % de réussite

    Sur 507 patients, dont 83 atteints de cancer du poumon, l’IA s’est révélée plus performante que les radiologues, améliorant la sensibilité et la spécificité du dépistage.

    • L’algorithme a permis de réduire de 5 % le taux de faux négatifs, autrement dit il a repéré 5 % de cas de cancers du poumon en plus par rapport aux radiologues ;
    • le taux de faux négatifs a été diminué de 11 % grâce à l’IA, toujours comparé aux radiologues ;
    • Au total, le système développé par Google a atteint un taux de réussite de 94,4 %.

    L’avantage de la 3D sur la 2D 

    Ces résultats seraient notamment dus à une meilleure visualisation morphologique des nodules en 3D, alors que les radiologues travaillent en 2D. Des études rétrospectives et prospectives plus robustes seront nécessaires pour garantir l’applicabilité clinique du programme et faire évoluer les programmes de dépistage de cancer du poumon.

    Cependant, « la forte performance du modèle au niveau des cas a une importante pertinence clinique potentielle, estiment les auteurs de cette étude. L’augmentation de la spécificité observée pourrait se traduire par moins de procédures de suivi inutiles. Une sensibilité accrue dans les cas sans antécédent de cancer pourrait quant à elle se traduire par une réduction du nombre de cancers manqués dans la pratique clinique, en particulier du fait que davantage de patients commencent le dépistage. »

    De plus, les chercheurs estiment que le système est perfectible, en formant le logiciel sur un plus grand nombre de données. L’évaluation totalement automatisée des images pour le dépistage serait donc envisageable.

    Cette approche reposant sur l’IA serait aussi prometteuse pour l’IRM, la TEP ou d’autres techniques d’imagerie.

  • Le NHS England lance une gamme d’outils en ligne pour les personnes atteintes d’un diabète de type 2

    Le NHS England lance un nouveau support en ligne à destination des personnes atteintes de diabète de type 2 afin de les aider à mieux gérer leur maladie de manière indépendante, dans l’optique de limiter le risque d’aggravation de leur état de santé et les coûts associés. Par le biais de ce service, qui s’inscrit dans le cadre du Long Term Plan du NHS, les patients pourront accéder à des informations factuelles et disposer d’un soutien via un portail en ligne.

    Les essais menés sur l’utilisation de cette offre ont montré que les personnes suivant les « cours » et prenant connaissance des informations disponibles en ligne présentaient une réduction de leur glycémie, indique le NHS dans un communiqué publié le 28 mai 2019. Une amélioration de la santé mentale des personnes nouvellement diagnostiquées a également été démontrée chez les utilisateurs du service, testé grâce à un financement de l’Institut national de recherche sur la santé (National Institute of Health Research).

    Suite à la réussite de l’essai, une gamme d’outils, de ressources et de services de soutien en ligne sera désormais disponible, dont :
    • des « cours » encourageant les changements de style de vie pour aider les personnes touchées à mieux gérer leur diabète ;
    • des informations fiables relatives aux choix de vie, notamment au régime alimentaire, aux exercices et à la gestion de la consommation d’alcool ;
    • un soutien pour améliorer le bien-être de la personne, notamment pour gérer la détresse qu’elle peut ressentir lors de l’annonce du diagnostic.

    11 sites pilotes vont tester le nouveau service au cours de l’année. Le déploiement national du dispositif débutera à partir de 2020.

    Les régions de l’Angleterre où les citoyens seront invités à expérimenter le nouveau programme, avant le lancement à l’échelle nationale, sont les suivantes :

    • Cambridgeshire et Peterborough ;
    • Bedfordshire, Luton et Milton Keynes ;
    • Nottinghamshire ;
    • Northamptonshire ;
    • Sud-est et sud-ouest de Londres ;
    • Nord-ouest de Londres ;
    • Cumbria et Nord Est ;
    • Yorkshire de l’Ouest et Harrogate ;
    • Surrey Heartlands ;
    • Gloucestershire.

    La lutte contre le diabète : l’une des priorités du NHS en Angleterre

    Environ 10 % des dépenses de santé en Angleterre sont liées au diabète, ce qui représente environ 10 milliards de livres sterling (environ 11,326 Mds €) par an pour le NHS, un coût principalement dû à des complications évitables de la maladie.

    Afin de réduire ces dépenses, le NHS en Angleterre fournit une gamme de services pour lutter contre cette maladie chronique, y compris le programme de traitement du diabète (Diabetes treatment and care programme) et le programme de prévention du diabète du NHS (NHS Diabetes prevention programme), par le biais desquels 17 000 personnes atteintes de diabète de type 2 sont parvenues à améliorer « de manière significative » leur santé, notamment en perdant du poids (perte combinée d’environ 60 kilogrammes), indique le NHS dans son communiqué.

  • Le gouvernement lance l’expérimentation de la e-carte d’assurance maladie sur smartphone

    L’exécutif lance l’expérimentation d’une e-carte d’assurance maladie pour une durée de douze mois. L’initiative fait l’objet du décret n° 2019-528 daté du 27 mai 2019, publié au Journal Officiel du 29 mai.

    Cette expérimentation était prévue par l’action 7 de la feuille de route « Accélérer le virage numérique », présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn le 25 avril 2019. Le lancement d’une « appli carte Vitale », aussi appelée « ApCV », est justifiée par « la demande des patients d’accéder à des droits à jour en toute circonstance et de bénéficier de démarches en ligne » mais aussi par le fait que la population est « largement équipée en smartphone en France ». L’ApCV est « destinée à devenir l’outil d’identification et d’authentification des patients dans le système de santé » avec une généralisation prévue à partir de 2021, est-il indiqué. 

    Dans le cadre de l’expérimentation, les Caisses primaires d’assurance maladie du Rhône et des Alpes-Maritimes ainsi que les Caisses de la Mutualité sociale agricole Ain-Rhône et Provence-Azur pourront durant une période d’un an délivrer gratuitement à leurs assurés volontaires une carte Vitale « sous la forme d’une application installée sur un équipement mobile », en complément de la carte Vitale physique. Cette e-carte sera valable « uniquement auprès des professionnels de santé participant à l’expérimentation », est-il précisé.

    L’application contient la e-carte d’assurance maladie de l’assuré « ainsi que celle de chacun de ses ayants droit et celles qui lui auront été déléguées ». La e-carte contient les mêmes données que la carte Vitale, à l’exception de l’adresse de l’assuré, de ses prénoms « autres que le prénom usuel », et de la période de validité de la carte.

    Les modalités pratiques de l’expérimentation

    Les organismes autorisés à délivrer la e-carte assurent également « le pilotage, le suivi et l’évaluation » de l’expérimentation. Ils « peuvent mettre à disposition des assurés et des professionnels de santé participant à l’expérimentation leurs téléservices [sur présentation de la] e-carte d’assurance maladie ».

    L’assuré participant à l’expérimentation « peut donner son accord pour la consultation des données issues des procédures de remboursement ou de prise en charge qui sont détenues par l’organisme gestionnaire de l’assurance maladie obligatoire dont il relève, en permettant au médecin d’utiliser, à cet effet, son ‘e-carte d’assurance maladie ».

    Le décret précise que le dossier pharmaceutique peut être créé sur présentation par le bénéficiaire de l’assurance maladie de son « e-carte d’assurance maladie » et qu’il peut également être consulté mais aussi alimenté en utilisant la carte numérique.

    L’expérimentation fera l’objet d’un rapport d’évaluation, adressé au ministre de la Sécurité sociale par les organismes responsables, « au plus tard deux mois » avant son terme, est-il indiqué dans le texte.

    Un projet en cours depuis 2018

    Le lancement d’une carte vitale dématérialisée était prévu par la Convention d’objectifs et de gestion entre l’État et la Cnam, rendue publique le 19 février 2018. Soulignant dans l’axe 4 de ce document sa volonté d’« accompagner l’innovation numérique en santé », la Caisse annonçait que la période conventionnelle serait « marquée par le déploiement du dispositif e-carte Vitale, (…) offrant aux patients la possibilité de disposer sur leur smartphone des capacités d’identification permettant au professionnel de santé de réaliser une feuille de soins électronique, même lorsque la carte « physique » ne peut être présentée ».

    Il est indiqué dans la convention que ce « nouveau dispositif sécurisé et dématérialisé sur smartphone d’identification, d’authentification et de signature des assurés, [apportera] la garantie d’un règlement plus rapide au patient ou au professionnel de santé dans le cadre du tiers payant ».

    Un premier projet de décret en ce sens avait été divulgué en mai 2018.

  • Apple achète Tueo Health, start-up spécialisée dans le suivi de l’asthme chez l’enfant

    Apple rachète Tueo Health, start-up développant une application de surveillance des symptômes de l’asthme chez l’enfant. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

    Fonctionnant avec des capteurs de respiration repérant les anomalies chez le jeune patient lorsqu’il est endormi, l’application permet de prévenir les parents en cas de détection d’un trouble durant le sommeil via la réception d’une notification sur leur smartphone. En cas d’alerte, ces derniers sont mis rapidement en contact avec un spécialiste pour obtenir des conseils.

    Cette acquisition confirme la stratégie du groupe américain, qui mise de plus en plus sur le secteur de la santé, et en particulier de la e-santé. Tueo Health rejoint ainsi les 2 start-ups health tech rachetées précédemment par Apple : Gliimpse, agrégateur de dossiers médicaux (acquis début 2016), et Beddit, qui conçoit des capteurs de suivi du sommeil (racheté en mai 2017).

    Contacté par H&TI, Apple n’a pas souhaité commenter cette opération, révélée notamment par CNBC dans un article publié sur son site le 24 mai 2019. Cependant, comme l’a remarqué la chaîne de télévision américaine, Bronwyn Harris, co-fondateur et P.-D.G. de Tueo Health, ainsi que Anura Patil, directrice de l’exploitation (COO) de la société, ont tous les deux indiqué sur leur profil Linkedin travailler au sein d’Apple depuis fin 2018.

  • L’AP-HP et Doctolib récompensent 5 projets à l’occasion de leur hackathon Medidays

    5 projets de santé numérique ont remporté le hackathon Medidays. Organisé par Doctolib et l’AP-HP du 24 au 26 mai 2019, l’événement a rassemblé plus de 200 professionnels de santé, patients, développeurs et designers au sein du campus Picpus de l’AP-HP, dans le 12ème arrondissement de Paris. En l’espace de 48 heures, les participants, divisés en 22 groupes, ont présenté 35 projets contribuant à la transformation de l’organisation du système de santé à un jury composé d’experts, d’investisseurs et d’acteurs du monde de la santé. 

    Les projets lauréats :

    1er prix : « Docteur Simone » d’Anne-Charlotte Dimmy. Application destinée aux jeunes mamans afin de prévenir la dépression post-partum. Récompense : accompagnement du fonds d’investissement Kerala Ventures.

    2ème prix : « Supply-med » de Rubin Soudry. Marketplace digital pour les fournitures médicales dentaires. Récompense : accompagnement des équipes « produit » de Doctolib.

    3ème prix : « Chat marche » de Flavien Quijoux. Application basée sur la reconnaissance d’image pour la prévention des chutes de personnes âgées. Récompense : accompagnement tech dédié.

    Prix coup de cœur de l’AP-HP : « Post-hop » de Romain Laurent. Application pour la Raac (rééducation améliorée après chirurgie) permettant un meilleur suivi des patients post-opération. Récompense : possibilité de tester le proof of concept du projet en condition réelle dans un hôpital de l’AP-HP.

    Prix du meilleur design : « Coach My Nurse » de Martin Louvel. Application de coaching pour les infirmières en milieu hospitalier. Récompense : stage en design à Doctolib et matériel spécifique au métier de designer.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Suède

    La Suède porte une vision « e-santé » ambitieuse pour 2025 : être le meilleur pays dans le domaine de la e-santé pour permettre aux personnes d’avoir un accès plus facile aux soins et à l’aide sociale, équitables et de qualité, mais aussi de développer et de renforcer leurs propres ressources afin de bénéficier d’une plus meilleure indépendance et de participer à la vie de la société.

    La Suède a déployé sa première stratégie e-santé en 2006, suivie d’une deuxième en 2010. Adoptée en 2016, son nouveau plan « e-santé » pour 2025 s’appuie sur un plan d’action mis en place pour 2017-2019. Il définit des objectifs dans les domaines suivants :
    • cadres réglementaires ;
    • cohérence sémantique ;
    • standards techniques ;
    • suivi de l’e-santé.

    En Suède, de nombreux services numériques sont déjà disponibles pour les professionnels de santé et pour les patients, tels que la e-prescription (représente 99 % des prescriptions en 2018), le dossier médical électronique, l’adressage, la téléconsultation, un portail patient (en 2018, 49 % des Suédois avaient un compte) avec prise de rendez-vous en ligne, un dossier patient national (« résumé patient national ») ou encore l’Electronic Expert Support, qui aide le pharmacien à détecter les interactions médicamenteuses.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Suède est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Stratégie e-santé de la Suède

    La Suède porte une vision « e-santé » ambitieuse pour 2025 : être le meilleur pays dans le domaine de la e-santé pour permettre aux personnes d’avoir un accès plus facile aux soins et à l’aide sociale, équitables et de qualité, mais aussi de développer et de renforcer leurs propres ressources afin de bénéficier d’une plus meilleure indépendance et de participer à la vie de la société.

    La Suède a déployé sa première stratégie e-santé en 2006, suivie d’une deuxième en 2010. Adoptée en 2016, son nouveau plan « e-santé » pour 2025 s’appuie sur un plan d’action mis en place pour 2017-2019. Il définit des objectifs dans les domaines suivants :
    cadres réglementaires ;
    cohérence sémantique ;
    standards techniques ;
    suivi de la e-santé.

    En Suède, de nombreux services numériques sont déjà disponibles pour les professionnels de santé et pour les patients, tels que la e-prescription (représente 99 % des prescriptions en 2018), le dossier médical électronique, l’adressage, la téléconsultation, un portail patient (en 2018, 49 % des Suédois avaient un compte) avec prise de rendez-vous en ligne, un dossier patient national (« résumé patient national ») ou encore l’Electronic Expert Support, qui aide le pharmacien à détecter les interactions médicamenteuses.

  • PHW 2019 : Happytal signe un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit

    La startup française Happytal, spécialisée dans l’amélioration du parcours patient dans les établissements de santé, conclut un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit (Afa), organisation nationale de malades et proches pour vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Cette alliance a été annoncée à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019.

    Happytal, créée en 2013, propose un service de conciergerie dans les établissements de santé pour les patients, leurs proches mais aussi le personnel hospitalier. Par ailleurs, la société propose une plateforme technologique destinée à améliorer le parcours patient et à fluidifier les démarches administratives, notamment les demandes de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission.

    Le service est utilisé par plus de 25 000 personnes par mois, dans une centaine d’établissements en France et en Belgique, indique la société. Le projet a créé plus de 300 postes sur le terrain et au siège parisien et 160 recrutements devraient être effectués d’ici fin 2019. En novembre 2018, l’entreprise a clôturé une levée de fonds en série B de 23 millions d’euros. Elle prévoit de recruter 160 personnes d’ici fin 2019.

    Objectif n°1 d’Happytal : améliorer l’expérience patient

    Replacer le patient au cœur du système est le premier engagement du plan « Ma santé 2022 » avec comme impératif d’améliorer le parcours de soins. « Nous nous intéressons au parcours de soins au sens large, au-delà du médical, en développant des services qui viennent agrémenter et enrichir le parcours du patient, du résident et de ses proches tout au long de l’hospitalisation », explique Romain Revellat, co-fondateur et président d’Happytal.

    L’initiative émane du constat de proches, qui estiment difficile d’apporter un soutien concret à distance, et d’une volonté de transformer l’expérience des patients. « Le service de conciergerie est la face émergée de notre solution », commente le président d’Happytal.

    Différentes typologies de services sont proposées :

    • « bien-être » : coiffure, réflexologie ;
    • « divertissement » : outils multimédia ;
    • « événementiel » : notamment dans le cadre de la maternité, pour intégrer les personnes éloignées ;
    • « retour à domicile » : pour apporter une vraie continuité en accompagnant sur le retour ;
    • « jeunes parents » : pour accompagner l’arrivée à domicile, les premiers mois ;
    • « repas et gourmandise » : pour permettre des repas « plaisir » ;
    • « pressing » : avec notamment le nettoyage du linge personnel à l’arrivée.

    La solution démarre avant le traitement, en mutualisant une partie des demandes administratives via une plateforme technologique. Les peuvent notamment effectuer leur demande de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission. « Avant de nous lancer, nous avons passé un an à faire le concierge à l’hôpital au contact des patients avec les familles et la direction pour comprendre la thématique de l’expérience patient », indique Romain Revellat. Cette démarche a abouti à un accompagnement des établissements pour l’utilisation d’une solution qui allie digital ou physique dans une logique de guichet unique du « non-médical ».

    En partenariat avec les associations de patients

    Pour Alain Olympie, président de l’Association François Aupetit (Afa), « le passage à l’hôpital est un traumatisme pour le patient. Tout ce qui va dans le sens de la réduction du stress est positif. L’anticipation et la sécurité d’avoir une série d’outils et de service permettent d’envisager l’hospitalisation dans un contexte plus rassurant. »

    Un partenariat de visibilité a ainsi été annoncé entre Happytal et l’association de patients.

    Beaucoup d’associations ont développé des services d’information, de soutien, de diététique, d’assistance sociale et de conseils juridiques pour le retour au travail. Pour autant, « les associations, un acteur incontournable, sont un peu trop souvent oublié par les professionnels de santé hospitaliers », relève Romain Revellat.

    Outre une visibilité respective, cette alliance vise à identifier l’association comme un des contributeurs à la qualité de l’hospitalisation. L’équipe d’Happytal a d’ailleurs la volonté de travailler de plus en plus avec les associations dans une complémentarité d’action au service du bien-être du patient.

    Un ancrage dans l’établissement et l’écosystème

    300 concierges sont présents sur la centaine d’établissements partenaires, dont la présence est rémunérée par l’hôpital. Pour la fourniture des produits et des services, Happytal s’appuie sur les artisans et les commerçants du tissu économique locale. Les concierges sont payés par l’hôpital. L’activité est d’ailleurs créatrice de valeur. « Nous apportons environ 1 million de recettes additionnel par ans aux structures », indique Romain Revellat.

    Les services de conciergerie sont en partie à la charge du patient, selon les demandes. Certains aspects, comme la procédure concernant une demande de chambre individuelle, sont pris en charge par les mutuelles. La conciergerie d’Happytal est également accessible au personnel de l’hôpital dans une démarche d’amélioration des conditions de travail, notamment pour ceux travaillant en horaires décalés.

  • Safesanté : une solution de téléconsultation compatible avec tous les logiciels médicaux

    Créé en 2016 par le pharmacien Yonathan Abbou et le médecin généraliste Charles Binetruy, Safesanté est une plateforme de téléconsultation compatible avec tous les logiciels médicaux. Le module de prescription électronique qu’elle propose permet aux médecins de consulter leurs patients où et quand ils le souhaitent puisqu’ils ne sont pas dépendants du logiciel métier installé au sein de leur cabinet, précise la société dans un communiqué publié courant mai 2019.

    Pour bénéficier du service, les praticiens doivent souscrire à un abonnement mensuel (sans engagement) de 80 euros par mois HT (soit 960 euros HT par an). Ils peuvent tester la plateforme pendant 1 mois gratuitement. Par ailleurs, une prime ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique) de 350 euros leur est versée chaque année pour une souscription à l’offre.

    Les fonctionnalités de Safesanté :

    • outil de gestion de l’agenda et de la prise de rendez-vous en ligne pour les consultations et les téléconsultations ;
    • visioconférence haute définition même si la connexion internet est faible ;
    • messagerie sécurisée permettant l’échange de documents confidentiels entre médecin et patient ;
    • mise à disposition d’un module de paiements en ligne ;
    • prise de rendez-vous directement en ligne, en téléconsultation ou au cabinet ;
    • ouverture possible du dossier médical par le biais de la plateforme et partage du compte-rendu.