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  • HTI Morning : Sweper, le Health Data Hub suédois, cherche lui aussi à faciliter le partage des datas

    Faciliter l’utilisation des données de santé pour les soins médicaux. C’est l’objectif de Sweper, l’équivalent suédois du Health Data Hub, une initiative de Swelife, un programme de coordination en sciences de la vie et santé issu de l’agence gouvernementale suédoise pour l’innovation Vinnova. Un outil présenté par Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden et pilote du projet Sweper, intervenu le 23 octobre à Paris lors d’un HTI Morning, organisé par la société Care Insight sur la stratégie de la Suède en matière de données de santé.

    Parmi les réalisations du hub suédois figurent actuellement :
    • un dictionnaire lisible par ordinateur (machine-readable lexicon), permettant d’obtenir un langage commun entre la machine et l’homme grâce à l’exploitation de métadonnées.  
    • un programme d’analyse en temps réel des données patient conçu pour améliorer le traitement du cancer.

    Le projet Sweper a pour but, à terme, de démocratiser l’information en santé et de faciliter le partage de ces données entre disciplines pour accélérer les découvertes, dans le respect du droit des patients à la protection de leurs données personnelles.

    En ouverture de la matinée a par ailleurs été présentée une infographie de synthèse sur les critères de performances clés (KPIs) des systèmes de santé français, suédois et britannique, le précédent HTI Morning ayant porté sur le décryptage de la feuille de route numérique du NHS dans le Long Term Plan.

    Les critères de performances clés (KPIs) des systèmes de santé français, suédois et britannique

    Repères : la stratégie e-santé de la Suède

  • Asie : l’appli Doctor Anywhere (Singapour) multiplie les partenariats pour s’étendre au Vietnam

    Doctor Anywhere, une start-up singapourienne proposant une plateforme de télémédecine, s’associe à ViettelPay, un service bancaire numérique appartenant au plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam (Viettel). Objectif : fournir une gamme complète de services de santé en ligne aux plus de 6 millions d’utilisateurs de ViettelPay au Vietnam. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.

    Dans le cadre de cette alliance, annoncée à la mi-octobre 2019, les utilisateurs de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin mais aussi accéder à une offre de services bien-être depuis l’application mobile de la société vietnamienne.

    ViettelPay a été lancé au Vietnam en juin 2018 et devrait porter son nombre d’utilisateurs à 30 millions en 2020.

    Dans un pays peuplé de 96 millions d’habitants avec un taux de pénétration de smartphone de 84 %, toute personne possédant un mobile peut facilement télécharger l’application ViettelPay et accéder immédiatement aux services de Doctor Anywhere. L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité du système de santé public dans le pays et la qualité des soins prodigués. Le nouveau service devrait être mis en ligne sur l’application vietnamienne début 2020.

    Il s’agit du deuxième partenariat annoncé au Vietnam par Doctor Anywhere sur une période d’environ deux mois. En septembre, la start-up a conclu un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, l’une des plus grandes compagnies d’assurance vietnamienne.

    Extension de Doctor Anywhere au Vietnam : d’autres partenariats à venir

    La signature des coopérations stratégiques avec Bao Minh Insurance et ViettelPay s’inscrivent dans la stratégie de développement de Doctor Anywhere au Vietnam.

    L’alliance avec Bao Minh prévoit le déploiement d’une série de services de santé en ligne et hors ligne, dont la consultation vidéo et la délivrance de médicament, un e-marché pour les produits de santé et de bien-être ainsi que des prestations de soins à domicile. L’ensemble de l’offre sera accessible sur une plateforme unique.

    Ce partenariat était la première expansion régionale d’une telle ampleur annoncée par la start-up singapourienne. D’autres partenariats importants sont en cours de discussion, avait-elle alors indiqué.

    Objectif : un déploiement dans « plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés »

    « Nous sommes ravis d’établir notre empreinte au Vietnam, l’une des économies en développement les plus dynamiques en Asie, commente Lim Wai Mun, fondateur et P.-D.G. de Doctor Anywhere (communiqué de septembre). Depuis notre lancement [au sein de ce marché] au T2 2019, nous avons établi notre présence dans les pôles d’affaires de Hô-Chi-Minh-Ville et de Hanoï, avec l’intention de déployer [nos activités dans] plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés [du pays] au cours des prochains mois.

    Un accord également signé avec une start-up indonésienne

    Parmi les dernières actions notables de Doctor Anywhere figure l’accord signé en mars avec Go-Jek, une start-up indonésienne spécialisée dans la logistique et le suivi des déplacements façon Uber. Depuis le 1er avril 2019, tous les chauffeurs actifs de Go-Jek bénéficient d’un accès entreprise à la plateforme de de téléconsultation et de prise de rendez-vous médicaux en ligne Doctor Anywhere.

  • Une proposition de loi pour faciliter la vente en ligne de médicaments sera déposée début 2020

    Une proposition de loi visant à faciliter la vente en ligne de médicaments sera déposée au Parlement début 2020 par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics. L’information a été relayée par Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), intervenu le 20 octobre 2019 lors d’un atelier sur le e-commerce organisé dans le cadre du 72e congrès des pharmaciens par la FSPF, l’Association de pharmacie rurale (APR) et l’Union technique inter-pharmaceutique de formation continue (Utip).

    Philippe Besset indique avoir été consulté sur le projet au cours de l’été et informé en septembre par le cabinet de la ministre Agnès Buzyn au sujet de la proposition de loi, qui aura pour objectif de fixer un nouveau cadre à la vente en ligne de médicaments.

    Par le biais de ce texte, le gouvernement souhaite autoriser la mutualisation des moyens des officines et permettre aux pharmaciens d’officine de se regrouper pour simplifier la vente en ligne, le tout avec des systèmes d’information autour de groupements, précise le président de la FSPF. La fédération indique, par ailleurs, que le projet reprend « les propositions d’avancées de la profession » (source : APMnews).

    RAPPEL : Le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé en mars avoir demandé à Agnès Buzyn d’ouvrir un chantier sur la vente en ligne de médicaments afin de développer cette activité en France. Actuellement, le régime réglementaire émane de la transposition d’une directive européenne datée de 2011. Selon le texte, l’ouverture d’un site de vente est autorisé seulement s’il est adossé à une officine physique. Les locaux de stockage des produits doivent être situés « à proximité de l’officine dans les limites de son quartier d’implantation » : la publicité et la mise en valeur des produits sur les sites web concernés sont interdites.

    E-pharmacies : éléments clés (congrès des pharmaciens)

    583 e-pharmacies en France

    • 750 sites web sont répertoriés comme pharmacies et parapharmacies en ligne en France, dont 583 e-pharmacies, sur un total d’environ 21 000 officines physiques.
    • chiffre d’affaires des e-pharmacies : 162 millions d’euros pour l’année 2018

    L’Autorité de la concurrence pointe du doigt le cadre législatif français, jugé trop restrictif

    L’Autorité de la concurrence indique dans un avis sur la distribution du médicament (publié en avril 2019) que le cadre législatif français est trop restrictif pour permettre un réel développement de la vente en ligne. Une situation qui, selon elle, s’avère avantageuse pour les sites web basés dans les pays voisins de la France.

    • Seules 2,3 % des officines disposent d’une pharmacie en ligne ;
    • le e-commerce ne représente que 1 % des ventes totales de médicaments à prescription médicale facultative (PMF), les seuls médicaments avec AMM pouvant être vendus sur internet, note l’Autorité.

    Les recommandations de l’Autorité de la concurrence pour assouplir le cadre réglementaire :

    • permettre aux officines de regrouper leur offre de vente en ligne sur un site commun ;
    • assouplir la réglementation sur les locaux de stockage et en matière de publicité en ligne, notamment dans le recours au référencement payant et aux comparateurs en ligne ;
    • adapter aux spécificités de la vente en ligne le seuil de chiffre d’affaires au-delà duquel un pharmacien titulaire doit recruter un pharmacien adjoint supplémentaire.
  • La Fondation Crédit Agricole lance l’AAP « La santé pour tous grâce au numérique » (deadline : 24/11)

    La Fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement (CASD) lance, avec le soutien de la Médicale et de la Caisse d’assurances mutuelles du Crédit Agricole (CAMCA), l’appel à projets (AAP) « La santé pour tous grâce au numérique ». La dotation de cet AAP est d’un montant de 250 000 euros. Au total, une quinzaine de projets devraient être soutenus. 

    Depuis 2017, 3 appels à projets ont été menés par la fondation sur le thème de la santé. 60 associations ont été lauréates, pour un montant total de 1,2 million d’euros, avec des projets « coups de cœur », distingués par un jury d’experts.

    Avec cette nouvelle édition, la fondation CASD souhaite accompagner les initiatives d’accès à la santé des plus fragiles via le numérique. Elle prolonge l’action des structures qui œuvrent dans le cadre ou dans la continuité des politiques de santé publique et tend à soutenir les efforts des structures de terrain qui mènent des initiatives pertinentes sur leurs territoires.

    Les associations et structures d’intérêt général éligibles au mécénat sont invitées à proposer des projets entrant dans la thématique. Ces derniers pourront notamment contribuer à :
    • favoriser l’accès aux soins pour réduire les inégalités territoriales (désertification médicale, fracture numérique…) ;
    • favoriser l’inclusion numérique des personnes fragiles dans le domaine de la santé ;
    • lutter contre le non-recours aux soins.

    Le dépôt des candidatures est à réaliser via le formulaire dédié, accessible sur le site de la fondation, au plus tard le 24 novembre 2019 à minuit. Les lauréats seront désignés au cours du premier trimestre 2020.

    Modalités de candidature

    Les projets présentés doivent être portés par une structure d’intérêt général éligible au mécénat. La structure porteuse du projet doit avoir au moins 6 mois d’existence et ses statuts doivent être déposés. Sont exclues les entreprises non labellisées ESUS et les SISA. Les projets individuels ne seront pas retenus.

    Les projets sélectionnés, qui doivent être établis en France métropolitaine ou en France d’Outre-Mer, pourront s’inscrire dans les thématiques ci-dessous (liste non exhaustive) :

    • prévention et éducation sanitaire via le numérique : système de santé, pathologie physique ou psychique, dépistage… ;
    • accès aux soins par le numérique : ouverture de droits, sensibilisation et formation au numérique pour renforcer l’autonomie… ;
    • soins par le numérique : téléconsultation, télémédecine, suivi de soins.

    Les projets liés à la recherche médicale sont exclus.

    Une démarche projet et une dimension de complémentarité humain/digital

    Dans le cadre de cet appel à projets, le numérique est envisagé comme un outil complémentaire au contact humain permettant d’apporter une valeur ajoutée lors de la prise en charge du patient ou des soins : en créant du lien, en recréant de la proximité, en favorisant une meilleure réactivité ou de l’accessibilité, est-il indiqué.

    Cette complémentarité entre l’humain et le digital est essentielle, les projets présentés devront « obligatoirement » expliciter cette dimension.

    Seuls les dossiers présentant un « projet global » seront retenus. Par « projet », la fondation entend une démarche qui :

    • est proposée suite à une analyse des besoins ;
    • répond à une problématique d’ensemble ;
    • présente des objectifs et des actions concrètes pour sa mise en œuvre ;
    • réunit des moyens humains, financiers et matériels ;
    • est pensée en partenariat avec les acteurs socioéconomiques du territoire : des lettres de soutien de vos partenaires seront particulièrement appréciées ;
    • dispose d’un plan de financement réaliste précisant les financements acquis et sollicités et d’un planning ;
    • a fait, fait ou fera l’objet d’une expérimentation ;
    • envisage un dispositif d’évaluation des réalisations et de duplication éventuelle ;
    • système partenarial.

    Pour une meilleure prise en charge des patients et une meilleure cohérence des parcours de soins, les projets devront expliciter le travail effectué en réseau avec les associations partenaires et les institutions du territoire.

    Les points suivants seront particulièrement appréciés :

    • porteur de projet : capacité à manager un projet / une structure / qualités entrepreneuriales
    • Projets innovants, faisant l’objet d’une expérimentation et/ou modélisation et pouvant être dupliqués, qu’il soit en démarrage ou en phase d’essaimage ;
    • projets à fort impact social ;
    • projets prenant en compte des problématiques sociétales complémentaires : développement durable, insertion, logement…

     Calendrier des sélections 

    La sélection des candidats sera effectuée par jury composé de représentants de la fondation CASD, de La Médicale, de la Caisse d’assurances mutuelles du Crédit Agricole ainsi que d’experts issus des milieux universitaire et associatif ainsi que du monde de la santé.

    • Dépôt de projet : du 14 octobre au 24 novembre 2019 à minuit, via le site de la Fondation.
    • Première instruction des projets : du 25 novembre au 10 janvier (lecture et analyse de dossiers).
    • Deuxième instruction des projets : 2ème quinzaine de janvier (rendez-vous téléphoniques).
    • Présélection des projets : 1ère quinzaine de février.
    • Réunion du jury : 28 février 2020.

    Les candidats seront informés de l’avancée de leur candidature au fur et à mesure de ces différentes étapes.

  • E-parcours : le Resah attribue les marchés d’accord-cadre sur les briques techniques & le déploiement

    Dans le cadre du programme national « e-parcours », le Resah vient d’attribuer les marchés d’accord-cadre pour les briques techniques et le déploiement de solutions numériques de coordination des soins. Il avait déjà publié l’attribution du lot 1 de pilotage. La centrale d’achat met ainsi à disposition des Grades (Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé) 3 accords-cadres nationaux consacrés à la mise en œuvre de « e-parcours », qui a pour but de déployer une offre de services numériques de coordination auprès des professionnels exerçant dans les secteurs sanitaire, médico-social et social. L’enveloppe financière consacrée à ces marchés est de 100 millions d’euros, précise le Réseau des acheteurs hospitaliers à H&TI, indiquant que tous les Grades sont susceptibles d’actionner le marché.

    L’ensemble des entreprises mandataires (consortiums retenus comme titulaires des 3 accords-cadres) sont les suivantes :

    accord-cadre « Acquisition, maintenance et intégration des logiciels nécessaires à la mise en œuvre des services numériques pour les parcours de santé et leur coordination dans la sphère sanitaire et médico-sociale » :
    – Cap Gemini en co-traitance avec Orion Health, GFI en co-traitance avec Medialis, Maincare et Sword ;

    accord-cadre « Assistance à la maîtrise d’ouvrage nécessaire à la mise en œuvre des solutions » :
    – Bee Consulting en co-traitance avec Verso Consulting, Easis, EY, PwC en co-traitance avec Sia Partners ;

    accord-cadre « Appui au déploiement et à la consolidation des usages à l’issue de la mise en œuvre des solutions (formations, accompagnement au changement, etc) » :
    – Atos, Cap Gemini, Care Insight en co-traitance avec Doshas, Juliet Sterwen en co-traitance avec Proxicare.

    Les Grades pourront utiliser les accords-cadres dont ils sont bénéficiaires selon 2 modalités :

    • en demandant à la centrale d’achat du Resah, qui dispose d’une équipe d’experts notamment juridiques dédiée au projet, de mettre en concurrence les titulaires des accords-cadres afin de passer les marchés subséquents nécessaires à la satisfaction de leurs besoins ;
    • ou en se chargeant eux-mêmes de l’exécution des accords-cadres et de la passation des marchés subséquents. 

    « La notification de ces 3 nouveaux accords-cadres s’inscrit dans la volonté du Resah de devenir un acteur de référence en matière d’achat de solutions numériques complexes », indique la centrale d’achat dans un communiqué publié le 23 octobre 2019.

  • Urgences : chiffres clés, le plan du ministère (focus) et les alternatives numériques au 15

    “Mettre en place dans tous les territoires un service distance universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le Service d’accès aux soins (Sas)”. Il s’agit de la première (340 M€) des 12 mesures du Plan de refondation des urgences, présenté en septembre 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en réponse à la crise profonde qui touche le secteur, une crise marquée par un mouvement social qui dure depuis plusieurs mois.

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point sur les services d’urgence en France, avec :

    • un focus sur les chiffres clés (au niveau national et par région) ;
    • une présentation des alternatives au 15 : la téléconsultation est perçue par certains acteurs comme un outil d’aide au désengorgement des urgences ; il existe par ailleurs des applications mobiles ou web visant spécifiquement à limiter le nombre de visites évitables au sein des urgences ;
    • un point sur les autres services vers lesquels se tourner avant d’envisager un passage aux urgences.

    À NOTER : l’équipe chargée de conduire les travaux sur le Service d’Accès aux Soins (SAS) a été nommée début octobre 2019 (4 membres). Elle est en train de mener une concertation (durée : 2 mois) auprès des professionnels de santé sur les différentes organisations possibles du SAS. La ministre Agnès Buzyn choisira fin novembre un modèle d’organisation pour pouvoir mettre en place ce service à l’été 2020.

    L’ensemble des données “urgences” sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • Royaume-uni : la e-prescription sera généralisée à partir de novembre 2019

    « Toutes les ordonnances en Angleterre seront numérisées ». C’est ce qu’annonce Jo Churchill, la sous-secrétaire d’État britannique chargée des Soins primaires, dans un communiqué daté du 19 octobre 2019, estimant que cette innovation permettrait d’économiser 300 millions de livres sterling (environ 347 M€) d’ici à 2021 et un temps médical « vital » pour les médecins et les pharmaciens. Le service de prescription électronique (EPS) sera déployé dans tous les cabinets de médecins généralistes à partir du 18 novembre 2019.

    Un code-barres unique transmis aux patients pourra être scanné dans toutes les pharmacies pour récupérer les données relatives aux médicaments. Ces informations seront stockées dans NHS Spine, la base de données sécurisée du système de santé britannique (le NHS), de sorte que généralistes et pharmacies puissent y accéder rapidement.

    Selon le cabinet britannique, ce dispositif devrait éviter le recours au papier, les pertes d’ordonnances et les erreurs de prescription. Il dispensera les patients de récupérer physiquement leurs renouvellements d’ordonnance auprès de leurs médecins, ces derniers pouvant apposer ou annuler numériquement leur signature. 10 ans après l’introduction de l’ordonnance électronique, « près de 70 % de toutes les prescriptions » du pays sont déjà rédigées et délivrées par le biais de l’EPS, est-il indiqué dans le communiqué.

  • French Tech 120 (FT120) : Cédric O lance un AAC visant à compléter le Next40 avec 80 start-ups

    « Sélectionner les 80 meilleures start-ups au niveau national et par territoire sur la base de la levée de fonds ou de l’hyper-croissance ». C’est l’objectif de l’appel à candidature (AAC) « French Tech 120 » (FT120), lancé le 23 octobre 2019 par le gouvernement avec Bpifrance et la mission French Tech afin de « compléter les 40 sociétés qui composent le Next40 », dévoilé en septembre et dans lequel figurent des sociétés de e-santé (Doctolib, Bioserenity et Alan). Les 120 start-ups  sélectionnées bénéficieront d’un « programme d’accompagnement public sur mesure » visant à « faire émerger des leaders technologiques de rang mondial », précise le secrétaire d’État au Numérique Cédric O (éditorial).

    Les 80 sociétés restantes seront sélectionnées :

    • pour une première moitié, sur la base des « levées de fonds les plus importantes » : sociétés ayant réalisé au cours des deux dernières années » une levée de fonds d’au moins 20 millions d’euros en equity (part primaire uniquement) ;
    • pour une deuxième moitié, sur des « critères d’hyper-croissance » : sociétés ayant enregistré sur les 3 derniers exercices fiscaux clôturés une croissance annuelle du chiffre d’affaires de 50 % ou plus (tolérance à 40 %), ou de 25 % ou plus (tolérance à 20 %) si le chiffre d’affaires est supérieur à 10 millions d’euros sur le dernier exercice. Si la société dépasse le seuil de 3 millions d’euros uniquement en 2018, « une croissance d’au moins 75% entre 2016-2017 et 2017-2018 est exigée », est-il précisé.

    « Afin de mettre en avant et d’accompagner les meilleures start-ups de tous les écosystèmes », il est ajouté dans le dossier de présentation de l’AAC que les 2 meilleurs start-ups de chaque région (Outre-mer inclus) seront « automatiquement sélectionnées » : une sur la base de la levée de fonds et une sur la base des critères d’hyper-croissance.

    Les sociétés au chiffre d’affaires compris entre 3 et 10 millions d’euros doivent avoir moins de 15 ans et ne pas avoir été rachetées. Au-delà de ce seuil, les sociétés candidates doivent être « innovantes » et avoir leur siège social en France.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 novembre 2019 et à réaliser sur le site dédié, accessible via ce lien. Les lauréats seront dévoilés au mois de janvier 2020.

    Déploiement de French Tech Central dans les capitales French Tech

    Est également annoncé dans le dossier relatif à l’ACC le déploiement de French Tech Central dans les Capitales French Tech dès janvier 2020. Ce programme « assurera un soutien local par les services de l’État, destiné à toutes les start-ups », au sein des lieux totem des capitales French Tech afin d’« identifier leurs besoins spécifiques » et de « déployer une réponse coordonnée entre acteurs publics ».

    Le socle de services publics communs à chaque capitale French Tech sera complété d’une offre d’accompagnement portée par les capitales, en lien avec les acteurs locaux, à destination d’une sélection de start-ups, qui « bénéficieront d’une promotion nationale », est-il indiqué.

    Création d’un Conseil national des capitales et communautés French Tech

    « Instance de concertation et de co-construction des programmes à destination des écosystèmes territoriaux », le Conseil national des capitales et communautés French Tech réunira des représentants des capitales et des communautés French Tech et « comportera au moins 35 % de femmes », précise le gouvernement.

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique réunira ce conseil au moins une fois par trimestre. Sa première mission sera de « co-construire d’ici la fin de l’année le programme French Tech Central ».

  • Une plateforme numérique et le DMP en soutien des « proches aidants » (stratégie nationale)

    Plateforme numérique, DMP et numéro téléphonique national figurent parmi les solutions annoncées par le gouvernement dans la « stratégie de mobilisation et de soutien » 2020-2022 présentée en direction des « proches aidants », ces 8 à 11 millions de personnes qui « soutiennent un proche en perte d’autonomie pour des raisons liées à l’âge, un handicap, une maladie chronique ou invalidante », indique le ministère des Solidarités et de la Santé dans un dossier de presse daté du 23 octobre 2019.

    Est notamment prévu dans ce cadre :

    • la création d’une plateforme numérique, baptisée « Je réponds aux aidants », permettant d’identifier l’offre d’accompagnement près de chez soi, dans tous les territoires, d’ici 2022 (mesure n°3);

    l’identification du rôle de proche aidant dans le dossier médical partagé en 2020, en application de la loi du 22 mai 2019 (mesure n° 15) : le document précise qu’« en cas d’accident du proche aidant, les professionnels de santé seront au courant du fait qu’il ou elle est aidant d’une personne dépendante » et « pourront s’assurer immédiatement du fait que le proche aidé n’est pas laissé seul à domicile » ;

    • la mise en place d’un « numéro téléphonique national de soutien des proches aidants », pour les aider à « se reconnaître » comme proche aidant, leur offrir une écoute, assurer un premier niveau d’information, et les orienter vers des interlocuteurs de proximité, et ce « dès 2020 » (mesure n° 1).

    Cette stratégie « issue de plusieurs mois de travail et d’échanges avec les aidants eux-mêmes et les associations qui les représentent » sera déployée « sur trois ans », annonce le Premier ministre Édouard Philippe (éditorial), précisant qu’il sera « particulièrement attentif » à ce que ses solutions soient « rapidement» mises en œuvre.

    Stratégie de mobilisation et de soutien des aidants 2020-2022 : les 17 mesures

    Priorité n°1 : rompre l’isolement des proches aidants et les soutenir au quotidien dans leur rôle

    • MESURE N°1 : la mise en place d’un numéro téléphonique national de soutien des proches aidants, pour les aider à se reconnaître comme proche aidant, leur offrir une écoute, assurer un premier niveau d’information, et les orienter vers des interlocuteurs de proximité, dès 2020.
    • MESURE N°2 : la création d’un réseau de lieux d’accueil labellisés « Je réponds aux aidants », pour recevoir les proches aidants et les orienter dans le paysage des aides et de l’accompagnement disponibles, en fonction de leurs besoins, à compter de 2020.
    • MESURE N°3 : la création d’une plateforme numérique « Je réponds aux aidants » permettant d’identifier l’offre d’accompagnement près de chez soi, dans tous les territoires, d’ici 2022.
    • MESURE N°4 : la diversification et le déploiement des offres d’accompagnement par des professionnels et des pairs dans tous les territoires : soutien psychologique, collectif et individuel, sensibilisation et formation (en présentiel et à distance). Objectif : + 450 000 aidants accompagnés d’ici 2022.

    Priorité n°2 : ouvrir de nouveaux droits sociaux aux proches aidants et faciliter leurs démarches administratives

    • MESURE N°5 : le congé de proche aidant indemnisé pour les salariés, les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les chômeurs indemnisés, dès octobre 2020.
    • MESURE N°6 : un congé de proche aidant qui pourra désormais être pris tout de suite à l’arrivée en entreprise, sans attendre un an comme auparavant, dès janvier 2020.
    • MESURE N°7 : des périodes de congé proche aidant qui ne compteront plus dans le calcul des droits au chômage pour éviter une baisse des allocations, dès novembre 2019.
    • MESURE N°8 : une prise en compte automatique du congé de proche aidant indemnisé au titre des droits à la retraite, sans formalités à accomplir, dès octobre 2020. Au-delà, la concertation en cours sur le système universel des retraites intègre ce sujet majeur de la prise en compte des périodes d’aide.

    Priorité n°3 : permettre aux aidants de concilier vie personnelle et vie professionnelle

    • MESURE N°9 : l’assouplissement du congé de présence parentale et de l’allocation journalière de présence parentale, qui pourront être pris de façon fractionnée, par demi-journées, dès janvier 2020.
    • MESURE N°10 : la facilitation des parcours professionnels des aidants qui ont dû arrêter de travailler pendant longtemps pour accompagner un proche avec notamment un nouveau système de reconnaissance de l’expérience acquise en tant que proche aidant, en 2021.
    • MESURE N°11 : le soutien aux proches aidants inscrit parmi les thèmes de la négociation obligatoire dans les entreprises et parmi les critères de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, en 2020.

    Priorité n°4 : accroître et diversifier les solutions de répit

    • MESURE N°12 : le lancement d’un plan national de renforcement et de diversification des solutions de répit, adossé à un financement supplémentaire de 105 M€ sur la période 2020 – 2022.

    Priorité n°5 : agir pour la santé des proches aidants

    • MESURE N°13 : la compréhension des risques qui pèsent sur la santé des proches aidants, à travers une enquête de Santé publique France en 2020.
    • MESURE N°14 : l’instauration d’un « réflexe proches aidants » chez les professionnels de santé ou d’accompagnement à compter de 2020, à travers plusieurs canaux.
    • MESURE N°15 : l’identification du rôle de proche aidant dans le dossier médical partagé en 2020, en application de la loi du 22 mai 2019.

    Priorité n°6 : épauler les jeunes aidants

    • MESURE N°16 : la sensibilisation des personnels de l’Éducation nationale, pour repérer et orienter les jeunes aidants, grâce à des outils efficaces et co-construits avec le monde associatif. Dans un premier temps, une expérimentation sera lancée en 2020 dans deux régions (Île-de-France et Occitanie).
    • MESURE N°17 : l’aménagement des rythmes d’étude (condition d’assiduité et examen) pour les étudiants aidants, dès fin 2019.

    La mise en œuvre de la stratégie :

    Aidants : chiffres clés

  • Cosem

    Coordination des œuvre sociales et médicales