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Visiomed lève 3 M€ pour développer ses activités, notamment sur le segment de la santé connectée
Visiomed, société française centrée sur l’électronique médicale nouvelle génération, lève 3 millions d’euros. Ce tour de table a été réalisé « dans le cadre d’un placement privé d’obligations convertibles en actions réalisé avec suppression du droit préférentiel de souscription auprès d’investisseurs professionnels« , dont :
• 520 000 euros souscrits par Patrick Schiltz, P.-D.G. du groupe ;
• et 2,45 millions d’euros souscrits par Frédéric Paul, administrateur de la société.La somme recueillie va permettre de couvrir les besoins de financement de l’entreprise jusqu’à la fin 2019, « avant de tirer profit du nouveau plan stratégique qui sera dévoilé prochainement », indique Visiomed dans un communiqué publié le 25 octobre 2019. Ce plan a pour objectif d’ »atteindre l’équilibre opérationnel de Visiomed Group et [d’]assurer le développement de ses activités, notamment sur le segment à fort potentiel de la santé connectée« .
La société, qui développe et commercialise – notamment – des dispositifs médicaux connectés, a par ailleurs annoncé en octobre 2019 la finalisation d’une augmentation de capital de 1,5 million d’euros par voie de placement privé initiée en août : environ 30 millions de nouvelles actions avaient alors été émises.
À noter également que le groupe est actuellement confronté à quelques difficultés. Il a notamment annoncé en septembre qu’il poursuivait en justice ses anciens dirigeants, soupçonnés de malversations financières, une affaire découlant de la publication des conclusions de l’audit financier du commissaire aux comptes de la société.
Caractéristiques de l’opération
Le conseil d’administration de Visiomed, « sur la base des délégations conférées par la 4ème résolution votée lors de l’assemblée Générale du 12 mars2019 et la 12ème résolution votée lors de l’Assemblée Générale du 30 septembre 2019, a décidé de procéder à une émission d’obligations convertibles en actions ayant les caractéristiques suivantes », indique l’entreprise (communiqué).
Détails
« La présente émission ne donne pas lieu à l’établissement d’un prospectus soumis au visa de l’AMF », précise Visiomed.
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PLFSS 2020 : le texte adopté en première lecture à l’Assemblée (récapitulatif des mesures clés)
L’Assemblée nationale adopte en première lecture le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020 par 339 voix contre 188 et avec 23 abstentions. Le texte, voté le 29 octobre 2019, est désormais transmis au Sénat, qui l’examinera en commission à compter du 12 novembre. La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn est auditionnée en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale dès ce mercredi 30 octobre.
Le budget prévoit un déficit de 5,1 milliards d’euros l’an prochain, avec une progression des dépenses de santé (Ondam) limitée à 2,3 % alors que les professionnels de santé l’estiment plutôt autour de 4,5 %. La non-compensation par le budget de l’État des mesures prises à la suite du mouvement des Gilets jaunes (exonération des heures supplémentaires, baisse de la CSG sur les petites retraites, hausse de la prime d’activité), dont le coût est estimé à quelque 3 milliards d’euros, a été très contestée. C’est cependant la situation de l’hôpital qui a été au centre des 4 jours d’examen en séance publique.
Comme signalé par H&TI au cours des dernières semaines, l’Assemblée a validé la « clause de sauvegarde » élargie aux dispositifs médicaux (DM) ainsi que le référencement sélectif de ces derniers mais a supprimé la « consigne » prévue dans le cadre de leur réutilisation. Elle a par ailleurs voté l’amendement du gouvernement en faveur de la prise en charge anticipée des DM et les mesures prises pour lutter contre les pénuries de médicaments (article 34).
Les députés ont également adopté, pour l’essentiel, :
• une révision du mode de financement des urgences, avec un amendement issu des travaux menés par le député Thomas Mesnier (LREM) ;
• un amendement du gouvernement qui améliore la visibilité des établissements de santé à 3 ans sur leurs ressources financières, dès la période 2020–2022 ;
• la création d’un congé de proche aidant à hauteur de 43 euros par jour pour une personne aidante en couple et jusqu’à 52 euros pour une personne isolée ;
• la création d’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides, financé par les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles ;
• le lancement d’une expérimentation du cannabis thérapeutique pour 2 ans, après feu vert de l’ANSM;
• la création d’un nouveau service public de versement des pensions alimentaires. -
Facebook lance Preventive Health, outil de prévention basé sur les données d’acteurs institutionnels
Facebook dévoile une nouvelle fonctionnalité orientée santé, baptisée « Preventive Health », centrée sur les deux principales causes de décès aux États-Unis, que sont les maladies cardiaques et le cancer, ainsi que sur la grippe saisonnière. Les ressources accessibles dans l’outil sont fournies par des acteurs de santé institutionnels, l’American Cancer Society, l’American College of Cardiology, l’American Heart Association et les Centers for Disease Control and Prevention, précise le groupe dans un communiqué publié le 28 octobre 2019 dans la « Newsroom » du réseau social par le Dr Freddy Abnousi, chef de la recherche en santé de Facebook.
Les utilisateurs basés aux États-Unis pourront trouver la nouvelle fonctionnalité dans l’application mobile Facebook pour savoir quels examens (tests de cholestérol, mammographies, etc.) leur sont recommandés par les acteurs de santé partenaires en fonction de leur âge et de leur sexe. Des rappels de vaccins contre la grippe apparaîtront également à la période de l’année où cette maladie devient endémique. Preventive Health permettra aux utilisateurs de marquer le moment où les examens sont terminés, de définir des rappels pour des examens à venir et de trouver des informations sur ces examens ainsi que des établissements capables de leur prodiguer des soins pour un prix raisonnable.
L’entreprise précise qu’une attention particulière sera portée à la protection des données privées.
« Votre activité ne sera pas affichée publiquement ni partagée avec d’autres »
« Votre activité dans « Preventive Health » ne sera pas affichée publiquement ni partagée avec d’autres, (…) elles ne peuvent donc pas être utilisées pour estimer votre éligibilité à une assurance, promet Erin Egan, chief privacy officer de Facebook (communiqué). Nous ne diffusons pas d’annonces basées sur les informations que vous fournissez dans « Preventive Health », notamment pour définir un rappel d’examen, le marquer comme terminé ou chercher un centre de soins ».
Objectif : contribuer à une « prise de conscience » de la part des patients
« Nous avons fourni notre contenu et nos ressources [à Facebook] pour inciter les Américains à prendre les mesures nécessaires [pour] abaisser leur tension artérielle, leur glycémie et leur cholestérol », indique le Dr Eduardo Sanchez, médecin en chef chargé de la prévention à l’American Heart Association. « L’une des principales raisons pour lesquelles les gens ne se font pas dépister est qu’ils ne sont pas conscients de leur propre risque, souligne de son côté le Dr Richard Wender, de l’American Cancer Society. Nous espérons que ce programme contribuera à une prise de conscience grâce à la diffusion de recommandations émanant d’autorités scientifiques ».
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Withings lance la division Med Pro pour aider les professionnels à suivre à distance les patients
Med Pro Care et Med Pro Data sont 2 solutions conçues pour aider les acteurs du monde de la santé à suivre des patients à distance et à analyser leurs données par l’intermédiaire des objets connectés développés par Withings, une société française qui – pour rappel – a été vendue à Nokia en 2016 et finalement rachetée en 2018 par son co-fondateur Eric Carreel. Les 2 outils sont lancés par Withings Med Pro, la nouvelle division « santé » de l’entreprise dédiée aux partenaires BtoB, dévoilée le 28 octobre 2019.
L’ensemble des dispositifs connectés de Withings peuvent mesurer et suivre plus de 20 paramètres vitaux différents comme la pression artérielle, le rythme cardiaque via électrocardiogramme, le poids, la fréquence cardiaque, le niveau d’activité et les habitudes de sommeil, indique la société dans un communiqué. Les 2 nouvelles solutions pourront être reliées à ces différents objets.
• Med Pro Care : plateforme de suivi à distance – confirme à la norme HDS – via laquelle les médecins, les établissements médicaux et les instituts de recherche peuvent accéder en temps réels aux données physiologiques de plusieurs patients pour mieux les gérer et ainsi fluidifier la communication entre administrateurs, coordinateurs et patients ;
• Med Pro Data : solution qui permet aux sociétés tierces, telles que les développeurs de programmes de coaching ou les instituts de recherche, d’utiliser les produits Withings pour collecter, analyser et retransmettre les données de leurs utilisateurs au sein de leur propre environnement, site web ou application mobile.
Des solutions personnalisables
Med Pro Care :
Les professionnels peuvent choisir eux-mêmes les paramètres vitaux sur lesquels ils souhaitent programmer des alertes mais aussi gérer le niveau de rappels et d’alertes à recevoir pour chaque patient.
Par le biais de l’outil, les équipes de soins ont aussi la possibilité de partager les notes qu’ils ont prises sur leurs patients et de se répartir les actions à entreprendre.
De leur côté, les patients peuvent recevoir des messages provenant directement de leurs soignants, être alertés par des rappels de prise et de partage des mesures mais aussi recevoir des conseils sur leur traitement.
Med Pro Data :
Withings propose aux professionnels de santé partenaires d’intégrer directement la solution dans leur infrastructure informatique pour qu’ils puissent eux-mêmes configurer l’objet connecté et permettre une retranscription continue des données du patient.
« Cette technologie permet d’effectuer la configuration de l’objet connecté jusqu’à la retranscription continue des données, exclusivement dans l’environnement applicatif du partenaire », précise le fabricant (communiqué).
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Métiers du grand âge : l’innovation numérique & organisationnelle parmi les axes du rapport El Khomri
« Renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique » ; « investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies » : ces 2 mesures (52 et 21) font partie des 59 actions détaillées dans le « Plan de mobilisation nationale en faveur des métiers du grand âge 2020-2024 », présenté le 29 octobre 2019 à la ministre Agnès Buzyn par Myriam El Khomri. L’ex-ministre du Travail socialiste a été mandatée en juillet pour travailler sur l’attractivité des métiers du grand âge, en vue de la rédaction d’un projet de loi sur la dépendance, attendu avant la fin de l’année.
L’innovation, numérique mais aussi organisationnelle, est au centre de l’un des 5 axes du plan d’action (axe 4 : innover pour transformer les organisations). Dans ce cadre, 8 mesures sont proposées, dont les suivantes :
• expérimenter dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 la mise en place pour les aides-soignants d’une activité libérale dans les zones sous-denses (mesure 46) ;
• innover dans la coordination territoriale des acteurs par la promotion d’un nouveau métier : « care manager » (mesure 51) ;
• renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique (mesure 52).À noter par ailleurs la recommandation d’« investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies » (mesure 21). Ces dernières « qui permettent de réduire le temps passé aux tâches administratives, de partager les informations sur la prise en charge des personnes âgées au sein d’une équipe et d’assurer leur traçabilité est un vecteur d’amélioration de la qualité de vie au travail et d’attractivité pour les professionnels, notamment les plus jeunes », est-il mentionné dans le rapport. Leur déploiement est ainsi encouragé, « pour les technologies éprouvées » : « une fraction des financements sera consacrée à l’expérimentation de technologies véritablement innovantes » et « des formations à l’utilisation de ces nouvelles technologies devront être déployées ».
De manière plus générale, le rapport – qualifié de « courageux » par la ministre – prône un effort de 825 millions d’euros sur 5 ans. Pour mener à bien les actions annoncées, le gouvernement lancera « une grande conférence sociale » autour des métiers du grand âge d’ici la fin 2019, avec l’objectif de rendre des conclusions « d’ici le tout début de l’année 2020 », indique Agnès Buzyn.
Les 4 autres axes du plan d’action :
• axe 1 : assurer de meilleures conditions d’emploi et de rémunération, en ouvrant de nouveaux postes, en rénovant les conventions collectives et en mettant en place une initiative nationale ;
• axe 2 : donner une priorité forte à la réduction de la sinistralité et à l’amélioration de la qualité de vie au travail ;
• axe 3 : moderniser les formations et changer l’image des métiers ;
• axe 5 : garantir la mobilisation et la coordination des acteurs et des financements au niveau national et dans les territoires.Métiers du grand âge : le diagnostic établi par le rapport
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Des métiers du grand âge peu attractif, parce qu’exercés dans des conditions difficiles, souvent mal rémunérés et peu considérés, bien qu’ils soient porteurs de sens et d’une utilité sociale majeure ;
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un investissement et des actions réelles des autorités publiques dans les métiers du grand âge mais un effort dont la dispersion limite l’impact d’ensemble ;
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Un foisonnement et un cloisonnement des organisations professionnelles qui constituent des freins structurels à une rénovation en profondeur du secteur du grand âge.
Élément central du rapport : un effort important de formation demandé
Les effectifs d’aide à domicile et en établissement sont, selon le rapport, insuffisants pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes âgées en perte d’autonomie.
- Les besoins de recrutements dans le secteur du grand âge sont déjà importants et vont croître, est-il indiqué : 92 300 créations nécessaires en 5 ans selon le rapport.
- Pour ce faire : un doublement des formations est prévu dès 2020 ; il est également préconisé de rendre les métiers du grand âge plus attirants en améliorant les rémunérations et la qualité de vie (enveloppe : 825 millions d’euros par pendant 5 ans).
- Le rapport note qu’il faudra former 352 000 aide-soignants et accompagnants à domicile ou en établissements sur 5 ans, soit 70 500 personnes de plus chaque année, le double du flux actuel. Un chiffre important justifié par Myriam El Khomri : « Il y a déjà 60 000 postes non pourvus, des départs à la retraite massifs qui se profilent et près de 8 % de départs chaque année ».
Plan d’action : récapitulatif des 59 mesures
- Objectif général : répondre au besoin massif de professionnels à former dans les cinq prochaines années.
Axe 1 : assurer de meilleures conditions d’emploi et de rémunération, en ouvrant de nouveaux postes, en rénovant les conventions collectives et en mettant en place une initiative nationale
- Mesure 1 : ouvrir 18 500 postes supplémentaires par an d’ici à fin 2024 ;
- mesure 2 : remettre à niveau au 1er janvier 2021 les rémunérations inférieures au Smic dans les grilles des conventions collectives à domicile et prendre en compte l’impact financier associé dans la tarification pour les conventions collectives soumises à agrément national ;
- mesure 3 : intégrer dans les conventions collectives un mécanisme d’alignement automatique des premiers niveaux de salaires qui se trouvent dépassés suite aux mesures de revalorisation du Smic ;
- mesure 4 : supprimer l’agrément national des conventions collectives ;
- mesure 5 : soutenir les démarches de rapprochement des partenaires conventionnels ;
- mesure 6 : développer les démarches collaboratives et présenter un projet d’engagementde développement des emplois et des compétences (EDEC) financé dans le cadre du PIC,en associant la FPH et la FPT ;
- mesure 7 : aller vers un OPCO commun aux partenaires conventionnels du secteur;
- mesure 8 : négocier une offre nationale compétitive pour équiper les accompagnants àdomicile de véhicules propres ;
- mesure 9 : autoriser l’usage d’un macaron pour les intervenants à domicile ;
- mesure 10 : aider à l’acquisition du permis de conduire en fin de formation.
Axe 2 : donner une priorité forte à la réduction de la sinistralité et à l’amélioration de la qualité de vie au travail
- Mesure 11 : porter dans le cadre de la branche AT-MP un programme national de lutte contre la sinistralité ciblée sur ces métiers ;
- mesure 12 : intégrer après concertation avec les acteurs des objectifs et des cibles, propres à chaque établissement, de réduction de la sinistralité et de promotion de la QVT dans les CPOM;
- mesure 13 : approfondir les réflexions sur la prise en compte de la pénibilité dans le secteur ;
- mesure 14 : soutenir le recrutement de préventeurs chargés de développer l’analyse des risques sur les lieux de travail et de définir des actions de prévention;
- mesure 15 : mettre en place dans toutes les formations initiales des modules d’intégration de la prévention des troubles musculo-squelettiques dans l’acte professionnel;
- mesure 16 : développer une offre de formation sur la prévention de la sinistralité dansc haque région en direction des cadres et dirigeants et des intervenants des structures, et former systématiquement tous les nouveaux intervenants ;
- mesure 17 : imposer 4h de temps collectifs par mois d’équipe à domicile et en Ehpad ;
- mesure 18 : Mettre en place un baromètre national sur la qualité de vie au travail pour ces professions ;
- mesure 19 : développer les groupements d’employeurs en les exonérant de TVA;
- mesure 20 : amplifier l’action du ministère et des collectivités territoriales en faveur de la promotion de la qualité de vie au travail, au travers notamment du soutien apporté aux démarches innovantes et du partage de leurs résultats
- mesure 21 : investir dans les équipements permettant de réduire la pénibilité au travail et dans les nouvelles technologies.
Axe 3 : moderniser les formations et changer l’image des métiers
- Mesure 22 : mobiliser le PIC dans le cadre des pactes régionaux ;
- mesure 23 : renforcer les dispositifs de repérage et d’accompagnement des candidats ;
- mesure 24 : supprimer le concours d’aide-soignant pour la formation initiale et l’apprentissage et assurer l’inscription dans les centres de formation via Parcours sup pour la formation initiale ;
- mesure 25 : supprimer toute possibilité de quota national pour les entrées en formation d’AS ;
- mesure 26 : garantir systématiquement la gratuité de la formation, hors frais d’inscription, quelle que soit la situation du candidat ;
- mesure 27 : renforcer les dispositifs de sécurisation financière des étudiants (contrats de pré-recrutement, bourses, stages) ;
- mesure 28 : porter à au moins deux le nombre de sessions annuelles dans tous les centres de formation à horizon 2021 pour la formation initiale ;
- mesure 29 : accompagner le développement du maillage territorial de l’offre de formation en tenant compte des contraintes de logement et de transport des étudiants ;
- mesure 30 : réduire drastiquement l’éventail des diplômes reconnus dans le champ de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie ;
- mesure 31 : rapprocher les référentiels et les instituts de formation des aides-soignants et des accompagnants éducatifs et sociaux, dans la perspective d’une fusion à terme des référentiels de formation ;
- mesure 32 : porter à 10 % d’ici 2025 la part des diplômes d’aide-soignant et d’accompagnant éducatif et social obtenus par la voie de l’alternance ;
- mesure 33 : soutenir les dispositifs de formation dans le cadre d’un contrat de travail ;
- mesure 34 : porter à 25% la part des diplômes délivrés chaque année dans le cadre de la VAE en privilégiant la VAE collective ;
- mesure 35 : favoriser la modularité des formations ;
- mesure 36 : permettre à tous les professionnels exerçant auprès des personnes en perte d’autonomie d’accéder à une formation spécifique en gérontologie;
- mesure 37 : structurer des parcours professionnels attractifs ;
- mesure 38 : ouvrir aux aides-soignantes de la fonction publique un grade terminal en catégorie B ;
- mesure 39 : développer l’analyse et l’échange des pratiques professionnelles au sein des établissements, de la branche d’aide à domicile et de manière décloisonnée entre ces secteurs ;
- mesure 40 : mobiliser de nouvelles formes de pédagogie pour diffuser de nouvelles connaissances et mieux répondre aux besoins spécifiques ;
- mesure 41 : créer un Campus des Métiers du grand âge pour diffuser des connaissances de manière plus souple et moins coûteuse ;
- mesure 42 : lancer une campagne nationale de communication pour changer le regard de la société sur les personnes âgées et les métiers du grand âge ;
- mesure 43 : doter les conseillers de l’orientation, de l’insertion et de l’emploi d’une connaissance précise de ces métiers et des compétences requises ;
- mesure 44 : créer un « Senior BAFA » ;
- mesure 45 : soutenir et développer les stages précoces au cours de la scolarité dans les établissements et services du grand âge.
Axe 4 : innover pour transformer les organisations
- Mesure 46 : reconnaître les glissements de tâches et les sécuriser dans le cadre de protocoles nationaux habilitant les aides-soignants et les accompagnants à les pratiquer ;
- mesure 47 : expérimenter dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 la mise en place pour les aides-soignants d’une activité libérale dans les zones sous-denses ;
- mesure 48 : favoriser la possibilité pour les employeurs de proposer des postes sur des doubles compétences ;
- mesure 49 : reconnaître l’intérêt de la pratique avancée en gérontologie et soutenir son développement ;
- mesure 50 : intégrer un stage en gériatrie dans les études de médecine ;
- mesure 51 : innover dans la coordination territoriale des acteurs par la promotion d’un nouveau métier : « care manager » ;
- mesure 52 : renforcer la formation des cadres dirigeants et des cadres de proximité en matière d’innovation organisationnelle, managériale et technique ;
- mesure 53 : soutenir et évaluer les démarches innovantes dans le champ de la qualité de vie au travail.
Axe 5 : garantir la mobilisation et la coordination des acteurs et des financements au niveau national et dans les territoires
- Mesure 54 : Réunir dans chaque département une conférence des métiers du grand âge chargée de définir une feuille de route 2020-2024 ;
- mesure 55 : créer une plateforme départementale des métiers du grand âge chargée de mettre en œuvre un guichet unique de sécurisation des recrutements ;
- mesure 56 : réunir un comité national des métiers du grand âge chargé de soutenir, de suivre et d’évaluer la mise en place des actions du présent plan de mobilisation nationale ;
- mesure 57 : signer un accord tripartite État – conseil régionaux – conseils départementaux pour favoriser l’implication des collectivités dans la mise en œuvre du plan de mobilisation nationale ;
- mesure 58 : assurer la mobilisation des financements nationaux nécessaires à la mise en place des actions;
- mesure 59 : créer un observatoire national des métiers du grand âge fédérant les observatoires de branches dans le champ de l’autonomie et du grand âge.
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PLFSS 2020 : lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments (article 34)
Dans la lignée de la feuille de route annoncée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en juillet 2019, l’article 34 du PLFSS 2020 prévoit :
• l’obligation pour les industriels de constituer un stock de 2 à 4 mois pour tout médicament ;
• pour les MITM (médicaments d’intérêt thérapeutique majeur), que l’entreprise en rupture se charge de proposer des solutions alternatives à la pénurie, voire d’en importer ;
• des sanctions financières en cas de manquement de l’industriel.
L’article 34 du projet de loi, doit être voté par l’Assemblée nationale ce 29 octobre 2019, s’inscrit dans un contexte de pénurie de médicaments, en hausse depuis plus de 10 ans. L’Agence nationale de sécurité du médicaments (ANSM) comptabilisait en 2008 une rupture sur 44 médicaments. En 2019, c’est plus de 600 médicaments qui sont recensés, un total qui s’élève à 868 si l’on ajoute les signalements de tension, soit 20 fois plus qu’en 2008. Cette pénurie vise de nombreuses catégories thérapeutiques : antibiotiques, antalgiques, corticoïdes, anesthésiques et anti-cancéreux. L’augmentation de la pénurie de médicaments engendre de l’inconfort, de l’angoisse et jusqu’à une dégradation de l’état de santé des patients, qui peuvent être contraints de se tourner vers des traitements alternatifs.Les causes de ces ruptures sont multifactorielles :
- pression sur les prix du système de santé français à acheter des médicaments aux industriels le moins cher possible (situation de monopsone : un seul acheteur) ;
- production de principes actifs tombés dans le domaine public et peu rentable pour les industriels a été délocalisée en Inde ou en Chine. En conséquence, une délocalisation massive, entraînant par ailleurs une perte de savoir-faire de la chimie fine : dans les années 90, 80 % des matières actives étaient produites en Union européenne ; c’est désormais l’inverse aujourd’hui et les sources d’approvisionnement se sont éloignées. Cette délocalisation a permis aux industriels de gagner en rentabilité en rationalisant les coûts de production ;
- dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement et normes jugées trop rigides selon les industriels, fragilisant les conditions d’approvisionnement ;
- choix des industriels de distribuer leurs médicaments vers des marchés plus rentables versus des marchés où le système de santé rogne trop sur les marges ;
- abandon de médicaments pas suffisamment rentables.
En amont de la PLFSS 2020, en juillet 2019, le gouvernement annonçait des premières solutions à ce constat, notamment :
- fluidifier l’information entre les laboratoires et les officines : un médicament en rupture dans une officine pendant plus de 72 heures remonte à l’ordre des pharmaciens qui peut mobiliser les pouvoirs publics ;
- autoriser les pharmaciens à se faire dépanner en direct auprès des laboratoires qui ont l’obligation d’avoir un stock permanent ;
- autoriser les pharmaciens de substituer à la molécule prescrite un médicament de classe thérapeutique équivalente ;
- repenser le système de santé au niveau européen et renforcer la coopération européenne par, notamment, des mesures incitatives fiscales et financières de maintien et de relocalisation de site de production en Europe.
Cette dernière solution semble, pour de nombreuses parties prenantes, médecins et pharmaciens, être la mesure phare qui permettra de résoudre les causes profondes de pénurie de médicaments, enjeu crucial de santé publique.
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Chine : le président appelle à accélérer l’innovation autour de la blockchain, le marché s’agite
Le président chinois Xi Jinping appelle les dirigeants du pays à se concentrer sur l’accélération de l’innovation autour de la blockhain, une « technologie centrale » (« core technology« ) pour le pays dans les années à venir. Le chef de la superpuissance asiatique a émis cette annonce lors d’une allocution prononcée à l’occasion d’une étude collective de la blockchain menée au sein du bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (au pouvoir) le 24 octobre 2019. Il s’agit des premiers commentaires publics du président chinois sur cette technologie et du premier atelier du Comité consacré à ce sujet.
Plus précisément, Xi Jinping invite à augmenter les investissements dans les applications de la blockchain, qui pourrait notamment être utilisée dans les secteurs de la finance numérique mais aussi de la santé. « La Chine a de bonnes bases dans le domaine de la blockchain (…) [Il est temps que les dirigeants du pays] promeuvent activement [son] développement et son intégration dans les champs économique et social », estime le chef d’État (source : Agence de presse Xinhua).
Les commentaires positifs du président chinois sur la blockchain ont eu pour conséquence de faire grimper, quasi dans l’immédiat, les actions des entreprises liées à la blockchain ainsi que le prix du bitcoin. En réaction, les médias officiels chinois ont appelé les investisseurs à rester rationnels et à ne pas spéculer sur les monnaies virtuelles sur la base de ce simple discours.
À noter par ailleurs que les États-Unis observent de près les actions de la Chine sur ce marché porteur, craignant notamment de prendre du retard sur la puissance asiatique en matière d’innovation technologique.
La blockchain perçue comme élément de réponse aux défis économiques et sociétaux de la Chine
« Il est nécessaire de promouvoir l’intégration profonde de la blockchain et de l’économie réelle, et de résoudre les problèmes de difficultés de financement des prêts aux PME, de maîtrise des risques bancaires et de supervision des départements, déclare Xi Jinping. [Nous devrions] promouvoir activement l’application de la technologie blockchain dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, des retraites, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la lutte contre la contrefaçon, de la sécurité alimentaire, du bien-être social, de l’assistance sociale, etc. »
Un impact direct sur le marché de la crypto-économie
Cette allocation du chef de l’État chinois a un impact direct sur l’état de santé du marché de la blockchain. Si le président avait prononcé publiquement un discours présentant la technologie comme une menace à la souveraineté de la Chine, un effet de refroidissement aigu aurait pu se propager à travers l’industrie mondiale de la blockchain.
La situation inverse s’est produite. Le fait que Xi Jinping ait officiellement annoncé que son pays allait adopter la technologie comme l’une des pierres angulaires de sa souveraineté a créé une agitation sur le marché et les débats autour de la crypto-économie se sont depuis multipliés.
Su Zhu, P.-D.G. de Three Arrows Capital (gestionnaire de fonds de premier plan), estime que le développement de la technologie au sein de la Chine aura des ramifications à court et à long terme en raison de la portée des commentaires du président chinois.
Les grandes sociétés porteuses de projets de bitcoin et de token voient leurs actions s’envoler
Le discours de Xi Jinping a agi comme un catalyser, entraînant une augmentation temporaire de la pression d’achat dans l’écosystème de la crypto-monnaie dès le 25 octobre 2019. À noter cependant que les crypto-monnaies ne sont qu’une innovation parmi d’autres dans le secteur de la blockchain et que les prix des crypto-monnaies ne sont ainsi qu’un élément de l’ensemble.
Malgré tout, la majorité des principales sociétés porteuses de projets de bitcoin et de token ont vu leurs actions fortement grimper le 25, à mesure que les commentaires élogieux sur la blockchain du chef de l’État chinois se répandaient. Le 28 octobre, le bitcoin (BTC) était en hausse de 15 % à 8 650 USD par jour ; l’Ether (ETH) de 12 % à 182 USD et le Binance Coin (BNB) de 10 % à 18,80 USD sur la même période.
Les médias officiels appellent au calme
Face aux impacts du discours présidentiel sur le marché, les médias officiels chinois ont exhorté les investisseurs à rester rationnels et à ne pas considérer le soutien de Pékin à la blockchain comme un stimulant pour le marché des monnaies virtuelles.
« L’avenir de la blockchain est là mais nous devons rester rationnels, indiquait lundi 28 octobre People’s Daily, un journal publié par le Parti communiste chinois au pouvoir. La montée en puissance de la blockchain s’est accompagnée de celle des crypto-monnaies mais l’innovation dans [cette technologie] ne signifie pas que nous devrions spéculer sur les monnaies virtuelles. »
Les traders de 3 maisons de courtage chinois ont confié à Reuters avoir reçu lundi un avis de la Bourse de Shanghai déclarant ceci : « Pour tous les sujets liés à la blockchain, nous demandons aux sociétés listées de faire des déclarations basées sur des faits et de ne pas faire de déclarations exagérées ou de créer un battage médiatique vicieux ». L’information n’a pas été confirmée par la Bourse de Shanghai.
Crypto-monnaies : une concurrence entre la Chine et les États-Unis
Depuis quelques mois, la Chine a renforcé ses efforts pour créer un yuan numérique, qui pourrait être comparé au Libra, le stablecoin proposé par Facebook (de manière simplifiée, un stablecoin est une crypto-monnaie ayant un prix fixe). Le groupe américain a monté ce projet pour tenter de gagner un certain poids auprès des législateurs américains, dont beaucoup sont sceptiques quant aux potentiels « dépassements » (« overreaches« ) de Libra et qui s’inquiètent également du retard pris par rapport à la Chine en matière d’innovation technologique.
Lors de son témoignage devant les législateurs américains cette semaine, le fondateur et P.-D.G. de Facebook Mark Zuckerberg a fait écho au précédent témoignage du chef du projet Libra, David Marcus, affirmant que cette initiative visant à créer un stablecoin représentait une opportunité de suivre le rythme de ses concurrents mondiaux, Chine en tête.
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L’AP-HP a déployé le DPI Orbis dans tous ses établissements
« Le dossier patient unique Orbis est désormais déployé dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP. » C’est ce qu’affirme le groupement hospitalier francilien dans un communiqué publié le 28 octobre 2019 au sujet de son système de DPI (dossier patient informatisé), qui revendique la place de « plus important DPI européen », avec « plus de 70 000 utilisateurs et 10 millions de dossiers patients ». Le système Orbis de l’AP-HP contient également près de 26 millions de dossiers, 314 millions de résultats de laboratoire, plus de 21 millions de diagnostics et près de 36 millions de documents. Ces données alimentent un entrepôt de données de santé, qui fait l’objet de plus de 60 projets de recherche.
L’AP-HP salue l’« étape décisive » que constitue la mise en place au 1er octobre 2019 d’un numéro unique d’identification du patient au sein de l’hôpital Robert-Debré, soulignant que, depuis lors, tous ses établissements bénéficient de ce service, qui permet aux professionnels de santé de retrouver facilement les informations médicales d’un patient au moment de sa prise en charge. Les 22 modules disponibles (dossier médical, prescription, dossiers de soins/d’urgence/de réanimation/social, etc.) se déploient progressivement sur tous les sites du groupe.
Le processus de mise en place d’Orbis au sein de l’AP-HP s’est engagé en 2011 sur 3 sites pilotes (Ambroise-Paré, Bicêtre et Tenon), après l’attribution sur appel d’offres de ce marché à la société Agfa Healthcare. L’installation du logiciel a été lancée dans les derniers établissements non équipés du groupement en avril 2016.