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  • Srett sépare ses entités Vestalis et Bumblebee pour favoriser sa croissance

    Deux marques pour deux solutions identifiables

    Spécialiste des solutions de télésurveillance basées sur les objets connectés, Srett annonce ainsi vouloir renforcer l’autonomie opérationnelle et commerciale de ses deux branches d’activité. Et ce grâce à une réorganisation stratégique qui vise à accompagner le développement en France et à l’international des deux solutions de l’entreprise :

    • Vestalis, anciennement Srett Medical, numérise le parcours des patients souffrant de maladies respiratoires ;
    • Bumblebee pour gérer à distance des procédés industriels en zone explosive.

    Pour Srett, cette reconfiguration pourrait avoir plusieurs avantages, notamment pour ses clients et partenaires :

    • une visibilité accrue : les clients et partenaires profiteront d’une meilleure visibilité des solutions et des ressources adaptées à leurs besoins spécifiques ;
    • un développement ciblé : une meilleure réponse aux besoins de chaque marché en concentrant ses efforts et ses ressources ;
    • et deux marques distinctes sur le marché : les solutions Vestalis et Bumblebee auront l’ambition d’être plus identifiables et d’une plus grande force de frappe commerciale.

    La solution Vestalis Vision certifiée par l’ANS

    Vestalis est une solution de numérisation des parcours patients, permettant aux médecins et aux fournisseurs de soins de soutenir une prise en charge sécurisée des patients soignés à domicile, victimes d’une insuffisance respiratoire ou d’apnée du sommeil.

    Certifiée depuis janvier 2024 par l’Agence du numérique en santé (ANS), sa solution Vestalis Vision permet aux professionnels de santé d’accéder aux données numériques disponibles de leurs patients, dont celles issues des dispositifs connectés. Le logiciel analyse ces informations afin de mieux cible, prévoir et anticiper les interventions. Les échanges d’informations des logiciels sont informatisés afin de minimiser les saisies et de libérer du temps administratif aux soignants.

    Pour sa part, Bumblebee est une solution de surveillance à distance des équipements sous pression en zone explosive, avec des applications dans le secteur de l’énergie.

    Notre socle d’expertise dans la gestion des données et les objets connectés a ouvert de nouvelles possibilités de suivi à distance des équipements et des personnes“, explique Philippe Salamitou, fondateur et PDG de Srett. “La montée en échelle de nos déploiements s’effectue dans des secteurs caractérisés par leurs enjeux stratégiques et sensibles, mais dont les logiques commerciales diffèrent.

    Vestalis

  • Panorama France HealthTech 2023 : avec 450 entreprises recensées, la santé numérique en accélération

    Le nombre d’entreprises au stade de commercialisation a lui aussi augmenté : il a atteint 77 % en 2023. Par ailleurs, le modèle économique reste le principal enjeu dans ce segment.

    2 600 entreprises dans la filière health tech

    La HealthTech française gagne en maturité en créant des emplois. Elle s’affirme en leader européen notamment dans les maladies rares, même si le financement reste le frein principal de la filière. « Attirant près de 1,8 milliards d’euros en levées de fonds, la France est le 2ème pays européen en montants levés et nombre d’opérations en capital-risque en 2023 », explique Franck Mouthon, président de France Biotech.

    Selon ce rapport, la filière health tech en France compte désormais 2 600 entreprises dont :

    • 1 393 medtech (-50 par rapport à 2022) ;
    • 820 biotech (+20 par rapport à 2022) ;
    • et 450 en santé numérique et intelligence artificielle (IA) (+50 par rapport à 2022)

    Autres chiffres clés :

    • le secteur compte 15 000 emplois directs en 2023 ;
    • une croissance de 33 % en un an ;
    • 56 % sont des TPE ;
    • et 33 d’entre elles ont plus de 100 salariés.

    La filière prend de la maturité et se professionnalise

    La healh tech française a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliards d’euros en 2022, contre 794 millions en 2020, soit un taux annuel moyen de +33 %. Générant plus de 15 000 emplois directs, la filière gagne en croissance.

    Comparaison de la filière HealthTech entre 2020 et 2023 – © France Biotech

    Les investissements dans la R&D marquent une reprise. Après avoir connu une baisse en 2021, plus d’1,3 milliards d’euros ont été investis en 2022. L’écosystème de la Health Tech française compte 33 entreprises avec plus de 100 salariés. Entre 2021 et 2023, une croissance de +19 % est observée. Les entreprises de biotechnologies et de santé numérique représentent la part ayant le plus progressé en termes de produits commercialisés. Les trois quarts des HealthTech visent les marchés internationaux, à savoir les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

    La France, leader européen dans le secteur des maladies rares

    Les entreprises françaises possèdent le plus grand portefeuille de médicaments approuvés pour les maladies rares en Europe, ainsi qu’un « pipeline » où plus de 200 médicaments sont en cours d’élaboration. La majorité de ces médicaments (84 %) ont été découverts localement, tandis qu’ailleurs en Europe, c’est l’acquisition de licences via des partenaires extérieurs qui est privilégiée. Les biotechs représentent 70 % des projets développés avec une forte influence au stade pré-clinique.

    Avec pratiquement un essai clinique démarrant chaque jour, la France est le pays leader européen dans le secteur, notamment grâce aux hôpitaux universitaires jouant un rôle majeur dans l’activité clinique. Le Plan National des Maladies Rares 4 (PNMR), lancé en 2024, s’appuie sur des nouvelles mesures en se concentrant sur le diagnostic, ainsi qu’en renforcant l’accès aux traitements pour les patients.

    Focus sur la filière santé numérique et IA

    Selon l’étude, le secteur du numérique en santé bénéficie d’une forte croissance avec des applications diversifiées  permettant, entre autres, d’améliorer la prise en charge des patients, d’optimiser le parcours de soins ou encore d’accélérer la R&D pour les entreprises et le monde académique.

    Les sociétés de santé numérique en 2023 – © France Biotech

     

    Le numérique en santé englobe une variété de technologies et de domaines d’application, reflétant sa diversité. Avec l’arrivée dans le droit commun de la télésurveillance en 2023, ces solutions peuvent être désormais remboursées et représentent la plus catégorie de produits développés (14 %). La majorité des produits et solutions développés sont à destination des systèmes de soins et des professionnels de santé. 20 % sont des dispositifs médicaux numériques de télésurveillance boostés  par l’arrivée dans le droit commun de la télésurveillance début 2023.

    Le modèle d’affaires repose essentiellement sur les établissements de santé.  Les entreprises axées sur le développement de solutions améliorant la prise en charge, la télésurveillance ou les dispositifs médicaux connectés cherchent, quant à elles, à obtenir un remboursement de la part de l’assurance maladie et/ou à être pris en charge par des complémentaires santé.

    Des domaines d’applications diverisifiés – © France Biotech

    Le financement, principale préoccupation en 2023

    La problématique du financement des entreprises s’est accentuée en 2023 pour les entrepreneurs (63 % des entreprises sont en levée de fonds), notamment à cause d’un contexte macroéconomique et financier incertain, la hausse des taux d’intérêts et une sélectivité accrue des investisseurs. Des facteurs expliquant une baisse des investissements en HealthTech : -19 % au niveau mondial par rapport à 2022 et -19 % en Europe en capital-risque. Les difficultés pour les levées de fonds se font ressentir (tours A et B), et le nombre de liquidations d’entreprises a augmenté (39 biotech en 2023 contre 9 en 2020).

    Les sociétés font également face à des difficultés de trésorerie malgré une amélioration (38 % des entreprises sont en difficulté contre 52 % en 2022).

    Les 3 chiffres clés des financements dans la HealthTech française en 2023 – © France Biotech

    Modèles d’affaires et de financement ciblés ( % d’entreprises) – © France Biotech

  • L’innovation au cœur de la stratégie et du nouveau bâtiment de l’Hôpital américain de Paris

    L’Hôpital américain de Paris publie sa stratégie 2024-2028, qui se construit autour de 4 axes principaux :
    • devenir la référence de la « satisfaction patient » en France ;
    • accroître son attractivité auprès des professionnels de santé ;
    • être reconnu comme un hôpital privé non lucratif à vocation universitaire ;
    • et se transformer en vitrine de l’innovation en santé.

     

    L’expérience patient comme priorité

    L’Hôpital américain de Paris cherche à améliorer l’expérience de soins de ses patients à travers :

    • une transformation architecturale de ses bâtiments pour plus de confort et une meilleure ergonomie ;
    • une expérience numérique innovante ;
    • la mise en place d’un outil de mesure de la perception des soins reçus (attentes et ressenti des patients) ;
    • et la mise à disposition d’un plateau technique (imagerie, laboratoire) et de consultations rapidement accessibles.

    Ouverture d’une salle d’opération hybride :

    Fin 2023, l’Hôpital américain de Paris a inauguré une salle d’opération hybride permettant aux équipes de réaliser des actes de chirurgie mini-invasive classiques, guidés par radiologie interventionnelle.

    Cette nouvelle salle vise à réduire les temps d’intervention ainsi que les éventuelles complications post-opératoires.

    Présentation du nouveau bâtiment Amiral de l’établissement :

     

    Accroître l’attractivité professionnelle

    Souhaitant devenir un hôpital « magnétique » vis-à-vis des professionnels de santé, concept importé des Etats-Unis pour attirer les équipes médico-soignantes, l’établissement compte :

    • assurer à ses patients la plus haute qualité de soin à travers le recrutement et la fidélisation ;
    • et s’investir davantage auprès des jeunes générations pour leur faire connaître les métiers du soin ainsi qu’un accompagnement dans leurs études en santé.

    Collaborer davantage avec les hôpitaux universitaires américains

    Pour être reconnu comme un hôpital à vocation universitaire, l’Hôpital américain de Paris favorise la collaboration en matière de pratique clinique, de recherche et d’enseignement avec ses partenaires outre-Atlantique. Ses échanges scientifiques et médicaux se sont intensifiés avec :

    Ces échanges ont déjà été fructueux, notamment en urologie, en obstétrique et gynécologie, en gastro-entérologie, en cardiologie, en chirurgie du cancer du sein, en chirurgie plastique et en orthopédie.

    Un jumeau numérique au service de la prévention et du dépistage

    Dans sa nouvelle stratégie, l’hôpital parisien mise également sur l’innovation en développant des solutions numériques orientées sur la prévention : « Afin de développer une prévention plus personnalisée, basée sur les données de la science », explique le Pr Benoît Galix, responsable du projet à l’Hôpital américain de Paris, « nous sommes donc en train de créer un « modèle digital de patient » qui nous permettra d’utiliser au mieux les résultats des tests effectués chez nos patients.

    La promesse des jumeaux numériques réside dans l’amélioration de l’efficacité du dépistage en l’adaptant aux risques individuels et en aidant les patients à lutter contre les facteurs de risques. Il doit notamment permettre aux patients de garder un contact avec les médecins, afin de maintenir une prévention tout au long de leur vie.

  • Recherche hospitalière : l’Académie de médecine propose une réforme des financements

    Publiée le 8 février 2024, cette proposition suggère au ministère chargé de la santé de s’inspirer des modèles étrangers pour faire évoluer les financements de la recherche hospitalière et les rendre plus efficaces.

    Un financement qui n’en est pas vraiment un en France

    L’Académie de médecine explique qu’en France ces financements se font par le biais des missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation (Merri), qui sont « des financements de l’Assurance maladie votés dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale et alloués annuellement à tous les établissements de santé, publics et privés, sur la base de règles fixées par la DGOS ».

    Mais le problème réside dans le fait que ces Merri ne sont pas réellement des financements, puisqu’ils ne sont pas des autorisations de dépenses, mais plutôt des crédits de recettes des établissements de santé. Seule une petite partie de ces missions contribue marginalement au financement de la recherche hospitalière. Le reste sert à « compenser » et « rembourser » les pertes émanant de la recherche et de l’enseignement.

    En effet, les Merri se déclinent en deux parties :

    La dotation socle :

    Cette première partie consiste à « compenser les surcoûts ou les pertes de recettes générées par l’activité de recherche et d’enseignement pour l’établissement de santé », selon trois scores qui sont des « montants forfaitaires pour solde de tout compte » :

    • les systèmes d’interrogation de gestion et d’analyse des publications scientifiques sur les articles (SIGAPS) ;
    • les systèmes d’information et de gestion de la recherche et des essais cliniques (SIGREC) ;
    • et un troisième concernant les étudiants.

    La part variable :

    La deuxième partie comporte une petite dotation qui se présente réellement comme du financement puisqu’elle permet de financer des appels à projets, notamment :

    • les Programmes hospitaliers en recherche clinique (PHRC) ;
    • les programmes de soutien aux techniques innovantes, coûteuses ou non ;
    • et les Programmes de recherche médico-économique.

    Schéma du financement de la recherche hospitalière :

    Les « moyens de la recherche clinique » représentent le montant réel de ces financements.

    Schéma du financement de la recherche hospitalière par le ministère de la santé et de la prévention (MSP, LFSS 2019 vs. 2022-23) – © Académie nationale de médecine

    S’inspirer du modèle britannique

    Pour améliorer les financements de la recherche hospitalière en France, l’Académie propose au ministère chargé de la Santé de s’aligner sur « les pratiques internationales de l’allocation des moyens de la recherche hospitalière provenant de l’assurance maladie ». Elle explique que si les États-Unis et leurs National Institutes of Health (NIH) sont « la référence absolue » en termes de financement de la recherche biomédicale et de santé, il n’est pas possible de copier leur modèle qui n’est pas comparable en termes de taille avec ce que la France peut produire.

    L’Académie propose donc de s’inspirer du Royaume-Uni, un pays « comparable en taille » à la France mais qui lui est « supérieur […] dans ce domaine de R&D », et de son système de financement qui repose sur deux sources ministérielles :

    • le Department for Science, Innovation and Technology (DSIT) : il dirige des agences de moyens indépendantes appelées « councils » qui « attribuent leurs financements par appels concurrentiels » ;

    • et le Department of Health and Social Care (DHSC) : il confie au National Institute of Health Research (NIHR) la mission de distribuer ses crédits avec un budget annuel de l’ordre de 1,2 milliards de livres sterling, dont 25 % dédiés « aux programmes de recherche » et 55 % « aux infrastructures et plateformes ».

    Créer une instance ministérielle pour allouer les financements

    En s’inspirant du Royaume-Uni, l’Académie se dit favorable à ce qu’une nouvelle instance soit créée au sein du ministère en charge de la Santé : le « Conseil d’orientation de la recherche hospitalière » (CORH). Il « allouerait le financement de la recherche de ce ministère aux établissements, équipes et projets, selon des critères de qualité scientifique et pertinence médicale ». Cette instance remplacerait le SIGAPS, le SIGREC et les PHR, avec un budget qui serait de l’ordre de 1,65 milliards d’euros.

    Comme en Grande-Bretagne, les crédits seront attribués aux établissements selon deux modes :

    • le premier mode ne concerne qu’un quart du budget et « serait attribué en mode compétitif » pour mettre en place des appels à projets qui seraient gérés par l’Agence nationale de la recherche (ANR) sous l’autorité du CORH : l’Académie souligne que « cette composante compétitive de financement correspond à une amélioration et un accroissement significatif de la procédure actuelle des PHRC » ;
    • le second mode concerne le reste du budget, soit les trois-quarts des crédits, qui « serait attribué sous forme d’un contrat pluriannuel entre chaque établissement hospitalier (CHU et autres) et le ministère en charge de la santé, sur le modèle du contrat quinquennal finançant les établissements d’enseignement supérieur par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche » : l’Académie précise que ce contrat pluriannuel « reposerait pour chaque établissement hospitalier sur une évaluation préalable de sa composante recherche, de sa stratégie scientifique et médicale dans le cadre de la politique du site dont il fait partie, ainsi que de sa capacité déjà démontrée dans la recherche ».
  • Posos construit une base de données médicamenteuse interopérable aux normes SDOS, agréée par la HAS

    « Désormais, avec notre propre base de données médicamenteuse, les logiciels médicaux pourront facilement intégrer un standard de vérification avancée des risques et d’aide à la décision médicale intelligente, qu’importe la langue, et faire bénéficier tous les soignants à travers le monde d’une solution performante » a expliqué Jean-Emmanuel Bibault, CEO de Posos, lors du lancement de la base.

    Une base interopérable aux normes internationales

    Cette innovation technologique s’est concrétisée grâce à l’utilisation de modèles de traitement automatique du langage naturel (IA), convertissant ainsi les textes médicaux en codes d’ontologies médicales. S’ajoute à cela, le travail de plus de 50 pharmaciens et médecins qui ont structuré la base avec les données de la base de l’ANSM et l’Agence européenne des médicaments. Le logiciel est désormais utilisé par plus de 80 000 soignants.

    Cette base de distingue par :

    • la précision des données : à la différence des bases traditionnelles affichant du texte libre, l’intégralité des données de Posos Medical Database sont finement structurées en croisant les dernières recommandations de sécurité médicamenteuses avec les données patients pour générer des alertes pertinentes et personnalisées ;
    • une interopérabilité internationale : la base est nativement multilingue et structurée en terminologies internationales (Snomed, CIM-10, MedDRA, ATC), avec des interfaces applicatives (APIs) aux standards d’interopérabilité, pouvant être intégrés à des logiciels médicaux partout dans le monde ;
    • et l’ajout aisée de nouvelles données : le graphe de connaissance de Posos Medical Database ajoute simplement de multiples sources d’informations médicales spécialisées, permettant une analyse pharmaceutique multi-source et multi-critères en utilisant une base commune.

    L’argumentaire clients de Posos Medical Database :

    Les impacts de l’utilisation de Posos Medical Database – © Posos

    Autonomiser les professionnels de santé avec les logiciels DSE/DME

    La base de données Posos entend réduire l’épuisement des professionnels de santé causé par la complexité croissante des soins et la charge administrative des dossiers médicaux électroniques (DME/DSE) en simplifiant ces dossiers médicaux et en fournissant des connaissances médicales précises.

    Posos cherche également à réduire les erreurs médicamenteuses, notamment en proposant une solution d’aide à la prescription qui recommande le dosage idéal. L’application vise à minimiser les effets secondaires en tenant compte des traitements en cours, des maladies chroniques et des antécédents médicaux du patient.

  • Téléradiologie : état des lieux, tendances, cartographies et avis d’expert

    📌 Dans cet indicateur, H&TI revient en synthèse sur les chiffres clés du secteur, les principales initiatives initiées par les autorités de santé et l’évolution de la réglementation, ainsi que sur les entreprises clés présentes en France. Les principales solutions de téléradiologie y sont également présentés dans le détail.

    1) Chiffres clés, contexte et réglementation

    Comme chaque année, l’observatoire H&TI dédié à la téléradiologie revient sur les chiffres clés et les principales initiatives et événements en lien avec ce secteur, dans l’article à retrouver 👉 ici.

    Les chiffres de la Cnam (2022) et de la Drees (2023) font état de 5 454 radiologues libéraux et 2026 salariés hospitaliers pour la spécialité « radio-diagnostic et imagerie médicale ».

    On peut également noter que :

    • en 2022, les honoraires perçus par les radiologues s’élèvent à 3 Mds €, dont 352 M€ en dépassement d’honoraires ;
    • la file active moyenne des radiologues est de 6 996 ;
    • le montant total des prescriptions des radiologues libéraux atteint 196 M€, dont 76 % pour des médicaments et 10 % pour des dispositifs médicaux inscrits à la liste des produits et prestations (LPP).

    La réglementation, symbolisée par la charte de téléradiologie révisée en 2020, émanant du Conseil National Professionnel de la Radiologie G4 et du CNOM, offre un cadre en harmonie avec les évolutions des pratiques et des normes en vigueur. Cette réglementation robuste garantit des pratiques conformes aux standards de qualité et de sécurité. Une réactualisation de la charte est probable dans les années à venir.

    2) Vers une consolidation du marché de la téléradiologie

    Pour comprendre le paysage français de la téléradiologie, H&TI fait également le point sur les principaux acteurs du secteur dans le pays, et recense par la même occasion les entreprises de la santé numérique qui proposent des solutions sur ce marché. Les différents panoramas sont à retrouver 👉 ici.

    En France, au moins 9 entreprises se positionnent en tant que fournisseurs de solutions techniques dans ce domaine restreint, où la consolidation du marché s’illustre par une série d’acquisitions notables :

    • le 26 septembre 2023, Enovacom filiale santé d’Orange Business annonce l’acquisition de Nehs Digital ;
    • en juillet 2023, le groupe italien GPI acquiert Evolucare avec l’objectif de se renforcer sur le marché européen ;
    • en janvier 2023, Docaposte filiale numérique du groupe La Poste annonce l’acquisition de Maincare ;
    • Deeplink Medical réalise une levée de fonds de 10 M€ auprès d’IMADIS et d’autres groupes de radiologie pour s’étendre à l’international.

    3) Un entretien exclusif avec le Dr Madeleine Cavet, radiologue

    Dr Madeleine Cavet

    Dans ce troisième article, le Dr Madeleine Cavet, radiologue spécialiste en oséo-articulaire et experte indépendante en santé numérique, a accordé un entretien exclusif à H&TI qui permet d’avoir un point de vue clinique et pratique de la discipline, mis en contexte par rapport aux évolutions du secteur. Cet entretien est accessible en cliquant 👉 ici.

    L’entretien avec le Dr Cavet met en lumière les avantages et les transformations induites par la téléradiologie dans le parcours de soins et la pratique médicale. Il vient ainsi approfondir la compréhension des enjeux actuels et futurs de la téléradiologie.

    4) Une étude corrobore l’impact positif de l’IA en téléradiologie

    H&TI revient sur l’utilisation de la solution d’IA d’Aidoc outre-Rhin, les détails de cette étude sont consultables 👉 ici.

    Menée en Allemagne et en Autriche, ladite étude montre que l’utilisation de l’outil Aidoc a conduit à une augmentation du taux de satisfaction des téléradiologues jusqu’à 85 %. Elle sera présentée lors du Congrès européen de radiologie (ECR) 2024, mettant en avant la place grandissante de l’IA dans la radiologie de nouvelle génération.

     

    Téléradiologie : état des lieux, tendances, cartographies et avis d’expert
    Téléradiologie : état des lieux, tendances, cartographies et avis d’expert
  • Silver tech : le MedTechLab, lauréat de l’appel à projet Tiers lieu d’expérimentation

    MedtechLab est un living lab créé en 2021, consacré à tester de nouveaux produits ou services qui intègrent des technologies innovantes pour améliorer la santé et l’autonomie des personnes âgées.

    Un vecteur d’accélération du numérique en santé

    Destiné à financer des tiers lieux pour répondre au manque de terrains d’expérimentation de la filière numérique en santé, cet appel à projet dispose de 63 M€ sur 4 ans. Les 25 projets retenus sont généralement portés par des hôpitaux ou des structures à vocation sanitaire.

    Des terrains adaptés et un consortium réunissant différents acteurs :

    Le MedTechLab est porté par un groupe mutualiste, gérant des établissements sanitaires et médicaux sociaux, et par une école d’ingénieurs. Il dispose donc de terrains d’expérimentations adaptés aux innovations en faveur des personnes âgées ainsi que de compétences scientifiques nécessaires à l’évaluation.

    Le MedTechLab a également développé une capacité à réunir différents acteurs au sein d’un consortium, dont Mines Saint-Etienne et Aésio. Ce groupement permet de mutualiser diverses compétences (chercheurs, ingénieurs, professionnels de santé, etc.) et d’impliquer les usagers, seniors et aidants professionnels ou personnels.

    Une démarche de coconstruction basée sur l’Open Innovation et le Design Thinking :

    Cette démarche permet aux usagers de tester les services et produits grandeur nature dans le living lab ou dans des établissements partenaires. Des séances de Design Thinking centrées sur l’usager permettent d’identifier ses besoins et de coconstruire avec lui les futures innovations.

    1,2 M€ pour financer deux projets

    Dans ce cadre, le MedTechLab sera doté d’un financement de 1,2 million d’€ pour pérenniser le living lab, développer ses activités et financer deux sous-projets spécifiques :

    Le projet ANA :

    Mené en collaboration avec la start-up Dynseo, le projet vise à repérer les troubles cognitifs des seniors au stade précoce via un serious game qui permet de réaliser de façon ludique les tests habituellement utilisés lors d’une consultation mémoire. Cette innovation permettra de faciliter l’accès à un repérage précoce et de proposer une prise en charge adaptée dans les territoires où la démographie médicale est en difficulté.

    Le projet ESSLIB :

    Mené en partenariat avec les Ateliers du Haut Forez, le projet permet d’évaluer l’efficacité du sommeil des seniors grâce à un lit intelligent équipé d’un capteur ballistocardiographique (BCG). L’étude évalue l’efficacité du capteur BCG sur un lit médicalisé pour analyser le sommeil, comparé au polysomnographe (considéré comme test de référence), transformant le lit en système d’analyse du sommeil non invasif.

    Une offre de service étoffée et des études cliniques à venir 

    Jusqu’ici, le MedTechLab produisait des concepts, des études de faisabilité technique et scientifique ainsi que des études d’usage. Grâce aux financements obtenus, le laboratoire proposera également des études cliniques, des analyses médico-économiques et des études de marché, jusqu’au développement d’un produit minimum viable. Pour acquérir les compétences nécessaires à ce développement, MedTechLab créera 5 emplois d’ici l’été 2024.

    Le living lab espère de cette reconnaissance nationale une meilleure visibilité auprès des acteurs publics et privés qu’il pourrait accompagner, de la conceptualisation à la réalisation d’un produit viable.

    En outre, des formations pour les décideurs de l’industrie de la santé seront créées en 2024. Le MedTechLab  sera, par exemple, l’un des lieux d’expérimentation du projet européen CoDEMO 5.0 (Co-Creative Decision-Makers for 5.0 Organizations), qui a l’ambition de créer la formation des managers de la santé du futur.

     

  • HAS : les résultats nationaux de la campagne 2023 de recueil des IQSS globalement satisfaisants

    Elle réalise ainsi tous les ans une campagne de recueil des indicateurs de qualité et de sécurité des soins (IQSS), dans les établissements publics et privés. Les résultats nationaux de la campagne 2023 ont été rendus publics le 14 février 2024.

    La HAS publie tous ces résultats (de certification et d’indicateurs) par établissement de santé, sur le service en ligne accessible à tous, Qualiscope.

    Contexte de la campagne 2023

    Les campagnes de recueil des IQSS ont un intérêt multiple :

    • pour les professionnels, c’est l’occasion d’analyser leurs forces et leurs points faibles et mettre en place des actions d’amélioration ;
    • pour les institutionnels ces dispositifs permettent de réguler par la qualité ;
    • et pour les patients hospitalisés et leur entourage, ils permettent de mieux appréhender la qualité des hôpitaux et cliniques où ils sont susceptibles d’être hospitalisés.

    En 2023, 34 indicateurs ont été mesurés :

    Les indicateurs mesurés sont développés avec des professionnels de santé et des patients. La HAS a pu les calculer à partir des bases de données :

    • rapportés par les patients – dispositif e-Satis ;
    • issus des données du dossier patient (DPI) ;
    • et issus des données du PMSI.

    5 rapports présentent ces résultats 2023 :

    Ces IQSS explorent la prise en charge clinique, la coordination entre professionnels et la prévention des infections associées aux soins. Les résultats obtenus, qui sont transmis aux professionnels concernés pour leur permettre d’optimiser leurs pratiques, sont présentés dans 5 rapports dédiés respectivement :

    • au champ de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), dont la chirurgie ambulatoire ;
    • aux soins médicaux et de réadaptation (SMR) ;
    • à l’hospitalisation à domicile (HAD) ;
    • à la psychiatrie (PSY) ;
    • et, plus spécifiquement, aux infections associées aux soins.

    Une implication importante des patients et des professionnels

    La participation des patients dans cette campagne est active et en hausse. En 2023, 1,2 millions de patients hospitalisés en court ou long séjour ont répondu aux enquêtes en ligne e-Satis. En 2016, au lancement d’e-Satis, ils étaient un peu plus de 50 000.

    Des patients globalement satisfaits :

    La satisfaction et l’expérience des patients ne cessent de progresser depuis que la HAS les mesure annuellement :

    • en MCO, la note nationale est passé de 72,9 à 74,3 sur 100 en 7 ans ;
    • en chirurgie ambulatoire, plus précisément, le score est de 78,9 sur 100 (de presque 1 point supérieur à celui de 2022) ;
    • et en SMR, le score gagne 0,9 point par rapport à 2022, atteignant 75,7 sur 100.

    En MCO, les détails du score réalisé sont variables selon les dimensions mesurées :

    • la satisfaction est bonne concernant la prise en charge par les médecins, chirurgiens, sage-femmes et infirmières avec un score de 82/100 ;
    • mais elle est plus faible concernant la chambre et les repas (68) et l’organisation de la sortie (65).

    Enseignements généraux de 2023

    Malgré les améliorations, des points critiques persistent, notamment au niveau des liens ville-hôpital :

    📌 Globalement, les indicateurs ont progressé de façon satisfaisante :

    • L’évaluation et la prise en charge de la douleur :
      • une progression est enregistrée dans de nombreux services hospitaliers (MCO et SMR) et en HAD, avec d’excellentes moyennes comprises entre 84 et 89 % de conformité ;
      • en revanche, malgré une progression de presque 5 points en un an, l’indicateur reste insuffisant pour l’hospitalisation en psychiatrie, avec une moyenne de 63 %.
    • La prise en charge des escarres en HAD :
      • l’évaluation du risque d’escarre en hospitalisation à domicile atteint 85 %, soit une hausse de 4,8 points par rapport au dernier recueil sur cet indicateur (2021).

    📌 Mais, des progrès restent à faire sur différents axes, et en particulier sur ceux qui crééent le lien entre l’établissement et la ville :

    • La transmission et la qualité de la lettre de liaison à la sortie d’hospitalisation :
      • surtout en MCO et en psychiatrie, les éléments de la lettre de sortie restent globalement à améliorer ;
      • en SMR, la qualité de la lettre de liaison à la sortie est satisfaisante avec un score de 80/100, mais en MCO, le résultat à 59/100 reste insuffisant (37 % des établissements atteignent un niveau satisfaisant).
    • Les réhospitalisations dans un délai de 3 jours après une chirurgie ambulatoire :
      • parmi les plus de 700 établissements évalués, si environ 95 % présentent des résultats proches de ce qui est attendu, 33 établissements présentent des résultats significativement moins bons que prévus pour une intervention, un chiffre en augmentation puisqu’ils étaient 21 dans ce cas en 2021.
    • La consommation des produits hydroalcooliques :
      • elle permet de mesurer indirectement la mise en œuvre effective de l’hygiène des mains ;
      • cet indicateur est en baisse de plus de 11 points par rapport à 2021, à un niveau relativement faible (83 %) ;
      • seuls 33 % des établissements ont atteint ou dépassé leur objectif personnalisé.
    • La vaccination antigrippale des personnels hospitaliers.
    • La santé mentale.

    Différentes actions d’améliorations à venir

    Ces mesures externes de la qualité des soins constituent un point de départ incontournable à la mise en œuvre d’actions d’amélioration. Ainsi différents travaux sont en cours, par exemple dans le secteur MCO :

    • le dispositif e-Satis : l’analyse conjointe par les établissements de leurs résultats chiffrés et des commentaires de leur patient permet d’aller plus loin pour améliorer l’environnement de soins – la HAS développe un outil pour tous les établissements de santé, attendu pour fin 2024 pour aider les établissements dans cette démarche ;
    • une mise en place de nouveaux indicateurs : la HAS poursuit ses travaux de développement des IQSS à partir des bases de données existantes tout en garantissant une mesure fiable :
      • en explorant l’utilisation des entrepôts de données hospitaliers (EDS) ;
      • et en poursuivant le développement d’IQSS à partir du PMSI et du SNDS :
        • mesure de la mortalité à 30 jours post-infarctus du myocarde,
        • mesure de la récupération de 5 complications post-opératoires,
        • et mesure des hémorragies du post-partum.

    En 2024, la thématique des urgences intégrera le programme de travail pour des mesures restant à définir à partir de l’expérience du patient et des bases médicoadministratives.

    Exemples d’indicateurs et leurs résultats en détails (MCO)

    Les évaluations sont réalisées par le patient et à partir de son dossier, ainsi que des données des dossiers médicaux et du PMSI. Les scores nationaux sont rapportés sur une échelle de 100 points, et l’évolution par rapport à 2022 ou 2021. Plusieurs axes sont ainsi explorés :

    • satisfaction et expérience des patients hospitalisés pour plus de 48h en MCO (dispositif e-Satis) ;
    • qualité de la lettre de liaison à la sortie d’une hospitalisation de plus de 24h en MCO ;
    • évaluation et prise en charge de la douleur lors d’une hospitalisation de plus de 24h en MCO ;
    • prise en charge initiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) :
      • imagerie cérébrale diagnostique ;
      • accès à une évaluation neuro-vasculaire ;
      • prévention des pneumopathies d’inhalation ;
      • accès à une prise en charge rééducative ;
      • et planification du suivi post-AVC.

    En MCO, chirurgie ambulatoire :

    Les indicateurs sont dans ce domaine groupés en deux axes :

    • dispositif e-Satis : satisfaction et expérience des patients hospitalisés en chirurgie ambulatoire ;
    • complications postopératoires : réhospitalisations dans les 3 jours après une chirurgie ambulatoire pour 6 actes.
  • Etude / France : le premier e-questionnaire PREMs dédié au diabète validé

    Ces PREMs ont montré de bonnes propriétés psychométriques. Les résultats, publiés dans la dernière édition de la revue Diabetes Epidemiology and Management*, prouvent que les patients ont globalement une expérience positive de leurs parcours de soin.

    DREMs : évaluer l’expérience de soins du diabète

    Replacer les patients au cœur du système de soins… Pour que cela ne reste pas qu’une formule, encore faut-il demander aux patients leur avis. D’où l’intérêt des PREMs (Patient-Reported Experience Measures), ces questionnaires qui – comme leur nom l’indique – mesurent l’expérience des soins vécus par les patients. En outre, plusieurs études ont montré l’impact favorable des PREMs sur les résultats de santé des malades. Tout particulièrement dans le diabète. Pourtant, aucun PREM spécifique à cette pathologie n’a été identifié par les autorités sanitaires françaises, jusque-là.

    C’est pourquoi le Diabète LAB de la Fédération française des diabétiques a réalisé l’étude DREMS (Diabetes Reported Experience MeasureS). Ce premier questionnaire électronique en français vise à évaluer 5 facteurs :

    • la relation avec le médecin ;
    • l’expérience de la prise en charge ;
    • la capacité de gestion de la maladie ;
    • la consultation ;
    • et la structure de prise en charge.

    Un questionnaire validé par des tests statistiques

    Dans un premier temps, pas moins de 54 questions ont été rédigées puis leur nombre a été réduit à 18. Les 2 513 répondants (dont 942 souffrant de DT1 et 571 de DT2) devaient leur affecter une note de 1 à 5, allant de “pas du tout d’accord” ou “pas du tout satisfait” à “tout à fait d’accord” ou “très satisfait”.

    Plusieurs tests statistiques ont été conduits afin d’évaluer la qualité du questionnaire et notamment de s’assurer que le contenu des questions était pertinent, bien compris par les malades, et que les questions étaient « stables » dans le temps permettant ainsi de répéter le test, etc.

    Les résultats de l’étude DREMs ont été publiés dans l’édition janvier-mars de la revue Diabetes Epidemiology and Management.

    Résultats : le parcours de soins noté à 8/10

    • Le questionnaire présentait de bonnes propriétés psychométriques.
    • Les malades sont globalement satisfaits de la relation avec leur diabétologue, tout particulièrement ceux souffrant de DT1.
    • Ils estiment que les règles hygiéno-diététiques et l’impact psychologique de la maladie sont peu abordés lors des consultations.
    • La connaissance de la maladie et des traitements est globalement bonne.
    • La qualité de la consultation (prise de rendez-vous, respect des horaires…) est plus appréciée par les patients atteints de DT1 que par ceux atteints de DT2.
    • L’expérience du parcours de soins obtient une note de 8/10 dans le DT1 et de 7,9/10 dans le DT2.

    Les résultats obtenus par le premier e-questionnaire spécifique au diabète et validé en français font dire aux auteurs de l’étude qu’il pourrait être « un outil de communication utile entre les patients et les professionnels de santé », mais aussi « aider les autorités sanitaires et les services sanitaires à évaluer les facteurs organisationnels » dans la prise en charge du diabète.

    Afin d’améliorer encore ce questionnaire, les chercheurs suggèrent d’« explorer les facteurs potentiels contribuant aux différences de fiabilité entre les 2 populations, tels que les fonctions cognitives liées à l’âge. »

  • Australie : stratégie et réglementation en santé numérique, vers une utilisation fiable des données

    Publié en décembre 2023 et remise à jour en janvier 2024, la vision met l’accent sur une utilisation de confiance, opportune et accessible du numérique et des données pour la santé des australiens.

    Les priorités stratégiques incluent

    • 1️⃣l’accès des australiens à leurs informations de santé ;
    • 2️⃣le renforcement de la santé numérique par le biais de politiques, de législations et de normes proactives et durables ;
    • 3️⃣la confiance dans les données ;
    • 4️⃣ l’utilisation secondaire des données.

    Pour concrétiser cette vision, le gouvernement prévoit un plan d’action qui sera continuellement mis à jour. Les initiatives prévues s’étendent sur 3 horizons :

    • 🔹court terme 2023-2025 ;
    • 🔹moyen terme 2025-2028 ;
    • 🔹long terme 2028-2033.

    Ce plan d’action dévoilé par le ministère de la santé a été élaborée à la suite de consultations menées auprès des consommateurs, offreurs de soins et de professionnels de santé. Etabli sur une période de 2ans, il vise à réaliser 4 résultats clés afin de répondre aux enjeux stratégiques :

    • 1️⃣ une gestion autonome et un accès facilité aux informations de santé ;
    • 2️⃣les professionnels de santé capables de fournir des soins connectés en toute confiance ;
    • 3️⃣ les données et les informations sont partagées et réutilisées de manière sécurisée ;
    • 4️⃣ un système de santé basé sur des normes pour en assurer sa sécurité et sa fiabilité.

    🔴Stratégie de santé numérique :

    Afin d’atteindre les résultats escomptés, le plan d’action est consacré aux initiatives à court terme suivantes :

    • Progression de la réforme nationale en santé numérique avec les partenaires
    • Efforts continus en matière de politique de santé
    • Modernisation de My Health Record
    • Renforcement des capacités de My Health Record
    • Amélioration de la gestion des médicaments
    • Normes nationales pour soutenir l’interopérabilité du système de santé
    • Capacités nationales d’échange d’informations
    • Développement du personnel médical
    • Santé mentale
    • Initiatives numériques soutenant la santé populationnelle
    • Génomique
    • Soins aux personnes âgées

     

    My Health Record

    Dossier de santé électronique qui permet l’accès au résumé des informations essentielles de santé d’un patient. Les professionnels de santé peuvent y accéder, consulter les informations et ajouter de nouvelles.

    Chiffres clés :

    • En décembre 2023, 23,7 M de dossiers ont des données enregistrées dessus. Soit 4x plus qu’en janvier 2019 ;
    • 1,1 Mds de documents téléchargés dessus ;
    • 99% des pharmaciens et des médecins généralistes utilisent MHR ;
    • 95% des hôpitaux publics l’utilisent ;
    • 26% des spécialistes et 6% des services d’aides aux personnes âgées l’utilisent.

    📌 Pour aller plus loin

    🌍 Les derniers indicateurs H&TI relatifs aux stratégies de santé numérique & data déployées à l’international :

    📝 Les publications H&TI relatives à la santé numérique en Australie (annonces réglementaires / institutionnelles et actions sur le marché) :