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  • Gouvernement : formation des médecins, transferts de compétences, permanence des soins… Les annonces de G. Attal

    Les 4 piliers de l’action gouvernementale en santé

    1️⃣ Premier pilier : la formation de plus de médecins

    En 2017, il y avait 8 150 places en 2e année de médecine à l’université. Gabriel Attal annonce les porter à 12 000 en 2025 et 16 000 en 2027. Il a ainsi déclaré : « Entre 2017 et 2023, nous formerons 50 % de médecins formés en plus. C’est historique. »

    Pour rappel :

    • à la rentrée 2017, on comptait 8 124 étudiants en deuxième année en France ;
    • en 2023, ils étaient 10 795 ;
    • par ailleurs, 2 700 praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE) viendront exercer à l’hôpital en France dès ce printemps et seront affectés à leur poste dès ce mois d’avril.

    2️⃣ Deuxième pilier : la simplification pour libérer du temps médical dès à présent

    « Mon objectif est clair avec ces mesures d’urgence : reconquérir 15 à 20 millions de rendez-vous chez le médecin généraliste dès cette année, dès cet été », a annoncé le Premier ministre. Il a ajouté que, d’ici à juin, 16 procédures médicales du quotidien seront définitivement simplifiées, en donnant des compétences à plusieurs professions de santé, comme suit :

    • pharmaciens : chaque année, il y a 9 millions de consultations pour les angines et les cystites – à partir de juin, les pharmaciens pourront prescrire directement les antibiotiques du quotidien pour ce type d’infections bactériennes ;
    • opticiens : chaque année, il y a 17 millions de consultations chez l’ophtalmologue pour des ordonnances de lunettes – à partir de juin, l’opticien pourra adapter directement la correction s’il s’avère qu’elle ne convient pas à l’essai des lunettes ;
    • kinésithérapie : dès le mois de juin,  dans 13 départements (un par région métropolitaine) et en Outre-mer, les rendez-vous chez le kinésithérapeute sans passage préalable chez le médecin seront expérimentés ;
    • assistants médicaux : 10 000 assistants médicaux seront recrutés d’ici à la fin de l’année pour prendre en charge les formalités administratives des médecins et ainsi libérer leur temps, cela représente l’équivalent de 2,5 millions de rendez-vous médicaux libérés ;
    • médecins spécialistes : une expérimentation dans 13 départements (un par région) et en Outre-mer de l’accès direct aux médecins spécialistes sans passer par le médecin généraliste.

    3️⃣ Troisième pilier : la reconquête du 18h-minuit et des week-end

    « Environ 4 millions de Français vivent sans aucune solution de médecin de garde dans leur territoire, c’est une injustice majeure. Nous lançons dès aujourd’hui un plan d’urgence. »

    Ce plan d’urgence repose sur une aide financière ainsi que sur la responsabilité des médecins pour assurer les permanences de soins, partout sur le territoire : pour que chaque Français ait un médecin de garde à moins de 30 minutes de chez lui, le soir et les week-end. En outre, Il a été décidé un élargissement dès cet automne du système de gardes en ambulatoire à d’autres professionnels de santé : infirmiers, dentistes et sages-femmes.

    4️⃣ Quatrième pilier : la responsabilisation des patient

    « Chaque année, il y a entre 20 et 30 millions de rendez-vous perdus car non honorés, les “lapins”. Dès cette année, nous mettrons en place un mécanisme de responsabilisation avec une retenue de 5 euros qui ira directement au médecin si son patient ne se présente pas ou prévient moins de 24h avant. »

    Dès cette année, ce mécanisme de responsabilisation sera mis en place, par la loi, sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne. Concrètement, le patient donnera son empreinte bancaire, soit au professionnel soit à la plateforme de rendez-vous. S’il ne se présente pas à son rendez-vous, sans un délai de prévenance de 24h, le médecin pourra le débiter d’un montant de 5 euros en tant que pénalité pour le “lapin” qui lui a été posé.

    La santé mentale des jeunes comme grande cause

    Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté de faire de la santé mentale des jeunes une priorité : « Je l’ai dit, je veux en faire la grande cause de l’action de mon Gouvernement. Je décrète l’état d’urgence sur la santé mentale en France. »

    Dans ce cadre, des mesures spécifiques ont été annoncées :

    • le dispositif MonSoutienPsy est simplifié dès le mois de juin ;
    • les patients pourront aller directement chez le psychologue sans passer par un professionnel de santé avant ;
    • la séance sera valorisée à 50 euros pour le psychologue (contre 30 euros actuellement) ;
    • jusqu’à 12 séances seront désormais remboursées par an (contre 8 aujourd’hui) ;
    • le gouvernement souhaite également “imposer” aux complémentaires de payer le reste à charge de ces séances de psychologues (ticket modérateur à hauteur de 30 % de l’acte), en plus de la participation de l’Assurance maladie.

     

    Premières réactions : les médecins libéraux en colère

    Jugées “divergentes”, les annonces du Premier ministre ont provoqué plusieurs réactions et communications. Ainsi pour Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), il s’agit d’un sabotage des négociations conventionnelles : “La destruction du parcours de soins et le transfert de compétences à d’autres professions de santé au mépris de la qualité et de la pertinence des soins des français, le Gouvernement fait le choix d’en finir avec le médecin traitant et avec toutes les autres spécialités médicales libérales.

    Sur les réseaux sociaux, des psychiatres crient à la fin de la psychiatrie tandis que des kinésithérapeutes se réjouissent de l’expérimentation annoncée.

     

  • IA générative : Oracle annonce le lancement de son nouvel assistant clinique

    La promesse d’une triple valeur ajoutée

    Pour concurrencer les solutions d’IA générative déjà existantes sur le marché, les nouvelles fonctionnalités développées par Oracle permettent la génération automatique de comptes-rendus médicaux, de consultation ou de sortie d’hôpital. L’entreprise américaine promet ainsi aux professionnels de santé :

    • de réduire leur charge administrative : la transcription automatique des comptes-rendus de consultations et les suggestions de suivi peuvent libérer du temps précieux pour les professionnels de santé ;
    • d’améliorer la qualité de leurs soins : l’accès à des informations contextuelles et à des suggestions de traitement peut aider les médecins à prendre de meilleures décisions pour leurs patients ;
    • et d’augmenter la satisfaction de leurs patients : les patients apprécieront que leurs prestataires de soins puissent se concentrer davantage sur eux et moins sur des tâches administratives.

     

    Des comptes-rendus des consultations médicales :

    L’assistant clinique Oracle se base sur l’algorithme d’un grand modèle de langage (LLM), utilisable en open source ou en tant que propriétaire, développé en partenariat avec Cohere. Cet algorithme est capable d’enregistrer et retranscrire automatiquement des conversations entre un patient et un médecin. La solution permet ainsi de synthétiser la consultation, suggérant à la fin de l’échange la prescription de médicaments et/ou la planification d’examens complémentaires, personnalisée selon les besoins du patient.

    Ce type d’IA générative est utilisé par d’autres acteurs de l’informatique et du cloud tels que Microsoft, ou des startups spécialisées comme Nabla. Si Oracle a choisi d’attendre avant de dévoiler sa solution, c’est notamment parce que l’entreprise prépare “un service cloud particulièrement robuste”.

    Exploiter les données massives des dossiers médicaux :

    Oracle gère des milliards de dossiers médicaux électroniques. Grâce à des données anonymisées, l’éditeur de logiciels peut créer des modèles génératifs adaptés au domaine de la santé, notamment avec la mise à jour de son portfolio de services cloud dédié à la santé, baptisé « Health Data Intelligence ». Ce dernier permet la génération automatique d’un résumé de sortie du patient ou une lettre d’autorisation pour l’assurance médicale.

     

  • UE : Digitaleurope dévoile ses recommandations pour la santé numérique (2024-2029)

    5 objectifs clés pour la santé numérique européenne identifiés

    Parmi les barrières pour mettre ses recommandations en œuvre au sein de l’Union européenne (UE), le rapport de Digitaleurope pointe le manque de détails concrets concernant la réalisation des objectifs de la santé numérique. Il évoque également un risque de fragmentation entre les initiatives nationales et européennes et une incertitude sur le financement et la durabilité à long terme. Toutefois, les 5 recommandations détaillées montre comment l’UE peut lever ces barrières pour un déploiement sûr et durable de la santé numérique au sein de ses pays membres.

    Ainsi, Digitaleurope présente les 5 objectifs clés suivant pour la politique de santé numérique de l’UE :

    1. prioriser la transformation numérique et les instruments politiques liés à la santé ;
    2. améliorer l’utilisation des données et des nouvelles technologies génériques pour développer la R&I en santé ;
    3. augmenter les compétences et accroître la confiance accordée à la santé numérique ;
    4. mobiliser les financements et les ressources pour soutenir la transformation numérique des soins de santé ;
    5. et garantir la clarté juridique et la cohérence de la politique de santé numérique au sein de l’Union Européenne (UE).

     

    1️⃣ Prioriser la transformation numérique avec la construction de l’EHDS :

    Le rapport préconise que les technologies numériques et les solutions basées sur les données soient au centre de toutes les politiques de santé de l’UE. Pour ce faire, l’UE doit adopter une vision commune, un plan d’action, un dialogue avec les acteurs du numérique en santé ainsi qu’une inclusion des parties prenantes.

    Pour la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé (EHDS) sans fragmentation, le rapport suggère :

    • une surveillance juridique et technique ;
    • un engagement et une expertise des parties prenantes ;
    • une feuille de route pour la digitalisation des soins ;
    • un accès et une gestion uniformes des données de santé pour les 19 états membres, notamment avec un catalogue de l’ensemble des données ;
    • une interopérabilité ;
    • des modèles électroniques uniformes ;
    • un mécanisme d’identification et d’authentification transfrontalier ;
    • une utilisation efficace et sécurisée des services cloud ;
    • et, enfin, des indicateurs de développement dans la santé numérique pour suivre l’évolution des États membres.

     

    2️⃣ Améliorer l’utilisation des données et la mesure des résultats dans les systèmes de santé européen :

    Pour mesurer les résultats dans les systèmes de santé européen, les recommandations de Digitaleurope sont :

    • une coordination européenne (résultats cliniques, Données de vie réelle)  ;
    • une combinaison d’ensemble de données afin d’analyser la santé de la population (EHDS) ;
    • des meilleures pratiques pour les modèles de mesure et de financement (prévention, innovation, soutient de la décision basée sur les données et lier les remboursements aux résultats obtenus) ;
    • la promotion de données de vie réelle fiables et de bonne qualité ;
    • et une collaboration avec les agences de réglementation.

     

    3️⃣ Augmenter les compétences des professionnels de santé en les formant aux solutions numériques :

    Afin de profiter des technologies numériques, l’UE cherche à développer les compétences du personnel de santé. Digitaleurope recommande les initiatives suivantes :

    • l’éducation numérique et la formation des professionnels de la santé ;
    • le développement de modules de formations générale et professionnelle ;
    • et la mise en place de programmes éducatifs transfrontaliers.

     

    4️⃣ Mobiliser les financements de la transformation numérique des systèmes de santé :

    Pour adopter des instruments politiques et des incitations efficaces afin d’accompagner la transformation numérique des systèmes de santé européens, l’UE doit :

    • inclure un programme de financement et l’établissement de l’EHDS ;
    • construire un programme de récupération et de résilience (RRF) ;
    • et intégrer des mécanismes pour échanger sur les meilleurs pratiques entre les états membres.

     

    5️⃣ Définir un cadre juridique clair et harmonisé pour la santé numérique :

    Afin d’établir un cadre juridique qui soient le même pour tous les pays de l’UE, le rapport propose quatre principes fondamentaux :

    • harmoniser les règles dans le traitement des données personnelles et des données électroniques de santé, notamment dans leur utilisation primaire et secondaire ainsi qu’une conformité au RGPD ;
    • assurer une gouvernance et des garanties pour la propriété intellectuelle avec la législation de l’UE et une collaboration internationale ;
    • clarifier les démarcations et l’interaction entre les actes juridiques de l’UE avec des exigences réglementaires (sécurité, performance, qualité et interopérabilité) sur les produits de santé numérique ;
    • harmoniser les règles sur les procédures d’évaluation de la conformité en éliminant les duplications des procédures.

     

  • IA générative : comment les directeurs financiers appréhendent-ils son déploiement ? (étude Blackline)

    Cybersécurité et IA générative parmi les principales préoccupations

    L’étude de Blackline, intitulée “Directeur financiers : prévoir l’imprévisible ou comment maîtriser la résilience des entreprises à l’ère de l’incertitude”, révèle le rôle joué par les directeurs financiers dans l’élaboration des stratégies adoptées par les entreprises et qui visent à garantir leur pérennité dans un monde en pleine mutation. Cette enquête a été menée par le cabinet Censuswide auprès de 1 339 cadres supérieurs et professionnels des services financiers et comptables dans sept marchés internationaux (France, États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Australie et Singapour).

    Selon ses résultats, 4 sujets préoccupent en priorité les directeurs financiers : la crise financière mondiale (77), la menace d’une catastrophe humanitaire (71%), la cybersécurité (70%) et les technologies de rupture – IA générative (65%).

    À la question de savoir quelles technologies sont les plus pertinentes pour “faire face à l’imprévisibilité”, les participants à l’étude ont répondu :

    • IA (64 %)  ;
    • IA générative (69 %) ;
    • cloud (63 %) ;
    • blockchain (56 %) ;
    • et cryptomonnaies (54 %).

     

    Plusieurs cas d’usage potentiels identifiés :

    Concernant les avantages de l’IA pour les départements financiers et comptables, les leaders de ces domaines ont cité dans l’ordre :

    • une meilleure analyse (35 %) ;
    • l’amélioration des capacités de prévision (35 %);
    • l’amélioration des capacités d’audit par l’analyse de données (33 %) ;
    • l’évolution du métier de comptable (32 %) ;
    • une meilleure identification des modèles et la détection des fraudes potentielles (31 %) ;
    • une meilleure identification des lacunes en matière de conformité (31 %) ;
    • l’augmentation de l’efficacité grâce à l’automatisation les tâches répétitives (30 %) ;
    • la réduction des erreurs (24 %) ;
    • et l’amélioration de la prise de décision (24 %).

     

    Des obstacles à la généralisation de l’IA

    5 axes clés ont été identifiés par les directeurs financiers comme des priorités stratégiques pour les entreprises :

    1. l’importance de disposer de directeurs financiers expérimentés (45%).
    2. l’amélioration de l’accès et l’analyse des données financières en temps réel (45%) ;
    3. le renforcement de l’analyse et la planification (41%) ;
    4. l’accélération de la transformation numérique (34%) ;
    5. ainsi que la compréhension de la trésorerie en temps réel (32%).

     

    Par ailleurs, si leur engouement pour l’IA est indéniable, il n’en reste pas moins qu’ils manquent encore de confiance dans la fiabilité des données financières, en particulier dans :

    • les processus de calcul et de données complexes (26 %)  ;
    • le manque de vérification automatisés du volume de données (24 %) ;
    • l’incertitude quant aux compétences des personnes qui saisissent ces données (23 %) ;
    • et la trop grande disparité des sources dont ces données proviennent (22 %).

     

    Quelles solutions pour lever ces obstacles ?

    Pour un déploiement optimal de l’IA, il serait nécessaire toujours selon les directeurs sondés par Blackline de :

    • mieux former le directeurs aux modèles d’IA  (34 %),
    • faire confiance aux résultats de l’IA (34 %)
    • prendre en compte les réglementations actuelles (31 %) ;
    • prendre en compte la résistance au changement (30 %) ;
    • et répondre au manque de compétences (31 %).

     

  • SAS : 100 préconisations pour une généralisation à tout le territoire national (rapport de la MAG SAS)

    Des préconisations dans 6 domaines pour atteindre les objectifs de la mission

    Le rapport de la MAG SAS, qui date de décembre 2023, vient d’être rendu publique par le ministère de la Santé. Pour réussir la généralisation des services d’accès aux soins (SAS) à tout le territoire, ce rapport détaille 100 préconisations couvrant 6 domaines indispensables selon la mission : organisation, système d’information, gouvernance, financement, communication ains que formation, qualité et évaluation. Il est à rappeler que les objectifs de la MAG SAS consistent notamment à :

    • conduire un diagnostic des territoires et identifier les leviers à mobiliser en urgence afin d’accélérer le déploiement ;
    • aider au repérage et à la diffusion des bonnes pratiques des SAS ;
    • proposer des actions de nature à rendre cette organisation lisible pour les patients et à facilement accessible ;
    • établir un plan d’actions pour faciliter le recrutement des régulateurs (médecins, assistants de régulation médicale (ARM), opérateurs de soins non programmés (OSNP) et effecteurs) ;
    • formuler des propositions pour accélérer le déploiement de la plateforme numérique nationale ;
    • identifier les conditions de réussite de filières spécialisées (comme la psychiatrie, la gériatrie ou la pédiatrie) dans les SAS ;
    • et émettre des préconisations organisationnelles relatives aux modalités de réorientation des patients des services d’urgence en lien avec le SAS.

     

    Plusieurs freins conditionnent le succès d’une généralisation à court terme

    Dans son rapport, la mission identifie les principaux freins au déploiement des SAS au niveau national. Parmi lesquels :

    • l’absence préexistante de régulation libérale en journée et de coopération ville-hôpital constitue un point de fragilité au déploiement du SAS ;
    • le sous-effectif des ARM et leur contribution dans des postes opérateurs de soins non programmés à l’instar des postes de régulateurs libéraux assurés par des médecins de la filière d’aide médicale urgente (AMU) ;
    • la gouvernance hospitalo-centrée ou cloisonnée entre le Samu et la médecine de ville, sa forme juridique doit faire l’objet d’un consensus pour s’adapter à la taille du SAS ;
    • des facteurs environnementaux pouvant freiner la mise en place du SAS comme la fragilité de la permanence des soins ambulatoires (PDSA), le degré de maturité des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ou l’hétérogénéité d’une démographie territoriale des professionnels de santé et de leur localisation ;
    • des contraintes architecturales (taille et vétusté des locaux) et d’autres liées aux systèmes d’information.

     

    46 recommandations prioritaires :

    La MAG SAS met en avant la nécessité d’une gestion efficace du SAS, en insistant sur l’importance de disposer de ressources adéquates telles que l’augmentation du nombre d’ARM et une réorganisation des systèmes d’information pour faciliter le décrochage automatique des appels. Elle souligne également l’importance de coordonner les activités du SAS avec les services de médecine de ville et d’urgence, ainsi que l’efficacité des filières spécialisées pour améliorer la qualité des réponses.

    La mission d’accompagnement appelle, par ailleurs, à adapter les organisations aux réalités locales plutôt que d’imposer un modèle national unique. Son enjeu principal reste de soutenir les territoires les plus en difficulté dans les mois à venir.

    Pour lever les freins identifiés et réussir le déploiement généralisé des SAS, la mission a fait le choix d’adopter une approche “pratico-pratique”. Elle décline ainsi ses 100 préconisations dans les 6 domaines sus-cités en les priorisant comme suit :

    • 46 préconisations sont identifiés comme “prioritaires” ;
    • et 12 comme “secondaires” ;

     

    Des préconisations à l’horizon 2025 :

    D’autre part, pour 9 préconisations, la MAG SAS recommande une mise en œuvre à l’horizon 2025. Il s’agit :

    • de soutenir l’évolution de la territorialité opérationnelle et engager les travaux pilotes ;
    • d’assurer une supervision de l’orientation réalisée par les OSNP ;
    • selon les organisations locales, d’envisager la possibilité de pouvoir conventionner la régulation des SNP entre le SAS et les CPTS ;
    • de faire auditer par les établissements siège de SAMU en lien avec les ARS les procédures technico-fonctionnelles d’engagement opérationnel des SMUR et de demande de concours des moyens SDIS et des transports sanitaires urgents ;
    • d’inscrire dans la formation initiale des internes de médecine générale la participation à des stages en régulation ;
    • en situation de régulation médicale délocalisée, de définir un temps socle minimum de pratique colocalisée de la régulation médicale ;
    • de respecter l’unicité du logiciel de régulation médicale (LRM) ;
    • de faire porter chaque versant libéral de SAS départemental par une entité juridique unique, dédiée et représentative des acteurs territoriaux ;
    • et, enfin, de définir une rémunération plafonnée du ou des dirigeants des entités juridiques libérales.

     

    9 préconisations pour le système d’information

    Le système d’information pouvant constituer “un frein majeur au déploiement du SAS”, la mission émet 9 préconisations dont plus de la moitié sont présentées comme prioritaires, le concernant. Elle recommande ainsi :

    1. de garantir les conditions techniques d’accès au SAS en mode nominal et en cas d’incident afin d’assurer la continuité de service ;
    2. d’engager les SAS à disposer d’un plan de continuité et de reprise d’activité et promouvoir la stratégie d’entraide opérationnelle ;
    3. d’implémenter la distribution et le décroché automatique des appels ;
    4. d’assurer une interopérabilité effective entre les CTA – CODIS et SAS/SAMU ;
    5. de respecter l’unicité du logiciel de régulation médicale (LRM) ;
    6. de déployer obligatoirement la plateforme numérique nationale dans l’ensemble des SAS ;
    7. au niveau des ARS, de s’appuyer sur les Grades et de les missionner pour l’accompagnement au déploiement de la plateforme nationale ;
    8. de repérer des “référents territoriaux” pour améliorer l’accompagnement local des acteurs à l’utilisation de la plateforme, “qu’ils soient côté effection ou régulation” ;
    9. ainsi que d’envisager une ouverture rapide de la plateforme numérique SAS aux infirmiers libéraux, aux pharmaciens et aux masseurs kinésithérapeutes.

     

    Un décret à paraître d’ici le mois prochain

    Le premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé ce mercredi 3 avril à l’Assemblée nationale qu’un décret sera bientôt publié pour étendre le SAS à l’ensemble du pays, avec pour objectif d’être disponible partout d’ici l’été. Il a également souligné sa disposition à rétablir des obligations de garde dans les territoires où la mise en place du SAS s’avère impossible.

    En réponse à une question sur la reconnaissance des plateformes locales équivalentes au SAS, le Premier ministre a indiqué que des efforts étaient en cours pour les intégrer dans le système officiel.

     

    👉 Les détails des 100 préconisations sont à retrouver dans le rapport en suivant ce lien.

     

  • UK : le casque de réalité augmentée d’Apple utilisé dans une opération chirurgicale

    L’apport de la réalité augmentée en chirurgie

    C’est donc une première au Royaume-Uni. L’équipe de chirurgiens de l’hôpital Cromwell à Londres a opéré la colonne vertébrale d’un patient en utilisant le casque Vision Pro d’Apple. Pendant l’opération, l’infirmière a eu accès aux scanners préopératoires du patient, à la position des instruments chirurgicaux et aux instructions étape par étape de la procédure.

    En chirurgie, la réalité augmentée promet :

    • d’améliorer la précision et l’efficacité : l’accès instantané aux informations vitales peut aider les chirurgiens à prendre des décisions plus précises et à effectuer les interventions plus rapidement ;
    • de réduire les risques d’erreur : la technologie peut aider à prévenir les erreurs humaines en fournissant des instructions et des informations contextuelles ;
    • ainsi que de favoriser la collaboration : le partage d’informations en temps réel entre les chirurgiens et les autres membres de l’équipe chirurgicale peut améliorer la communication et la coordination des soins.

     

    Le NHS en contact avec Exex

    Deux fonds du NHS England sont actuellement en pourparlers avec Exex, la société qui développe l’intelligence artificielle (IA) utilisée dans le casque d’Apple. L’objectif serait d’intégrer cette solution dans ses services de santé.

    Conçu à l’origine pour créer une ambiance immersive pour les spectateurs de films ou de jeux vidéo, Vision Pro se révèle d’une grande utilité dans le domaine chirurgicale. Une adoption généralisée de cette solution par le NHS pourrait faire de l’Angleterre un leader dans la chirurgie innovante.

     

     

  • Création d’Enosium, nouvelle société spécialisée dans les services scientifiques pour l’industrie de la santé

    Devenir un leader européen en 5 ans

    Soutenue par Otium Capital, un acteur français de l’investissement privé, Enosium Life Science a pour ambition de devenir un leader européen des services scientifiques pour les industries de santé dans les 5 prochaines années. L’entreprise a été fondée par le Dr Antoine Amer, expert du secteur pharmaceutique fort d’une expérience de 20 ans dans la direction générale de groupes européens et internationaux. A la tête d’Enosium, il espère aider les laboratoires de la Pharma, la biotech et la Medtech dans le lancement de nouveaux médicaments et dans leur développement commercial.

    Mêler l’agilité entrepreneuriale et l’envergure d’un groupe international :

    La vision d’Enosium est de “fédérer les meilleures expertises à travers l’Europe” afin d’offrir aux acteurs de l’industrie de santé “une gamme complète unique de services scientifiques”. L’objectif est d’aider les industriels de la santé à mieux répondre aux enjeux du secteur “afin de permettre un accès plus rapide et plus large des patients européens aux innovations médicales”, explique Antoine Amer.

    Pour y arriver, Enosium compte sur un modèle innovant qui allie “l’ultra-expertise locale” et l’agilité des entrepreneurs derrière ce projet avec les standards et les synergies d’un groupe international.

    Une stratégie d’acquisition ciblée

    Enosium Life Science annonce poursuivre une stratégie d’acquisition ciblée pour “construire un groupe multi-spécialiste et de dimension européenne, actif sur l’ensemble de la chaine de valeur des produits de santé depuis le développement clinique jusqu’à la
    commercialisation”.

    Cette démarche repose sur une stratégie d’acquisitions ciblées autour de 5 métiers fondamentaux :

    • la recherche clinique ;
    • les affaires réglementaires ;
    • l’accès au marché et la valorisation médico-économique ;
    • les affaires médicales ;
    • et le marketing.

     

    L’entreprise compte se distinguer par “une offre unique en Europe qui regroupera des services intégrés et complémentaires pour répondre aux besoins critiques” du secteur. Il s’agit de prestations de conseil “sur-mesure ainsi que des solutions innovantes
    et pointues dans chaque domaine grâce à sa communauté d’experts européens”.

     

  • IA générative : Google Cloud présente ses nouveaux outils au service de la santé

    Une aide aux professionnels mais pas un DM

    Basé sur un algorithme de grand modèle de langage (LLM), MedLm est actuellement en cours de test par des clients de Google Cloud, comme la Mayo Clinic. Il propose plusieurs fonctionnalités aux professionnels de santé :

    • des réponses aux questions d’ordre médical pour les patients ;
    • une génération automatique de résumés de documents médicaux (compte-rendu de consultation, note sur les antécédents médicaux du patient, etc.) en gardant les informations pertinentes du textes originales ;
    • un API pour classer les radiographies pulmonaires ;
    • un API pour la génération de chronologies dans l’affection des patients ;
    • ainsi qu’une mise à jour des tâches des infirmières aux moments de passation des gardes.

     

    Malgré ses avancées technologiques, Google Cloud souligne que MedLm n’a pas été conçu ou développé pour être utilisé comme dispositif médical (DM) : “Tout résultat doit être validé par un professionnel de santé, et aucun diagnostic ne doit être posé directement” en utilisant sa solution.

    Les usages de Vertex AI

    Le logiciel Vertex AI, développé par Google, permet de créer une fonction de recherche générative. En santé, il propose notamment :

    • d’aider les professionnels de santé à analyser rapidement les données des patients et leurs notes cliniques ;
    • d’offrir une expérience utilisateur semblable à Google.com ;
    • et d’être disponible sous forme d’interface de programmation d’application (API) rendant possible une personnalisation de son usage.

     

     

  • IA : l’OCDE recommande de mettre en place des actions collectives pour augmenter la confiance en l’IA

    Pour une IA en santé responsable

    L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est l’un des organismes européens ayant à cœur de créer un environnement sain pour l’utilisation de l’IA en général, et dans le secteur de la santé en particulier. Son objectif est de faire profiter ce dernier de tous les bienfaits de cette technologie. Avant ce rapport publié en janvier 2024, l’OCDE avait déjà publié ses principes sur l’IA en 2019, créé en 2020 le Réseau d’experts en IA de l’OCDE (ONE.AI), et mis au point un cadre pour la classification des systèmes d’IA en 2022. En 2023, elle a créé la base de données AI Incidents Monitor (AIM) pour “aider les décideurs politiques, les praticiens de l’IA et les parties prenantes du monde entier à obtenir des informations précieuses sur les dangers qui concrétisent les risques liés à l’IA”.

    Dans ce nouveau rapport, l’OCDE explique que la santé est très en retard sur l’adoption de l’IA par rapport à d’autres secteurs économiques critiques, comme l’aéronautique ou la finance. Pourtant, le premier dispositif médical  (DM) alimenté par l’IA approuvé par la Food & Drug Administration (FDA), aux Etats-Unis, l’a été en 1995 et a été utilisé pour aider les pathologistes dans la reconnaissance de cellules anormales lors de frottis cervicaux.

    De nombreuses barrières empêchent un usage responsable de l’IA en santé :

    Malgré cette présence en santé depuis plus de 30 ans, l’IA n’arrive pour autant pas à tirer son plein potentiel. L’OCDE explique que ce retard est dû au manque d’environnement permettant d’utiliser et de développer une intelligence artificielle responsable et que ce manque représente un réel frein pour l’utilisation du plein potentiel actuel de l’IA. En effet, les promesses de l’IA sont actuellement entravées par de nombreuse barrières telles que “la faiblesse des bases numériques et des données, caractérisées par une gouvernance inégale des données de santé, un manque de preuves, une adoption incohérente des normes technologiques et des ressources limitées pour concevoir, mettre en œuvre, maintenir et surveiller de nouvelles solutions”.

    De plus, l’OCDE a relevé plusieurs risques de l’IA sur le secteur de la santé et qui renforcent la nécessité de la mise en place d’actions collectives pour créer un environnement permettant un usage responsable de l’IA en santé. Si l’OCDE n’invente là rien de nouveau, elle étaye son propos en expliquant que l’IA peut être dangereuse pour le secteur de la santé parce que :

    • les solutions qui en sont dotées risquent d’être construites sur des données biaisées ou à partir de fausses informations ;
    • elles pourraient être alimentées par de nombreuses données sans veiller à respecter la vie privée des patients ou sans sécuriser ces données ;
    • elles pourraient aussi parfois être difficiles à comprendre ;
    • enfin, leur utilisation pourrait conduire à une dé-personnalisation des soins.

     

    4 types d’actions recommandés

    Dans son rapport, l’OCDE préconise 4 types d’actions pour permettre un usage responsable de l’IA en santé :

    1️⃣ Des actions pour augmenter la confiance en l’IA dans le secteur de la santé :

    L’un des principaux freins à l’utilisation de l’IA en santé est le manque de confiance qui est présent, tant du côté des professionnels de santé que du côté des patients : plusieurs sondages ont montré que près de deux tiers des patients ne sont pas à l’aise avec le fait d’être traité grâce à des outils dotés d’intelligence artificielle.

    L’OCDE propose donc plusieurs actions pour augmenter la confiance en l’IA dans le secteur de la santé, notamment :

    • prendre en compte les préoccupations du public et des praticiens et impliquer les parties prenantes de l’IA dans le débat pour rappeler les opportunités, les risques et les contrôles opérés ;
    • informer publiquement et superviser les performances de l’IA ;
    • mettre en place des règles pour le contrôle des données de santé ;
    • et mettre en place pratiques responsables en matière d’IA et contrôler leur respect par un organe.

     

    2️⃣ Des actions pour renforcer les capacités des personnes utilisant l’IA :

    L’OCDE explique que pour que l’utilisation de l’IA soit centrée sur l’humain, il est nécessaire de renforcer les capacités du personnel de santé à participer à la conception et à l’utilisation de l’IA, aux décideurs politiques de guider et de superviser leur mise en œuvre, et aux professionnels de développer, déployer, exploiter et faire évoluer les solutions d’IA.

    L’organisation propose donc plusieurs actions pour renforcer les capacités des personnes utilisant l’IA, notamment :

    • développer une culture basée sur l’IA et les données et cela pour toutes les parties prenantes ;
    • former les étudiants du secteur de la santé, ainsi que les praticiens déjà en poste et continuer à les former à mesure que l’IA évolue ; 
    • et mettre en oeuvre des moyens suffisants soutenir le développement de solutions d’IA responsables, tel qu’un investissement à hauteur de 10 % dans le technologie de la part du secteur de la santé, alors qu’actuellement les dépenses pour la technologie avoisinent les 5 %.

     

    3️⃣ Des actions pour évaluer, valider et faire évoluer les solutions d’IA :

    L’OCDE explique qu’il est important pour les patients, les cliniciens et les décideurs politiques de santé de “comprendre comment évaluer et mettre à jour au mieux les solutions d’IA sur la base de nouvelles informations et du progrès techniques et qu’il est préférable de coordonner ces activités d’évaluation au-delà des frontières pour partager des informations et les méthodes pour déployer à l’échelle des innovations responsables en matière d’IA.

    Parmi les actions que l’OCDE propose dans cette partie :

    • évaluer l’impact des investissements dans l’IA et dans le numérique en santé en mesurant par exemple la disponibilité de données de qualité pour les innovations en IA ou l’ampleur des déploiements d’IA ;
    • évaluer les capacités de l’IA, au travers par exemple de l’impact qu’il pourrait avoir dans le productivité des soignants ;
    • et faire évoluer les solutions d’IA pour de nouvelles populations et facteurs environnementaux et ne pas garder une base statique qu’on utiliserait pour chaque populations.

     

    4️⃣ Des actions collectives pour accélérer l’intégration de l’IA en santé :

    Pour l’OCDE, la mise en place d’actions collectives qui intègrent toutes les parties prenantes permettra d’atténuer le risque d’élargissement de la fracture numérique qui peut être causée par le développement de “solutions d’IA sur mesure des établissements de santé et uniquement disponibles pour des clients fortunés sans plan ni capacité de s’étendre à des populations plus larges à l’intérieur et au-delà des frontières”.

    L’OCDE propose donc plusieurs actions collectives :

    • adopter une approche “agile” en matière de réglementation et de surveillance de l’IA en santé ;
    • mettre en place des partenariats public-privé-personne-prestataire ;
    • améliorer la gouvernance des données de santé ;
    • et mettre en place un leadership et des collaborations pour un impact collectif.

     

  • Etude : une IA prédit correctement le risque d’arythmie cardiaque mortelle (European Heart Journal)

    Un réseau neuronal profond pour stratifier le risque d’arythmie

    La fibrillation ventriculaire est la forme d’arythmie la plus grave. Le cœur bat si rapidement que la pression sanguine chute, ce qui peut rapidement entraîner une perte de conscience et la mort subite si elle n’est pas traitée immédiatement. Or, dans 90 % des cas, les défibrillateurs externes ne sont pas utilisés et les directives actuelles sur les défibrillateurs implantables ne sont pas suffisamment précises. Seuls 20 % des arythmies ventriculaires (AV) relèvent de ce dispositif. Le taux de mortalité de cette forme d’arythmie est par conséquent élevé.

    Des chercheurs de l’université de Leicester ont donc développé un réseau neuronal profond pour stratifier le risque d’AV en utilisant des électrocardiogrammes ambulatoires de routine. Le but étant de prédire la capacité d’AV à partir du rythme cardiaque normal d’un patient. Ils ont inclus 270 adultes, dont 159 ont présenté des arythmies létales dans leur étude multicentrique. Dans le cadre de leur suivi, ces patients avaient des ECG ambulatoires. Les résultats de ces examens pratiqués entre 2014 et 2022 ont été comparés rétrospectivement à tous les électrocardiogrammes ambulatoires sans AV grâce à leur outil d’intelligence artificielle (IA) nommé VA-ResNet-50. « Nous avons recueilli le plus grand ensemble de données Holter ECG associées », précisent les auteurs de ces travaux dont les résultats ont été publiés dans le European Heart Journal.

    Résultats : prédiction correcte dans 4 cas sur 5

    • Le modèle d’IA a classé correctement 76 % des cas d’AV, avec un intervalle de confiance de 95 %.
    • Le score F1, qui est une moyenne pondérée de précision, était de 0,79 (1 est le score parfait et 0 le pire).
    • L’aire sous la courbe de ROC était de 0,8 (1 est le score parfait et 0,5 représente un modèle aléatoire).
    • Le risque d’obtenir un résultat positif pour l’AV était environ 2,87 fois plus élevé chez les individus évalués par le modèle par rapport à ceux non évalués.

     

    Ces résultats indiquent que le modèle d’IA parvient à prédire correctement le risque d’AV à partir d’un ECG normal. “Nous avons constaté que l’outil d’IA prédisait correctement quel cœur de patient était capable d’AV dans 4 cas sur 5, précisent les auteurs de l’étude. Si l’outil indiquait qu’une personne était à risque, le risque d’événement léthal était trois fois plus élevé que chez les adultes normaux. » Le recours à l’IA pourrait donc permettre, à terme, de mieux allouer les défibrillateurs implantables et donc ainsi sauver des vies.

    Les ECG ambulatoires enregistrés pendant les activités quotidiennes normales d’un patient contiennent donc bien des signaux pour stratifier le risque d’AV et il est possible de les analyser à l’aide d’un notre réseau neuronal profond ; en l’occurrence le VA-ResNet-50 qui est en code source ouvert. « Une validation prospective au sein d’autres cohortes » est cependant prévue.

     

    *Artificial intelligence for ventricular arrhythmia capability using ambulatory electrocardiograms

    Joseph Barker, Xin Li, Ahmed Kotb, Akash Mavilakandy, Ibrahim Antoun, Chokanan Thaitirarot, Ivelin Koev, Sharon Man, Fernando S Schlindwein, Harshil Dhutia, Shui Hao Chin, Ivan Tyukin, William B Nicolson, G Andre Ng,

    European Heart Journal – Digital Health, 2024;, ztae004, https://doi.org/10.1093/ehjdh/ztae004