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  • Bien vieillir : Telegrafik améliore sa plateforme grâce au projet innovant Care-me

    Un projet dédié au veillissement de la population

    Depuis 2021, Telegrafik pilote le projet Care-me pour répondre aux défis posés par le vieillissement de la population et optimiser les dispositifs de maintien à domicile renforcé. Le projet, structuré en cinq phases et expérimenté sous le nom de « Paloma » en Bretagne avec l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve (HSTV), a permis de remonter des signaux faibles et de mettre en place un modèle de prise en charge coordonnée inédit.

    Après 2 ans et demi de travail, les premières conclusions du projet Care-me sont prometteuses. Elles aboutissent à un enrichissement significatif des algorithmes de Telegrafik, rendant la plateforme plus prédictive et intelligente. Ces avancées bénéficient désormais à l’ensemble des 300 sites et Centres de Ressources Territoriaux (CRT) accompagnés par Telegrafik.

    Les 5 phases de travail du projet Paloma

    Le projet Care-me expérimenté depuis maintenant 2 ans par Telegrafik sous le nom de Paloma a été articulé en 5 phases de travail :

    • Phase 1 – coordination des outils : définition d’un modèle de coordination entre outils connectés et services humains, incluant les infirmières coordinatrices (Care Manager).
    • Phase 2 – prototype de plateforme : développement d’un prototype couvrant la télémédecine, la téléconsultation, la télévigilance et les fonctions de prévention.
    • Phase 3 – étude pilote : réalisation d’une étude pilote sur dix sites médico-sociaux en Bretagne, enrichissant la plateforme avec des fonctionnalités prédictives et de coordination.
    • Phase 4 – signaux faibles : identification de nouveaux signaux faibles à partir des données de santé et des retours des intervenants, améliorant les algorithmes et le monitoring.
    • Phase 5 – validation : expérimentation des traitements algorithmiques et signaux faibles, confirmant la nécessité de continuer à agréger les données pour améliorer la prédiction et retarder l’institutionnalisation des patients.

     

    Des axes d’amélioration multiples

    Le projet Care-me a permis d’aborder plusieurs aspects essentiels pour améliorer la prise en charge à domicile des patients :

    • l’identification des besoins de coordination entre services ;
    • l’intégration de nouvelles fonctionnalités basées sur les signaux faibles remontés par les intervenants ;
    • l’expérimentation auprès de dix sites médico-sociaux ;
    • la vérification de l’opérabilité des nouveaux traitements algorithmiques par les professionnels du soin et les bénéficiaires.

     

    Quelles perspectives pour Telgrafik ?

    Telegrafik prévoit de continuer ses recherches et d’entamer de nouvelles expérimentations dans les mois à venir. Ces efforts visent à approfondir le suivi des patients grâce à diverses sources et solutions connectées. L’entreprise ambitionne d’équiper 1 000 sites d’ici cinq ans, se positionnant ainsi comme un acteur clé tant pour les établissements d’hébergement pour seniors que pour le maintien à domicile.

    “Tout au long du projet Care-me, nous avons pu mettre le doigt sur des besoins auxquels nous n’étions pas capables de répondre auparavant, notamment dans la détection de pathologies chroniques”, déclare Carole Zisa-Garat, CEO de Telegrafik. “Les remontées de signaux faibles identifiées dans le cadre du projet Care-me nous ont challengés et poussés à nous appuyer sur l’ensemble de nos partenaires pour faire évoluer notre plateforme et proposer une solution encore plus complète. Telegrafik couvre ainsi aujourd’hui un ensemble de composantes importantes de santé et de télésuivi…”

     

  • IVDR/MDR : de nouvelles mesures adoptées pour prévenir les pénuries des DM

    Modernisation depuis 2021 des IVDR et MDR

    Depuis l’entrée en vigueur des règlements sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (IVDR) en mai 2022 et sur les dispositifs médicaux (MDR) en mai 2021, l’Union européenne n’a cessé de mettre à jour et de faire évoluer son cadre réglementaire, dans le but de renforcer la sécurité et l’efficacité des DM mis sur le marché :

    70 % des DIV encore non conformes :

    En raison de la complexité et de l’ampleur de ces changements, environ 70 % des dispositifs de diagnostic in vitro (DIV) actuellement sur le marché ne sont toujours pas conformes aux nouvelles exigences. Cette situation a créé quelques tensions, compromettant la disponibilité continue de certains dispositifs critiques et suscitant des préoccupations quant à la sécurité des patients.

    Une mise proposée en janvier 2024 :

    Pour répondre à ces défis, la Commission européenne a publié en janvier 2024 une proposition visant à mettre à jour les dispositions de l’IVDR et du MDR. Cette proposition, approuvée par le Conseil de l’UE en février 2024, vise à réduire les risques de pénurie et à assurer une transition fluide vers les nouvelles régulations. Des ajustements essentiels selon la Commission, pour garantir que les DM restent accessibles et conformes aux standards de sécurité élevés, tout en évitant les perturbations dans les soins aux patients. Pour renforcer la résilience du système de santé face aux défis actuels et futurs, l’adoption de ces nouvelles mesures et leur mise en œuvre marquent une étape importante pour l’ambition d’améliorer la gestion des DM en Europe.

    Transition prolongée jusqu’en 2027

    Les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de l’UE apportent des modifications substantielles à la législation existante, avec notamment ces trois principales évolutions :

    1️⃣ la prolongation de la période de transition pour les DIV jusqu’en 2027 : la période de transition a été étendue jusqu’à fin 2027, permettant aux fabricants de se conformer progressivement aux nouvelles normes de sécurité sans compromettre la disponibilité des dispositifs critiques.

    2️⃣ le déploiement progressif de la base de données Eudamed dès 2025 : à partir de fin 2025, les fabricants seront tenus de fournir des informations sur leurs produits aux modules existants d’Eudamed. Cette initiative vise à améliorer la transparence et la traçabilité des DM, facilitant l’accès à des informations cruciales pour les professionnels de la santé et les autorités régulatrices.

    3️⃣ la notification préalable obligatoire des pénuries de DM critiques : les fabricants devront désormais informer les autorités compétentes, les institutions de santé, les professionnels de santé et les opérateurs économiques concernés au moins six mois avant toute interruption prévue de l’approvisionnement en DM critiques. Cette exigence doit être proportionnellement étendue et exécutée efficacement et ne devrait s’appliquer qu’aux situations où l’interruption dure au moins 90 jours. La mesure vise à anticiper et gérer efficacement les pénuries, garantissant ainsi une continuité des soins pour les patients.

    MedTech Europe appelle à un changement plus profond

    MedTech Europe, le principal lobby européen des DM, a salué les nouvelles mesures tout en appelant à des réformes plus profondes. Oliver Bisazza, PDG de MedTech Europe, affirme la volonté de son organisation à continuer “d’encourager activement tous les fabricants qui placent des technologies médicales sur le marché de l’UE à demander rapidement une certification pour garantir l’accès des patients à des technologies médicales sûres et performantes.”

    Malgré les “défis majeurs” qui persistent dans le système de santé, il reconnaît l’adoption des dernières mesures, tout en pensant “qu’il est temps de s’attaquer aux causes profondes qui ont conduit à cette quatrième extension de la réglementation sur les technologies médicales”. Pour MedTech Europe, il serait nécessaire à l’avenir d’apporter des “changements complets à la fois à l’IVDR et au MDR pour garder les technologies médicales innovantes disponibles pour tous”.

    Eudamed mise en œuvre dès fin 2025

    La réglementation adoptée le 3 juin 2024 entrera en vigueur après sa publication au Journal officiel de l’Union européenne. Les prochaines étapes après l’adoption de ces mesures se déclinent comme suit :

    ▶️ à partir de fin 2025, les fabricants devront commencer à fournir des informations sur leurs produits aux modules existants de la base de données Eudamed – ce processus sera surveillé pour s’assurer de sa mise en œuvre efficace ;

    ▶️ les autorités compétentes aux niveaux national et européen suivront de près l’impact de ces nouvelles mesures sur la disponibilité des DM et la sécurité des patients, des ajustements pourront être faits en fonction des retours d’expérience et des défis rencontrés.

     

  • Nouvelle-Aquitaine : lancement de la saison 2 de l’appel à solutions « e-santé et bien vieillir »

    Un appel à candidatures très ouvert

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « E-santé et bien vieillir en Nouvelle-Aquitaine », initiée en 2022. Les porteurs d’idées innovantes s’appuyant sur le numérique en santé à destination ses personnes âgées peuvent candidater jusqu’au 6 septembre 2024.

    Tous les acteurs concernés par le bien vieillir peuvent concourir : entreprises, start-ups, établissements hospitaliers ou médico sociaux, organisations territoriales, professionnels de santé, associations d’usagers, collectivités (seul ou en consortium).  Les candidatures associant des usagers sont encouragées.

    3 thématiques retenues

    📌 Prévention :

    • structuration et partage de la donnée des parcours ;
    • suivi de signaux faibles pour la prévention des chutes ;
    • repérage et prise en charges des troubles de l’alimentation ;
    • renforcer l’activité physique.

    📌 Suivi à domicile :

    • suivi et analyse à distance des données de santé ;
    • sécurisation du maintien à domicile.

    📌 Parcours de soins :

    • modélisation des parcours ;
    • limiter les admissions aux urgences grâce à l’intelligence artificielle ;
    • outils intelligents pour les centres de ressources territoriaux et les équipes mobiles gériatriques.

     

    L’accompagnement des lauréats

    Les lauréats de l’appel à solutions bénéficieront d’un accompagnement fondé sur l’approche Living Lab. et pourront expérimenter leurs innovations en situation réelle, au sein de l’écosystème du bien vieillir. D’où une meilleure appropriation par les utilisateurs, ainsi qu’une assurance de faisabilité, tant aux plans technique que réglementaire et éthique. Les lauréats des projets à fort potentiel et les plus évolués seront directement orientés vers les centres de ressources en Nouvelle-Aquitaine qui concourent au développement de l’innovation : living labs, fablabs, clusters, financeurs, etc.

    Les lauréats porteurs de solutions moins évoluées seront d’abord dirigés vers des dispositifs destinés à les porter à maturité :

    • un atelier design ;
    • un atelier réglementation ;
    • une expérimentation en situation réelle ;
    • ainsi qu’une intermédiation entre les porteurs de projets et l’ensemble des partenaires de la chaîne de développement de l’innovation en Nouvelle-Aquitaine.

     

    🗓️ Calendrier

    • 27 mai : publication du cahier des charges.
    • 25 juin : des présentations auront lieu avec le CHU Limoges métropole.
    • 4 juillet : des présentations avec la communauté d’agglomération Pays Basque.
    • 6 septembre : clôture des candidatures.
    • 26 septembre : annonce des lauréats lors de l’évènement e santé à Bordeaux.
    • Octobre 24 – à Mai 25 : accompagnement des lauréats.
    • Juin 2025 : bilan.

     

    En répondant à cet appel à solutions, les porteurs de solutions pourront s’assurer de la faisabilité de la solution qu’ils promeuvent en l’expérimentant en « usage réel ».

    👉 Pour accéder à tous les détails concernant cet appel à solutions, ces 3 documents sont téléchargeables sur les liens suivants :

  • Etude : qui sont les super-diffuseurs de fausses informations sur Twitter ? (Plos One)

    La santé minée par la désinformation

    Lutter contre la désinformation représente un réel enjeu pour la démocratie. L’urgence à combattre les fake news est apparue de manière criante pendant la pandémie de Covid. En effet, l’abondance de désinformation liée à la santé était telle que le Surgeon General des États-Unis a averti les Américains de la menace de la désinformation sanitaire. Et la confusion publique créée par ce contenu a conduit l’Organisation mondiale de la santé à collaborer avec les principales plateformes de médias sociaux et les entreprises technologiques du monde entier pour tenter de limiter sa propagation.

    Plusieurs études ont déjà été menées sur le sujet et elles ont notamment révélé que dans le domaine de la santé, les super-diffuseurs de contenus peu crédibles sur Facebook et Twitter émanaient de pages populaires et de comptes vérifiés par les plateformes. Cependant, le profil précis de ces supers ainsi que leur comportement étaient mal connus. Sans doute par manque d’une méthode précise pour identifier ces utilisateurs.

    Une enquête sur les super-diffuseurs dans 4 pays européens :

    C’est pourquoi une équipe d’analystes des médias sociaux de l’université de l’Indiana a souhaité comparer différentes techniques permettant de caractériser ces comptes de super-diffuseurs. Ils ont commencé par collecter 10 mois de données sur Twitter (X aujourd’hui) ce qui a représenté 2 397 388 tweets envoyés par 448 103 utilisateurs, puis ils les ont analysées, recherchant des tweets signalés comme contenant des informations de faible crédibilité. Les données, publiées entre 2019 à 2021, émanaient de la France, l’Allemagne, l’Italie et du Royaume-Uni et se concentraient notamment sur les nouvelles concernant le Brexit, le coronavirus et les vaccins contre la Covid.

    Puis ils ont eu recours à différentes mesures pour les analyser : le Bot Score (probabilité qu’un compte soit automatisé, la Popularité (nombre de followers), l’Influence (nombre de retweets de contenus peu crédibles obtenus pendant la période initiale) et l’indice h, créé pour mesurer l’influence des universitaires. Appliqué aux réseaux sociaux, l’indice h d’un utilisateur i est défini comme le nombre maximal de messages qu’il a créés et qui renvoient vers des sources peu crédibles, si ces messages ont ensuite été partagés au moins autant de fois par d’autres utilisateurs. En outre, ils ont mené une revue qualitative des pires super-diffuseurs.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 mai dans Plos One.

    Résultats : un petit nombre de comptes avec une très large capacité d’influence

    • Dans les 4 pays, la grande majorité des utilisateurs ne consommaient que des sources d’informations fiables sur chacun des trois sujets.
    • L’Allemagne avait le ratio le plus élevé de retweets de nouvelles douteuses par rapport aux retweets de nouvelles fiables, la France était en deuxième position, suivie par l’Italie, et le Royaume-Uni .
    • L’Italie, par exemple, avait la plus faible proportion de retweets de nouvelles douteuses pour le sujet du coronavirus.
    • 52 % des super-diffuseurs sur Twitter sont de nature politique.
    • Un tiers des tweets de faible crédibilité avaient été postés par des personnes utilisant seulement 10 comptes, et que seulement 1 000 comptes étaient responsables de la publication d’environ 70 % de ces tweets.
    • Les super-diffuseurs utilisent un langage toxique beaucoup plus souvent que l’utilisateur typique partageant des contenus peu crédibles.
    • L’indice h et l’influence sont les mesures les plus efficaces pour identifier les super-diffuseurs de contenu peu crédible. La popularité est également utile mais moins précise, tandis que le Bot Score seul ne suffit pas pour identifier les principaux acteurs humains de la désinformation.
    • Un grand nombre de comptes super-diffuseurs identifiés ont été suspendus, ce qui suggère une reconnaissance tardive mais réelle de ces comptes problématiques par Twitter.

    Globalement, ces résultats confirment le fait que les super-diffuseurs de fake news représentent un petit nombre de compte avec une très large capacité d’influence.  En 2021, le Center for Countering Digital Hate avait rapporté que seulement 12 étaient responsables de près des deux tiers des contenus anti-vaccins circulant sur les réseaux sociaux.

    Twitter accusé d’un manque de surveillance :

    Les chercheurs ont également étudié les relations entre la suspension, le statut vérifié et la popularité des super-diffuseurs. « Cette analyse suggère que Twitter pourrait négliger des super-diffuseurs vérifiés ayant un très grand nombre de followers, » écrivent les auteurs de l’étude. En effet, un compte sur cinq parmi les superspreaders a été vérifié par Twitter. Le réseau social pourrait donc négliger des super-diffuseurs vérifiés ayant un très grand nombre de followers. Des résultats qui sont qualifiés de « préoccupants ». Car la désinformation a des impacts néfastes sur la société, allant de la diffusion de la méfiance envers les institutions démocratiques à la mise en danger de la santé publique.

     

    * Identifying and characterizing superspreaders of low-credibility content on Twitter

    Matthew R. DeVerna et al,

    PLOS ONE (2024). DOI: 10.1371/journal.pone.0302201

     

  • Laboé-SI : modernisation et surveillance épidémiologique des laboratoires de biologie médicale

    Intégration progressive de nouvelles pathologies

    Créé en réponse à la pandémie de Covid-19, le système d’information de dépistage populationnel (SI-DEP) a établi les bases d’un dispositif durable pour la transmission des résultats de laboratoire. Laboé-SI, qui porte sur les données des examens biologiques de dépistage, permettra aux laboratoires de biologie médicale (LBM) de signaler certaines pathologies. Les LBM ont jusqu’au 13 septembre 2024 pour se conformer à ce nouveau système.

    Initialement appelé d’entrepôt national de données de biologie médicale (ENDB), le projet a été rebaptisé “Laboé-SI”. Dans un premier temps, son déploiement sera limité au Covid-19, mais il intégrera progressivement d’autres pathologies. Son objectif est triple :

    • renforcer la surveillance épidémiologique ;
    • simplifier le signalement ;
    • et constituer un maillon numérique du dispositif national de préparation et de gestion des crises sanitaires.

    Modalités de transition

    En novembre 2023 : une première version de Laboé-SI a été testée et validée avec trois LBM pilotes. Cette version permet de recevoir des comptes rendus (CR) de biologie aux formats Hprim et HL7, et de saisir des CR de biologie via un portail web pour les laboratoires non connectés au système.

    Du 22 mai au 13 septembre 2024 : tous les LBM pourront passer à Laboé-SI, selon deux options :

    • pour les logiciels « Ségur compatibles », les laboratoires pourront transmettre les comptes rendus de biologie complets vers LABOé-SI via MSSanté, au format CDAR2N3 ;
    • pour les logiciels non « Ségur compatibles », les laboratoires pourront transmettre les comptes rendus de biologie aux formats HL7 ou Hprim.

    Les laboratoires qui transmettent actuellement des données via le dispositif néo-Sidep et qui ne peuvent pas émettre directement vers Laboé-SI dans l’un des formats éligibles (HL7, Hprim ou CDAR2N3 à partir du 22 mai 2024) peuvent continuer d’utiliser néo-Sidep. Ce dispositif transitoire, mis en place pour succéder à SI-Dep redirigera le flux vers Laboé-SI. Une solution dégradée qui prendra fin avec l’arrêt définitif de SI-Dep, le 13 septembre 2024. À cette date, tous les laboratoires devront avoir établi les liens d’interface directs vers Laboé-SI.

     

  • Psychiatrie : ouverture des candidatures pour les bourses FondaMental-Lilly 2024 (16/06)

    Promouvoir le recrutement d’étudiants

    En partenariat avec le laboratoire pharmaceutique Lilly, la Fondation FondaMental a annoncé l’ouverture des candidatures pour les bourses 2024 de recherche en psychiatrie. Cette initiative vise à soutenir le recrutement d’étudiants en master 2 par les laboratoires de recherche pour développer des projets innovants dans le domaine de la santé mentale.

    Depuis 2012, les bourses de la Fondation FondaMental et du laboratoire Lilly ont permis à de nombreux laboratoires de recruter des étudiants en psychiatrie afin de mener des projets de recherche novateurs. Chaque bourse offre un soutien financier de 4 000 euros par étudiant pour favoriser la réalisation de projets de recherche qui contribueront à l’avancement des connaissances sur les maladies mentales. À ce jour, 63 bourses de master ont été attribuées.

    Priorité aux maladies mentales sévères

    Les projets de recherche candidats doivent se concentrer sur l’étude des maladies psychiatriques sévères et porter sur l’un des sujets suivants :

    • étiologie et physiopathologie : mécanismes, biomarqueurs et facteurs de vulnérabilité ;
    • épidémiologie et études médico-économiques ;
    • ou encore innovations cliniques et thérapeutiques : outils de diagnostic et dispositifs médicaux.

    Modalités de participation

    Critères d’éligibilité :

    Cet appel à candidature s’adresse aux laboratoires de recherche membres de l’Alliance FondaMental souhaitant accueillir un jeune chercheur (médecin, biologiste, psychologue) dans le cadre d’un stage de master 2. Le responsable du projet doit être membre de l’Alliance FondaMental et en charge de l’encadrement du stagiaire. La sélection de l’étudiant stagiaire n’est pas obligatoire pour le dépôt du dossier de candidature.

    Critères de sélection :

    Les candidatures seront évaluées par un comité de sélection basé sur :

    • la qualité de l’encadrement du stagiaire ;
    • la notoriété et le niveau des publications du responsable ;
    • la qualité scientifique et le niveau d’innovation du projet ;
    • et la faisabilité technique du projet.

    La décision finale d’attribution des financements sera prise par le comité de direction de FondaMental, sur recommandation du comité de sélection.

    Financement et engagement :

    Chaque bourse offre une aide de 4 000 euros pour couvrir la gratification d’un stage de 6 mois, versée à l’institution du laboratoire de recherche après établissement d’une convention de reversement et réception des documents nécessaires. Un maximum de trois gratifications sera attribué dans le cadre de cet appel à candidature.

    A la fin du stage, les bénéficiaires devront soumettre un rapport scientifique et mentionner le soutien de la Fondation FondaMental et du Laboratoire Lilly dans les publications réalisées grâce à ce financement.

    Calendrier :

    ▶️ Les laboratoires intéressés sont invités à soumettre leur projet via le formulaire en ligne disponible sur ce lien avant le 16 juin 2024 à 15h.

    ▶️ Les résultats seront annoncés en juillet 2024.

    Toutes les informations sur les critères d’éligibilité et la procédure de candidature sont à retrouver sur ce lien.

     

  • Recherche : la simplification de l’accès aux données parmi les 70 recommandations du rapport d’A.-M. Armanteras et de M. T. de Lara

    Un plan ambitieux de rénovation de la recherche biomédicale en France

    Le 16 mai 2023, lors de son discours à l’Institut Curie, le Président de la République soulignait la nécessité de créer une recherche biomédicale plus unifiée et efficace afin de permettre à la France de retrouver une position dominante dans la compétition internationale. Le 20 novembre 2023, les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Santé et de la Prévention, ainsi que de l’Industrie, ont mandaté Anne-Marie Armanteras, et Manuel Tunon de Lara pour élaborer un plan de rénovation de la recherche biomédicale.

    En partant du constat d’un affaiblissement notable de la recherche biomédicale française, le rapport remis par les deux experts pose son diagnostic pour comprendre le statu quo du domaine :

    • une attractivité réduite pour les chercheurs et les personnels hospitalo-universitaires ;
    • des financements publics et privés insuffisants par rapport aux concurrents internationaux ;
    • une organisation manquant de véritable pilotage ;
    • et des réglementations complexes et une superposition des dispositifs qui peuvent dissuader les entreprises de s’y investir.

     

    Penser un modèle systémique complet :

    Selon ce rapport, les tentatives antérieures de réorganisation, comme la création de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) en 2009, n’ont pas réussi à changer la donne. Les auteurs expliquent aussi que la création d’une agence de programmation de la recherche en santé sous l’égide de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), proposée par le rapport de Philippe Gillet en 2023, pourrait constituer une rupture, mais elle risque de n’être qu’une couche supplémentaire si elle ne s’accompagne pas d’un véritable remodelage du système.

    Au niveau international, les conclusions de la mission Armanteras et Tunon de Lara montrent que les pays leaders de la recherche bénéficient de moyens financiers bien supérieurs à ceux de la France. Par exemple :

    • le système nord-américain est soutenu par des investissements massifs et des universités puissantes intégrant des hôpitaux de recherche
    • le système allemand, décentralisé et sans opérateur dédié à la recherche biomédicale, est néanmoins très efficace ;
    • le Royaume-Uni, quant à lui, a récemment réformé son système pour mieux intégrer interdisciplinarité et innovation.

    5 axes stratégiques identifiés :

    Visant à définir les conditions pour un nouveau cadre national de la recherche biomédicale, le rapport précise qu’un tel cadre serait piloté par une agence de programme en santé, en charge de la stratégie nationale, avec les universités et leurs CHU comme opérateurs principaux sur le terrain. Il identifie ainsi les axes stratégiques suivants :

    1. pilotage stratégique et organisation nationale : création de l’agence de programmes en santé par l’Inserm, et organisation sur les sites.
    2. financements : diversification et augmentation des sources de financement ;
    3. attractivité des carrières hospitalo-universitaires : améliorer les conditions et perspectives de carrière ;
    4. simplification de la recherche clinique : réduire les délais et complexités administratives ;
    5. innovation biomédicale : encourager et dynamiser les évolutions dans le domaine.

    La Conférence des DG de CHRU salue le rapport :

    Malgré certains points de désaccord, qui portent principalement sur la mise en œuvre concrète des recommandations et la gouvernance des unités de recherche, la Conférence des directeurs généraux (DG) de CHRU accueille favorablement les résultats du rapport Tunon de Lara-Armentéras : “Le rapport entend créer les conditions d’une nouvelle synergie entre les acteurs multiples de la recherche médicale, qui s’inscrit désormais dans une concurrence mondiale sans précédent”. Les DG saluent notamment la proposition d’augmenter les investissements dans la recherche avec un financement supplémentaire d’un milliard d’euros, mais aussi celle de séparer les fonctions d’agence de programme et d’opérateur de l’Inserm pour une meilleure efficacité, de rendre les carrières hospitalo-universitaires plus attractives, de créer des postes supplémentaires et de désigner les CHU pour une coordination accrue de la recherche clinique et une contractualisation des institutions de recherche en santé au niveau universitaire.

    Les points de désaccord de la Conférence portent sur la co-tutelle des unités labellisées, la gestion des programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) par l’Agence nationale de la recherche (ANR) plutôt que par le ministère de la Santé, la fusion des corps de m aître de conférences des universités-praticien hospitalier (MCU-PH) et de professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), la décentralisation de la gestion des emplois hospitalo-universitaires et la complexité administrative.

    Anticiper les mutations dues à la révolution numérique

    Pour remédier à sa situation critique, le rapport propose des recommandations visant notamment à anticiper et accompagner les mutations de la recherche clinique et de la santé publique en France dans le cadre de la révolution numérique. Une simplification et une accélération de sa mise en œuvre qui, en tout état de cause, devraient se faire dans le respect des fondamentaux de l’éthique et de la sécurité des patients.

    📌 Renforcer les comités de protection des personnes (CPP) :

    📌 Accroître les inclusions de volontaires et malades :

    • Déploiement de la base Eclaire, en développement à la Direction générale de la santé (DGS), pour faciliter la mise en relation sécurisée des promoteurs et des volontaires.
    • Développement de recherches cliniques décentralisées et dématérialisées pour permettre la participation des patients en dehors des hôpitaux, favorisant l’accès aux innovations thérapeutiques.

    📌 Exploiter les données et simplifier les voies d’accès :

    • Utilisation des données de santé :
      • simplification de l’accès aux données de santé pour leur utilisation secondaire, tout en renforçant la confiance entre producteurs et utilisateurs de données ;
      • création d’un comité national interministériel pour décloisonner les données dans une perspective “One Health”, avec le Health Data Hub comme bras armé de cette stratégie ;
      • mise en place d’un cadre national de recensement des données pour définir un catalogue des données de santé.
    • Amélioration des structures de collecte et d’exploitation des données :
      • garantie que les entrepôts de données de santé (EDS) disposent du pilotage et du financement adéquats pour produire des données de qualité ;
      • promouvoir la génération de données artificielles pour développer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, réduisant le nombre de patients nécessaires et augmentant la sécurité des soins.

    📌 Rôle des CHU et développement des réseaux cliniques :

    • Pilotage par les CHU :
      • les Centres d’Investigations Cliniques (CIC) doivent être pilotés par les CHU pour déployer les programmes nationaux de recherche biomédicale ;
      • l’Inserm – Agence doit promouvoir une recherche intégrant les progrès des sciences et technologies, ainsi que les avancées de la recherche clinique.
    • Développement de réseaux cliniques spécialisés :
      • créer et labéliser des “réseaux thématiques de recherche et de soins (RTRS)” au niveau national, notamment pour les maladies rares et l’oncologie, en s’inspirant des succès actuels ;
      • établir des connexions entre les RTRS et les réseaux de recherche F-Crin pour les formes rares et graves des maladies chroniques fréquentes.

    📌 Recherche en soins primaires et santé publique :

    • Recherche en soins primaires :
      • développer la recherche en soins primaires via la décharge des médecins du fardeau administratif, constituer des équipes pluriprofessionnelles  et informer les cabinets ;
      • identifier les incitations financières pour compenser le temps passé à la recherche.
    • Recherche en santé publique :
      • programmer un appel à projet (AAP) annuel par l’ANR pour couvrir toutes les dimensions de l’interdisciplinarité et développer la recherche en prévention grâce au numérique et à l’intelligence artificielle ;
      • faire émerger des pôles universitaires de santé publique, inspirés des “schools of public health” anglo-saxonnes, pour l’enseignement, la recherche et l’innovation.

    La 70 recommandations du rapport

    Ci-dessous une synthèse des 70 recommandations du rapport classées selon six axes distincts :

    Les 70 recommandations du Plan de rénovation de la recherche biomédicale - @ Anne-Marie Armanteras et Manuel Tunon de Lara
    Les 70 recommandations du Plan de rénovation de la recherche biomédicale – @ Anne-Marie Armanteras et Manuel Tunon de Lara

     

  • Santé respiratoire : prévention, prise en charge, pilotage… 7 recommandations de la Cour des comptes

    Les maladies respiratoires en progression

    Le rapport de la Cour des comptes publié le 15 mai 2024 souligne l’augmentation des maladies respiratoires en France. Il met en évidence une prédominance de pathologies chroniques telles que l’asthme, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et le cancer du poumon. Ces maladies touchent respectivement quatre millions, 3,5 millions et 160 000 individus. La prévalence de ces affections est en hausse depuis deux décennies, principalement en raison du tabagisme et du vieillissement de la population.

    Les femmes de plus en plus touchées :

    Bien que si les hommes présentent une prévalence plus élevée des pathologies respiratoires, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) connaissent une augmentation significative chez les femmes, attribuée principalement à la consommation de tabac :

    • le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon chez les femmes a septuplé entre 1990 et 2023 ;
    • les décès continuent d’augmenter, dépassant même ceux dus au cancer du sein en 2025 ; la BPCO progresse également avec une augmentation du taux de mortalité, contrairement à celui des hommes ;
    • et l’asthme, bien que moins fréquent chez les femmes que chez les hommes à l’enfance, devient plus répandu chez les adultes de sexe féminin – les femmes présentent un risque accru de décès et d’hospitalisation liés à l’asthme par rapport aux hommes.

     

    Mieux lutter contre le tabagisme et la pollution atmosphérique :

    Le tabac demeure la principale cause des maladies respiratoires, suivi par des facteurs environnementaux tels que la pollution atmosphérique et les expositions professionnelles. Les politiques publiques, centrées historiquement sur la lutte contre le tabagisme et l’amélioration de la qualité de l’air, n’ont pas réussi à enrayer la progression des maladies respiratoires. La consommation de tabac reste élevée, notamment chez les femmes et les populations les plus modestes. Les impacts du réchauffement climatique pourraient exacerber les maladies respiratoires, surtout l’asthme allergique. Le rapport de la Cour des comptes insiste sur l’importance d’amplifier les efforts de prévention, en particulier en direction des populations les plus fragiles.

    Une hausse des dépenses publiques :

    Les dépenses publiques liées à la prévention et au traitement des maladies respiratoires sont en augmentation. En 2021, elles ont atteint 6,7 milliards d’euros, en grande partie à cause des coûts de traitement du cancer du poumon. Cependant, l’efficacité de ces dépenses n’est pas encore mesurée de manière adéquate. La prise en charge des maladies respiratoires reste suboptimale, avec des lacunes dans la détection précoce et une offre de soins de proximité insuffisante, entraînant des hospitalisations évitables.

    Des initiatives récentes, comme les expérimentations de nouveaux modes de prise en charge et de financement, pourraient améliorer la situation, mais nécessitent encore des renforcements pour être pleinement efficaces.

    Les 7 recommandations de la Cour des comptes

    Pour faire face à la progression des maladies respiratoires et améliorer la pertinence et l’efficacité des actions de préventions et des modalités de prises en charge, 7 recommandations sont formulées dans le rapport de la Cour des comptes.

    Pour améliorer la prévention et la prise en charge :

    • utiliser l’espace numérique de santé pour envoyer des messages de prévention personnalisés aux patients à risque ; 
    •  inclure un auto-questionnaire en cinq questions dans le “bilan prévention” à 45 ans pour orienter les patients vers des tests de dépistage respiratoire, selon les résultats des expérimentations menées ; 
    • et encourager l’utilisation des dispositifs numériques pour favoriser l’autonomie des patients, en particulier les jeunes asthmatiques, et assurer leur référencement.

    Pour optimiser la stratégie et le pilotage :

    • intégrer des objectifs sanitaires mesurables en santé respiratoire dans la stratégie nationale de santé, alignés avec ceux du plan national santé environnement (PNSE) ; 
    •  adopter une feuille de route spécifique aux maladies respiratoires chroniques, avec des objectifs quantitatifs, en cohérence avec le PNSE et la stratégie nationale de santé ; 
    • inclure des objectifs sanitaires mesurables pour l’asthme, la BPCO et le cancer du poumon dans le PNSE, et les décliner dans les plans régionaux santé environnement, tout en ajoutant un indicateur de suivi de la dépense ; 
    • et intégrer systématiquement un volet consacré à la qualité de l’air extérieur et intérieur dans les contrats locaux de santé.

     

  • Gen AI : Microsoft s’engage à développer des systèmes respectant le RGPD

    Un engagement construit autour de 6 principes

    Alors que les gouvernements cherchent à embrasser la transformation numérique et à répondre aux demandes des citoyens pour des services plus rapides et personnalisés, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a publié ses premières recommandations en avril 2024. C’est dans ce contexte que Microsoft développe des ressources pour aborder les préoccupations liées au RGPD et démontrer comment ses solutions d’intelligence artificielle (IA) peuvent être adoptées de manière conforme au règlement.

    Dans son guide pour le secteur publique, Microsoft s’engage ainsi à ce que ses systèmes d’IA soient développés de manière responsable et digne de la confiance des personnes. Un engagement est concrétisé selon six principes clés qui s’alignent étroitement avec les priorités du secteur public et les principes fondamentaux énoncés à l’article 5 du RGPD :

    • équité : les systèmes d’IA doivent être conçus pour traiter équitablement toutes les personnes, sans biais ni discrimination ;
    • fiabilité et sécurité : les systèmes d’IA doivent être fiables et sûrs, avec des mécanismes intégrés pour prévenir les erreurs et minimiser les dommages ;
    • responsabilité : les créateurs des outils d’IA et les développeurs qui les utilisent doivent être responsables de leurs systèmes ;
    • confidentialité et sécurité : les systèmes d’IA doivent respecter la vie privée des individus et la sécurité de leurs données ;
    • inclusivité : les systèmes d’IA doivent être conçus pour être accessibles et utilisables par tout le monde, y compris les personnes en situation de handicap ;
    • transparence : les systèmes d’IA doivent être transparents et explicables, avec une documentation claire de leur fonctionnalité et de leurs processus de prise de décision.

     

    Les mêmes engagements pris pour le cloud appliqués aux produits d’IA

    Se voulant rassurant envers ses clients du service public, Microsoft explique que les principes fondamentaux du RGPD s’appliquent au même titre que pour le traitement des données personnelles dans tout autre contexte, tel que le cloud. Cela est justifié par le fait que les principes et les processus d’évaluation des risques et de conformité au RGPD restent les mêmes. Ainsi, les engagements existants de Microsoft en matière de confidentialité,  s’étendent à ses produits commerciaux d’IA.

    Il existe un certain nombre d’obligations clés en vertu du RGPD que les organisations du secteur public doivent prendre en compte lors de l’acquisition de services d’IA générative. le guide  inclut des détails sur ces obligations et le soutien et les ressources associés que Microsoft peut offrir, y compris en ce qui concerne les transferts internationaux de données personnelles, la transparence, les droits des personnes concernées, les obligations des sous-traitants, les mesures de sécurité techniques et organisationnelles, et les outils de responsabilisation et de protection “data protection impact assessment” (DPIA).

    Microsoft ne revendique pas la propriété de quelconques demandes de clients ou du contenu généré par ses solutions d’IA générative. De plus, aucune donnée client (y compris les demandes ou le contenu généré) n’est utilisée pour entraîner des modèles de base sans l’autorisation du client. La promesse du géant américain est de continuer à offrir des outils, des ressources et un soutien de premier plan au fur et à mesure qu’évoluera le paysage règlementaire européen dans le parcours avec l’IA.

     

  • Himss Europe : Paris accueillera l’édition 2025 de la conférence du 10 au 12 juin

    Innovations, défis et réglementations au programme de Himss25 Europe

    La conférence Himss25 Europe rassemblera des milliers de participants de plus de 80 pays pour partager leurs idées, découvrir et faire découvrir les dernières innovations dans le monde de la santé. Les participants auront accès à des conférences d’experts, des ateliers interactifs et un salon d’exposition où des certaines de nouvelles technologies de santé seront présentées. 

    Les sujets qui seront abordés lors de la conférence sont variables et concernent notamment :

    • la cybersécurité pour les organisations de santé ;
    • l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur ;
    • la confidentialité des données des patients ;
    • les défis liés à la pénurie des personnels…

     

    Les discussions porteront également sur les récentes évolutions des politiques et des réglementations de santé à l’échelle mondiale. Par ailleurs, des sessions spécialisées traiteront des moyens d’atténuer l’épuisement professionnel des soignants et d’améliorer la résilience des systèmes de santé face aux crises sanitaires. 

    Faire de l’édition 2025 un événement à grand impact

    Le choix de Paris pour Himss25 Europe souligne les efforts ambitieux de la France en matière de transformation numérique dans le secteur de la santé. Alignée avec les initiatives de l’espace européen des données de santé, la France est reconnue pour son engagement à soutenir l’innovation en santé numérique sur le contient.

    Selon Hal Wolf, président-directeur général de Himss : “La France constitue un environnement idéal pour soutenir l’innovation européenne en matière de solutions et d’usages.” La collaboration étroite avec les représentants du gouvernement français et les membres éminents de l’écosystème de santé promet de faire de Himss25 Europe un événement marquant et à grand impact. 

    Un appel à communication et des informations détaillées sur l’inscription pour Himss25 Europe seront annoncés plus tard cette année.