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  • Cartographie des acteurs clés de l’écosystème suisse de la santé numérique

    Confiance dans les organisations de santé

    Digitalswitzerland a mené une étude auprès de la population pour évaluer le système de santé numérique et mettre en lumière la situation actuelle et les perspectives du secteur. Cette étude publiée en mars 2023 met en lumière l’importance de la confiance et de la protection des données dans le processus de numérisation du système de santé.

    Globalement, cette étude montre que la population est majoritairement favorable à l’adoption du numérique en santé si cela apporte une réelle valeur ajoutée au système de santé et une réduction des coûts.

    La confiance dans les hôpitaux et les médecins généralistes est élevée pour le traitement des données mais la confiance dans le secteur privé est plus faible. La crainte principale des Suisses d’après l’étude est l’utilisation abusive ou le vol de données.

    283 entreprises en santé numérique

    Selon Galen Growth, la Suisse compte en 2024 plus de 280 entreprises en santé numérique. Ces 283 entreprises ont investi plus de 2,5 Mds $ depuis 2019, les catégories le plus représentées sont :

    • le diagnostic médical ;
    • le bien-être ;
    • les solutions pour le patient ;
    • les solutions de gestion ;
    • et les solutions pour la recherche.

    Les 4 aires thérapeutiques les plus couvertes par ces entreprises sont : maladies cardiovasculaires, oncologie, santé mentale et neurologie.

    83 entreprises ou organisations proposant des solutions ou des initiatives numériques pour le parcours patient

    Digitalswitzerland met à jour chaque trimestre une cartographie des entreprises proposant des initiatives et des solutions qui améliorent le parcours patient. Les entreprises sont classées selon 5 catégories :

    • l’interopérabilité des données ;
    • le suivi du patient ;
    • l’interaction et communication avec le patient ;
    • le suivi et stockage des données de santé ;
    • ainsi que la prévention et la sensibilisation.

    La mise en œuvre de solutions numériques pour améliorer le parcours patient est devenue un axe prioritaire, tout comme le dossier patient électronique (DEP). En effet, Digitalswitzerland s’est fortement impliqué dans la consultation publique du conseil fédéral suisse afin de centraliser l’infrastructure du DEP.

    Cartographie des organisations clés de la santé numérique

    Le paysage suisse de l’innovation en santé numérique est dynamique et diversifié, avec une multitude d’organisations travaillant activement à promouvoir la transformation numérique du secteur de la santé. Des incubateurs et accélérateurs aux organisations gouvernementales en passant par les instituts de recherche et les associations professionnelles, chaque entité joue un rôle dans la promotion, la mise en œuvre ou le développement de la santé numérique. Cette cartographie des organisations offre un panorama de l’écosystème :

  • Cartographie des acteurs de l’écosystème de la santé au travail en France

    Les interlocuteurs du salarié pour une meilleure santé au travail

    Pour la préservation de sa santé au travail et une meilleure qualité de vie et des conditions au travail (QVCT), le salarié a des interlocuteurs au sein même de son entreprise. En cas de problèmes ou d’interrogations, il peut donc se tourner vers son employeur pour lui faire part de son ressenti et lui demander de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à la préservation de sa santé physique et mentale. Toujours au sein de son entreprise, il peut, s’il y en a un, questionner le comité social et économique (CSE) qui représente les salariés pour toutes les questions relatives à la santé et à la sécurité du travail. Les membres du CSE sont aussi en charge de proposer des actions de prévention pour assurer le maintien d’une bonne QVCT et santé au travail pour les salariés.

    Chaque employeur doit aussi adhérer ou organiser un service de prévention et de santé au travail (SPST) afin de satisfaire à l’obligation de santé et de sécurité prévue par le code du travail. Ce service peut être propre à son entreprise ou organisé en commun avec d’autres entreprises et établissements et a pour objectif de “préserver la santé au travail des travailleurs et d’accompagner les employeurs, les travailleurs et leurs représentants en matière de prévention des risques professionnels”.

    Des interlocuteurs en dehors de l’entreprise :

    En dehors de l’entreprise, l’inspecteur du travail a pour rôle d’informer les salariés sur leurs droits et leurs obligations en matière de santé au travail, mais aussi de les conseiller. Dépendant des directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets), l’inspecteur du travail joue un rôle essentiel dans la surveillance et la régulation des conditions de travail au sein des entreprises. Sa mission englobe la vérification du respect des normes de sécurité, de la durée du travail, des rémunérations, ainsi que d’autres aspects liés notamment à la santé au travail.

    Au niveau régional, les Caisses régionales de l’Assurance maladie – Risques professionnels (Carsat, Cramif, CGSS) apportent appui et conseil aux entreprises sur les moyens techniques, organisationnels et humains à mettre en œuvre pour conduire leurs actions de prévention des risques professionnels, avec sous certaines conditions des aides financières. Elles jouent donc un rôle de soutien en aidant les acteurs de l’entreprise à adopter des méthodes efficaces pour prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles.

    Au niveau national, le salarié peut aussi solliciter l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) dont l’une des missions est de répondre aux sollicitations du salarié en matière de santé, de sécurité et de prévention au travail.

    Les principaux acteurs de l’écosystème de la santé au travail

    Les institutions :

    L’écosystème de la santé au travail est porté avant tout par les institutions du Gouvernement, qu’elles soient régionales, nationales ou internationales, puisque ce sont elles qui vont mettre en place les lignes directrices et le règles concernant la santé et la sécurité au travail.

    Parmi elles, on retrouve l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) qui a pour mission – d’après l’article L. 4642 du Code du travail – de contribuer au développement et à l’encouragement de recherches, d’expériences ou de réalisations en matière d’amélioration des conditions de travail, de rassembler et de diffuser les informations concernant, en France et à l’étranger, toute action tendant à améliorer les conditions de travail et d’appuyer les démarches d’entreprise en matière d’évaluation et de prévention des risques professionnels.

    L’Institut national de recherche et de sécurité qui est un institut pluridisciplinaire au service des professionnels de la prévention, des entreprises et des salariés sous l’égide de la Sécurité sociale, est lui aussi un acteur institutionnel au niveau national, puisqu’il est l’organisme de référence dans les domaines de la santé au travail et de la prévention des risques professionnels. Ses missions qui vont de la recherche à l’information, en passant par la formation et l’assistance et se structurent autour de trois axes étants l’identification des risques professionnels et la mise en évidence les dangers, l’analyse de leurs conséquences pour la santé et la sécurité des salariés, ainsi que la diffusion et la promotion des moyens pour maîtriser ces risques au sein des entreprises.

    Les financeurs :

    Les financeurs se divisent en deux catégories : les caisses publiques et les mutuelles privées. En ce qui concerne les caisses publiques telles que celle de l’Assurance maladie et la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole, elles ont pour mission de financer les soins des salariés, les arrêts de travail et la prévention.

    Les mutuelles privées financent aussi les soins des salariés mais vont aller plus loin en proposant des dispositifs de prévention. C’est le cas de la MGEN qui déploie depuis 2020 le dispositif “Bien être santé travail (BEST FPH)” qui permet de mettre en place des actions de prévention dans les structures hospitalières.

    Les associations :

    Les associations sont aussi des acteurs importants dans l’écosystème de la santé au travail. En effet, ceux sont elles qui vont développer des projets de recherche, propager les bonnes pratiques et mettre en place des politiques de sensibilisations. L’Association internationale de la sécurité sociale qui elle est la principale organisation internationale à l’intention des institutions, ministères et agences publiques en charge de la sécurité sociale va par exemple proumouvoir l’excellence dans l’administration de la sécurité sociale à travers des lignes directrices professionnelles, des connaissances spécialisées, ainsi que la fourniture de services et de soutien afin de permettre à ses membres de développer des systèmes et politiques de sécurité sociale dynamiques à travers le monde.

    Cartographie des acteurs de la santé au travail
    Cartographie des acteurs de la santé au travail
  • Santé au travail : état des lieux, acteurs clés et panorama des usages et des solutions innovantes

    A l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, ainsi que de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai, Health & Tech Intelligence met à jour son indicateur dédié à la santé et à la qualité de vie et aux conditions de travail (QVCT). Avec un état des lieux juridique, contextuel et technologique de la problématique, complété de 3 panoramas détaillants les acteurs clés et les offres disponibles dans ce domaine, en France.

    État des lieux des besoins et des opportunités en santé au travail en France :

    Bilan prédictif de santé, promotion de la santé mentale des salariés, amélioration des conditions de travail… Avec la prise de conscience croissante en France de l’impact des politiques de santé sur le bien-être et la performance des salariés, les initiatives visant à promouvoir un environnement professionnel sain se multiplient.

    👉 Cet article est accessible en suivant ce lien.

    La santé des femmes et la santé mentale comme principaux chantiers réglementaires en France :

    Si peu de changements sont à constater, en matière de santé au travail, depuis l’adoption de la réforme de la loi santé et sécurité au travail de 2022, de nombreux chantiers sont en cours pour faire progresser la législation, notamment en matière de prise en charge de la santé des femmes, de la santé mentale ou encore d’une instauration plus large du télétravail pour le bien des salariés.

    👉 Tous les détails concernant la revue H&TI des évolutions réglementaires récente en matière de santé au travail sont disponibles ici.

    Etude : un impact positif des outils de santé numérique sur les professionnels de santé

    Les technologies de santé numérique affectent positivement la performance des professionnels de la santé, leur santé mentale, leur pratique clinique, ainsi que leurs prestations liées à à l’accès aux soins. C’est ce que révélait une étude publiée dans The Lancet Digital Health en 2023. La réduction des coûts directs et indirects grâce à ces technologies nécessitent encore davantage de preuves.

    👉 Un résumé de cette revue “parapluie” des revues systématiques relatives à l’impact des technologies de santé numérique sur les professionnels de la santé est disponible dans cet article.

    Cartographie des acteurs de l’écosystème de la santé au travail en France :

    Entreprises, mutuelles, institutions, associations… Différents acteurs en France et dans le monde jouent un rôle important dans la préservation de la santé au travail, notamment en matière de prévention. Cela commence au niveau de l’employeur lui-même qui doit mettre en place diverses mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses employés.

    👉 La cartographie des acteurs de la santé au travail est à retrouver ici.

    Panorama des solutions numériques de santé et QVCT des salariés proposées en France :

    Le nombre de solutions numériques numériques destinées à l’amélioration de QVCT ne cesse d’augmenter en France, depuis 2015. Du suivi de la santé des salariés à la prévention des risques psychosociaux (RPS), en passant par le sommeil ou les troubles musculosquelettiques (TMS) : panorama des solutions disponibles en France.

    👉 Le panorama des solutions numériques de santé et QVCT disponibles en France est à découvrir ici.

    Panorama des dispositifs innovants au service de la QVCT des professionnels de santé :

    Des solutions numériques et des initiatives expérimentales se développent dans le domaine de la santé au travail pour améliorer la qualité de vie des personnels, notamment dans les établissements de soins. Cet article dresse un panorama des dispositifs innovants de QVCT au sein des établissements de santé publics et privés.

    👉 Le panorama des dispositifs de QVCT innovants au sein des établissements de santé en France est à découvrir en suivant ce lien.

     

  • Panorama des solutions numériques de santé et QVCT des salariés proposées en France

    31 entreprises recensées

    A l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, Health&Tech Intelligence met à jour son observatoire des outils innovants dédiés au suivi et à l’amélioration de la santé des salariés ainsi qu’à la prévention des risques professionnels en entreprise.

    Sur les 31 entreprises recensées qui proposent des solutions numériques pour la santé des salariés, 25 ont été créées entre 2015 et 2021. Cela montre que, dans ce domaine, le numérique prend de plus en plus d’ampleur.

    La part de lion pour la santé mentale

    11 solutions parmi celles disponibles sur le marché ciblent la santé mentale et le bien-être au travail, ce qui en fait la catégorie la plus investie par les innovations, devançant la santé somatique, et notamment le repérage et la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS).

    En santé mentale, Qualisocial repère les RPS en entreprise, en intégrant des algorithmes d’intelligence artificielle exploitant des données médicales cliniques, génétiques et d’imagerie.

    Nous retrouvons également les solutions proposées par Holivia, MindDay, Moka.Care, MoodWork, Qare, Supermood, Teale, Val Solutions, Wecare@work ou encore Alan Mind, cherchant à améliorer la santé mentale des employés.

    Autour de la santé corporelle, il y a 8 solutions développées par des entreprises, comme la solution Kimea de Moovency, permettant de quantifier les TMS à partir du Cloud, permettant de prioriser des actions de prévention en milieu industriel, analyse le poste de travail ainsi que la manutention en validant les charges portées par les opérateurs. A partir d’une vidéo, la plateforme va capter les mouvements réels du travailleur pour visualiser un jumeau numérique, et anticiper les risques TMS avec un rapport personnalisé.

    Plusieurs entreprises se concentrent également sur la santé physique au travail comme Coline Care, Numii d’AIO, MyC, Padoa, Axomove, Predilife et HumanFab.

    D’autres solutions se consacrent au sommeil et à la gestion des horraires décalées, comme Aum Biosync ou MySommeil.

    Pour sensibiliser à la prévention dans le cadre professionnel, la société Coven France a développé un escape game pour que les travailleurs se mettent à coopérer dans un scénario choisit et en tirent des leçons pour la pratique de leur activité ensuite.

    Panorama de 31 solutions dédiées à la santé et la QVCT des salariés

  • PUI : états des lieux, réglementations, usages de l’IA et panoramas des solutions disponibles

    Etat des lieux : le numérique au secours de la PUI ?

    Sécuriser les traitements prodigués aux patients, optimiser le processus de gestion des médicaments et mieux exploiter la grande quantité de données produites. Autant de tâches susceptibles d’être numérisées et automatisées au sein des PUI. Véritable poumon de l’établissement de santé, la PUI française est confrontée à plusieurs défis. Etat des lieux.

    👉 Tous les chiffres clés de l’écosystème de la PUI à retrouver ici.

    Réglementations et bonnes pratiques :

    Financement du dossier pharmaceutique et réglementation sur les thérapies innovantes. Quelles évolutions juridiques en France concernant la pharmacie à usage interne (PUI) ? Du côté de la pratique clinique et de la codification en pharmacie, quelles bonnes pratiques sont-elles recommandées pour les pharmaciens hospitaliers ?

    👉 Des réponses à toutes ces questions dans cette revue H&TI.

    Littérature scientifique : quelle efficacité de l’IA dans l’optimisation des alertes médicamenteuses à l’hôpital ?

    Une réduction de la charge d’alerte et une meilleure identification des erreurs de prescription : l’IA peut être exploitée pour optimiser les alertes médicamenteuses générées par les systèmes d’aide à la décision clinique.

    👉 C’est ce que révèle cette étude publiée le 19 avril 2024 dans le Journal of the American Medical Informatics Association (Jamia).

    Panorama des cas d’usage de l’IA en PUI :

    Traçabilité des médicaments, gestion des stocks, personnalisation des soins… Les cas d’usage de l’IA en pharmacie hospitalière se multiplient. La pharmacie clinique se positionne au cœur de cette évolution, concentrant de nombreux cas d’usage. Le développement de l’IA continue de progresser, principalement à travers des initiatives expérimentales et des projets pilotes.

    👉 Toutes les données H&TI sur les cas d’usage recensés de l’IA en pharmacie hospitalière sont disponibles dans cet article.

    Cartographie des solutions d’IA disponibles en France :

    Erreurs de dosage, interactions médicamenteuses, contre-indications… Chaque année, les risques liés au médicament coûtent plusieurs milliards d’euros au système de santé. Pour répondre à ces problématique, des solutions intégrant de l’IA sont destinées aux PUI. Dans cet article, un panorama du marché français.

    👉 A retrouver ici.

    Benchmark de l’offre de 5 solutions d’IA d’analyse pharmaceutique :

    L’IA est de plus en plus utilisée comme un assistant expert dans le domaine de la pharmacie clinique. Dans cet article, un tableau comparatif de 5 solutions d’analyse pharmaceutique présentes sur le marché français.

    👉 Un tableau comparatif est accessible via ce lien.

  • IA et PUI : cartographie des solutions disponibles en France

    I/ Le digital au service des opérations et de la prescription en PUI

    Le digital fait son entrée en pharmacie hospitalière après des années d’initiatives portées par quelques start-ups et pharmacies à usage intérieur (PUI). Suite aux divers besoins recensés dans certains hôpitaux ou services, certains services de pharmacie sont parvenus à proposer une offre qui vient en soutien aux pharmaciens.

    Il ressort que l’axe le plus novateur en terme de solutions au sein des PUI est la pharmacie clinique qui concentre des outils d’aides à la décision/prescription.

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence livre quelques exemples représentatifs des principales solutions d’IA déployés au sein des PUI en France avec un focus sur les solutions destinés à la pharmacie clinique.

    II/ Panorama des solutions

    Le panorama non exhaustif des solutions disponibles en France suit la nomenclature de l’article détaillant les cas d’usage de l’IA au sein des PUI (disponible ici).

    Opérations et logistique

    Dans le secteur des Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) en France, plusieurs solutions intègrent l’intelligence artificielle pour optimiser les opérations logistiques et les processus opérationnels. Parmi celles-ci, on compte trois principales solutions.

    • 1 solution améliore la préparation des produits de santé : HDJ Planner est spécialement conçu pour le pilotage en temps réel de l’unité : traçabilité des soignants, coordination avec la pharmacie pour la préparation des traitements médicamenteux.
    • 2 solutions se concentrent sur la gestion des stocks de médicaments : Opta Stock et Tracelink product availability utilisent l’IA pour prédire la demande et optimiser la gestion des stocks et de l’inventaire. 

    Sécurité

    Dans le secteur des Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) en France, l’accent est particulièrement mis sur l’amélioration de la sécurité des médicaments grâce à l’intelligence artificielle. L’axe de la sécurité comptabilise 3 solutions dédiées à cette problématique

    • 2 solutions facilitent la traçabilité des médicaments et des dispositifs médicaux : ControlCheck et Serialized Product Intelligence (SPI) utilisent l’IA et sont des solutions de reporting opérationnel avancée permettant une surveillance proactive.
    • 1 solution se concentre sur la pharmacovigilance : Synapse automatise la gestion des déclarations des effets indésirables pour les équipes de pharmacovigilance.

    Tâches administratives

    Dans le domaine des tâches administratives au sein des Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) en France, l’automatisation des processus est grandement facilitée par l’intelligence artificielle, avec un total de quatre solutions dédiées à cette fonctionnalité.

    • 3 solutions sont dédiées à l’automatisation du processus de codage médical : Dimbox, Intelligence for health et Sancare visent à réduire les erreurs et à accélérer le traitement des données en automatisant le codage des diagnostics et des interventions grâce à des systèmes d’IA.
    • 1 solution se concentre sur la gestion des commandes et de la facturation : ControlCheck se concentre également sur la minimisation des dépenses, la maximisation des économies dans tous les domaines de l’hôpital et le maintien de la conformité des achats, le tout au sein d’une seule plateforme intégrée. 

    Pharmacie clinique

    Pour la pharmacie clinique, en France, une variété de solutions intégrant des modules d’IA sont disponibles pour améliorer la qualité des soins.

    • 1 solution simule et prédit les réactions aux traitements : ExactCure crée des jumeaux numériques personnalisés pour simuler comment différents traitements peuvent affecter la santé des patients.
    • 4 solutions détectent les erreurs d’administration et les erreurs de prescription : DrugCam est dédié à minimiser les risques d’erreurs d’administration des médicaments, tandis que d’autres solutions se concentrent sur la détection des erreurs de prescription tel que PharmaClass, PharmIA et Vidal.
    • 2 solutions analysent les informations pharmaceutiques : PharmaClass et Posos aident les pharmaciens à analyser et interpréter les informations médicamenteuses et cliniques.
    • 2 solutions sont impliquées dans la détection et prédiction des effets indésirables : PharmIA et Vidal sont des outils qui permettent aux pharmaciens d’identifier les risques iatrogènes. 
    • 1 solutions personnalisent les prescriptions basées sur les analyses génétiques et cliniques : Posos personnalise les prescriptions en analysant les données génétiques et cliniques des patients.

    Pour une comparaison approfondie des différentes solutions d’analyse pharmaceutique disponibles, un benchmark détaillé est disponible ci-dessous.

    III. Cartographie interactive des solutions disponibles en France

     

  • Panorama des cas d’usage de l’IA en pharmacie à usage intérieur (PUI)

    État des lieux de la pharmacie à usage intérieur

    La pharmacie à usage intérieur (PUI) représente un maillon essentiel de la chaîne de soins dans les établissements de santé. Cependant, elle est confrontée à plusieurs défis et difficultés, notamment :

    • La gestion des opérations logistiques : la PUI doit assurer la préparation, l’acheminement et la gestion des stocks de manière efficace et précise pour répondre aux besoins des services de soins tout en minimisant les erreurs et les gaspillages.
    • La sécurité des patients : assurer la sécurité des patients en évitant les erreurs médicamenteuses, en détectant les interactions médicamenteuses potentielles et en minimisant les risques liés à la prise de médicaments.
    • L’optimisation des soins : améliorer la qualité des soins en personnalisant les traitements, en assurant une adhésion thérapeutique optimale et en anticipant les besoins des patients.
    • La gestion administrative : simplifier et automatiser les tâches administratives telles que la gestion des commandes, la facturation et le codage médical pour réduire les coûts et les délais.

    L’émergence de l’IA en PUI

    “La pharmacie, longtemps numérisée, voit émerger une nouvelle ère avec l’intelligence artificielle. l’IA débarque tardivement dans ce domaine, avec seulement 19 publications entre 2000 et 2021. Toutefois, cette tendance s’accélère récemment, avec 63 % de ces études publiées en 2020 et 2021, mettant en avant le traitement automatique du langage naturel et les méthodes d’apprentissage profond.” Selon Pierrick Bedouch, chercheur au CHU de Grenoble.

    Cette étude menée par des chercheurs du laboratoire de recherche translationnelle et innovation en médecine et complexité (TIMC – CNRS / Université Grenoble Alpes) a scruté la littérature scientifique pour évaluer le rôle de l’IA dans l’analyse de prescriptions, l’éducation thérapeutique du patient et la délivrance de médicaments spécifiquement pour les PUI. Les conclusions, publiées dans l’international journal of medical informatics, mettent en lumière la nécessité croissante de solutions numériques pour naviguer à travers les défis posés par une médecine de plus en plus personnalisée au sein des PUI. L’étude révèle également une émergence récente d’outils d’IA, notamment dans le traitement automatique du langage naturel et les méthodes d’apprentissage profond, pour soutenir les professionnels de santé dans leurs décisions thérapeutiques au sein des PUI. En pratique, ces outils visent principalement à faciliter la prescription des médicaments, à anticiper les préparations de prescriptions, à éviter les erreurs lors de la délivrance des médicaments et à renforcer l’adhésion thérapeutique des patients dans le contexte spécifique des PUI. Les chercheurs soulignent la nécessité de développer davantage la recherche dans le secteur ambulatoire des PUI, où l’IA pourrait apporter une contribution significative à la gestion des patients atteints de maladies chroniques et à la médecine de ville en général.

    ➔ Cliquez ici pour découvrir les solutions d’IA disponibles en France destinées aux PUI.

     Optimisation de l’usage des médicaments :

    Une récente étude menée par des chercheurs de l’incubateur Mass General Brigham Mesh a mis en lumière l’importance croissante de gérer efficacement la polypharmacie, un phénomène courant chez les personnes âgées et associé à un risque accru d’interactions médicamenteuses indésirables. Bien que la déprescription des médicaments inutiles puisse réduire ce risque, le processus décisionnel est souvent complexe et chronophage, notamment en raison de la pénurie de personnel dans les soins primaires. Dans une étude récente menée par l’incubateur Mass General Brigham Mesh, ChatGPT émerge comme un outil prometteur pour soutenir la gestion de la polypharmacie et la déprescription. Les résultats, publiés dans le Journal des Systèmes Médicaux, marquent une première dans l’utilisation des modèles d’IA pour la gestion des médicaments. Les chercheurs ont testé ChatGPT avec différents scénarios cliniques impliquant des patients âgés prenant plusieurs médicaments, notant sa tendance à recommander la déprescription chez les patients sans antécédents de maladies cardiovasculaires, mais à être plus prudent en présence de telles conditions. Bien que l’étude soulève des questions sur la cohérence des recommandations et la prise en compte de certains types de médicaments, elle met en évidence le potentiel des outils basés sur l’IA.

    Décryptage des cas d’usage de l’IA en PUI

    La pharmacie à usage intérieur (PUI) est au cœur des établissements de santé, assurant la gestion des médicaments et des dispositifs médicaux, ainsi que des opérations logistiques. Avec l’avènement de l’intelligence artificielle, la PUI se transforme, offrant de nouveaux cas d’usage et solutions pour optimiser les processus et améliorer les soins aux patients.

    Une nomenclature détaillée en quatre axes, opérations et logistique, pharmacie clinique, sécurité et tâches administratives, avec un focus sur la pharmacie clinique est proposée pour une meilleure compréhension et classification des différents cas d’usage de l’IA.

    Opérations et logistique :

    Dans le segment opérations et logistique, on retrouve trois principaux cas d’usage de l’IA :

    • La préparation des produits de santé ; 
    • l’acheminement des traitements ;
    • et la gestion des stocks. 

    Les systèmes d’IA transforment les opérations et la gestion de la logistique des PUI en accroissant la productivité, en réduisant les erreurs et en optimisant les processus. Grâce à des robots et des systèmes automatisés, pilotés par des algorithmes avancés, la préparation précise et efficiente des médicaments est assurée, minimisant ainsi les risques pour les patients. Les algorithmes d’IA jouent également un rôle important dans la planification des itinéraires les plus efficaces pour l’acheminement des traitements. Cette optimisation logistique contribue à une meilleure gestion des ressources et du temps. La gestion des stocks bénéficie également des avancées de l’IA qui permet l’optimisation des niveaux de stock en prévoyant les besoins futurs et minimisant les gaspillages, assurant ainsi une disponibilité constante des médicaments tout en réduisant les coûts associés à la gestion des stocks.

    Pharmacie clinique :

    L’importance de la pharmacie clinique dans l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) en pharmacie à usage interne (PUI) est démontrée par la diversité des cas d’usage répertoriés. Avec douze cas d’utilisation répartis en trois sous-catégories distinctes, la pharmacie clinique apparaît comme l’axe principal pour l’application de l’IA dans l’amélioration de la prise en charge des patients et de la qualité des soins.  Dans cet article, Health & Tech Intelligence à choisi les trois sous-catégories suivantes pour classifier les cas d’usage de l’IA en pharmacie clinique :

    • L’optimisation du processus de soins ; 
    • l’amélioration de l’observance et de la sécurité des traitements ; 
    • et la personnalisation des soins et soutien aux patients. 

    Grâce à des outils comme le jumeau numérique patient, les pharmaciens peuvent créer des modèles virtuels précis de chaque individu, permettant ainsi une personnalisation inégalée des traitements. L’analyse pharmaceutique utilise également les avancées de l’IA pour affiner les protocoles thérapeutiques, identifier les interactions médicamenteuses et proposer des alternatives pertinentes. De plus, la priorisation des patients via l’IA assure une gestion efficiente des ressources en attribuant les soins en fonction de la gravité des cas. La validation des ordonnances électroniques automatiquement par les systèmes d’IA garantit la conformité aux protocoles cliniques et réduit les risques d’erreurs de prescription. L’optimisation de la conciliation médicamenteuse grâce à l’IA permet d’identifier les incohérences et les risques potentiels liés à la prise de plusieurs médicaments, assurant ainsi une gestion sûre et efficace des traitements.

    L’intelligence artificielle facilite la prévention et la détection des risques pour les patients au sein des PUI. La prévision de l’inobservance des traitements par les systèmes d’IA, basée sur l’analyse des données comportementales et médicales, permet d’identifier les patients à risque et d’intervenir précocement pour favoriser leur adhésion thérapeutique. De même, la détection des erreurs d’administration et des erreurs de prescription grâce à l’IA contribue à réduire les risques pour les patients en identifiant les anomalies potentielles dans la prise de médicaments. La détection et la prédiction des effets indésirables des médicaments représentent une avancée majeure, permettant une surveillance continue et une intervention anticipée pour minimiser les risques pour les patients au sein de la pharmacie interne. Enfin, le renforcement de l’adhésion thérapeutique grâce à des interventions personnalisées et des rappels de médicaments contribue à améliorer la gestion des maladies chroniques et à optimiser les résultats cliniques à long terme au sein de l’établissement.

    L’IA offre des solutions pour répondre aux besoins individuels des patients au sein de la pharmacie à usage interne. L’éducation thérapeutique du patient par les systèmes d’IA fournit des informations personnalisées et des conseils sur les traitements, favorisant ainsi une meilleure compréhension et une adhésion accrue aux recommandations médicales. Le rôle de l’IA est prépondérant dans la personnalisation des traitements, exploitant les données génétiques, physiologiques et comportementales, l’IA permet de recommander des approches thérapeutiques adaptées à chaque patient, améliorant ainsi l’efficacité des interventions médicales dans le cadre de la pharmacie interne. L’IA contribue également au soutien continu aux patients grâce à des outils aidant à renforcer l’adhésion thérapeutique en fournissant un suivi personnalisé et des rappels de médicaments.

    Sécurité :

    La place de l’IA dans la gestion de la sécurité des PUI est essentiel. On distingue deux principaux cas d’usage :

    •  La traçabilité des médicaments ;
    • et la pharmacovigilance. 

    Les systèmes d’IA permettent une traçabilité précise des médicaments et des dispositifs médicaux, de leur fabrication à leur administration, réduisant ainsi les risques de contrefaçon et d’erreur. En terme de pharmacovigilance, l’IA peut détecter plus rapidement les signaux de sécurité des médicaments, permettant une intervention précoce des autorités réglementaires.

    Tâches administratives :

    En matière de sécurité et de tâches administratives, l’IA concentre deux cas d’usage :

    • L’automatisation du processus de codage médical ; 
    • et la gestion des commandes et de la facturation. 

    L’automatisation du processus de codage médical permet d’optimiser la documentation médicale en rendant le processus plus efficient et moins sujet aux erreurs, garantissant une meilleure précision et une réduction des délais. De même, la gestion des commandes et de la facturation bénéficie de l’analyse des données et de la reconnaissance des tendances de consommation, permettant une gestion proactive, une anticipation des besoins et une minimisation des coûts administratifs.

    Référentiel des cas d’usage de l’IA en PUI

    👉 Pour accéder à la base de donnée sur les cas d’usage de l’IA en pharmacie à usage intérieur, cliquer sur le tableau interactif ci-dessous :

  • Évolution du montant total des levées et du nombre d’opérations au T1 de 2016 à 2024

    Retour à des niveaux similaires à la période 2018-2020

    Si l’on se concentre sur le total au T1 des levées de fonds depuis 2016, on relève une accélération en 2018 mais surtout une explosion en 2022 avec plus de 1 Md € levés au total sur le marché, soit une hausse de plus de 234 % par rapport à 2020 et de plus de 1 078 % par rapport à 2019. Dès 2023, la dynamique s’est stabilisée avec un total des montants levés quasi identiques à 2018. En 2024 on relève un retour à des niveaux similaires à la période (2018-2020).

    ❗ Le secteur de la health tech était moins mature en 2016 et en 2017, la hausse observée par rapport à ces deux premières années n’est donc pas forcément significative.

    Le nombre total du nombre d’opérations reste quant à lui plus ou moins similaire d’une année sur l’autre, excepté là encore en 2021, année durant laquelle 28 opérations ont été réalisées, contre 16 en 2020 et 20 en 2019 et 13 en 2018. En 2024, 18 opérations ont été réalisées, soit un nombre identique à 2023 mais les montants levés s’avèrent en moyenne moins conséquents (autant d’opérations mais montant levés moins importants).

     

    Evolution des montants des levées de fonds et du nombre de deals au premier trimestre, depuis 2016 - @ Veille H&TI
    Evolution des montants des levées de fonds et du nombre de deals au premier trimestre, depuis 2016 – @ Veille H&TI

     

  • Evolution des levées de fonds entre janvier et mars, de 2016 à 2024

    Dans les graphes ci-dessous, le montant de certaines opérations n’a pas été diffusé par les sociétés concernées (notamment en février 2017 : montants non communiqué pour 3 opérations).

    Une visualisation par mois du premier trimestre, entre 2016 et 2024 :

    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l'année, entre 2016 et 2024 - @ H&TI
    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l’année, entre 2016 et 2024 – @ H&TI

     

    Une visualisation par année des montants trimestriels, entre 2016-2024 :

    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l'année, entre 2016 et 2024 - @ H&TI
    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l’année, entre 2016 et 2024 – @ H&TI