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  • Ségur numérique : l’État accorde jusqu’en 2027 pour déployer les mises à jour Vague 2 à l’hôpital

    Afin de favoriser l’adoption la plus large possible des mises à jour Vague 2 financées par le Ségur numérique, un arrêté modificatif prolonge les échéances réglementaires pour les logiciels DPI (dossier patient informatisé) et PFI (plateforme de services interopérables) à l’hôpital. Publié ce 25 mars au Journal officiel, ce texte ajuste plusieurs jalons-clés du dispositif.

    Une forte mobilisation des éditeurs

    Lancée en mai 2024, la deuxième vague de financement à destination des établissements hospitaliers a suscité une mobilisation importante : la quasi-totalité des éditeurs actifs sur les marchés des DPI et PFI s’est inscrite au guichet de référencement. Une liste des solutions candidates est disponible en ligne. Cependant, plusieurs facteurs ont motivé la révision du calendrier initial :

    • Des périodes d’indisponibilité d’environnements techniques ont ralenti la capacité des éditeurs à déposer les preuves de conformité nécessaires au référencement.
    • L’état d’avancement global a été réévalué à partir des remontées des fédérations professionnelles et d’échanges bilatéraux avec les industriels.
    • Des premiers retours issus d’une quinzaine d’établissements engagés dans la démarche Hospiconnect ont mis en évidence le besoin de délais supplémentaires, notamment pour la mise en œuvre de l’authentification à deux facteurs, indispensable pour permettre l’accès à Mon espace santé.

    Nouvelles échéances réglementaires

    L’arrêté publié ce jour fixe les nouveaux jalons :

    • 25 juin 2025 : date limite de dépôt des dossiers de référencement pour les PFI ;
    • 15 décembre 2025 : date limite pour les DPI ;
    • 17 mars 2027 : date limite de déploiement effectif des mises à jour dans les établissements, pour les deux types de logiciels.

    Ces dates constituent des échéances « au plus tard ». Les éditeurs et établissements sont ainsi invités à poursuivre les démarches engagées sans attendre. Ce réajustement donne à l’ensemble des éditeurs les marges nécessaires pour finaliser les développements et garantir une généralisation effective des outils compatibles Vague 2 à l’échelle du système hospitalier. L’objectif affiché est d’accompagner les acteurs hospitaliers dans un déploiement maîtrisé et progressif, en tenant compte des contraintes opérationnelles constatées sur le terrain.

  • Tarifs hospitaliers 2025 : une hausse de +0,5 % pour le public comme pour le privé

    De nouvelles enveloppes pour compenser les surcoûts budgétaires dans les deux secteurs

    Sur fond de déficits, les ministres Catherine Vautrin (Travail et Santé) et Yannick Neuder (Santé) ont annoncé une hausse uniforme des tarifs hospitaliers de 0,5 % pour l’ensemble des établissements, publics comme privés. Une volonté affichée d’égalité de traitement après la vive contestation née en 2024, lorsque le secteur privé n’avait obtenu qu’une hausse de 0,3 %, contre 4,3 % pour le public. L’an passé, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) avait menacé de lancer une grève générale, finalement suspendue après des concessions budgétaires de dernière minute.

    Soutiens financiers différenciés et revalorisations ciblées

    Au-delà de cette hausse tarifaire, plusieurs financements spécifiques sont annoncés pour 2025. Côté public, l’État prendra en charge l’augmentation des cotisations retraites des fonctionnaires hospitaliers, estimée à plus d’un milliard d’euros par les établissements. La Fédération hospitalière de France (FHF) s’est félicitée dans un communiqué de ce « soutien clair » à l’hôpital public, dans un contexte financier difficile.

    Les établissements privés bénéficieront pour leur part de deux enveloppes : 80 millions d’euros pour la mise en œuvre d’un accord social de 2023 portant sur la revalorisation salariale, et 220 millions d’euros supplémentaires en compensation de la fin du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) dans le secteur.

    Certaines activités hospitalières bénéficient de hausses plus importantes que la moyenne. La FHF souligne les +2,5 % accordés aux secteurs de la réanimation adulte, pédiatrique et néonatale, et +2,7 % en psychiatrie.

    Un secteur toujours déficitaire

    La situation financière globale des établissements reste préoccupante. Selon la FHF, les hôpitaux publics devraient terminer 2024 avec un déficit de 3,5 milliards d’euros. La FHP, de son côté, estimait l’an dernier que 50 à 60 % des établissements privés seraient déficitaires.

    Les dépenses de l’Assurance maladie pour les hôpitaux atteindront 109,6 milliards d’euros en 2025, soit +3,8 % par rapport à 2024. Elles représentent environ 41 % du budget total de l’Assurance maladie, selon la loi de financement votée par le Parlement.

  • IA à usage général : Bruxelles affine son code de bonnes pratiques en vue de l’entrée en vigueur de l’AI Act

    Une structure remaniée pour guider l’application du futur cadre légal

    Le Bureau de l’IA de la Commission européenne a diffusé, mardi dernier, une troisième version du code de bonnes pratiques destiné à accompagner les fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle à usage général (GPAI) dans la mise en conformité avec l’AI Act. Ce texte non contraignant, élaboré avec le concours d’experts et d’acteurs publics et privés, a pour objectif de fournir un cadre volontaire avant l’entrée en application des dispositions du règlement spécifiquement dédiées aux GPAI, attendue pour août 2025. Conçue à partir des retours collectés depuis la publication de la deuxième version en décembre dernier, cette nouvelle mouture propose une architecture plus lisible, des engagements clarifiés et une approche plus nuancée des obligations.

    Transparence, droit d’auteur et sécurité : les trois axes structurants

    Le code distingue deux niveaux d’engagements : ceux applicables à l’ensemble des modèles GPAI, et ceux ciblant les modèles à risque systémique, pour lesquels des mesures renforcées sont envisagées. Deux engagements principaux concernent tous les fournisseurs de GPAI, en matière de transparence et de droit d’auteur. Sur le premier point, les modèles en open source bénéficient d’une exemption. Sur le second, si les principes restent globalement inchangés, leur présentation a été assouplie : les signataires peuvent désormais écarter certaines plaintes relatives au droit d’auteur jugées “manifestement infondées ou excessives”, notamment si elles sont répétitives. Pour les modèles à risque systémique, seize engagements supplémentaires visent à renforcer les garanties en matière de sûreté et de sécurité. Les détails de ces mesures sont disponibles sur un site web dédié.

    Une consultation ouverte jusqu’au 30 mars

    Le processus de rédaction du Code s’inscrit dans une dynamique collaborative. Depuis une première séance plénière en septembre 2024, plusieurs groupes de travail et réunions virtuelles ont permis d’itérer sur le texte, en intégrant progressivement les retours des parties prenantes, incluant fournisseurs de GPAI, experts, académiques et représentants de la société civile. Cette troisième ébauche reste ouverte aux commentaires jusqu’au 30 mars 2025, en vue de la publication de la version finale prévue en mai.

    Une tentative de compromis qui divise

    Les premières réactions à cette nouvelle version témoignent d’un équilibre encore précaire. Plusieurs ONG et défenseurs des droits numériques dénoncent un affaiblissement du texte, qu’ils attribuent à la pression exercée par les grandes entreprises technologiques. À l’inverse, certains industriels estiment que les contraintes restent trop fortes, avec un risque de frein à l’innovation. Les experts indépendants ayant contribué à la rédaction reconnaissent eux-mêmes que cette version ne présente “pas encore le niveau de clarté et de cohérence attendu”, mais espèrent que les retours à venir permettront de mieux définir les contours d’une régulation opérationnelle à l’échelle européenne.

  • Téléréhabilitation et Parkinson : une solution prometteuse évaluée au Japon

    Maladie de Parkinson : un doublement attendu d’ici 2030 au Japon

    Des chercheurs japonais spécialisés en rééducation et neurologie ont évalué l’efficacité d’un programme de téléréhabilitation pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Avec 30 % de sa population, soit 36,25 millions de personnes ayant plus de 65 ans, le Japon est particulièrement concerné par cette pathologie. Le nombre de patients atteints de Parkinson devrait doubler d’ici 2030 par rapport à 2005.

    Les bienfaits de la réhabilitation

    La réadaptation vise à améliorer les symptômes moteurs tels que la rigidité, les tremblements, l’instabilité posturale, les troubles de la marche mais également les troubles non moteurs comme la dysphagie et l’ hypophonie. Elle inclut :

    • Des exercices ciblés sur la posture, la mobilité et la force
    • De l’orthophonie pour la parole et la déglutition
    • De l’ergothérapie pour améliorer les activités quotidiennes

    Une solution de téléréadaptation pour pallier le manque d’accès aux soins

    Les chercheurs du département de neurologie de l’Université Keio à Kyoto ont développé un programme de réadaptation à domicile via internet pour pallier le manque d’accès aux centres de réadaptation. Le programme s’appuie sur :

    • Des contenus de réadaptation préenregistrés
    • Des séances en visioconférence avec un physiothérapeute
    • Des conseils pratiques pour la gestion de la maladie
    • Des conférences courtes animées par un médecin

    Une étude de cohorte prospective

    L’efficacité du programme a été évaluée sur 56 patients atteints de Parkinson ayant suivi des séances bimensuelles via Zoom pendant six mois. L’étude a mesuré :

    • La satisfaction des patients
    • L’impact sur les activités quotidiennes et la qualité de vie
    • La convivialité de la plateforme

    Des résultats encourageants

    Publiés dans le Journal of Rehabilitation Medicine, les résultats indiquent :

    • 91,1 % des patients satisfaits de la téléréhabilitation
    • 91,9 % ayant adopté une routine d’exercice.
    • 71,4 % ressentant un impact positif sur leur bien-être émotionnel
    • Une évaluation positive de la convivialité : utilité (76,1 %), facilité d’utilisation et apprentissage (73,5 %), qualité de l’interface (75,4 %)

    Au regard de ces résultats, les chercheurs japonais estiment que la téléréhabilitation pourrait s’imposer comme une option de traitement courante pour les patients atteints de la maladie de Parkinson vivant loin des centres de réadaptation spécialisés.

     

  • Détection de l’AVC, chirurgie digestive, pied diabétique : les 12 start-up distinguées par le Snitem

    Détection préhospitalière de l’AVC, chirurgie mini-invasive digestive ou thérapie numérique pour diabétiques : la sélection 2025 du concours organisé par le Snitem illustre la diversité des technologies développées par les start-up françaises en medtech.

    Une sélection révélée avant la 10e édition de la Journée Start-up innovantes

    Le Snitem (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) a dévoilé, le 24 mars 2025, les 12 start-up lauréates de son concours annuel. Cette annonce précède la 10e édition de la Journée Start-up innovantes du dispositif médical, qui se tiendra le 17 juin 2025 à la Cité des sciences et de l’industrie, réunissant start-up, industriels, investisseurs et professionnels de santé. Ces entreprises seront mises en avant lors de l’événement à travers des présentations en direct. À l’issue de ces présentations, trois prix seront remis : le Prix du jury (parrainé par Urgo Medical), le Coup de cœur du public, et un nouveau Trophée RSE (remis par Peters Surgical), récompensant l’engagement sociétal et environnemental.

    Douze projets d’innovation pour répondre à des enjeux variés

    Les projets couvrent un large éventail d’enjeux cliniques :

    • AI Stroke propose une application mobile d’aide à la détection de l’AVC, embarquée dans les véhicules de secours.

    • DiappyMed développe EkiYou, une thérapie numérique destinée à adapter les doses d’insuline chez les personnes diabétiques.

    • Inen Robotics conçoit une plateforme robotique dédiée aux mini-chirurgies digestives endoscopiques, ciblant les cancers précoces.

    • Olva Medical miniaturise l’électrophysiologie avec une plateforme portable réutilisable pour les troubles du rythme cardiaque.

    • Sit Up Medical conçoit un lit médicalisé verticalisable pour faciliter la mobilité des patients et réduire les risques professionnels.

    • Solsius propose une solution de télésurveillance du pied diabétique via des semelles connectées.

    • SoQut Imaging développe un logiciel de diagnostic non invasif des maladies du foie à partir d’IRM.

    • Spartha Medical propose un spray multifonction pour dispositifs médicaux, aux propriétés antimicrobiennes, antivirales et anti-inflammatoires.

    • Stimuli Technology mise sur la neurostimulation non invasive pour traiter la vessie hyperactive.

    • TheraSonic utilise les ultrasons pour franchir temporairement la barrière hémato-encéphalique et optimiser la diffusion de médicaments dans le cerveau.

    • VeinSound traite les varices par ultrasons focalisés de haute intensité, sans chirurgie ni chaleur.

    • Ynnov développe un outil d’analyse 3D en temps réel de la posture et du mouvement pour un usage direct en cabinet.

    Un jury d’acteurs de la filière

    Le jury était composé de représentants d’organismes publics et privés : Bpifrance, EMT, Medtronic France, Peters Surgical, Theodo, Urgo France, Vygon, Winncare, et du Snitem lui-même. Ce panel a évalué les candidatures selon leur degré d’innovation, leur pertinence clinique et leur faisabilité.

  • 45 M€ pour renforcer la cybersécurité des hôpitaux et un plan IA pour les soignants

    Un plan cybersécurité renforcé face à la menace

    Lors de son audition au Sénat le 12 mars 2025, Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, a dévoilé sa feuille de route post-PLFSS. Parmi les axes stratégiques, la cybersécurité hospitalière fait l’objet d’une dotation de 45 millions d’euros dans le cadre du plan CaRE (Cybersécurité accélération et résilience des établissements). Le ministre a souligné la vulnérabilité croissante des dispositifs médicaux connectés (pousse-seringues, pacemakers, etc.), parfois victimes de cyberattaques nécessitant des transferts de patients.

    L’IA au service des soignants et de la recherche

    Yannick Neuder souhaite parallèlement faire de l’intelligence artificielle un levier d’efficience pour les professionnels de santé. Il a cité des cas d’usage comme la génération automatique de comptes-rendus médicaux par reconnaissance vocale ou l’optimisation des lettres de sortie. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour sensibiliser 100 000 étudiants à l’IA. Un autre vise à intégrer l’usage de “bras synthétiques” dans les essais cliniques. L’IA est également positionnée comme outil d’accélération dans la recherche sur les maladies rares.

    Médecine prédictive et souveraineté sanitaire

    Dans le prolongement du 4e Plan national maladies rares, le ministre a confirmé le lancement de trois nouveaux dépistages néonatals, dont celui de l’amyotrophie spinale, en lien avec la labellisation des centres de génétique. Le déploiement national est prévu d’ici l’été. Il s’agit, selon le ministre, d’un enjeu de souveraineté sanitaire, dans un contexte international qu’il qualifie de “défensif”, la santé pouvant, selon lui, devenir “une arme”.

    Risque numérique, résilience et coopération interservices

    Le ministre a insisté sur la nécessité d’une réflexion globale sur les risques technologiques dans le secteur de la santé, y compris bactériologiques. Il appelle à la collaboration entre ARS, forces de l’ordre et établissements pour prévenir les intrusions numériques. Le financement supplémentaire vise à consolider la résilience des structures hospitalières et médico-sociales, notamment face aux attaques pouvant paralyser les outils de soins.

    Des outils numériques pour lutter contre la fraude sociale

    Yannick Neuder entend également s’appuyer sur la digitalisation pour combattre la fraude sociale, estimée à 13,5 milliards d’euros. Il souhaite généraliser des centres d’investigation sur le modèle de celui de Grenoble à Paris, Marseille et Lille. En 2024, près de 500 millions d’euros ont été récupérés. L’objectif 2025 est fixé à 900 millions.

    Une stratégie axée sur l’innovation défensive et productive

    Enfin, le ministre a réaffirmé sa volonté de faire de l’innovation un moteur à la fois de modernisation du système de santé et de protection contre les menaces numériques et sanitaires. La double orientation – défensive via la cybersécurité, productive via l’IA – s’inscrit dans une stratégie globale articulée autour de la souveraineté, de la prévention, et de l’allègement des charges des soignants.

  • OpenAI investit 50 millions de dollars dans 15 institutions pour soutenir la recherche publique sur l’IA

    Un consortium international pour la recherche académique

    OpenAI vient d’annoncer le lancement de NextGenAI, un programme de soutien à la recherche académique impliquant 15 institutions partenaires aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. L’entreprise alloue 50 millions de dollars à cette initiative, sous forme de subventions, d’accès à ses API, ou de ressources de calcul. Le programme inclut notamment Sciences Po, l’Université d’Oxford, le Boston Children’s Hospital, ainsi que des universités américaines de premier plan comme Harvard, le MIT ou encore Duke.

    Cette initiative intervient alors que l’administration Trump a annoncé des réductions budgétaires dans la recherche en IA, provoquant une vive inquiétude dans le monde académique. OpenAI affirme vouloir “aider étudiants, enseignants et chercheurs à repousser les frontières de la connaissance”, tout en préparant la prochaine génération à “façonner l’avenir de l’IA”.

    Objectifs scientifiques et éducatifs

    NextGenAI vise à favoriser une collaboration transatlantique entre des établissements reconnus et à accélérer les progrès scientifiques grâce à des moyens techniques et financiers mutualisés. Selon Brad Lightcap, directeur de l’exploitation chez OpenAI, cette collaboration est essentielle pour “construire une IA qui profite à tous”. Les premiers projets engagés dans le cadre du programme couvrent un large spectre, de la santé à l’éducation, en passant par la préservation du patrimoine :

    • Harvard et le Boston Children’s Hospital développent des outils d’aide au diagnostic des maladies rares et travaillent sur l’alignement éthique de l’IA en santé ;
    • L’Université Duke explore le potentiel de l’IA en métascience, pour identifier les domaines scientifiques les plus propices à son impact ;
    • Texas A&M conçoit une formation à l’IA générative pour promouvoir une utilisation responsable dans le milieu académique ;
    • Le MIT utilise les ressources d’OpenAI pour permettre à ses étudiants et chercheurs de développer leurs propres modèles ;
    • L’Université du Mississippi étudie de nouvelles façons d’intégrer l’IA dans l’enseignement et la recherche ;
    • La Bibliothèque publique de Boston numérise et rend accessibles ses archives via des outils d’IA ;
    • L’Université d’Oxford applique l’IA à la transcription de manuscrits anciens issus de sa bibliothèque Bodleian.

    Une stratégie éducative aux implications éthiques

    Ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large d’OpenAI en faveur de l’éducation, après le lancement de ChatGPT Edu en mai 2024, une offre tarifairement accessible destinée aux universités. Toutefois, cette multiplication de partenariats entre institutions publiques et un acteur privé comme OpenAI soulève des interrogations sur l’indépendance académique et sur les modalités de gouvernance éthique de ces collaborations autour de l’intelligence artificielle.

  • Clariane et Resilience déploient une solution de télésurveillance pour les troubles de l’humeur dans 34 cliniques Inicea

    Un partenariat stratégique dans un contexte de priorité nationale

    Alors que la santé mentale est désignée Grande cause nationale en 2025, Clariane et Resilience s’associent pour développer et déployer Edra, un dispositif de télésurveillance destiné aux patients atteints de dépression et de troubles bipolaires. L’outil numérique sera intégré dans les 34 cliniques de santé mentale Inicea, opérées par Clariane, avec pour objectif de renforcer la réactivité des prises en charge et d’améliorer le suivi personnalisé en psychiatrie.

    Une solution fondée sur les données cliniques

    Fruit de l’expérience de Resilience dans l’oncologie et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), Edra ambitionne de structurer un nouveau standard de soins en santé mentale. En s’appuyant sur des preuves scientifiques issues d’essais cliniques internationaux, la solution vise à démontrer son impact clinique et organisationnel. Les bénéfices anticipés incluent une amélioration des symptômes dépressifs dès huit semaines, une réduction de la sévérité des épisodes maniaques à deux ans, et une qualité de vie physique accrue à six mois.

    Lancement de l’étude Edra Care_102

    Pour valider ces résultats dans le cadre de leur propre solution, Clariane et Resilience initient Edra Care_102, une étude clinique randomisée, contrôlée et multicentrique, pilotée par le Pr Antoine Yrondi. Elle concernera 600 patients et permettra de documenter l’impact médical, économique et organisationnel du dispositif. L’initiative s’inscrit également dans une logique d’accélération de la recherche en psychiatrie grâce à la structuration des données en vie réelle.

    Objectifs opérationnels et perspectives

    Au-delà du volet clinique, le dispositif vise à faciliter le travail des soignants en améliorant l’évaluation des symptômes et l’ajustement des traitements. Edra promet aussi un haut niveau de sécurité et de conformité réglementaire. Le marquage CE, encore en attente, est prévu pour 2025. En attendant, l’outil ne sera pas commercialisé.

  • Appli carte Vitale : activation possible pour tous les détenteurs de la CNIe via France Identité depuis le 18 mars

    Un accès national anticipé via France Identité

    L’application carte Vitale élargit son accès à l’échelle nationale grâce à une intégration avec l’application France Identité. À compter du 18 mars 2025, tout détenteur de la nouvelle carte nationale d’identité électronique (CNIe) pourra activer sa carte Vitale dématérialisée depuis son smartphone, sans attendre le déploiement régional prévu d’ici l’automne. Cette extension repose sur la connexion sécurisée entre les deux services publics numériques, et permet une activation immédiate pour les usagers majeurs équipés d’un smartphone compatible et de l’application France Identité.

    Une version numérique complémentaire à la carte physique

    L’appli carte Vitale, gratuite et disponible sous Android et iOS, est proposée par l’Assurance Maladie, la MSA et la MGEN. Elle ne remplace pas la carte physique mais en constitue une version numérique complémentaire. Elle permet à l’assuré d’avoir sa carte Vitale toujours à portée de main, avec ses droits automatiquement mis à jour. Elle permet aussi la prise en charge des ayants droit. Utilisable chez les professionnels de santé équipés, elle se présente via un QR code ou la technologie NFC. L’application nécessite la saisie d’un code secret à chaque usage.

    Un parcours d’activation simplifié grâce à France Identité

    L’identification sécurisée passe désormais par France Identité, l’application développée par France Titres (ANTS), qui compte déjà plus de 1,7 million d’utilisateurs. Lors de l’activation de l’appli carte Vitale, celle-ci détecte la présence de France Identité et propose son téléchargement si nécessaire. L’utilisateur doit disposer de sa CNIe et de son numéro de sécurité sociale. L’identité est vérifiée grâce à France Identité, rendant le processus plus rapide qu’avec l’activation classique, encore utilisée pour les assurés sans CNIe, incluant une vérification vidéo. L’appli carte Vitale offre également une solution immédiate en cas de perte ou de vol de la carte physique, permettant la continuité des soins sans rupture de remboursement.

    Sécurité des données et conformité RGPD

    Les données traitées sont limitées aux informations liées aux droits et aux remboursements de l’assurance maladie (identité, numéro de sécurité sociale, factures de soins, etc.) et ne contiennent pas de données médicales. L’application est conforme au RGPD, avec une vérification d’identité initiale et un code secret personnel à chaque utilisation.

    Fonctionnalités en évolution jusqu’en 2026

    L’application apporte plusieurs avantages :

    • Mise à jour automatique des droits ;
    • Suivi en direct des dépenses de santé ;
    • Possibilité d’intégrer la complémentaire santé dès 2026 pour un tiers-payant élargi ;
    • Futur accès à d’autres services numériques comme Mon espace santé.

    Déploiement progressif pour les autres assurés

    Pour les assurés non-détenteurs de la CNIe, le déploiement de l’application carte Vitale se poursuivra région par région à partir de mai 2025. Ils devront suivre le parcours actuel d’activation en ligne, basé sur une vérification d’identité par reconnaissance faciale et contrôle humain.

  • La DREES publie le code R de correction des données de passages aux urgences entre 2017 et 2023

    Transparence sur les données de passages aux urgences

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) met à disposition le code source utilisé pour produire les séries corrigées du nombre quotidien de passages aux urgences, par département, de 2017 à 2023. Ce code accompagne l’étude sur les dynamiques départementales des passages aux urgences publiée en décembre 2024.

    Un code open source basé sur trois sources de données

    Les scripts publiés, rédigés en langage R et exécutés sous la version 4.3.1, s’appuient sur trois bases principales : le Recueil de l’Activité des Services d’Urgences (RPU), la Statistique Annuelle des Établissements de Santé (SAE) et le Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI).

    Le code comprend cinq scripts distincts. Ils permettent d’intégrer, de prétraiter et de relier ces jeux de données, puis d’appliquer des corrections aux données brutes issues du RPU. Ces ajustements visent à compenser les biais induits par la montée en charge progressive de la remontée des données sur la période observée, et à garantir une meilleure cohérence des séries dans le temps et entre territoires. Une méthode d’ajustement temporel, dite de Denton-Cholette, est utilisée pour assurer l’alignement avec les données issues de la SAE.

    Modélisation de la saisonnalité des passages

    Les scripts intègrent également une modélisation de la composante saisonnière, tant infra-hebdomadaire qu’infra-annuelle, qui constitue un des points saillants de l’étude publiée par la DREES. Cette modélisation permet de mieux comprendre les dynamiques locales de recours aux services d’urgences.

    Un dépôt Gitlab accessible pour réutilisation

    Les utilisateurs disposant des données brutes du RPU peuvent cloner le dépôt Gitlab mis en ligne par la DREES, et suivre les instructions détaillées dans le fichier README pour répliquer ou adapter les analyses. Pour accéder au code source : DREES_code_public / Etudes / ER1320 · GitLab