Vendredi 18 avril de 10h à 12h : suivre en direct le live LinkedIn
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Le gouvernement britannique investira jusqu’à 600 millions de livres sterling dans la création d’un Health Data Research Service (HDRS), une plateforme unique destinée à faciliter l’accès des chercheurs aux données de santé anonymisées du NHS. Le centre sera implanté au Wellcome Genome Campus, avec une participation de 100 millions de livres du Wellcome Trust. Ce futur service centralisé vise à simplifier l’accès aux ressources de soins primaires, secondaires et aux données de mortalité, aujourd’hui dispersées et difficiles d’accès. Il permettra également de soutenir la recherche clinique en mettant en relation les patients et les essais en cours. Cette initiative répond aux recommandations du rapport Sudlow de 2023, qui dénonçait des délais excessifs – parfois plusieurs années – pour l’accès aux données du NHS.
Dans un contexte de déclin des essais cliniques commerciaux au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a précisé que le HDRS permettra d’accélérer les processus, avec un objectif de réduction du délai de mise en place d’un essai à 150 jours d’ici mars 2026. « Les patients auront un meilleur accès aux nouveaux traitements et technologies », a-t-il déclaré, en rappelant l’impact stratégique des données de santé observé durant la pandémie.
L’annonce a reçu un accueil favorable de la part des acteurs du secteur. L’ABPI a également salué l’ambition gouvernementale, en soulignant l’importance d’associer l’industrie à la conception du HDRS. De son côté, la BioIndustry Association (BIA) y voit une opportunité pour les PME innovantes d’accéder à un environnement de recherche renforcé, en conjuguant données publiques et dynamisme entrepreneurial.
Le Hub France IA a dévoilé le 8 avril la 5e édition de sa cartographie des start-ups et fournisseurs innovants en intelligence artificielle. L’édition 2025 recense 597 structures, dont 265 font leur entrée cette année, illustrant l’accélération du secteur et une diversification croissante des usages.
Pour la première fois, l’IA générative devient la technologie la plus représentée dans les solutions recensées, avec des levées de fonds significatives à la clé. La médiane des montants levés atteint 1,9 million d’euros pour les jeunes pousses de ce segment, sur un échantillon représentatif. L’écosystème reste constitué majoritairement de structures de moins de 50 salariés (89 %) et se concentre en Île-de-France (63 %), tout en affichant une présence croissante dans les autres régions.
Le nouveau volet thématique de cette édition porte sur les liens entre intelligence artificielle et transition écologique. Présenté par Thomas Cottinet et Pierre Monget, il montre que 12 % des start-ups travaillent sur des cas d’usage liés à l’environnement, tandis que 11 % développent des solutions dites “frugales”, visant à réduire l’empreinte énergétique des systèmes d’IA. Une table ronde réunissant Juliette Fropier, David Monteau, Thomas Bajas et Xavier Gounon a permis de croiser les regards sur les enjeux de durabilité du secteur.
Les tendances à horizon 2025 ont été exposées par Chloé Plédel, avec un panorama national et européen, et Amélie Coantic, lors d’une keynote de clôture centrée sur les conditions d’une IA au service de la société. La cartographie, aujourd’hui considérée comme une référence, amorce son extension à l’échelle européenne en lien avec des partenaires en Allemagne, Suède et aux Pays-Bas.
Roche Diagnostics collabore avec l’Université de Liverpool pour créer une bioressource numérique dédiée au cancer de l’œil, afin d’améliorer la détection précoce et la personnalisation des traitements des cancers oculaires rares.
Le mélanome uvéal, tumeur intraoculaire la plus fréquente chez l’adulte, reste rare mais redoutable en raison de son taux de mortalité élevé. Son incidence varie selon les régions :
Le taux de mortalité élevé est lié à la fréquence des métastases, qui surviennent dans près de 50 % des cas, réduisant la survie médiane à 12 mois.
Le diagnostic des cancers oculaires repose sur plusieurs modalités d’imagerie, dont l’échographie et l’IRM pelviennes, mais leur sensibilité reste inégale. La cœlioscopie exploratoire est l’examen de référence, bien qu’invasif.
Le projet EYE-CAN-AID, porté par le Liverpool Ocular Oncology Centre, s’appuie sur une biobanque de cancers oculaires constituée depuis 14 ans et sur des algorithmes d’IA développés par Roche. Le consortium vise à créer une base de données multimodale enrichie de données cliniques, radiologiques, histopathologiques et génétiques.
Objectifs de la plateforme :
L’infrastructure EYE-CAN-AID repose sur le scanner de lames Ventana DP 600 de Roche, offrant :
La plateforme permettra ainsi :
Déjà opérationnelle dans cinq pays européens, Trials4Care agrège les données de plus de 4,5 millions de patients. Son interfaçage natif avec les DPI fait de cette solution un levier pour renforcer la recherche clinique au sein des hôpitaux.
Le groupe Dedalus a franchi un nouveau cap en février 2025 avec le déploiement de Trials4Care (T4C) à l’hôpital NOVO (Nord-Ouest Val-d’Oise), première implémentation de cette solution en France. Dédiée à l’amélioration du recrutement de patients dans les essais cliniques, la plateforme s’intègre directement aux systèmes d’information hospitaliers, notamment les Dossiers Patients Informatisés (DPI) de Dedalus, mais également ceux de prestataires tiers. Ce déploiement sur site valide son efficacité en conditions réelles.
L’hôpital NOVO, partenaire historique de Dedalus, a fait le choix de T4C pour accroître sa visibilité auprès des promoteurs d’essais cliniques. Fort de ses six sites, l’établissement couvre un territoire de 520 000 habitants et préside actuellement le réseau RICH (Recherche et Innovation en Centre Hospitalier). Il dispose d’un effectif de près de 5 000 professionnels, dont 454 médecins (ETPR), et mène plus de 307 000 consultations par an.
Le projet s’inscrit dans une stratégie de déploiement progressif des technologies de santé numérique portées par Dedalus. Une nouvelle étape est prévue avec l’intégration du Traitement du Langage Naturel (NLP), dont l’entraînement est programmé sur une durée de trois à quatre mois. Cette brique technologique permettra d’extraire et valoriser les données non structurées présentes dans les dossiers médicaux. En parallèle, Dedalus a noué un partenariat stratégique avec Lynxcare pour enrichir la plateforme T4C avec des données utiles à la réalisation d’études en vie réelle (Real World Evidence).
Selon Alexandra Kipper, Responsable Business Développement Life Sciences chez Dedalus France, « cette collaboration vise à proposer aux cliniciens, hôpitaux et industriels un accès facilité à des données de haute qualité, tout au long de leur chaîne de valeur. »
Au T1 2025, les levées de fonds dans la healthtech française chutent de 36 % à 98,8 M€, avec deux start-up, Bioptimus (36 M€) et Robeauté (27 M€), concentrant près des deux tiers des montants. Le secteur drug discovery tire son épingle du jeu, représentant plus de 42 % des fonds, tandis que l’IA s’impose dans la majorité des levées. Malgré quelques signaux positifs, la dynamique globale reste en net recul, avec seulement trois entreprises dépassant 10 M€ contre six l’an dernier. Cette contraction s’accompagne d’une vague de faillites emblématiques et d’une polarisation accrue des financements autour des plus gros acteurs.
Au premier trimestre 2025, les levées de fonds des start-up françaises de la healthtech ont reculé à 98,8 millions d’euros, soit une baisse de 36 % par rapport à la même période en 2024 (161,2 millions) et de 46 % par rapport à 2023 (182,6 millions). Deux start-up concentrent à elles seules près des deux tiers des montants levés : Bioptimus, qui a réalisé une série A record de 36 millions d’euros, et Robeauté, avec 27 millions. Le secteur de la drug discovery affiche une forte progression, totalisant 41 millions d’euros ce trimestre, alors qu’il n’avait levé que 15,5 millions sur toute l’année 2023. L’IA s’impose comme un moteur d’innovation, intégrée dans 11 des 15 levées du trimestre. Malgré ces signaux positifs, la tendance générale reste à la contraction, le T1 2025 étant le deuxième plus faible des onze derniers trimestres, confirmant un ralentissement structurel des financements dans la healthtech.
Chiffre clé : La drug discovery représente à elle seule plus de 42% des levées de fonds au T1 2025.
👉L’analyse détaillée des montants des levée de fonds du trimestre par secteurs, technologies est à retrouvé ici.
Au premier trimestre 2025, Bioptimus s’est démarquée avec une levée de fonds record de 36 millions d’euros, devançant largement les autres acteurs du numérique en santé, dont seule Robeauté a également franchi la barre des 10 millions d’euros levés avec 27 millions. Cette concentration des financements est marquante, puisque ces deux opérations représentent à elles seules 63 des 98,8 millions d’euros collectés sur la période. Le ticket moyen atteint ainsi 9,04 millions d’euros, en légère hausse par rapport à 2024, mais la dynamique globale reste en retrait : seules trois entreprises ont levé plus de 10 millions d’euros, contre six au T1 2024. Fait notable, aucune levée n’est inférieure à 1,2 million d’euros cette année, alors que deux opérations étaient sous le million au T1 2024, illustrant une polarisation croissante du financement autour des plus grosses start-up du secteur.
Chiffre clé : 2 entreprises sur les 15 concernées représentent près des 2 tiers des montants
👉Le panorama complet des levées de fonds au premier trimestre est à retrouver ici
Le début de l’année 2025 a été marqué par la liquidation de trois entreprises de biotechnologie et santé numérique : Flash Therapeutics, Egeiro Pharma et Butterfly Therapeutics, toutes victimes d’échecs de repositionnement stratégique ou de difficultés d’accès au financement, malgré des levées de fonds significatives par le passé, comme les 15 millions d’euros levés par Flash Therapeutics en 2021. À l’international, la pionnière américaine 23andMe s’est également déclarée en faillite après une chute de ses revenus et une fuite massive de données, mettant en lumière la fragilité du modèle économique du secteur. En parallèle, la medtech française Gleamer accélère sa croissance avec l’acquisition de Pixyl et Caerus Medical, visant désormais à couvrir 80 % des besoins en imagerie médicale, forte de plus de 35 millions de dossiers patients analysés chaque année dans 2 500 établissements et d’une présence dans 45 pays. Ces événements illustrent à la fois les risques structurels pesant sur les jeunes entreprises de la santé et le dynamisme des acteurs misant sur l’intelligence artificielle et l’innovation clinique.
Chiffre clé : 3 faillites dans la santé numérique en 2025
👉H&TI analyse pour vous les raisons de ces faillites ici.
Le premier trimestre 2021 a marqué un sommet historique pour les entreprises françaises du numérique en santé avec 308,9 millions d’euros levés, dont trois levées majeures supérieures à 30 millions d’euros : eCential Robotics (100 M€), Carmat (55,7 M€) et CorWave (35 M€), qui à elles seules ont concentré plus de la moitié des fonds collectés. Depuis, eCential Robotics a poursuivi son expansion internationale en obtenant plusieurs homologations FDA et en lançant la commercialisation de sa plateforme robotique aux États-Unis, tandis que CorWave a inauguré une usine à Clichy pour industrialiser sa pompe cardiaque et a porté sa série C à 61 M€. Carmat, après une suspension temporaire de ses implantations fin 2021, a franchi le cap des 100 patients équipés début 2025 et levé plus de 120 M€ pour soutenir sa production et ses essais cliniques. Parmi les autres acteurs, Volta Medical a levé 36 M€ en 2023 et obtenu des validations réglementaires majeures pour son IA d’aide à l’ablation cardiaque, Median Technologies vise la première mise sur le marché d’un logiciel IA pour le dépistage du cancer du poumon dès 2025, et AcuSurgical prépare une levée de 20 à 25 M€ pour industrialiser son robot chirurgical après une première étude clinique réussie. La dynamique se retrouve aussi chez Poppins (ex-Mila), qui a levé 8 M€ pour accélérer le déploiement de sa solution numérique pour enfants DYS, et chez Rhythm Diagnostic Systems, qui a obtenu le marquage CE pour son dispositif de télésurveillance MultiSense, désormais déployé à l’international. Ces trajectoires témoignent d’une forte capacité d’innovation, d’industrialisation et d’expansion à l’international, même si certains acteurs ont dû surmonter des turbulences industrielles ou renforcer leur financement pour poursuivre
Chiffre clé : Les trois start-up ayant levées plus de 30 millions d’euros en 2021 continue à collecter des fonds.
👉H&TI vous en dit plus sur les parcours des grosses levée de fonds de l’années 2021 ici
Les 5 millions levés par la start-up lyonnaise Netri, spécialisée dans les organes sur puce pour prédire l’effet d’un candidat médicament, s’ajoutent aux 36 millions de Bioptimus, portant le total à 41 millions pour ce secteur. Le secteur est en très forte dynamique : il avait déjà levé 45 millions d’euros le trimestre précédent, avec les 36 millions d’Aquemia et les 9 millions de Deeplife. Ce n’est pourtant pas habituellement un secteur très sollicité, avec par exemple seulement 15,5 millions levés en 2023 dans ce domaine.
Sur le plan des technologies, on remarque que seulement 4 des 15 entreprises ayant levé des fonds durant les 3 premiers mois de 2025 n’utilisent pas de technologie d’IA. Cependant, il est important de préciser que cela ne signifie pas que l’intégralité du caractère innovant des autres solutions provient de l’IA. Ce n’est par exemple pas le cas pour Robeauté ou Netri, pour lesquels l’IA n’est qu’une composante de la solution apportée.
Alors que le premier trimestre était, en 2021, 2022, 2023 et 2024, supérieur aux deux qui les avaient précédés, celui de 2025 est le deuxième plus bas parmi les 11 derniers. Cela permet de déduire que la faiblesse des montants ne provient pas de la période de l’année, mais reflète une réelle tendance baissière des levées de fonds dans le domaine de la healthtech. Le graphique commence au T3 2022, car la période allant du T2 2021 au T3 2022 n’est pas représentative des tendances habituelles du secteur.
Sur les 98,8 millions d’euros levés, 64 millions, soit 65 %, l’ont été par deux start-up : Bioptimus et Robeauté.
En février 2024, Bioptimus avait déjà annoncé une première levée de fonds de 35 millions de dollars. La jeune start-up Bioptimus vise à concevoir un outil global de compréhension de la biologie en combinant des données de différentes échelles, de la molécule jusqu’à l’organisme entier, afin d’obtenir une simulation complète des interactions possibles. L’annonce, en janvier 2025, d’une nouvelle levée de 41 millions de dollars porte donc le total à 76 millions de dollars collectés en moins d’un an. Parmi les investisseurs, on compte Cathay Innovation (États-Unis), Sofinnova Partners (Paris, Milan, Londres), Bpifrance, Andera Partners (France), Boom Capital Ventures (USA), Pommier Capital et Felix Capital (Royaume-Uni). Deux business angels accompagnent également Bioptimus : Emmanuel Cassimatis, en charge de la data, de l’IA et des investissements software chez SAP, et Thomas Wolf, cofondateur d’Hugging Face.
La start-up française Robeauté a annoncé avoir bouclé une série A de 27 millions d’euros en janvier 2025. Robeauté développe des micro-robots implantables dans le cerveau. Ces robots peuvent remplir diverses missions, comme l’implantation d’électrodes, la délivrance de molécules, des biopsies ou de la télésurveillance. La levée de fonds, orchestrée par Plural, Cherry Ventures et Kindred Ventures, a réuni également des investisseurs de premier plan comme LocalGlobe, Think.Health, APEX Ventures et Brainlab. Ce capital permettra à l’entreprise de débuter ses essais cliniques d’ici 2026 et de préparer son implantation sur le marché américain.
La medtech française Carmat, conceptrice du cœur artificiel total Aeson®, a réalisé en janvier 2025 une levée de fonds de 9,7 millions d’euros. L’opération a été structurée autour d’une émission d’actions nouvelles au prix de 0,77 euro par action, soit une décote de 29 % par rapport au cours de clôture précédent. Cette levée a réuni 8,6 millions d’euros souscrits par des investisseurs spécialisés et 1,1 million d’euros par des investisseurs particuliers via la plateforme PrimaryBid.
Cette opération vise la poursuite du développement commercial en Europe et l’étude clinique EFICAS en France. Grâce à ce financement, Carmat sécurise sa trésorerie jusqu’à mi-mai 2025, mais la société estime avoir encore besoin de 30 à 35 millions d’euros supplémentaires pour couvrir ses besoins sur les 12 prochains mois. Elle continue donc d’explorer activement d’autres options de financement auprès de différents acteurs financiers.
Ce qui fait du premier trimestre de l’année 2021 l’un des plus important en termes de levées de fonds pour les entreprises françaises du numérique en santé, ce sont les 3 levées de fonds supérieures à 30 millions d’euros, dont le méga deal de Ecential Robotics qui avait levé 100 millions d’euros. Ce financement qui représente près d’un tiers des montants levés lors de ce trimestre (308,9M €) est suivi par les levées de fonds de Carmat (55,7M €) et Corwave (35M €), qui a eux trois porteNT plus de la moitié des fonds levés au cours des 3 premiers mois de l’année 2021.
Pour ce qui est des autres levées de fonds, seules deux se situent au-dessus de 10M € : celles de Volta Medical et de Median Technologies. Les 23 autres vont de 5,8M € (AcuSurgical) à moins d’un million d’euros.

Pour cette étude, H&TI se concentrent sur les 9 entreprises (présentes sur le tableau ci-dessous) qui ont réalisées les plus grosses levées de fonds au cours du premier trimestre de l’année 2021.
Depuis sa levée de 100 millions d’euros au premier trimestre 2021, eCential Robotics a connu une progression rapide, renforçant sa position dans le domaine de la chirurgie assistée par robotique, notamment pour la colonne vertébrale. L’entreprise a capitalisé sur ce financement pour accélérer le développement technologique, sécuriser des partenariats stratégiques et obtenir des homologations clés à l’international.
En termes de financement post-avril 2021, eCential Robotics a reçu 15 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement en décembre 2021, dans le cadre de son soutien à la recherche et à l’innovation en robotique chirurgicale. Ce financement a permis d’accélérer le développement de la plateforme robotique ouverte et connectée, spécialement conçue pour la chirurgie neuro-musculo-squelettique.
L’entreprise a également multiplié les partenariats industriels internationaux, notamment avec SIGNUS, Amplitude Surgical, ChoiceSpine, Spineart et Spine Wave, en vue de développer des solutions intégrées combinant implants, navigation chirurgicale et robotique. Ces collaborations visent une meilleure intégration de la robotique dans les blocs opératoires, avec une approche centrée sur la fluidité des workflows et la sécurité du patient.
Sur le plan réglementaire, l’obtention de plusieurs autorisations de la FDA aux États-Unis représente une étape majeure. En septembre 2022, eCential a obtenu une première approbation pour sa plateforme robotique chirurgicale dédiée au rachis. Cette homologation a été complétée par une seconde en juillet 2024 pour une version optimisée, suivie en mars 2025 par l’approbation de la version Op.n GEN 1, sa toute dernière innovation. Ces jalons ouvrent la voie à une commercialisation sur le marché américain, déjà amorcée avec des premières chirurgies réalisées avec succès dès juillet 2024.
Enfin, eCential Robotics a inauguré son propre institut de formation en mai 2021, afin de soutenir les chirurgiens dans l’adoption de la robotique au bloc opératoire, marquant son ambition d’être non seulement un fournisseur de solutions technologiques, mais aussi un accompagnateur du changement dans les pratiques médicales.
Depuis 2021, CorWave s’est affirmée comme l’un des acteurs majeurs de la medtech française dans le domaine de l’assistance circulatoire. L’entreprise développe une pompe cardiaque implantable reposant sur une technologie de membrane ondulante — une rupture technologique par rapport aux pompes rotatives classiques, qui se rapproche davantage du fonctionnement physiologique du cœur humain.
En juin 2023, CorWave a annoncé le second closing de son tour de série C, portant le montant total levé à 61 millions d’euros. Ce financement avait pour objectif d’accompagner le premier déploiement industriel de sa technologie, notamment par la montée en charge de la production et le passage aux phases avancées de tests précliniques et cliniques. Cette levée de fonds s’inscrit dans la continuité des efforts de structuration de l’entreprise en vue de sa future commercialisation.
Dans cette logique, CorWave a inauguré en octobre 2023 une usine urbaine à Clichy, en bord de Seine. Ce site, qui représente un investissement stratégique, incarne l’ambition de relocaliser une partie de la production de dispositifs médicaux de pointe en France, tout en répondant aux normes les plus exigeantes en matière de qualité industrielle et de régulation médicale.
Dès 2022, l’entreprise avait annoncé son intention de s’installer sur ce nouveau site, témoignant d’une trajectoire clairement tournée vers la montée en échelle. Cette implantation vise à structurer toute la chaîne industrielle autour de la fabrication de son dispositif d’assistance ventriculaire gauche.
Depuis avril 2021, Volta Medical a franchi des étapes décisives, consolidant sa position parmi les entreprises françaises les plus prometteuses dans le domaine de la santé numérique. Spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle pour l’électrophysiologie cardiaque, la medtech marseillaise s’est illustrée à la fois par ses avancées réglementaires, sa stratégie clinique rigoureuse et des partenariats structurants.
En janvier 2023, Volta a levé 36 millions d’euros dans le cadre d’une série B, visant à accélérer l’adoption de son logiciel d’aide à l’ablation cardiaque. Cette levée a marqué un tournant dans le développement de l’entreprise, lui permettant notamment d’intensifier ses efforts cliniques sur les marchés nord-américain et européen.
Côté réglementaire, Volta a obtenu deux autorisations majeures. En mai 2023, la FDA a délivré une clearance pour son logiciel Volta AF-Xplorer™, conçu pour simplifier les procédures complexes de fibrillation auriculaire. En février 2024, le marquage CE est venu renforcer cette reconnaissance sur le marché européen. Ces étapes clés ont permis le lancement de la solution sur plusieurs territoires stratégiques.
Sur le plan clinique, Volta a mené le tout premier essai randomisé transatlantique, TAILORED-AF, qui a permis de comparer l’approche assistée par IA au traitement conventionnel de la fibrillation auriculaire persistante. Les résultats, présentés en avril 2024 au congrès Heart Rhythm aux États-Unis, confirment la pertinence médicale de l’approche. En parallèle, l’entreprise a lancé l’étude RESTART pour le traitement des récidives de FA, et ses travaux ont été mentionnés dans la dernière déclaration de consensus des sociétés savantes d’électrophysiologie.
Enfin, Volta Medical a renforcé sa dimension industrielle en s’associant à GE Healthcare en juillet 2024, pour développer conjointement des technologies électrophysiologiques enrichies par l’IA. Ce partenariat stratégique vise à combiner les expertises de GE en imagerie et de Volta en IA, pour transformer en profondeur les pratiques de l’ablation cardiaque.
Depuis sa levée de fonds de 5,75 millions d’euros en 2021, AcuSurgical a franchi plusieurs étapes majeures dans le développement de sa technologie. Spécialisée dans la chirurgie vitréo-rétinienne, la société montpelliéraine a mis au point Luca, un robot chirurgical doté de deux bras articulés, conçu pour assister les ophtalmologistes dans des procédures d’une extrême précision. Avec ce dispositif, la startup ambitionne de transformer les standards de soin pour des pathologies rétiniennes qui touchent plusieurs centaines de millions de personnes à travers le monde, comme la DMLA ou les rétinopathies diabétiques.
En avril 2024, AcuSurgical a annoncé le succès de sa première étude clinique menée à l’hôpital universitaire de Gand, en Belgique. Sept patients ont été opérés à l’aide de Luca dans le cadre de vitrectomies, avec des résultats positifs sur la précision et l’intégration du dispositif au bloc opératoire. Ce jalon valide non seulement la fiabilité technique du robot, mais également sa capacité à s’intégrer dans les flux opératoires existants, ce qui est clé pour une adoption hospitalière à large échelle.
L’enjeu est désormais clair : passer à la vitesse supérieure. AcuSurgical prévoit une levée de fonds de 20 à 25 millions d’euros en 2025 pour soutenir l’industrialisation, la constitution d’une force commerciale, et surtout l’obtention des certifications réglementaires en Europe et aux États-Unis. Objectif : pouvoir équiper à terme les hôpitaux et cliniques de robots Luca™, vendus à un prix de quelques centaines de milliers d’euros l’unité.
Derrière ce projet, on retrouve une équipe fondée sur un solide binôme scientifique et clinique, combinant l’expertise robotique du LIRMM (CNRS / Université de Montpellier) et celle de chirurgiens du CHU de Saint-Étienne. Ce positionnement unique fait d’AcuSurgical une des rares entreprises au monde – avec la néerlandaise Preceyes – à s’attaquer à ce segment de la chirurgie rétinienne avec une approche robotique bimanuel augmentée. Alors que la demande pour des interventions plus sûres, plus rapides et moins invasives explose, AcuSurgical se positionne comme l’un des futurs leaders européens d’un marché en pleine structuration.
Depuis avril 2021, TokTokDoc a consolidé sa position en tant qu’acteur clé de la télémédecine en France, particulièrement dans le secteur médico-social. En décembre 2022, l’entreprise a levé 2 millions d’euros auprès d’Arkéa via son fonds d’innovation sociétale We Positive Invest, avec la participation d’investisseurs privés. Cette levée de fonds a permis à TokTokDoc d’accélérer son développement commercial, notamment dans les secteurs des ehpad et du handicap, et de doubler ses effectifs pour atteindre 40 collaborateurs.
Sur le plan opérationnel, TokTokDoc a étendu sa présence en équipant son 100ème établissement en Normandie en avril 2023, démontrant ainsi son engagement à réduire les déserts médicaux. L’entreprise a également renforcé ses partenariats, notamment avec l’hôpital La Porte Verte – UNIVI Santé dans les Yvelines, où elle fournit une solution de téléconsultation et téléexpertise, forme les équipes soignantes et accompagne les établissements pour le bon déroulement des projets de télémédecine. TokTokDoc a également collaboré avec le réseau Clinalliance, intégrant sa plateforme de télémédecine dans plusieurs EHPAD, ce qui a significativement amélioré l’accès aux soins et la qualité des services médicaux pour les résidents.
L’entreprise a innové en développant la “Policlinique Mobile”, un modèle organisationnel où des infirmiers diplômés d’État (IDE) spécialisés en télémédecine interviennent directement dans les établissements pour faciliter les téléconsultations. Ces IDE bénéficient d’une formation approfondie de 75 heures, incluant des sessions pratiques et théoriques, pour assurer une prise en charge optimale des patients. Enfin, TokTokDoc a renforcé la sécurité des prescriptions médicales en intégrant un module d’aide à la prescription développé en partenariat avec Synapse Medicine. Ce module vise à prévenir les risques médicamenteux, particulièrement chez les personnes âgées polymédiquées.
Depuis avril 2021, RDS, basée à Strasbourg, a connu une croissance significative, notamment grâce à sa solution de télésurveillance MultiSense. Ce dispositif médical portable permet une surveillance continue à distance des patients, mesurant des paramètres physiologiques tels que la fréquence cardiaque, la saturation en oxygène, la fréquence respiratoire, la température cutanée, la posture et le niveau d’activité. Conçu pour faciliter le retour précoce à domicile des patients, MultiSense a été testé dans six essais cliniques et offre une précision comparable aux équipements hospitaliers standards.
En octobre 2023, RDS a clôturé une levée de fonds d’amorçage de 13 millions d’euros, avec la participation de Capital Grand Est. Ces fonds ont été destinés à soutenir le développement de MultiSense et à préparer son lancement commercial en Europe.
Le 5 mars 2024, RDS a obtenu le marquage CE pour MultiSense. Cette certification a permis à l’entreprise de lancer la phase de pré-commercialisation en Europe, avec des retours positifs de la part des cliniciens. En juin 2024, MultiSense a été déployé à l’Hôpital universitaire de Bruxelles (H.U.B), marquant une étape importante dans l’expansion internationale de RDS.
RDS a été lauréate de plusieurs programmes et concours prestigieux, notamment :
Le programme France 2030 Export en octobre 2024 ;
L’EIC Scaling Club en octobre 2024 ;
Le concours i-Nov en octobre 2023 ;
L’appel à projets Innovation 2023 de Santélys ;
Le concours de start-up innovantes organisé par MedFIT en octobre 2023.
Au printemps 2021, Carmat semblait entrer dans une phase décisive, avec la première implantation commerciale du cœur artificiel Aeson et ses débuts cliniques aux États-Unis. Cependant, en décembre 2021, la société a été contrainte de suspendre temporairement les implantations à cause de problèmes de qualité identifiés dans la chaîne de production. Cet arrêt brutal a jeté un froid sur la dynamique de déploiement.
Les investigations menées ont permis de reprendre la production, et dès l’automne 2022, Carmat a obtenu les autorisations nécessaires pour reprendre ses études cliniques et ses implantations commerciales. Le retour sur le marché a ainsi été confirmé fin 2022.
Depuis, Carmat a multiplié les implantations, franchissant le cap des 50 patients implantés en 2023, puis des 100 implantations début 2025. Le dispositif Aeson s’impose progressivement comme une solution pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque terminale, en particulier comme pont à la transplantation, en Europe. Il a été intégré à plusieurs essais cliniques, notamment l’étude EFICAS menée en France, pour laquelle plus de la moitié des patients ciblés avaient déjà été recrutés à l’été 2024.
L’entreprise a également renforcé la documentation clinique, avec plusieurs publications dans des revues scientifiques internationales, dont le Journal of Heart and Lung Transplantation et JACC: Heart Failure début 2025. Ces données viennent appuyer la stratégie d’élargissement des indications et de sécurisation du marquage CE obtenu.
CARMAT a fait face à des besoins en financement récurrents, renforcés par l’arrêt temporaire des activités en 2021. Depuis avril 2021, l’entreprise a levé plus de 120 millions d’euros, répartis sur plusieurs opérations :
Avril 2022 : 40,5 M€ levés
Décembre 2022 : 31,1 M€
Mai 2024 : 16 M€, puis une autre levée en janvier 2025 de 9,7 M€
Plusieurs lignes de financement ont été ouvertes, notamment avec la BEI et IRIS Capital, pour stabiliser le soutien à court terme
En parallèle, 13,2 M€ ont été obtenus via France 2030 en avril 2023
Ces levées ont permis de sécuriser la production, de renforcer la capacité industrielle à Bois-d’Arcy (nouveau site mis en service en décembre 2023), et de soutenir la montée en cadence.
Depuis avril 2021, Median Technologies, entreprise basée à Sophia Antipolis et forte de 240 collaborateurs, s’est imposée comme un acteur central du diagnostic assisté par intelligence artificielle dans la lutte contre le cancer. Spécialiste des logiciels dispositifs médicaux et de l’analyse d’imagerie médicale, la société a su relancer sa croissance en 2024 avec un chiffre d’affaires annuel de 22,9 millions d’euros (+3,3 % par rapport à 2023), et une forte accélération au second semestre (+10,2 %), tirée par la signature de nouveaux accords-cadres avec plusieurs groupes pharmaceutiques internationaux du Top 3 et du Top 10 en oncologie, ainsi qu’une expansion vers les marchés asiatiques, notamment en Corée du Sud et au Japon.
Cette dynamique commerciale s’appuie sur deux piliers. Le premier, l’activité iCRO, continue de fournir des services d’imagerie pour les essais cliniques mondiaux en oncologie, avec un carnet de commandes qui atteint 71 millions d’euros fin 2024. Le second, plus stratégique encore, est le développement de eyonis™ LCS, une suite logicielle de diagnostic précoce du cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde. Après avoir validé ses performances analytiques dans une première étude pivot (REALITY), Median prévoit de finaliser une deuxième étude clinique (RELIVE) début 2025 avant de déposer les demandes d’autorisation réglementaire auprès de la FDA (510(k)) et pour le marquage CE. La mise sur le marché est envisagée dès le troisième trimestre 2025 aux États-Unis.
Pour soutenir cette ambition, Median n’a pas lancé de nouvelle levée de fonds via augmentation de capital, mais a renforcé sa trésorerie grâce à plusieurs instruments : le décaissement de 8,5 M€ de la BEI début 2024, la prolongation du prêt initial jusqu’en octobre 2025, et l’accord d’un nouveau prêt conditionnel pouvant atteindre 37,5 M€. Par ailleurs, une ligne de financement sous forme d’obligations remboursables en actions a été signée avec Iris Capital, pour un montant maximum de 10 M€, dont 4 M€ ont été mobilisés dès janvier 2025.
Pour Fredrik Brag, son fondateur, 2025 s’annonce comme « une année charnière », marquée par la première commercialisation d’un logiciel dispositif médical basé sur l’IA. Avec eyonis™, Median entend démontrer l’apport décisif de l’intelligence artificielle dans le dépistage précoce du cancer et renforcer son leadership technologique à l’échelle mondiale.
Depuis avril 2021, Mila est devenue Poppins et s’est affirmée comme une référence dans l’univers des thérapies digitales destinées aux enfants atteints de troubles “dys” (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie…). Cette évolution s’est concrétisée à l’automne 2023 avec une levée de fonds de 8 millions d’euros, menée par Eurazeo et accompagnée par des investisseurs comme Verve Ventures, Allianz France, Bpifrance (via le Fonds Patient Autonome), Kurma Partners, BNP Paribas Développement et HEC Ventures.
Ce tour de table a permis d’accélérer le déploiement de sa solution thérapeutique, un jeu musical sur tablette et smartphone validé cliniquement et disposant du marquage CE. Poppins propose une approche inédite : une rééducation basée sur la musique, en accès direct à la maison, conçue pour pallier les délais d’attente chez les orthophonistes et les ruptures de parcours fréquentes dans la prise en charge des troubles des apprentissages.
Cette dynamique s’inscrit aussi dans une stratégie partenariale renforcée. L’un des tournants de la trajectoire de Poppins est sa collaboration avec Allianz France, initiée en 2022 par un POC interne destiné aux collaborateurs du groupe. Ce pilote, centré sur l’usage réel de la solution dans les familles concernées, a débouché sur une intégration dans les politiques RH de l’assureur, et même sur une prise de participation au capital.
Aujourd’hui, Poppins ambitionne de rendre sa solution accessible à un plus large public, via des abonnements directs mais aussi grâce à un modèle solidaire pour les familles éligibles à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Elle travaille également à l’internationalisation de son offre, notamment vers les États-Unis, tout en élargissant sa cible aux enfants de 11 à 14 ans. L’entreprise poursuit par ailleurs ses efforts pour une prise en charge par l’Assurance Maladie, soutenue par des travaux cliniques continus.
En quelques années, Poppins est passée du statut de start-up innovante à celui d’acteur reconnu du parcours de soin numérique pour les enfants DYS, portée par une ambition sociale forte, une démarche scientifique rigoureuse et une stratégie de croissance solidement ancrée dans l’écosystème français de la healthtech.
Placée en redressement judiciaire en novembre 2024, Flash Therapeutics n’a pas réussi à redresser sa situation financière. Fin janvier 2025, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la liquidation judiciaire de cette société biotechnologique spécialisée dans les thérapies génique, cellulaire et à ARN. Flash Therapeutics avait levé 15 millions d’euros à l’automne 2021 auprès des fonds TechLife Capital et Elaia Partners pour développer ses traitements contre les maladies génétiques, infectieuses et certains cancers. Un administrateur et un mandataire judiciaire avaient été nommés pour tenter de maintenir l’activité, sans succès.
Également en difficulté, Egeiro Pharma (anciennement TheraVet), a annoncé le 7 mars 2025 son aveu de faillite. Cotée en bourse, l’entreprise s’était repositionnée en 2024 sur la santé humaine, abandonnant ses activités vétérinaires. Elle avait signé un accord avec la biotech française H4 Orphan Pharma pour créer un programme dans la fibrose pulmonaire idiopathique, accompagné d’un changement de nom. Malgré un désendettement de 719 000 euros en janvier 2025 et l’entrée d’investisseurs, la requalification de l’opération d’apport d’actifs en acquisition inversée (RTO) par Euronext a bloqué la faisabilité d’un montage financier. L’absence de protocole finalisé, conjuguée à la suspension du cours des actions, a contraint le conseil d’administration à acter la faillite.
Créée en 2011 sous le nom L’Effet Papillon à Laval, Butterfly Therapeutics développait des dispositifs médicaux numériques pour soulager douleur et anxiété, en alternative ou complément aux traitements pharmacologiques. En décembre 2024, l’entreprise de 9 salariés avait été placée en redressement judiciaire. Faute de repreneur, elle a été liquidée fin février 2025. Son outil de « sédation numérique », basé sur la réalité virtuelle, était utilisé dans plus de 80 établissements médicaux en France en 2024. Fin 2023, un partenariat avait été signé avec le groupe Viatris. Mais cela n’a pas suffi à garantir sa pérennité, et une offre de reprise portée par des salariés a été rejetée par le tribunal de commerce de Laval.
Toujours suspendue de cotation depuis octobre 2024, Quantum Genomics n’a pas finalisé son projet d’acquisition inversée avec Akkadian Partners. La société cherche un nouveau partenaire capable d’assumer 2,13 M€ de dette et de répondre aux exigences d’Euronext pour un retour en Bourse. Sans activité opérationnelle, elle dispose d’une trésorerie de 150 000 € lui assurant une visibilité jusqu’en août. Les comptes 2024 seront publiés d’ici le 30 avril.
Le 23 mars, 23andMe a annoncé avoir engagé une procédure volontaire de mise en faillite afin de faciliter la vente de la quasi-totalité de ses actifs. Fragilisée par l’effondrement de ses revenus, une perte de sa valorisation depuis son entrée en Bourse en 2021 et une fuite massive de données en 2023, la société peine à maintenir son modèle économique. Fondée en 2006, pionnière des tests ADN récréatifs, 23andMe n’a pas su générer de revenus récurrents malgré une base de 15 millions de clients. Anne Wojcicki, cofondatrice et ex-CEO, quitte la direction pour pouvoir se porter acquéreuse. Une vente aux enchères pourrait être organisée dans les prochaines semaines si plusieurs offres émergent. L’entreprise assure que ses activités et le stockage des données génétiques se poursuivent normalement pendant le processus. Mais aucune garantie n’est donnée sur leur usage futur, en l’absence de cadre réglementaire spécifique aux États-Unis.
Ces procédures de liquidation judiciaire survenues en quelques semaines soulignent les fragilités persistantes du modèle économique de nombreuses jeunes entreprises de biotechnologie. Qu’il s’agisse d’un échec de levée de fonds, d’un repositionnement stratégique non abouti ou d’un marché encore trop restreint pour la thérapie numérique.
Le 11 mars, la start-up française Gleamer, spécialisée dans les outils d’intelligence artificielle pour l’imagerie médicale, a annoncé l’acquisition de deux entreprises : Pixyl et Caerus Medical. Toutes deux développent des solutions d’analyse d’IRM, respectivement centrées sur les pathologies cérébrales et lombaires. Le montant de ces opérations n’a pas été communiqué. Fondée en 2017, Gleamer propose une suite logicielle destinée à assister les radiologues dans leurs diagnostics, notamment en radiographie, mammographie et scanner.
Ces acquisitions marquent l’entrée de Gleamer sur le segment de l’IRM. Pixyl, société française, commercialise “Pixyl.Neuro”, un outil certifié CE et autorisé fin 2023 par la FDA aux États-Unis. Le logiciel détecte des anomalies neurologiques à partir d’IRM cérébrales. La feuille de route de Pixyl inclut aussi des développements en cancérologie, notamment sur l’IRM du foie, en partenariat avec GE Healthcare, ainsi que des travaux sur la détection des lésions liées à l’endométriose. Caerus Medical, quant à elle, a mis au point “LumbAI”, une solution dédiée à l’analyse des pathologies lombaires comme les hernies discales, sténoses et spondylolisthésis. Si les marques des deux sociétés sont conservées, leurs technologies seront intégrées à l’interface de Gleamer.
Gleamer vise une couverture de 80 % des besoins en imagerie médicale dans les prochaines années. L’entreprise revendique actuellement 35 à 36 millions de dossiers patients analysés chaque année dans plus de 2500 établissements de santé, répartis dans 45 pays. Son chiffre d’affaires est réalisé à 60 % en Europe (dont la moitié en France), 22 % aux États-Unis, et le reste entre le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’Asie-Pacifique. La société prévoit de maintenir une croissance annuelle doublée, portée par cette stratégie d’expansion clinique et géographique.
Si l’on compare les levées de fonds des entreprises françaises du numérique en santé lors du premier trimestre de l’année 2025 à celles qui ont été réalisées au cours du premier semestre de l’année précédente, on remarque qu’en dehors de Robeauté (27M €) et de Bioptimus – qui a réalisé une levée de fonds d’un montant plus élevé qu’Aqemia (entreprise qui avait levé le plus gros montant au T1 2024, avec 30 millions €), avec 36M € levés en janvier 2025– , les autres entreprises du secteur n’ont pas réussi à lever plus de 10 millions d’euros.
Alors qu’au premier trimestre 2024, les 6 plus grosses levées de fonds dépassaient les 15M €, avec Nabla (22M €), Kinvent (16M €), Cure51 (15M €), Diabeloop (15M €) et Azmed (15M €), pour cette année 2025, la levée de fonds la plus importante, en dehors de celles réalisées par Bioptimus et Robeauté, a atteint la somme de 9,7 millions d’euros (Carmat). Bien que les chiffres des levées de fonds de Codoc et Monka n’aient pas été dévoilés, les chiffres consultables montrent, grâce aux deux plus grosses levées de fonds qui représentent à elles seules, 63 des 98,8 millions d’euros levés, une augmentation du ticket moyen (9,04M € contre 8,8 M € pour le T1 2024) pour ce premier trimestre.

Si ces chiffres sont bien loin d’atteindre ceux du T1 2022, qui était porté par 2 opérations dépassant les 100 M€ : Doctolib (500 M€, série G), et DNA Script (172 M€, série C), les levées de fonds du premier trimestre de l’année 2025 se distinguent de celles du T1 2024, car aucun financement de moins d’un million d’euros n’a été réalisé, la levée la moins importante étant celle de MSInsight qui a levé 1,2M €. Pour rappel, au T1 2024, deux entreprises (Omena et Akivi) avaient levé moins d’un million d’euros.
| Entreprise | Logo | Montant en M€ | Mois | Thématique & technologie | Investisseurs |
| Hopia | ![]() |
3,5 | Janvier | RH |
Iris et Kurma Partners
Cedric Sellin, Michael Chekroun et Pierre-Etienne Bindschedler.
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| Bioptimus | ![]() |
36 | Janvier | Drug discovery | Sofinnova Partners, Bpifrance à travers son Large Venture Fund, Andera Partners, Hitachi Ventures, Boom Capital Ventures, Sunrise et les entrepreneurs providentiels Emmanuel Cassimatis et Thomas Wolf. |
| Codoc | ![]() |
n.c | Février | Data | FIDAT Ventures |
| Lyv | ![]() |
2,6 | Février | Femtech | Mutuelles Impact, Investir&+, INCO Investissement et Abeille Impact Investing Franc, MGEN, et des business angels. |
| Reev | ![]() |
8,8 | Février | Prothèse augmentée | Polytechnique Ventures, Newfund Heka et Irdi Capital, avec la participation de Techstars et d’un pool de business angels réunis par Scala Patrimoine, incluant notamment Raphaël Varane et le Dr Hervé Silbert. |
| Oncodiag | ![]() |
1,4 | Février | Oncologie, dépistage | Angels Santé, Business Angels des Grandes Écoles (BADGE), Normandie Business Angels (NBA), Paris Business Angels (PBA), SFINE, ainsi que le fonds régional d’investissement Normandie Participations. |
| Netri | ![]() |
5 | Février | Drug discovery | Banque de Edmond de Rothschild, le cabinet Bignon Lebray et les commissaires aux comptes de SADEC-AKELYS. |
| Monka | ![]() |
n.c | Mars | DTX | ballas invest, 3FInvest |
| Faks | 6 | Mars | Efficience opérationelle | Speedinvest, avec le soutien de Connect Ventures, Seedcamp et de FJ Labs | |
| DrugOptimal | ![]() |
2,9 | Mars | Prévention des risques d’incompatibilités physicochimiques médicamenteuses. | Grenoble Angels, INSA angels, du family office CF group et d’institutionnels |
| Fizimed | ![]() |
4 | Mars | Femtech | BPI, UNIQA et UI investment |
| MSInsight | ![]() |
1,2 | Mars | Oncologie, depistage | Calyseed, accompagné de Plateau de Saclay Business Angels, Yes Invest et Capital Cell, ainsi que de partenaires bancaires tels que bpifrance |