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  • Quartet health lève 40 millions de dollars pour se développer aux Etats-Unis

    Quartet Health, start-up spécialisée dans le soin des troubles psychiatriques et comportementaux a annoncé le 14 avril 2016 une nouvelle levée de fonds de 40 millions de dollars (35 millions d’euros). Ce second tour a été mené par GV (ex Google Ventures), en association avec les précédents investisseurs, Oak HC/FT Partners, F-Prime Capital Partners, et Polaris Partners. Quartet utilisera ces fonds pour élargir sa plateforme à de nouveaux marchés aux États-Unis et renforcer ses équipes d’ingénieurs, analystes de données et cliniciens. La société prévoit 100 embauches. Un associé de GV rejoindra le comité de direction.

    Les personnes souffrant de maladies mentales et de troubles du comportement comptent, selon plusieurs études concordantes, pour plus de la moitié du coût total des soins aux États-Unis. La plupart de ces individus souffrent de pathologies physiques concomitantes, et ne reçoivent pas les soins psychiatriques adaptés. 1/3 de ces patients ne seraient pas traités chaque année aux États-Unis. Le cabinet de conseil Milliman estime les coûts évitables à 293 milliards de dollars (260 millions d’euros).

    La plateforme identifie la pathologie de chaque patient grâce aux données rentrées par les médecins de première ligne (le plus souvent des généralistes) et propose un parcours de soins adapté au patient entre les professionnels de santé membres de la plateforme (généralistes et spécialistes). La plateforme héberge également des outils de télé-psychiatrie, des thérapies comportementales cognitives en ligne et gère les rendez-vous avec les professionnels. Sa technologie repose sur des algorithmes de science des données qui identifient les besoins des patients et des médecins et surveillent l’efficacité des traitements mis en place.

    Quartet Health a été fondée en 2014 par Arun Gupta et Steve Shulman, ancien Pdg de Magellan Health. La start-up avait déjà levé 7 millions de dollars en série A en janvier 2015 auprès de Oak HC/FT.

  • 600 000 dollars pour Interface Health, premier accélérateur canadien en santé numérique

    Interface Health, un accélérateur canadien spécialisé dans la santé digitale, annonce le 14 avril 2016 qu’il vient de lever, via le programme du DEO, 600 000 dollars (531 000 euros) afin de mettre en place son accélérateur virtuel de santé numérique, à l’échelle mondiale. Cette plateforme innovante engagera des chercheurs et partenaires commerciaux pour permettre aux entreprises positionnées en santé digitale de bénéficier d’un apport en expertise et en capitaux pour faciliter l’accès de leurs offres au marché.

    Diversification de l’économie de l’Ouest Canada

    Pour Interface Health, l’appui du DEO permettra d’apporter des débouchés commerciaux sur le secteur de la santé numérique, selon Navdeep Singh Bains, ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

    Interface Health est le seul accélérateur virtuel en santé numérique présent dans l’ouest canadien. Son objectif est de repérer les entreprises innovantes dans le secteur de l’e-santé et de faciliter l’émergence, la réalisation ou le développement de leurs projets. Interface Health organise chaque année une compétition nommée « Digital Health Olympic Games », à laquelle 150 start-ups provenant de 16 pays ont participé en 2015.

  • FDA

    Food and Drug Administration

  • Un patch pour afficher les paramètres de santé sur la peau

    Un nouveau dispositif permet d’afficher des données de santé directement sur la peau. Ce patch électronique « nouvelle génération », présenté par la revue Science Advances, a été imaginé et mis au point par les chercheurs de l’université de Tokyo au Japon.

    Un film microscopique capable de mesurer précisément des constantes comme la tension artérielle, la saturation en oxygène ou la fréquence cardiaque et de les afficher à même la peau a été mis au point par une équipe de l’université de Tokyo.

    Cette e-peau de 3 micromètres d’épaisseur est constituée d’un film protecteur composé lui-même d’une alternance de films polymères bio-compatibles et de matériaux non organiques. Cette couche ultra-fine cache également une diode émettant de la lumière et des photorécepteurs suffisamment flexibles pour suivre les mouvements du corps. Cette technologie dont les brevets ont été déposés permet d’afficher des données de santé directement sur la peau.

    Au-delà des applications classiques des objets connectés capables de recueillir ce type de données, comme les montres ou certains textiles, cette innovation, véritable peau électronique, pourrait à terme être placée sur des patients et permettre d’afficher en permanence des paramètres comme la saturation en oxygène ou le rythme cardiaque.

     

  • 79 % des ados prêts à partager leurs données de santé (Apssis)

    79% des adolescents se disent plutôt d’accord pour partager leurs données de santé avec leur mutuelle ou leur assureur afin de bénéficier de tarifs adaptés à leur cas particulier, selon une enquête menée par l’Apssis auprès de 204 élèves de seconde et communiquée le 19 avril 2016. Ils sont presque autant, 77,5%, à considérer que leurs données de santé sont moins importantes que leurs données bancaires.

    L’étude Apssis menée auprès de ce que l’on appelle la « génération Z » simplifie le sujet de la confidentialité des données de santé. Pour près de 8 adolescents (élèves de la classe de seconde) sur 10, l’accès à leurs données personnelles et notamment de santé ne pose aucun problème. En revanche, ils entendent bien profiter du bénéfice de l’application qui collecte ces données.

    « La nouvelle génération prendra conscience de la valeur de ses données »

    « Partager de nombreuses informations personnelles via leurs applications sans trop se soucier des risques fait partie de leur quotidien. Pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour des données de santé », remarque Vincent Trély, président de l’Apssis, qui ajoute : « Si le retour sur investissement est favorable, la nouvelle génération prendra conscience de la valeur de ses données et décidera de les monnayer ».

    Les aînés des adolescents d’aujourd’hui ne pensent d’ailleurs pas autrement. Une étude de « US, European and Japanese Consumers » révèle que 75% des personnes interrogées en Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Slovénie, Suède et Suisse, estiment n’avoir aucun contrôle sur leurs données et ne prennent aucune mesure pour les protéger.

  • 3,6 M$ levés par Biomodex, spécialiste de maquettes d’organes en 3D

    3,6 M$ (3,2 M€), c’est la somme levée par Biomodex pour développer, sur le territoire nord-américain, son offre de simulateurs d’organes imprimés en 3D, le 11 avril 2016. Ce tour de table a été mené par la société de capital-risque Innovation Capital avec l’Inserm Transfert Initiative et le soutien de Kima Ventures et de BPI France.

    Innovation capital a créé un fonds sectoriel en 2014 pour investir principalement dans les entreprises qui fournissent des services ou des solutions innovants en Europe dans le domaine de la santé. Valery Huot, d’Innovation Capital, rejoindra le conseil d’administration de Biomodex avec François Thomas d’Inserm Transfer Initiative.

    Domaines-cibles de Biomodex:

    La formation

    • scanner les différents organes du corps humain et fournir aux cliniciens un catalogue d’organes imprimés en 3D pour s’exercer à accomplir des actes chirurgicaux avec des organes réalistes dont les propriétés sont comparables aux vrais tissus humains.

    La simulation préopératoire

    • reproduire le fantôme de l’organe défectueux d’un patient, notamment sa texture et à son épaisseur, d’après les images obtenues par IRM ou scanner, afin que les médecins perfectionnent la procédure avant l’opération chirurgicale.

    La société soutenue par Dassault systèmes, Medtronic et Sculpteo, a reçu le label « Entreprise Innovante du Pôle de compétitivité Medicen en juillet 2015 et figure parmi les finalistes du Prix EDF Pulse 2016 dans la catégorie e-santé.

    La simulation médicale en plein essor

    Recommandé par l’HAS depuis 2010, le recours à la simulation dans la formation des professionnels de santé attire les investisseurs et favorise l’innovation. A l’instar de Biomodex dans l’impression 3D, des start-ups comme Revinax et son application Surgevry se lancent également dans la formation, cette fois-ci en recourant à la réalité virtuelle.

  • PubMed

    Moteur de recherche de données bibliographique et de publications biomédicales

    PubMed est un  moteur de recherche de données bibliographiques de l’ensemble des domaines de spécialisation de la biologie et de la médecine. Il a été développé par le Centre américain pour les informations biotechnologiques (NCBI), et est hébergé par la Bibliothèque américaine de médecine des Instituts américains de la santé. PubMed donne accès à la base de données bibliographique MEDLINE, rassemblant des citations et des résumés d’articles de recherche biomédicale.

  • IoT

    Internet of Things (Internet des objets)

  • 135 M€ investis par IBM pour l’implantation de Watson Health à Milan

    Un investissement de 135 millions d’euros pour l’implantation de son centre de recherche « Watson Health » à Milan a été annoncé par IBM le 5 avril 2016.

    Cette annonce fait suite au rachat le 18 février 2016 de Truven Health Analytics pour 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros).

    En parallèle, IBM multiplie les partenariats avec d’autres entreprises du secteur de la santé:

    • Le 7 avril 2016 IBM s’est associé à Pfizer dans un programme de recherche sur la mesure des symptômes sur la maladie de Parkinson.

    •En janvier 2016, un autre partenariat était noué avec Medtronic pour le développement d’une application de prise en charge des patients souffrant de diabète.

    Watson Health a été créé en avril 2015 à partir du programme d’intelligence artificielle « Watson ». IBM a investi plus de 4 milliards de dollars (3,56 milliards d’euros) dans Watson Health depuis sa création, faisant de l’informatique cognitive un axe majeur de son développement, selon son PDG Virginia Rometty.

    Intelligence artificielle et Big Data

    • L’intelligence artificielle de Watson permet de traiter l’information issue de plusieurs milliers de publications scientifiques chaque année (près de 44 000 rien que pour le cancer).
    • 3 000 nouveaux articles sont indexés chaque jour sur PubMed. Sans compter les nouveaux médicaments et traitements qui font leur apparition chaque année.
    • Watson fournit aussi des solutions de diagnostic et d’aide à la prescription.

    L’exemple de l’hôpital Memorial Sloan Kettering Cancer Center de New-York (MSK)

    • Grâce à Watson, les oncologistes du MSK sont aujourd’hui capables de partager leur expertise de certains cancers, la rendant accessible à n’importe quel autre médecin partout dans le monde.
    • Watson fournit le cadre pour apprendre, se connecter et stocker les données tandis que les médecins du MSK l’enrichissent de leur savoir et de cas particuliers.
    • Avec de sa base de données comportant des dizaines de cas de cancer, Watson est donc aussi capable d’apprendre et de comprendre chaque nouveau cas et de proposer des traitements appropriés accompagnés d’un indice de fiabilité et de risque. C’est au médecin ensuite de prendre la décision finale avec le patient.

    Au-delà du cancer

    Watson collabore avec plusieurs institutions pour tenter de trouver de nouveaux traitements du cancer par l’analyse des bases de données génétiques. Mais le développement de Watson ne s’arrête pas à cette pathologie. L’ambition affichée d’IBM étant de modifier en profondeur non seulement son propre ADN, mais également tout l’écosystème de la santé. 

  • IoT : le maintien à domicile intéresse les investisseurs

    Le maintien à domicile des seniors représente un marché potentiel important pour l’IoT. L’intérêt des investisseurs se développe pour les start-up de ce secteur. Longtemps réservés sur les objets connectés jugés trop intrusifs, 50% des plus de 50 ans (étude Medisite de mars 2016) voient dans leur utilisation le moyen de préserver leur autonomie.

    « La fracture numérique va progressivement diminuer dans les 10 prochaines années et les seniors vont être de plus en plus responsables de leur santé», pronostique Benjamin Zimmer, directeur de la Silver Valley qui supervise un réseau de 270 acteurs spécialisés dans la silver économie. Résultat, les start-up qui travaillent sur les objets connectés permettant de suivre le rythme cardiaque, de surveiller sa tension ou de prévenir les chutes au domicile intéressent de plus en plus les investisseurs et parmi eux quelques grands groupes qui regardent ce marché de très près.

    La montre Zembro fait partie des nouvelles offres qui visent les seniors actifs en permettant à ses utilisateurs d’effectuer des appels d’urgence. Ses créateurs belges ont bénéficié à travers la banque ING Direct et le laboratoire Oméga Pharma d’un investissement total de 4,5 millions d’euros. Ce qui leur a permis d’aborder le marché sans avoir besoin de réaliser immédiatement un important chiffre d’affaires. Toutes les entreprises de ce secteur ne rencontrent pas les mêmes opportunités : « Elles parviennent en général à lever autour de 500 000 euros », précise Olivier Lenoir, directeur de Zembro.

    Partenariats avec des assurances

    « Le business de ces jeunes pousses est encore en construction, notamment parce qu’elles ne savent pas encore si leurs clients seront directement les seniors ou si elles devront conclure des partenariats avec des mutuelles ou assurances qui souhaitent maintenir au maximum les personnes âgées à domicile pour limiter leurs dépenses », confirme Aicha Douhou, chargée de la filière santé et sciences du vivant chez BPIFrance qui épaule plusieurs de ces entreprises. Parmi elles, Auxivia et son verre connecté qui mesure la quantité de liquide bue chaque jour par son utilisateur.

    Les sociétés de capital-risque spécialisées dans les nouvelles technologies regardent également ce marché. En France, le fonds SISA, doté de 53 millions d’euros, a été créé par Innovation Capital, dirigée par Chantal Parpex, spécialement pour soutenir les jeunes entrepreneurs de la silver économie.

    Un soutien pour les start-up 

    De grands groupes comme Orange et Microsoft travaillent sur des innovations au service des seniors avec des start-up qu’ils soutiennent dans le cadre de la Silver Valley. Le fabricant d’électro-ménager SEB, allié à la mutuelle AG2R, ont investi dans SeniorAdom qui installe des capteurs au domicile des seniors pour suivre leur activité.

    Les géants de l’internet restent, pour le moment, encore discrets sur ce marché. « En matière de communication, les seniors ne sont pas dans l’ADN de groupes comme Apple, Samsung ou Google, leurs valeurs de jeunesse sont très éloignées des 60 ans et plus », analyse Olivier Lenoir.