- La prévention représente 2,2 % des dépenses de santé en France, contre 3 % en moyenne dans l’OCDE.
- Les autres postes de dépenses de santé (hospitaliers, médicaments, ambulatoire) sont en forte hausse.
- Le Bilan Prévention, gratuit et lancé en 2022, est encore peu utilisé sur le terrain (absence d’indicateurs publics pour évaluer l’impact de leurs actions (Cour des comptes).
- Les complémentaires santé disposent de programmes mais peinent à impliquer les assurés.
- Les outils actuels peinent à évaluer le retour sur investissement de la prévention à long terme.
- 48 % des plus de 50 ans ne participent pas aux dépistages (Roche)
- 45,6 % des adultes asymptomatiques présentent une pathologie ou un risque non diagnostiqué (étude Zoī).
- Le SNDS ne contient pas encore de données sur les comportements (tabac, alimentation, sommeil…).
- Le manque d’interopérabilité freine l’exploitation des données pour la prévention personnalisée.
⚕️Un levier collectif aux multiples facettes
Campagnes éducatives, soins précoces, dépistage, la prévention santé s’appuie sur une approche émiéttée, portée par l’État, la Sécurité sociale, les collectivités, les professionnels de santé, les associations et les assureurs, avec des dispositifs adaptés à l’ensemble de la population comme à des publics spécifiques. Selon l’OMS, la prévention santé regroupe toutes les actions destinées à éviter l’apparition, l’aggravation ou les conséquences de maladies, en améliorant l’état de santé global de la population. Elle comprend des campagnes d’information, des actions éducatives, des actes de soin, mais aussi des mesures sociales favorisant l’accès à la santé.
La prévention est classée en trois niveaux :
- Primaire : éviter la survenue des maladies en agissant sur les facteurs de risque (alimentation, activité physique, vaccination).
- Secondaire : favoriser le dépistage, notamment des cancers et le traitement précoce (médecine du travail,).
- Tertiaire : limiter les complications ou les séquelles d’une pathologie (éducation thérapeutique, suivi au long cours).
Elle peut aussi être définie par ses champs d’action :
- Universelle : éducation sanitaire pour l’ensemble de la population.
- Sélective : prévention pour les groupes exposés à des risques (travailleurs, adolescents, femmes de plus de 50 ans).
- Ciblée : interventions sur des sous-groupes avec des facteurs de risques particuliers (ex. : glycosurie chez la femme enceinte).
📉Dépenses de prévention, retour aux niveaux pré-Covid
La France consacre 2,2 % de ses dépenses de santé à la prévention, contre 3 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Selon les derniers comptes de la santé publiés par la DREES, les dépenses de prévention ont reculé de 38,3 % en 2023, pour s’établir à 7,5 milliards d’euros, contre 12,1 milliards en 2022. Ce repli marque un retour à un niveau proche de celui de 2019 (5,7 Mds€), bien en deçà des pics enregistrés durant la crise sanitaire (16,5 Mds€ en 2021). Cette baisse s’explique essentiellement par l’arrêt des dispositifs exceptionnels liés au Covid-19, notamment les campagnes de dépistage massif et de vaccination. Ce recul contraste avec la hausse généralisée des autres postes de dépenses : soins hospitaliers (+5,7 %), soins ambulatoires (+5,7 %), médicaments en ambulatoire (+3,1 %) ou encore dispositifs inclus dans la réforme du 100 % santé (+5,9 %). En volume, l’activité des cliniques privées dépasse même de 16 % son niveau de 2019, quand celle des hôpitaux publics reste inférieure de 5 %.
Dans ce contexte, la prévention représente une part marginale de la dépense courante de santé, sans dynamique comparable aux autres segments du système. Alors que la France investit par ailleurs dans la maîtrise du reste à charge (274 € par habitant en 2023), la faible part allouée à la prévention interroge sur la soutenabilité d’un modèle encore centré sur le curatif.
🔍Non-recours à la prévention : un paradoxe face à l’adhésion déclarée des Français
Prévention : le non-recours atteint 48 % chez les plus de 50 ans
Un baromètre Roche Diagnostics–CSA révèle un déficit de dépistage en France : 46 % des femmes n’ont pas réalisé de mammographie depuis deux ans, et près de 50 % des plus de 50 ans n’ont pas été dépistés pour le cancer colorectal. Parmi les non-participants, beaucoup ne se sentent pas concernés. Le renoncement aux soins touche 34 % des Français, jusqu’à 55 % chez les aidants familiaux. Des disparités régionales fortes sont relevées, notamment dans les Hauts-de-France. Roche appelle à cibler les zones sous-dotées, à faciliter l’accès aux tests et à renforcer la sensibilisation, la France reste en retard par rapport à d’autres pays européens où les taux de dépistage dépassent les 70 %.
45,6 % des adultes asymptomatiques porteurs d’une pathologie ignorée, selon Zoī
Selon les données issues de la première cohorte longitudinale de la start-up Zoī, spécialisée en santé préventive, 45,6 % des 1 000 participants à une étude, pourtant asymptomatiques, sont porteurs d’au moins une pathologie chronique ou d’un marqueur de risque avancé non diagnostiqué. Alors que 84,4 % se considèrent en bonne santé, l’étude révèle un fort écart entre perception et réalité, avec des affections silencieuses fréquentes comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie, le prédiabète ou l’apnée du sommeil. Les jeunes adultes présentent également des niveaux de risque préoccupants, notamment cardiovasculaire, parfois supérieurs à ceux de leurs aînés. Par ailleurs, 88 % des adultes sans symptômes présentent au moins un déséquilibre biologique précoce, et un tiers cumule trois anomalies ou plus. Zoī plaide ainsi pour une prévention systématique, structurée et continue, plutôt que ponctuelle, et met gratuitement à disposition de la recherche publique ses données standardisées et pseudonymisées, enrichies selon les normes SNOMED CT, LOINC et FHIR-like.
L’exemple de l’obésité : 12,7 milliards d’euros de coûts en 2024, des politiques de prévention à renforcer
Selon une étude menée par le cabinet Asterès pour Novo Nordisk, 18,1 % des adultes français sont concernés par l’obésité. Le coût socio-économique de ses complications est évalué à 12,7 milliards d’euros en 2024, un chiffre qui pourrait atteindre 15,4 milliards à l’horizon 2030. Dans le détail, 80 % de ces dépenses sont supportées par l’Assurance maladie, principalement pour la prise en charge de pathologies associées : le diabète (38 %), les maladies cardiovasculaires (27 %) et certains cancers (13 %). À cela s’ajoutent environ 1,5 milliard d’euros à la charge des complémentaires santé et 1 milliard pour les entreprises, en raison des arrêts de travail, pertes de productivité et décès prématurés liés à l’obésité. L’étude souligne que, malgré 25 ans de prévention et politiques publiques dans ce domaine, la prévalence de l’obésité continue de progresser en France.
77 % des Français prêts à suivre un programme de santé personnalisé
L’enquête Anticyp menée en juin 2025 auprès de 4 301 personnes, montre que 77 % des Français se déclarent prêts à suivre un programme de santé préventive et 92 % envisagent d’investir personnellement dans leur santé, malgré des budgets souvent limités. L’accès aux soins est cité comme principal problème par 39 % des répondants, devant le coût des soins (23 %) et le manque de prévention (21 %). La moitié des sondés (48 %) soutient l’idée d’une consultation préventive obligatoire tous les deux ans, tandis que 47 % consulteraient même sans remboursement. Le principe d’une rémunération des médecins liée à leur capacité d’anticipation est approuvé par 67 % des participants. Ces résultats traduisent une adhésion croissante à une approche plus préventive et participative de la santé.
🏥Mon Bilan Prévention : un outil encore peu mobilisé
Lancé en 2022, Mon Bilan Prévention est un dispositif gratuit proposé aux assurés à quatre âges clés (18-25, 45-50, 60-65, 70-75 ans). Il repose sur un questionnaire et un entretien de 30 à 45 minutes avec un professionnel de santé (médecin, infirmier, sage-femme ou pharmacien), pour repérer les comportements à risque et construire un plan d’action personnalisé.
Malgré son potentiel reconnu, « Mon Bilan Prévention » reste encore peu utilisé par les pharmaciens d’officine, alerte Alexis Berreby, président de l’Union des Pharmaciens de la Région Parisienne.
Pour Alexis Berreby, également co-président du groupement Leadersanté, l’urgence est “d’activer tous les leviers” pour favoriser son adoption : pédagogie, outils numériques, collaboration entre professionnels, et surtout, cohérence au niveau national. Contrairement à d’autres dispositifs comme les entretiens AVK (d’antivitamine K) ou asthme, « Mon Bilan Prévention » repose sur une approche plus globale. Le pharmacien y aborde avec le patient l’ensemble des déterminants de santé : alimentation, sommeil, activité physique, hygiène de vie, consommation de tabac. L’objectif est d’anticiper les risques de maladies chroniques à des moments-clés de la vie. Ce bilan donne lieu à la remise d’une feuille de route au patient, destinée à initier une démarche durable et coordonnée avec d’autres professionnels de santé. Mais malgré cette approche transversale, les retours du terrain sont encore faibles.
👔Complémentaires santé : un savoir-faire en prévention peu exploité selon PwC et la Cour des comptes
Des outils mal adaptés aux publics ciblés par les complémentaires
Selon France Assureurs, les complémentaires santé disposent d’un savoir-faire en matière de prévention, notamment dans les contrats collectifs en entreprise, présentés comme des « territoires de santé ». Pourtant, les assurés mobilisent peu ces dispositifs, souvent méconnus ou perçus comme peu personnalisés. Une étude de PwC souligne ce paradoxe : les organismes de complémentaire santé investissent dans la prévention, mais peinent à engager les assurés. L’enjeu, selon le cabinet, est de digitaliser les parcours, segmenter les offres et s’appuyer sur les données pour cibler les populations les plus à risque. La Cour des comptes regrette dans son rapport de 2021 l’absence d’évaluation rigoureuse des dispositifs déployés par les complémentaires santé : ni indicateurs de résultats, ni données publiques accessibles, ni études d’impact longitudinales. Les programmes proposés (coaching santé, bilans de prévention, accompagnement en ligne, téléconsultation spécialisée, etc.) souffrent aussi d’un manque de structuration nationale et de faible articulation avec les campagnes publiques de prévention. Les inégalités de reste à charge restent fortes pour les ménages modestes ou les seniors, qui sont aussi les cibles prioritaires des actions de prévention. Selon la DREES, la couverture complémentaire ne garantit pas un accès équitable à la prévention, surtout lorsque celle-ci repose sur une logique volontaire ou sur des outils numériques inadaptés à certaines populations.
📋Dépistage, vaccination, fiscalité : les 10 mesures de l’Assurance Maladie pour renforcer la prévention
Face à la progression attendue des pathologies chroniques, qui pourraient concerner 43 % de la population d’ici 2035, l’Assurance Maladie place la prévention au cœur de son rapport « Charges et Produits pour 2026 ». Elle propose une stratégie articulée autour de plusieurs mesures :
- Création d’une coalition des financeurs.
- Instauration d’une demi-journée de prévention pour les salariés (vaccination, dépistages, bilan).
- Dépistage généralisé de l’hypertension en pharmacie.
- Tableau de bord prévention individualisé dans Mon espace santé.
- Interdiction des dépassements d’honoraires sur les actes de dépistage organisé.
- Promotion du Nutri-Score.
- Révision de la fiscalité des produits nocifs.
- Et intensification des campagnes de vaccination.
Ces actions, portées par une approche collective impliquant assureurs, employeurs, collectivités, école et citoyens, visent à ralentir la croissance des maladies chroniques et préserver la soutenabilité du système de santé.
📋Le HCSP recommande une évaluation en trois phases, de l’acceptabilité aux effets comportementaux
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a proposé une stratégie d’évaluation progressive du dispositif. Une première phase qualitative, à conduire rapidement, doit mesurer l’acceptabilité et la faisabilité du Bilan Prévention. Une seconde intégrera des données quantitatives et des focus qualitatifs réguliers. Enfin, une évaluation devra analyser les évolutions de comportement chez les patients et les professionnels.
Le HCSP recommande également :
- De limiter le nombre d’indicateurs de suivi tout en renforçant les analyses qualitatives.
- De réfléchir à la pertinence d’une évaluation médico-économique.
- D’adapter les systèmes d’information pour permettre une évaluation continue.
- Et d’observer les effets du dispositif sur les inégalités sociales de santé.
« Il faut qu’on passe à la vitesse supérieure »
Pour Alexis Berreby, la réussite du dispositif dépend d’un engagement collectif. Il plaide pour une meilleure pédagogie auprès des pharmaciens, un soutien managérial dans les officines et une plus grande lisibilité des objectifs au niveau national. Sans ces ajustements, l’outil risque de rester sous-utilisé, malgré les ambitions affichées.
📋l’Institut Montaigne appelle à refonder la gouvernance et la coordination
La France investit en prévention, mais sans stratégie claire ni résultats probants
Selon l’Institut Montaigne, la France consacre près de 15 milliards d’euros par an à la prévention, un niveau comparable à celui du Royaume-Uni ou de l’Allemagne, mais dont l’impact reste limité en raison d’un pilotage défaillant, d’une fragmentation institutionnelle et d’un système historiquement orienté vers le soin curatif. Le think tank souligne que le problème tient moins aux moyens engagés qu’à la manière dont ils sont employés : évaluation insuffisante des résultats, faible adhésion aux campagnes de dépistage, et absence de coordination entre les multiples acteurs impliqués. Il propose trois axes pour provoquer un “choc de prévention” :
- Clarifier la gouvernance par une coordination interministérielle.
- Réformer les outils budgétaires en créant un ONDAS (Objectif national d’Assurance santé) doté d’une vision pluriannuelle.
- Et faire du numérique et de l’intelligence artificielle des leviers majeurs de personnalisation et d’anticipation des actions de santé publique.
🏛️Prévention en santé : pourquoi l’État ne parvient pas à en faire une priorité durable ?
La prévention reste sous-financée et mal pilotée, alertent deux anciens ministres
Réunis pour une table ronde sur la prévention en santé, les anciens ministres Xavier Bertrand et Aurélien Rousseau ont pointé les faiblesses du système français, à l’occasion de la 6e édition de la Soirée des hôpitaux. Tous deux s’accordent à dire que la prévention, bien que régulièrement invoquée, n’est pas véritablement intégrée dans les priorités politiques ni budgétaires. Pour Xavier Bertrand, cela tient à un « modèle économique inadapté », qui a des difficultés à mesurer les bénéfices différés de la prévention, à l’image de la réduction des fractures ou des hospitalisations évitées. Aurélien Rousseau évoque, lui, une absence de « combat culturel » gagné : « La prévention reste perçue comme un supplément, jamais comme une priorité. »
Les deux anciens ministres ont souligné l’héritage curatif du système de santé français, historiquement construit autour de l’excellence hospitalière. Résultat : le débat sur la prévention est souvent évacué des discussions budgétaires. Une autre limite évoquée est l’incapacité des outils actuels à modéliser le retour sur investissement des politiques préventives. « Si l’on fait bien notre travail en prévention, cela a un effet sur les retraites. C’est un sujet difficile à intégrer dans les équations financières actuelles », note Aurélien Rousseau.
Pour Xavier Bertrand, le pilotage de la prévention doit être renforcé, en redonnant un poids politique au ministère de la Santé. Il pointe également un manque de stabilité ministérielle : « Depuis 20 ans, la France a connu une dizaine de ministres de la Santé, là où l’Allemagne a maintenu une ministre en poste pendant six ans. » Aurélien Rousseau, de son côté, souligne le rôle stratégique de la Direction de la sécurité sociale, souvent sous-estimé dans la hiérarchie de l’administration d’État. Il estime que la culture du court terme, notamment à Bercy, freine l’investissement en prévention, en l’absence d’économies immédiates à démontrer.
Elle souligne également l’intérêt des données de santé pour personnaliser la prévention, tout en déplorant l’absence actuelle de données sur les habitudes de vie (tabac, alimentation, sédentarité) dans le système national des données de santé (SNDS).
💻Quid du numérique ? Un potentiel limité par le manque d’interopérabilité dans les données de santé
Le recours au numérique ouvre des perspectives nouvelles pour adapter la prévention aux risques individuels. Grâce à l’analyse de données et à l’IA, il devient possible d’anticiper certaines pathologies de manière plus fine. L’outil Mammorisk, par exemple, combine questionnaire, mammographie et analyse salivaire pour proposer un dépistage personnalisé du cancer du sein dès 40 ans. Mais plusieurs obstacles freinent cette transformation.
- Des données fragmentées et peu interopérables : Les données de santé proviennent de multiples sources (Assurance maladie, établissements, professionnels, applications mobiles), mais restent peu interconnectées. Ce manque d’interopérabilité limite leur exploitation dans les outils de prévention.
- Une réglementation contraignante sur les données : Le cadre juridique, bien qu’indispensable à la protection des patients, ralentit l’accès aux données, y compris lorsqu’elles sont anonymisées. Selon une enquête Ipsos pour BMS France et l’EDHEC, 42 % des Français se disent inquiets pour la sécurité de leurs données de santé, ce qui souligne l’importance de la transparence mais aussi d’une simplification des procédures d’accès pour les acteurs habilités.
- Un déficit d’évaluation des outils numériques : Malgré la multiplication des applications et dispositifs numériques en santé, peu d’études documentent leur efficacité réelle sur les parcours de soins ou la qualité de vie. Des critères d’évaluation plus stricts pourraient être envisagés, notamment pour les outils référencés dans Mon espace santé.
- Intégration des données de santé personnalisées : Absence de données sur les habitudes de vie (tabac, alimentation, sédentarité) dans le système national des données de santé (SNDS).
🚀Vers un modèle plus lisible, structuré et collectif
La prévention est largement reconnue comme un levier par les pouvoirs publics, les professionnels et la population. Si sa place dans l’organisation et le financement du système de santé représente approximativement 2,2 % des dépenses de santé en 2023, les bases d’une évolution sont posées. Le recentrage post-crise sanitaire ouvre l’opportunité d’inscrire durablement la prévention dans les priorités de politique publique
Les attentes de la population sont fortes : 77 % des Français se disent prêts à s’engager dans un programme de santé personnalisé. Ce décalage entre l’adhésion citoyenne et l’usage encore limité des dispositifs existants (comme le Bilan Prévention ou les programmes des complémentaires santé) souligne la nécessité d’agir sur plusieurs leviers mentionnés dans les différents rapports : lisibilité, accès, articulation des offres et évaluation de l’impact.
Face à la progression attendue des pathologies chroniques – qui pourraient concerner 43 % de la population d’ici 2035 – et à un coût socio-économique croissant des maladies évitables (12,7 milliards d’euros pour l’obésité en 2024), les recommandations convergent. Clarifier la gouvernance, stabiliser les financements, mobiliser les territoires, intégrer les données et renforcer la coordination entre acteurs : autant de conditions pour donner à la prévention une plus grande portée.