Maintenir le lien social entre les jeunes hospitalisés pour un cancer et leur entourage, c’est l’objectif du projet VIK-e (Victory in Innovation for Kids-electronics) du centre Léon Bérard de Lyon dirigé par le Professeur Jean-Yves Blay et de la société Awabot, présenté à la presse le 29 septembre 2016.
Hubble, Be-Hope et RB22 conçus par Awabot, entreprise villeurbannaise, ont été mis à la disposition de jeunes patients hospitalisés en chambre d’isolement à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique de Lyon (IHOPe).
Les traitements de cancers et hémopathies malignes imposent de longues périodes d’isolement en chambre stérile peuvent s’étendre sur plusieurs mois et priver le jeune patient de son milieu familial, amical ou scolaire. Cette innovation robotique permet de « rompre la monotonie et la solitude dans le cadre de ces longues périodes d’hospitalisation avec des bénéfices sur le plan psychologique pour mieux vivre la maladie et peut-être même guérir », indique Perrine Marec-Bérard, pédiatre oncologie, coordinatrice du projet VIK-e.
Ces robots disposent d’une autonomie de 2 à 8h et sont commandés à distance. « Le jeune malade contrôle les mouvements du robot installé au domicile familial grâce à BEAM, une application téléchargée sur son ordinateur. Il utilise ensuite son clavier pour diriger le robot, un peu comme dans un jeu vidéo », précise Jérémie Koessler, directeur général d’Awabot. Les jeunes patients hospitalisés peuvent ainsi partager la vie de leurs proches.
« On est persuadé que cet outil est thérapeutique parce-qu’un enfant qui conserve son lien social et familial va avoir envie de se battre et supportera mieux les soins », ajoute Rose Fromont, présidente de l’Appel, association philanthropique de parents d’enfants atteints de leucémies ou autres cancers.
Habituellement, ces robots sont utilisés pour le télétravail mais depuis deux ans, Awabot a déployé des robots dans les lycées pour permettre aux enfants malades de suivre les cours. Le prix des robots est de 3 000€ à 20 000€ selon les modèles.