Pharmacie à Usage Intérieurnull
Articles
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Cybersécurité : une faille de sécurité découverte dans une pompe à insuline de Johnson & Johnson
Une faille de sécurité exploitable par des hackeurs dans l’une de ses pompes à insuline — Animas OneTouch Ping — c’est ce sur quoi alerte Johnson & Johnson le 3 octobre 2016 dans une lettre envoyée à des médecins et à environ 114 000 patients aux Etats-Unis et au Canada.
La faille pourrait être exploitée par des hackeurs afin d’augmenter artificiellement les doses d’insuline. Le laboratoire précise toutefois que le risque reste très faible et qu’il n’a à ce jour connaissance d’aucune attaque sur l’un de ces appareils.
Dans le courrier — dont l’agence de presse Reuters a eu une copie —, la société indique par ailleurs à ses clients comment régler le problème, notamment en limitant l’usage de la télécommande mise en cause, ou en indiquant les dosages maximum directement sur la pompe.
Cette annonce intervient alors que la FDA se prépare à rendre public un guide sur la sécurité des dispositifs médicaux et leur conception. J&J explique qu’il a consulté la FDA à ce sujet avant de rédiger le courrier.
- La faille a été décelée en avril 2016 par Jay Radcliffe, un chercheur spécialiste du piratage des dispositifs médicaux, lui-même diabétique.
- L’Animas OneTouch Ping est vendu avec une télécommande qui permet aux patients de contrôler leur dose d’insuline sans utiliser l’appareil lui-même.
- Radcliffe a identifié plusieurs façon pour un hackeur de prendre le controle de la communication entre la télécommande et l’appareil afin de forcer les dosage d’insuline. La communication entre la télécommande et l’appareil n’est pas encryptée.
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Lancement d’un logiciel d’évaluation du risque de cancer du sein dès 40 ans par Statlife
Statlife présentera Mammorisk, sa solution logicielle d’évaluation du risque de cancer du sein dès 40 ans, lors des Journées Francophones de Radiologie qui auront lieu du 14 au 17 octobre 2016 à Paris. Ce nouvel outil est destiné aux gynécologues et radiologues.
Stéphane Ragusa, PDG de Statlife a indiqué lors d’une conférence de presse à l’occasion du congrès EUSOBI (European Society of Breast Imaging) les 23 & 24 septembre 2016 à Paris, que « l’objectif est de faire un dépistage par mammographie aux femmes qui en ont vraiment besoin dans la tranche d’âge 40-50 ans. Actuellement, la prescription d’une mammographie de dépistage dépend du gynécologue: à Paris, les femmes en font tous les ans, mais ailleurs beaucoup moins ».
La recommandation en France est de réaliser un dépistage du cancer du sein par mammographie tous les deux ans, gratuitement entre 50 et 74 ans dans le cadre d’un programme organisé national. Aux États-Unis, les mammographies sont recommandées dès 40 ans.
Une nouvelle approche de calcul
L’outil Mammorisk est né de la collaboration de statisticiens de Statlife et du Dr Delaloge, chef du comité pathologie mammaire à Gustave-Roussy à Villejuif. La méthode utilisée est celle de aussi appelée « des proches voisins » qui consiste à évaluer les risques d’une personne par comparaison avec ses voisins les plus proches (mêmes caractéristiques), nouvelle approche de calcul qui a été brevetée.
La mesure de la densité mammaire (deuxième facteur de risque après l’âge) est effectuée de manière reproductible sur un cliché (et non évalué à l’œil par le radiologue) et permet d’intégrer 3 autres paramètres (âge, nombre d’antécédents familiaux, biopsie antérieure du sein pour lésion bénigne) afin de déterminer un risque allant de 1 (faible) à 4 (élevé). Son utilisation est inscrite dans le protocole d’une mammographie clinique. Le logiciel permet d’écarter les femmes à très haut risque auxquelles des recommandations spécifiques sont proposées (suivi par IRM).
« Evaluer de façon objective les facteurs de risque »
Un compte-rendu peut être édité, fournissant une estimation de la densité mammaire, du risque de cancer du sein, ainsi qu’un programme de suivi personnalisé à partir de recommandations officielles.
MammoRisk a déjà obtenu son marquage CE et a débuté sa commercialisation en France, en Italie, en Suisse et en Allemagne. 300 000 femmes seraient concernées. L’agrément FDA est attendu. Le coût s’élève à 1 à 2 euros par mammographie.Pour le Dr Delaloge, « il faut utiliser des outils et des méthodes de dépistage novateurs, basées sur les avancées et les connaissances statistiques, qui vont permettre d’évaluer de façon objective des facteurs de risque jusqu’alors évalués de manière empirique, et qui vont intégrer des nouveaux scores de risque tout au long de la vie de la patiente. »
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Medstartup 2016 les 27 & 28 octobre 2016 : 19 PME membres de Medicen sélectionnées à New-York
Plus de 270 acteurs privés et institutionnels américains, viendront découvrir au Medstartup 2016 à New York, les 27 et 28 octobre 2016, 55 start up françaises sélectionnées pour la pertinence de leurs innovations dans le domaine de la santé. Parmi elles, on retrouve 19 entreprises adhérentes de Medicen Paris Région.
Cet événement est issu d’une collaboration étroite entre Business France et la Galien Foundation aux États-Unis. Il offre l’opportunité aux sociétés françaises de rencontrer des hauts représentants américains de l’industrie pharmaceutique, des technologies médicales et de la e-santé, mais également des assureurs, associations de patients, académiques ou encore investisseurs.
L’objectif des journées de MedStartUp est de faire émerger et récompenser des projets collaboratifs innovants, ce qui peut constituer un véritable tremplin pour les start-up françaises souhaitant accéder au marché américain.
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Prise en charge de l’obésité : les wearables pas plus efficaces qu’un suivi standard (JAMA)
Le recours à des wearables ne permet pas d’augmenter la perte de poids des personnes obèses par rapport à une prise en charge comportementale standard, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en septembre 2016.
« Pas d’avantage par rapport aux approches comportementales »
Cette conclusion est basée sur un essai clinique randomisé mené à l’université de Pittsburgh entre octobre 2010 et octobre 2012.
471 personnes âgées de 18 à 35 ans, avec un indice de masse corporelle compris entre 25 et 40 (entre surpoids et obésité sévère), ont participé à l’étude. Tous les participants ont effectué un régime hypocalorique, se sont vu prescrire une augmentation de leur activité physique, et ont participé à des séances d’accompagnement collectives. Au bout de six mois, ils ont été divisés en deux groupes.
Le premier groupe a bénéficié d’un accompagnement téléphonique, de SMS, et d’un accès à des ressources sur internet.
Le second groupe s’est, en plus de cela, vu équiper d’un wearable permettant de mesurer régime alimentaire et activité physique.
Au bout de 24 mois, les membres du second groupe avaient perdu en moyenne 2,4kg de moins que ceux qui avaient bénéficié d’un suivi classique.
« Les objets connectés qui mesurent l’activité physique n’offrent peut-être pas d’avantage par rapport aux approches comportementales standard de la perte de poids », concluent les auteurs.
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The private sector leads the Chinese eHealth market
Three internet giants dominate the market of the Chinese e-health: Alibaba, Baidu and Tencent (WeChat).
While public institutions are also beginning to enter the market, the government is considering the establishment of a clear legislative framework, essential for the development of the sector.
Alibaba, Baidu and Tencent: the leaders of the Chinese eHealth market
The internet giants are the pioneers of e-health innovation in the Chinese market. Among them, there is on the top the BAT trio: Baidu, Alibaba and Tencent (WeChat).
Alibaba promotes its « Future Hospital »
Alibaba is currently the industry motor and so far the most complete group in the market, both in terms of investment in creation of health services. They thus offer online tools, a variety of online service (appointment making, direct consultation …) and online drug stores.
In May 2014, the e-commerce company started to promote its « Future Hospital ». The group launched Alipay, an online payment tool, and a mobile platform available to healthcare providers to help them to create an online hospitals platform.
The patients can use the site to remotely access all hospital services, including booking appointments and settlement of medical insurance.
But Alipay is having some difficulty to link to each patient’s account of basic health coverage. This bug impedes the automation of reimbursement process via Alipay.However, the group remains positive and continues to develop eHealth projects. Last year, Ma Li, vice president of strategy at Alibaba Health Information Ltd, said the company plans to launch a click and collect application which allows patients to order health products online and then pick up them from a nearby pharmacy.
Tencent closely follows Alibaba
Such as Alibaba, Tencent is interested on telemedicine and mHealth. He took advantage of the reputation of its famous plateform WeChat and WeChat Pay, its digital payment device, to create an open platform and form partnership with healthcare providers. The goal: to book appointments online, consult a doctor via their computer or smartphone, etc.
Tencent also invests in promising eHealth start-ups. In 2014, he invested $ 100 million in Guahao.com, a service provider headquartered in Hangzhou which provides users with online access to medical registration systems in more than 1,100 hospitals in 23 provinces. By the end of the year, 160 million patients had already used the device. In 2015, Guahao provides easier access to its services via WeChat (Tencent), the most popular social platform in China.
Baidu invests in cloud devices
On its side, Baidu focuses on the establishment of a big health data cloud. Among its products: Dulige, a service which provides cloud computing to analyse user’s physiological index.
With the Chinese Center for Prevention and Disease Control, the firm also wants to set up an epidemics prevention system in real time, such as its US rival Google. Thanks to algorithms which can detect keywords typed into its search engine, as « cold » or « fever », Baidu will then be able to identify areas where an outbreak of a particular disease is emerging.
The Chinse eHealth market attracts large-scale investments. Some 80 deals in the private sector were recorded in 2014, these deals involved US$1.7 billion in cash injections.
Recently, some insurance companies are also investing in the market. For instance, the holding Ping An Insurance (insurance and financial conglomerate) launched in June 2016 its own mobile medical record.
« These initiatives of private companies are complementary to public service »
“We should not consider these initiatives [of private companies] as enemies but rather as complementary to public service,” analyzed Denise Silber, president of Basil Strategies and specialist in e-health (Figaro, 2014).
For its part, Carine Milcent, a doctor specialized in the Chinese health system, is more critical. “This private sector dominance raises questions on an ethical point of view, she said to H&TI. How will these companies use patients personal data? Will they focus on quality of care provision or will they favor the profit?” Indeed, they could partner with advertisers to help them to develop targeted advertising based on individuals health data or sell private information to insurance companies.
Chinese public institutions are more and more interested in eHealth
Public institutions are slowly penetrating the market of e-health. Based in Shanghai, the Zhongshan Hospital has launched a service allowing patients to pay their bills with UnionPay’s credit or debit cards via mobile application. The tool automatically calculates what the patient has to pay after deducting national health insurance contributions.
eHealth legislation: the Chinese government is still groping
In 2013, the pharmaceutical industry was held to 25% or 30% by foreign companies. But the market is becoming increasingly difficult to integrate. The 12th five-year plan included the establishment of China’s high-quality solutions in the biomedical field. The 13th five-year plan follows the same logic.
The current rules are limiting the development of e-health in China
To maximize control of its health system, the government has strict rules. Current laws are very likely lagging behind the huge development of e-health in the country, noted in an article published in August 2016 on LinkedIn by Cecilia Wu, investment strategy Manager at Sanpei Ventures, a young venture company (Shanghai). Although they have demonstrate in recent years some interest in the e-health sector, the authorities still remain rather vague on their position. For now, the state has implemented any effective market surveillance system.
Example: “In the US e-commerce channel stands for 30% of total drug sale versus less than 1% in China, Cecilia Wu said. US online prescription drug sale occupies 50% of the drug e-commerce while in China it is a forbidden territory.”
As the authorities have recently relaxed the regulation of non-prescription drugs (over-the-counter drugs or OTC drugs) online sale, Alibaba anticipated, considering that the law on the online sale of prescription drugs should be soon less strict. “Several months ago, China FDA even halted and prohibited the OTC drug retailing on Alibaba’s Yao.Tmall, the marketplace to aggregate diverse online pharmacy vendors.” A blow to the e-commerce group.
The expectation of a clear legal framework
The government observes the convergence of medical services and the digital sector but is not yet very active in it. The digital health and m-health solutions are among the key areas outlined in the government’s five-year plan for the development of healthcare in China.
“There are concerns about overheating and possible bubbles forming in the digital health care market,” said a few months ago to the Shanghai Daily Norman Chen, a venture partner at Fidelity Growth Partners Asia. His advice: “Venture capital firms need to move fast and to stick to their strategic focus.”
Market players are awaiting a position from the government. Regulations about the rights of telemedicine devices, for instance, are developing but not yet implemented. Besides, what are the rules to follow in case of partnership between a public institution and a commercial enterprise?
Answers should be made by the government by 2026. China has indeed been ordered by the World Bank to accelerate the reform of its health system. Among the recommendations issued by the international organization there is the promotion of electronic tools development and health data sharing to improve quality of care and the relationship between patients and practitioners.
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Chine : le secteur privé leader sur le marché de l’e-santé
Trois géants du secteur privé dominent le secteur de l’e-santé chinois : Alibaba, Baidu et Tencent (WeChat).
Alors que les institutions publiques commencent elles aussi à investir le marché, le gouvernement réfléchit à la mise en place d’un cadre législatif précis, primordial au bon développement du secteur.
Alibaba, Baidu et Tencent : les leaders du marché de l’e-santé
Les géants de l’internet sont les pionniers de l’innovation en e-santé sur le marché chinois. Parmi eux arrivent en tête le trio BAT, Baidu-Alibaba-Tencent (WeChat).
Alibaba promeut son « Future Hospital »
Alibaba est actuellement le moteur du secteur et, jusqu’ici, le groupe le plus complet dans le secteur, aussi bien en termes d’investissement que de création de services. Ils proposent ainsi des outils connectés, des services en ligne (prise de rendez-vous, consultation en direct…) et des sites de ventes de médicaments.
En mai 2014, le groupe d’e-commerce lance le « Future Hospital ». Il met alors Alipay, son outil de paiement en ligne, et une plateforme mobile à la disposition des fournisseurs de soins de santé pour les aider à créer une plateforme numérique pour hôpitaux.
Les patients peuvent ainsi utiliser le site pour accéder à distance à tous les services de l’hôpital, dont la prise de rendez-vous et le règlement de leur assurance médicale.
Problème : Alipay éprouve certaines difficulté à relier chaque patient à son compte d’assuré. Ce bug nuit à l’automatisation du processus de remboursement via ce nouvel outil.
Pas de quoi décourager Alibaba, qui a encore de multiples projets en tête. L’année dernière, Ma Li, vice-président de la stratégie à Alibaba Health Information Ltd, a déclaré que la société prévoyait de lancer une application de clic & collect permettant aux patients de commander en ligne des produits de santé pour ensuite les récupérer dans une pharmacie située à proximité.
Tencent : sur les traces d’Alibaba
Tencent mise lui aussi sur la télémédecine et la m-santé. Il a profité de la notoriété de sa plateforme WeChat et WeChat Pay, son dispositif numérique de paiement, pour lancer une plateforme dédiée à l’e-santé et former des partenariats avec des fournisseurs de soins. Le but : prendre des rendez-vous en ligne, consulter un médecin via son ordinateur ou son smartphone, etc.
Tencent finance aussi des start-up prometteuses du secteur. En 2014, il a par exemple investi 100 millions de dollars (89 M €) dans Guahao.com, une plateforme depuis laquelle les utilisateurs peuvent s’inscrire en ligne dans 1 100 hôpitaux répartis dans une vingtaine de provinces chinoises. À la fin de l’année, 160 millions de patients avaient déjà utilisé le dispositif.
En 2015, Guahao donne accès à son service via WeChat (Tencent), la plateforme sociale la plus populaire en Chine, afin de faciliter encore un peu plus la démarche et attirer davantage d’utilisateurs.
Baidu parie sur le cloud
Baidu se concentre de son côté sur la mise en place d’un cloud géant dédié aux données de santé. Parmi ses produits : Dulige, un service de cloud computing capable d’analyser l’état physiologique de l’usager.
Avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies, il cherche par ailleurs à mettre en place un système de prévention des épidémies en temps réel, comme son concurrent américain Google. Grâce à des algorithmes élaborés pour détecter des mots-clés comme « froid » ou « fièvre » tapés dans son moteur de recherche, Baidu va ensuite être en mesure d’identifier les zones où une épidémie de telle ou telle maladie est en train de se former. Cette sorte de détecteur permettrait d’anticiper les épidémies en agissant en amont.
> Le domaine de l’e-santé attire en Chine des investissements à grande échelle. Quelque 80 offres dans le secteur privé ont été comptabilisées en 2014, soit une injection de liquidités d’environ 1,7 milliard de dollars (1,5 M €). Récemment, on a observé certaines compagnies d’assurance investir le marché. Dernière en date : La holding Ping An Insurance (assurance et conglomérat financier), qui a lancé début juin 2016 son propre dossier médical mobile.
« Des initiatives complémentaires au service public »
« Il ne faut pas voir ces initiatives [des entreprises privées] comme des ennemies mais plutôt comme complémentaires au service public », analyse Denise Silber, présidente de Basil Strategies et spécialiste de l’e-santé (Figaro, 2014).
De son côté, Carine Milcent, chercheure spécialiste du système de santé chinois, est plus nuancée. « Cette mainmise du secteur privé pose question d’un point de vue éthique. Comment ces entreprises vont-elles exploiter les données personnelles des patients ? Vont-elles privilégier la qualité de l’offre de soins ou la recherche de profit ? ». On imagine en effet qu’elles pourraient, par exemple, s’associer avec des publicitaires pour leur permettre d’élaborer des publicités ciblées en fonction de l’état de santé des individus ou « vendre » des informations privées à des sociétés d’assurance.
Les institutions publiques chinoises commencent à s’intéresser à l’e-santé
Les établissements publics chinois commencent doucement à pénétrer le marché de l’e-santé. Basé à Shangai, l’hôpital Zhongshan a par exemple lancé un service permettant aux patients de régler leurs factures avec des cartes de crédit ou de débit UnionPay par le biais d’application mobile. L’outil calcule automatiquement ce que doit le patient après avoir déduit la contribution aux cotisations de l’assurance-maladie.
E-santé et législation : le gouvernement chinois tâtonne encore
En 2013, le secteur de l’industrie pharmaceutique était détenu à 25 % ou 30 % par des entreprises étrangères. Mais le marché devient de plus en plus dur à intégrer. Le 12e plan quinquennal prévoyait notamment la mise en place de solutions de haute qualité émises par des experts chinois dans le domaine biomédical. Le 13e plan quinquennal suit la même logique.
Des règles qui freinent le développement de l’e-santé
Afin de contrôler au mieux son système de santé, le gouvernement applique des règles strictes. Des lois qui ne sont pas forcément très bien adaptées au développement de l’e-santé au sein du pays, fait remarquer dans un article (LinkedIn) paru en août 2016 Cecilia Wu, directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une jeune société de capital-risque (Shanghai).
Bien qu’elles aient manifesté ces dernières années un certain intérêt pour le secteur de l’e-santé, les autorités chinoises restent encore aujourd’hui assez floues sur leur position. Pour l’instant, aucun dispositif de surveillance du marché efficace n’a été mis en place par l’État.
Exemple : « En Chine, les ventes en ligne de médicaments en libre accès représentent seulement 1 % des ventes totales de médicaments au sein du pays, contre 30 % aux États-Unis », souligne Mme Wu. Par ailleurs, outre-Atlantique, la vente de médicaments sur ordonnance en ligne occupe 50 % du marché des ventes en ligne de médicaments. En Chine, elle est interdite.
Comme le pays a récemment assoupli le règlement des médicaments sans ordonnance, Alibaba a anticipé, en estimant que la loi concernant la vente de médicaments sur ordonnance devrait à son tour être moins rigide. Une erreur. Il y a quelques mois, l’autorité de sécurité du médicament chinoise a interdit la vente au détail de médicaments sur Yao.tmall.com, une plateforme d’Alibaba qui regroupe divers sites de pharmacies numériques. Un coup dur pour le groupe d’e-commerce.
Dans l’attente d’un cadre légal précis
Le gouvernement observe cette convergence des services médicaux et du secteur numérique mais n’est pas encore très actif. La santé digitale et la m-santé font tout de même partie des domaines clés cités dans le plan quinquennal du gouvernement relatif au développement des services de soins en Chine.
Le risque de surchauffe et la formation de bulles au sein du marché de l’e-santé préoccupent les experts du secteur, expliquait il y a quelques mois à Shanghai Daily Norman Chen, partenaire à Fidelity Growth Partners Asia. Son conseil : les sociétés de capital-risque doivent aller vite et s’en tenir à leur stratégie initiale.
Les acteurs du marché sont un peu dans l’attente d’une prise de position claire du gouvernement chinois. Les lois relatives aux droits et obligations des services de télémédecine, par exemple, sont en phase d’élaboration mais n’ont pas encore été mises en œuvre. Autre interrogation : quelles sont les règles à suivre en cas de partenariat entre une institution publique et une entreprise commerciale ?
Des réponses devraient être apportées par le gouvernement d’ici 2026. La Chine a en effet été sommée par la Banque mondiale d’accélérer la réforme de son système de santé d’ici dix ans. Parmi les recommandations émises par l’organisation internationale : favoriser le développement d’outils électroniques et le partage des données de santé afin d’améliorer la qualité de l’offre de soins et les relations entre patients et praticiens.
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How telemedicine can improve the doctor-patient relationship in China
In China, relationships between patients and practitioners are strained. This issue is largely due to the overload of 3A hospitals: the waiting time there before seeing a doctor is very important (sometimes a whole day) and time of a consultation is very short.
The development of telemedicine is one of the solutions being considered by the industry to to improve the provision of healthcare and thus appease the relationship between patients and practitioners.
The bad doctor-patient relationship is one of the main issues in Chinese hospitals
According to the NHFPC, the number of attacks on medical personnel declined slightly over the last four years in the country but acknowledges that incidences remain too common.
Security incidents in Chinese hospitals are common
- In 2014, 1425 people were arrested and 4,599 security incidents were reported in hospitals in China, reports Xinhua, theofficial press agency of China.
- In 2015, a reportpublished by the CMDA said that nearly 60% of medical staff in China had faced verbal abuse and about 14% had been physically assaulted.
Result: In July 2016, the Chinese central government ordered armed police officers in hospitals to prevent any violent attacks against doctors or medical staff.
“Patients get frustrated when a consultation lasts only a few minutes after they have waited in line for hours,” Chen Penghui, a doctor from Fujian Medical University First Hospital, told Xinhua this summer.
How telemedicine can ease tensions
By reducing patient wait times
In Chinese big cities, patients sometimes have to wait for five-seven hours or more to get an appointment and hope to see a doctor in the early evening, reported national media regularly.
One of the priorities of privates companies which has invested in the healthcare sector is to minimize patient wait times.
- In 2010, Tencent spent over € 80 million for Guahao, an online health service created to make an appointment via a smarpthone. The service already lists 900 Chinese hospitals.
- In 2014, Alibaba launched Alipay « Future Hospital », a mobile service which allows users to ask for a medical appointment by selecting a practitioner and a date remotely.
Thanks to this device, a visit can last an hour or less, said in June 2014 to Businessweek the communications director of the Guangzhou Women and Children’s Medical Center, the third most populous city in the country which is one of the first to test the application.
- Public sector: launched in 2011, the online booking system (OBS) will be mandatory in Beijing by January 2017 in 3A hospitals.
By improving access to care in rural areas
China’s urban population exceeded for the first time the number of rural dwellers in 2011. In 2014, about 749 million people had lived in urban areas and 619 million in rural regions of China, reported Statista, a satistics portal.
Nowadays, “over 80% of the medical institutions are concentrated in cities and high-qualified health care providers overwhelmingly reside in urban areas,” said the international magazine Nursing Sciences (No. September 2014).
The « Family doctor programs » were introduced in the early 2010s in several Chinese provinces in order to decrease the attendance of major hospitals and ensure equal access to care. In 2013, Luzhai County was chosen as a pilot zone to test the program in China’s Guangxi Zhuang Autonomous Region.
> families from rural areas sign a contract with general practitioners in the township clinics. Practitioners offer one-on-one service for patients, providing basic care and health consultations.
In Xi’an City (Shaanxi Province), more than 2.5 million local residents have signed up with family doctors. In Liaoning province, more than 50% of the rural population has joined the program.
Ali Health (Alibaba’ healthcare subsidiary) launched in this context a mobile application in Beijing to connect doctors of basic medical institutions and residents. Thus, patients need only to use their phone to communicate with a doctor.
“Does [telemedicine] solve the problems happening within China’s strained public hospitals? Absolutely not. But, it does create the possibility for breathing room, and at a bare minimum offers the possibility of some respite for certain types of patients whose care can reasonably be delivered outside the public hospital system,” explained to Forbes (March 2015) Benjamin Shobert, expert in the Chinese and Southeast Asia healthcare market.
Telemedicine: the Chinese government begins to legislate
A uniform telemedicine service network in progress
The PHFPC encourages the creation of platforms which simplify the connection between patient and practitioner.
In August 2014, the NHFPC introduced in a document some guidelines about the development of telemedicine services in China. In 2015, he went further by publishing the Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), a plan to create a a uniform national telemedicine service network in the country.
The Technical Guidance highlights various problems: telemedicine devices already set up in China were independently built, without compatible design and technical standards, and often lack connectivity with hospitals and regional healthcare platforms or with each other.
The construction of this national network will focus on openness, uniformity, inter-connectivity and geographical equality.
Briefly
The Chinese government has invested about RMB 16.36 billion (€ 2.18 billion) in telemedicine in 2014 (latest figures). Balance at the end of that year:
- 72 million Chinese users consulted a doctor online, reports the Chinese Perspective magazine.
- 50% of provincial level hospitals and 42% of primary hospitals has buil up telemedicine centers in China, according to a report made by Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China, 2015)
“Without doubt, telemedicine continues to garner robust attention, both within China and from international partners, placing China squarely on track to become one of the largest telemedicine markets in the world,”analyzes a group of US experts in a story published on the platform of Foley & Lardner LLP.
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Télémédecine en Chine : 2,18Mds€ investis dans la relation patients-docteurs (chiffres 2014)
En Chine, les relations entre patients et praticiens sont tendues. Un problème en grande partie lié à l’engorgement des hôpitaux de niveau 3A : le temps d’attente avant d’être pris en charge est très important et le temps de consultation très court.
Le développement de la télémédecine (le gouvernement chinois affirme avoir investi 2,18 Mds€ dans le secteur en 2014) est l’une des solutions actuellement envisagées par la profession pour tenter d’améliorer l’offre de soins (réduction de l’attente, meilleure répartition des malades…) et ainsi l’échange entre patients et médecins.
L’un des 1ers problèmes des hôpitaux chinois : la mauvaise relation patient-médecin
Selon la Commission nationale chinoise de la santé et de la planification familiale (NHFPC), le nombre d’attaques envers le personnel médical a légèrement baissé depuis quatre ans au sein du pays mais elle reconnaît que les incidents restent trop importants.
Les incidents de sécurité dans les hôpitaux chinois sont courants
- En 2014, 1 425 personnes ont été arrêtées et 4 599 incidents de sécurités ont été recensés dans des hôpitaux chinois, rapporte l’agence de presse nationale chinoise Xinhua.
- En 2015, un rapport de la CMDA indiquait que près de 60 % du personnel médical en Chine avait été confronté à de la violence verbale et environ 14 % avait été agressé physiquement.
Conséquence : en juillet 2016, plusieurs départements du gouvernement chinois ont exigé la présence d’agents de police armés dans les hôpitaux afin de contrer les éventuelles attaques violentes envers les médecins et le personnel médical.
« Les patients se sentent frustrés quand une consultation ne dure que quelques minutes alors qu’ils ont attendu en salle d’attente pendant des heures », expliquait cet été Chen Penghui, un médecin du Fujian Medical University First Hospital (Xinhua).
Comment la télémédecine peut apaiser les tensions
En réduisant le temps d’attente physique
Dans les grandes villes chinoises, un patient est parfois contraint de faire la queue pendant cinq, sept heures ou plus pour prendre un rendez-vous et espérer bénéficier d’une consultation en début de soirée, rapporte régulièrement les médias nationaux.
L’une des priorités des entreprises privées qui ont investi le secteur est de réduire au maximum ce temps d’attente.
- En 2010, Tencent investit un peu plus de 80 millions d’euros dans Guahao, un service de santé en ligne permettant de prendre rendez-vous via son smarpthone. Il couvre déjà 900 hôpitaux chinois.
- Au cours de l’été 2014, Alibaba lance Alipay « Future Hospital », un service mobile permettant aux utilisateurs de prendre un rendez-vous médical à distance en sélectionnant un praticien et une date. Grâce à ce système, une visite peut durer une heure, voire moins, indiquait à Businessweek en juin 2014 le directeur de communication du centre médical pour femmes et enfants de Guangzhou, la troisième ville la plus peuplée du pays qui a testé parmi les premiers l’application.
- Au niveau du secteur public : lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.
En améliorant l’accès aux soins dans les zones rurales
En 2014, environ 750 millions de Chinois vivaient dans une zone urbaine, contre 620 millions dans une zone rurale, indique le portail de statistiques Statista. Ce n’est qu’en 2011 que la population urbaine de la Chine a dépassé le nombre d’habitants des zones rurales pour la première fois dans l’histoire du pays.
Près de 80 % des institutions médicales sont concentrées dans les villes et les praticiens les plus spécialisés du pays résident dans les zones urbaines, précise le magazine Nursing Sciences (n° septembre 2014).
Les « Family doctor programs » ont été introduits au début des années 2010 dans plusieurs provinces et régions chinoises afin de réduire la fréquentation des grands hôpitaux et d’assurer une égalité dans l’accès aux soins. En 2013, Luzhai County a été choisie comme zone pilote pour tester ce programme dans le Guangxi Zhuang, une région autonome du sud de la Chine.
Le principe : les familles issues des zones rurales signent un contrat avec les médecins généralistes dans les cliniques du canton. Les praticiens offrent un service personnalisés aux patients, une prestation de soins basiques et des consultations médicales.
À Xi’an City, dans la province du Shaanxi, plus de 2,5 millions de résidents locaux ont signé un contrat avec un médecin de famille, et dans la province de Liaoning, plus de la moitié de la population rurale a rejoint le programme.
C’est dans ce cadre qu’Ali Health (filiale santé d’Alibaba) a lancé une application mobile à Pékin pour relier les médecins des institutions médicales de base et les riverains. Ainsi, les patients n’ont qu’à prendre leur téléphone pour interagir avec un médecin.
« La [télémédecine] pourra-t-elle tous les problèmes liés aux tensions observées dans les hôpitaux chinois ? Absolument pas. Mais elle permet de libérer des chambres et, au minimum, d’offrir un peu de répit à certains patients dont les soins peuvent être raisonnablement livrés en dehors du système hospitalier », expliquait dans Forbes en mars 2015 Benjamin Shobert, spécialiste du marché de la santé de Chine et d’Asie du Sud-Est.
Télémédecine : le gouvernement chinois commence à légiférer
Construire un réseau national uniforme de télémédecine
La commission de santé et du planning familial de chaque province chinoise (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patients et médecins.
En août 2014, le NHFPC a publié une série de documents afin d’établir quelques lignes directrices à propos du développement des services de télémédecine en Chine. En 2015, il va plus loin en présentant le Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), un guide mettant en avant un plan ambitieux dans l’optique de construire un réseau national uniforme de services de télémédecine dans le pays.
Le document pointe du doigt différents problèmes : les dispositifs de télémédecine actuellement mis en place en Chine ont été construits de manière indépendantes, sans suivre des normes techniques nationales, et n’établissent pas de connexion réelle entre les hôpitaux et les plateformes de soins de santé régionaux.
La construction de ce réseau national sera basée sur l’ouverture, l’uniformité, l’inter-connectivité et l’égalité géographique, précise le rapport.
En résumé
Le gouvernement chinois a investi environ 16,36 milliards de RMB (2,18 Mds€) dans le secteur de la télémédecine en 2014 (derniers chiffres communiqués). Bilan à la fin de cette année-là :
- 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne, signale la revue Perspectives chinoises.
- 50 % des hôpitaux de province et 42 % des hôpitaux de soins primaires disposaient d’un centre de télémédecine en Chine, selon un rapport publié par le cabinet Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China – 2015)
« La Chine est résolument sur la bonne voie pour devenir l’un des plus grands marchés de la télémédecine dans le monde », analyse le cabinet d’avocats Foley & Lardner LLP, spécialiste du secteur de la santé.