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  • Silver économie : l’AFNOR lance le label « testé et approuvé par les seniors »

    L’AFNOR annonce avoir lancé fin octobre 2016 le label « Testé et approuvé par les seniors ». Il peut être apposé sur les produits de consommation réussissant des tests d’usage de consommateurs de plus de 60 ans et des ergonomes / ergothérapeutes.

    Les conditions de délivrance du label

    Label volontaire, « Testé et approuvé par les seniors » repose sur une double évaluation :

    • test par un groupe de consommateurs en situation réelle, dans un appartement reconstitué. Ils s’appuient sur une grille de 13 critères (Déballage du produit, facilité d’installation et d’utilisation, intuitivité de la prise en main… ) et accordent une note en 0 et 1 ;
    • évaluation multidimensionnelle par des ergonomes et ergothérapeutes : leur propre manipulation, l’observation des seniors pendant leurs essais et des entretiens en face-à-face.

    Une moyenne pondérée, calculée à partir des scores des seniors et des experts eux-mêmes, est alors attribuée au produit.

    Si le résultat est positif, le logo du label est délivré par AFNOR Certification et apparaît sur l’emballage du produit ayant satisfait aux tests, le site Internet de la marque et les notices.

    De premières entreprises ont déjà fait labelliser certains de leurs produits : Legrand, Lapeyre, Assytel, Varicor et AJD.

    Le label s’adresse à tout type de produit adapté pour les seniros : téléphone, machine à laver, application, meuble, systèmes d’éclairage…

    Une réflexion sur la normalisation de la qualité de soin pour les personnes âgées à domicile et en hébergement est également en cours, en France et au niveau international.

  • La santé, une priorité absente du débat public en France (6ème baromètre Santé 360 ODOXA)

    Notre système de santé a une très bonne image auprès des Français mais ceux-ci craignent sa dégradation dans l’avenir et regrettent l’absence de ce thème dans le débat politique. Tels sont les principaux enseignement de la 6ème vague du baromètre Santé 360 réalisé par Odoxa pour Orange Healthcare, la MNH, la Fédération Hospitalière de France et Ramsay-Générale de santé.

    Cette enquête est publiée le 14 novembre 2016 en partenariat avec Le Figaro santé, France Inter et effectuée avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po.

    Satisfaction des Français sur leur système de santé…

    • La santé fait partie des priorités absolues des Français, et constitue le seul domaine d’action de l’Etat où les Français (plus des trois-quarts) pensent que leur pays est en meilleure situation que ses voisins européens.
    • Les deux-tiers des Français accordent à la France la médaille d’or dans ce domaine, loin devant l’Allemagne ou le Royaume-Uni. 
    • L’image qu’ont les Français des acteurs du système de santé est d’ailleurs exceptionnellement bonne alors qu’ils sont largement critiques à l’égard des autres élites (politiques, journalistes, hauts fonctionnaires).
    • Cette bonne image s’appuie sur un très bon retour d’expérience des patients : 88% se déclarent satisfaits.

     … Mais

    • Tout comme les patients et les médecins, les Français sont persuadés que leur système de santé va se dégrader à l’avenir… et sont mêmes les plus convaincus des européens d’une telle déchéance
    • Les trois-quarts des Français pensent que la santé est la grande absente des débats politiques et électoraux, alors que ce sujet est bien plus présent dans d’autres pays Européens.
    • Une nette majorité de Français (55%) affirme que les propositions que feront les candidats à l’élection présidentielle auront un impact sur leur choix  au moment du vote.

     

  • Siemens va mettre en Bourse Healthineers, sa division médicale

    Siemens a annoncé le 10 novembre 2016 préparer la mise en Bouse d’Healthineers, sa division médicale, qui regroupe dispositifs médicaux, équipements lourds et télésanté.

    La date et l’ampleur du placement ne sont pas encore connues. Ralf Thomas, directeur financier de Siemens, a précisé que Siemens conserverait la majorité des actions.

    Le cours de l’action de Siemens a augmenté de 5% à la suite de cette annonce.

    Healthineers est l’activité la plus rentable de Siemens, avec une marge opérationnelle de 17 % en 2015, contre 10,8 %.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : molécules et dispositifs médicaux les plus remboursés

    Le remboursement des médicaments du diabète a représenté 1,1 milliard d’€ en 2014 en France, tandis que les dispositifs médicaux ont été remboursés à hauteur de 800 millions d’€ par l’Assurance Maladie.

    Les enjeux d’innovation sont forts sur ce segment : développement de nouvelles molécules, mais aussi de dispositifs médicaux connectés permettant d’améliorer le confort et la qualité du suivi quotidien de leur traitement par les diabétiques.

    Insuline : le Lantus de Sanofi domine le marché

    Lantus (Sanofi) a en 2015 été l’insuline à la fois la plus prescrite et la plus remboursée, pour un montant dépassant 250 millions d’€. Au niveau mondial, cette molécule représente 6 milliards d’€ de chiffre d’affaires pour Sanofi.

    L’arrivée de génériques de Lantus pourrait toutefois bouleverser le marché dans les années à venir.

    Médicaments hors insuline : Novo Nordisk et MSD en tête

    Les deux médicaments hors insuline les plus prescris sont Januvia et Janumet de MSD. Ils représentent toutefois des remboursements moins importants que le Victoza de Novo Nordisk, laboratoire détenant 30 % du marché des antidiabétiques au niveau mondial.

    Vers un renchérissement des traitements médicamenteux ?

    Le rapport charges et produits 2017 de l’Assurance Maladie indique une hausse du nombre de patients traités par association d’insuline et d’agoniste du GLP1 (Victoza par exemple). Selon les projections de l’Assurance Maladie, le recours croissant aux agonistes du GLP1 pourrait faire augmenter le coût des traitements médicamenteux du diabète de 500 millions d’€ d’ici 2020.

    Dispositifs médicaux : l’innovation non remboursée

    Les dispositifs médicaux (pompes, lecteurs de glycémie, autopiqueurs…) sont une composante importante du suivi quotidien des diabétiques.

    En termes de remboursement, ce sont les bandelettes, capteurs et électrodes et les pompes à insuline (y compris le forfait journalier et la location) qui représentent les montants les plus élevés.

    Les dispositifs médicaux connectés ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. La Haute Autorité de Santé s’est toutefois déclarée favorable au remboursement du lecteur de glucose en continu Freestyle Libre (Abbott) et de l’appli de suivi Diabeo (Sanofi-Voluntis).

  • Discussions exclusives pour un rapprochement entre Elsan et MédiPôle Partenaires

    Des discussions exclusives sont engagées en vue d’un rapprochement entre les groupes Elsan et MédiPôle Partenaires, annonce un communiqué d’Elsan daté du 14 novembre 2016.

    « A travers leurs implantations régionales historiques, les deux groupes constituent ensemble un réseau d’établissements de santé très complémentaires, au service d’une présence territoriale alliant proximité et qualité de soins. Chaque année, les équipes et médecins qui exercent au sein des deux groupes prennent en charge plus de 2 millions de patients », souligne le communiqué.

    «Nous souhaitons offrir un parcours de soins intégré, mettre en oeuvre une stratégie de développement centrée sur la qualité médicale et l’innovation, et proposer à nos patients le meilleur d’un accompagnement santé personnalisé», précisent Jérôme Nouzarède, Président du Groupe Elsan et Philippe Gravier, Président directeur général du Groupe MédiPôle Partenaires. Selon eux, le rapprochement des groupes Elsan et MédiPôle Partenaires « permettrait d’investir plus rapidement dans l’innovation thérapeutique et technologique et dans l’amélioration du parcours personnalisé de soins des patients ».

    La mise en œuvre du rapprochement, soumis à un processus préalable de consultation des représentants du personnel de chaque entreprise ainsi qu’à l’accord des autorités de concurrence, aurait lieu au cours du premier semestre 2017.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : des complications coûteuses

    La prise en charge du diabète a représenté 10 milliards d’€ de dépenses en 2014, selon le rapport charges et produits 2017 de l’Assurance maladie.

    Parmi celles-ci, les complications représentent le montant le plus important, avec 7,7 milliards d’€. Les médicaments sont remboursés à hauteur de 1,1 milliard d’€, les dispositifs médicaux à hauteur de 800 millions d’€.

    Des complications multiples

    Sur plus de 3 millions de personnes souffrant de diabète, environ 78 000 souffrent de complications chaque année.

    Ces complications du diabète peuvent être de différents ordres :

    • cardiovasculaires (AVC)
    • rénales (insuffisance rénale)
    • ophtalmologiques (rétinopathie diabétique)
    • vasculaires (pied diabétique)

    Des coûts concentrés sur les complications

    Ce sont les complications du diabète qui représentent le premier poste de dépense pour l’Assurance maladie.

    10 % des diabétiques concentrent 5 % des dépenses de l’Assurance Maladie. Les diabétiques souffrant des complications les plus graves (insuffisance rénale ou amputation) concentrent quant à eux 1,5 milliard d’€ de de dépenses, soit 8 % du total.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : des patients pionniers de la santé connectée

    La Journée mondiale du diabète est organisée le 14 novembre 2016. Une maladie dont la prise en charge et le traitement impliquent une participation du patient qui repose sur l’innovation et la santé connectée.

    Les diabétiques sont plus connectés que les patients atteints d’autres malades chroniques: selon une enquête menée par le Lab e-santé en juin 2015, 80 % des diabétiques sont équipés en smartphones et en tablettes et parmi ces 80 %, la moitié ont déjà téléchargé une application mobile de santé et estiment qu’elles leur sont indispensables pour gérer leur pathologie.

    Si l’utilisation des objets connectés reste plus limitée – seulement 2 diabétiques sur 10 sont équipés d’un objet connecté de santé –, le glucomètre connecté se trouve être l’objet connecté le plus plébiscité par les patients atteints de diabète. Il représente en effet près de 30 % des achats mais aussi 64 % d’intention d’équipement auprès des sondés qui n’ont pas encore sauté le pas.

    Les associations de patients sont fortement mobilisées sur le sujet du remboursement des dispositifs médicaux.

    La liste des associations membres de la Fédération française des diabétiques est disponible sur le site internet de la fédération.

  • Smartinjector, dispositif de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables

    Un dispositif connecté de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables, le Si One, c’est ce qu’a mis au point la société QuiO. Son lancement aura lieu en 2017, d’après une communication de QuiO le 31 octobre 2016.

    L’objectif de la société QuiO est de fournir le premier dispositif connecté de délivrance de médicaments en temps réel pour les thérapies injectables. Un logiciel d’accompagnement est associé à ce dispositif et permet aux professionnels de santé de surveiller le traitement, l’adhésion du patient.

    Prévenir les erreurs d’auto-injection

    Le prototype final du dispositif est en cours de production par développement et fabrication FDA certifiés.  Le logiciel associé est en voie de finalisation avec des changements mineurs apportés à l’interface utilisateur.

    La société a annoncé le mois dernier avoir obtenu 1,05 M$ (environ 965 375 €) de financement pour permettre une libération du produit en 2017.

    Le Si One est capable d’administrer tout type de médicament à partir d’une seringue. La technologie est conçue pour prévenir les erreurs les plus fréquentes d’auto-injection, ou la délivrance de dose partielle. Dose et administration sont contrôlées automatiquement et en temps réel via la plate-forme logicielle Cloud connectée QUIO HIPAA.

    Communication et transmission de données entre l’appareil et le logiciel Cloud ne nécessitent aucune installation ni composants supplémentaires, la synchronisation est réalisée sur une connexion cellulaire, plutôt que par appariement Bluetooth.

    Le logiciel Cloud QUIO, quant à lui, fournit des tableaux de bord pour l’observation de l’état individuel de santé du patient. Actuellement, la plate-forme Cloud QUIO se compose d’un tableau de bord de soins, pour les cliniciens et les pharmaciens afin de suivre directement l’administration de l’injection au patient, et un tableau de bord d’entreprise, à travers lequel les organisations peuvent surveiller l’efficacité et résultats du médicament.