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  • Santé numérique en contexte de crise : les recommandations de l’ODESS 2025 pour repenser les modèles d’intervention

    Crises sanitaires et baisse des financements : intégrer, former, coopérer… six leviers pour refonder l’aide en santé numérique

    Alors que les crises sanitaires, environnementales ou géopolitiques se multiplient, l’accès aux soins est de plus en plus compromis. À cela s’ajoute une chute attendue de 35 à 40 % des financements internationaux pour la santé d’ici 2025. Dans ce contexte, l’ODESS plaide pour un changement de modèle. Son approche : soutenir des projets numériques déjà validés sur le terrain, renforcer les compétences locales, et favoriser des coopérations régionales durables avec une série de recommandations.

    • 📲Consolider les solutions éprouvées : l’ODESS recommande d’intégrer les outils numériques validés sur le terrain.
    • 🚀Renforcer les compétences locales : le développement des compétences techniques et organisationnelles est jugé essentiel pour garantir la durabilité des projets.
    • 🌍Stimuler la coopération régionale : L’Observatoire plaide pour une coopération renforcée entre pays, institutions et acteurs de terrain afin de mutualiser les ressources.
    • 📊Appuyer la surveillance épidémiologique : Des systèmes d’information interconnectés et décentralisés doivent permettre une détection rapide des crises sanitaires, même en zones reculées.
    • 👩‍💻Combattre la désinformation sanitaire : Face aux fausses informations, l’ODESS recommande d’associer communication de crise, éducation numérique et acteurs de confiance locaux.
    • 🛠️Adapter les technologies aux contextes fragiles : Les outils numériques doivent être simples, robustes, utilisables hors ligne et conçus avec les utilisateurs finaux pour rester opérationnels en situation de crise.

    Recommandation 1 : consolider les solutions numériques déjà éprouvées

    La première recommandation appelle à intégrer les outils numériques au cœur des systèmes de santé, non comme des ajouts ponctuels ou expérimentaux, mais comme des composantes structurelles. À travers son action, l’ODESS met en évidence la nécessité de sortir d’une logique de projets pilotes fragmentés au profit de modèles reproductibles, fondés sur l’analyse des résultats obtenus sur le terrain. Cette approche suppose un changement de cap : passer d’un financement de l’innovation à tout prix à un investissement dans la consolidation, la documentation et la mise à l’échelle des solutions ayant prouvé leur efficacité dans des contextes réels. La santé numérique doit être considérée comme un outil stratégique de planification, de pilotage et de réponse, au même titre que les infrastructures ou les ressources humaines en santé.

    Recommandation 2 : miser sur la montée en compétences

    Deuxième axe de travail identifié : le développement des compétences, condition indispensable pour assurer l’impact réel des solutions numériques. L’ODESS insiste sur l’importance d’un renforcement des capacités non seulement techniques, mais aussi organisationnelles, chez les professionnels de santé, les institutions et les porteurs de projet. La formation continue, l’apprentissage hybride, l’accès à des outils de décision mobile comme Safe Delivery App ou Z-Waka, sont autant de réponses concrètes à la pénurie de formation dans les contextes fragiles. L’accompagnement technique (mentorat, ateliers, mise en réseau) proposé aux lauréats de l’Observatoire est présenté comme un levier essentiel pour garantir l’autonomie des acteurs locaux et éviter une dépendance aux prestataires extérieurs.

    Recommandation 3 : dépasser les logiques concurrentielles et coopérer à l’échelle régionale

    Face à la fragmentation croissante des systèmes de santé, l’ODESS recommande de structurer des dynamiques de collaboration régionale et interinstitutionnelle. Il s’agit de dépasser les logiques verticales ou concurrentielles pour promouvoir des coopérations entre pays, agences de santé, sociétés savantes et organismes de formation. L’appui aux campus numériques, les partenariats avec l’Agence universitaire de la Francophonie ou le réseau AeHIN en Asie du Sud-Est illustrent cette volonté de créer des écosystèmes régionaux d’innovation. La circulation des savoirs, des retours d’expérience et des outils interopérables doit être encouragée pour améliorer l’agilité collective face aux crises.

    Recommandation 4 : des systèmes interconnectés et décentralisés de surveillance épidémiologique

    La quatrième recommandation porte sur l’usage stratégique des données de santé. En contexte de crise, la rapidité et la fiabilité de l’information conditionnent l’efficacité des réponses. L’ODESS promeut l’usage de systèmes d’information intégrés, interconnectés et fondés sur des données multisources (sanitaires, environnementales, géographiques), capables de détecter les signaux faibles, d’alerter les autorités, et d’orienter les ressources. Des projets comme DDS en Thaïlande ou SORMAS au Népal démontrent la faisabilité d’une surveillance épidémiologique nationale décentralisée, y compris dans les zones reculées. La consolidation de ces systèmes implique également une attention à la gouvernance des données, à leur qualité, à leur souveraineté et à leur accessibilité pour les décideurs de terrain.

    Recommandation 5 : structurer une réponse coordonnée face à la désinformation sanitaire

    La pandémie de COVID-19, puis les crises plus récentes, ont mis en évidence l’impact délétère de la désinformation sur les comportements de santé, la couverture vaccinale, la confiance dans les institutions et l’efficacité des campagnes de prévention. L’ODESS alerte sur le caractère viral de ces contenus et recommande de structurer une réponse offensive en matière de communication sanitaire. Cela implique d’associer les professionnels de santé à des démarches de fact-checking, de renforcer l’éducation numérique des jeunes publics, et de s’appuyer sur des figures de confiance au sein des communautés.

    Recommandation 6 : adapter les outils numériques aux réalités des zones en crise

    Enfin, l’ODESS insiste sur l’impératif d’adaptabilité technologique dans les zones affectées par des conflits, des catastrophes naturelles ou des crises de gouvernance. La résilience des projets numériques dépend de leur compatibilité avec des environnements à faible connectivité, de leur capacité à fonctionner hors ligne, et de leur simplicité d’usage. L’exemple de l’application MERA, utilisée auprès de réfugiés syriens au Liban, ou de DHIS2 déployé au Mozambique, démontre qu’une approche frugale, construite avec les utilisateurs finaux, permet de maintenir des services essentiels comme la vaccination. La coordination locale, la mobilisation d’« ambassadeurs » communautaires et la gouvernance des données doivent être intégrées dès la conception des projets pour garantir leur acceptabilité.

  • Idea’Dom : un appel à projet pour des solutions en faveur du maintien à domicile

    Vieillir chez soi : un appel à projets ciblé

    Sachant que les seniors souhaitent massivement, de 80 à 90%, vieillir chez eux, Silver Valley, un pôle d’innovation pour la Silver Économie, et l’Agirc Arrco, qui fédère les régimes de retraite complémentaires, lancent conjointement cette initiative. L’objectif est de détecter puis soutenir trois projets innovants pour faciliter la vie des personnes âgées à leur domicilie ou celles de leurs aidants.

    Peuvent participer tous les porteurs de solution visant à faciliter la transition démographique : start-ups, associations ou entreprises. Le jury de sélection est composé d’experts du secteur du domicile, de la santé, de la transition démographique, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Les lauréats recevront une donation financière de 10 000 €.

    Domicile des aînés : 3 projets promus et financés

    Ils bénéficieront également d’une large promotion auprès des acteurs du secteur et du grand public grâce à :

    • Une mise en avant dans l’appartement-témoin de l’Espace Idées Bien chez Moi ;
    • Une prestation marketing par la réalisation d’une vidéo promotionnelle diffusée sur les réseaux sociaux, vitrine pour l’innovation en faveur de l’autonomie ;
    • Une visibilité lors de manifestations institutionnelles, ainsi que la possibilité d’organiser des événements à l’appartement témoin Espace Idées Bien Chez moi;
    •  Une intégration dans un réseau d’acteurs du secteur du Grand-âge, de la protection sociale et de l’accompagnement de projet.

    Les projets sont à déposer jusqu’au 31 octobre 2025 via le site de Silver Valley.

    IDEA’DOM

     

  • PLFSS 2026 : Vers un financement des logiciels d’aide à la prescription par l’Assurance maladie dès 202

    Les outils d’aide à la prescription intègrent le champ remboursable

    L’article 30 du PLFSS 2026 prévoit que l’Assurance maladie prendra en charge les logiciels d’aide à la prescription. Sont visés les systèmes d’aide à la décision médicale, conçus pour aider les prescripteurs, gagner du temps et améliorer l’efficacité du système de santé. Le texte souligne que le cadre actuel de la sécurité sociale ne permet pas de soutenir ces services. La mesure propose un financement innovant : les exploitants seront rémunérés en partie selon les économies réalisées grâce à leurs services. Ce financement suivra les priorités fixées par arrêté, notamment issues des 15 programmes de la dernière convention médicale.

    Réduction des dépenses de 30 à 50 % : les effets attendus des SADM 

    92,5 M€ d’économies attendues en 2028 grâce aux logiciels d’aide à la prescription

    L’étude d’impact chiffre les effets attendus à une réduction progressive des dépenses : 30 % la première année, 40 % la deuxième, 50 % la troisième, en fonction du rythme d’adoption des SADM par les professionnels de santé.

    Le dispositif de financement se déploiera en trois phases.

    • Lors de la première année, celle du conventionnement avec la Cnam, l’éditeur bénéficiera d’un forfait de démarrage.
    • La Cnam devra alors évaluer l’impact du SADM sur les pratiques et les dépenses évitées.
    • Si les résultats sont jugés satisfaisants, un tarif conditionnel sera fixé l’année suivante, fondé sur une part des économies nettes constatées, duquel sera déduit le forfait initial.
    • Les années suivantes, ce tarif pourra évoluer selon les résultats observés et le contexte d’usage.

    Marquage CE, interopérabilité, IA… les exigences pour financer les logiciels médicaux

    Jusqu’à 2,5 M€ d’intéressement pour les éditeurs selon les performances réalisées

    Les prévisions budgétaires annoncent un intéressement versé aux éditeurs de 500.000 euros en 2026, 1 million en 2027 et 2,5 millions en 2028. En parallèle, les économies nettes attendues s’élèvent à 18,5 millions en 2026, 50 millions en 2027 et 92,5 millions en 2028.

    Pour bénéficier de cette prise en charge, les SADM devront disposer d’un marquage CE, être conformes aux référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique élaborés par l’Agence du numérique en santé (ANS), et obtenir un certificat de conformité. Un nouveau référentiel spécifique, à paraître par arrêté, viendra encadrer les exigences applicables à cette catégorie de dispositifs.

    Les SADM devront en particulier reposer sur un LAP certifié HAS V2 et une base de médicaments agréée, être conformes au règlement européen sur l’intelligence artificielle (systèmes à haut risque) dès août 2026, intégrer les dernières recommandations de la HAS et des sociétés savantes, et être en mesure d’exploiter les données cliniques pour formuler des recommandations pertinentes. Ils devront aussi être disponibles directement dans les logiciels métiers, proposer une interface facile à utiliser et démontrer leur contribution à l’amélioration des prescriptions, conformément à des objectifs définis par arrêté des ministres en charge de la santé et de la sécurité sociale.

    Le Snitem critique une logique budgétaire jugée défavorable à l’innovation

    Au global, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 suscite de nombreuses critiques de la part des industriels du dispositif médical, qui dénoncent un abaissement du seuil de déclenchement de la clause de sauvegarde à 2,19 milliards d’euros, soit 70 millions de moins qu’en 2025, ainsi qu’un projet de radiation de plusieurs dispositifs de la liste en sus sans concertation ni données transparentes.

    Récemment, le Snitem a alerté sur les effets de ces décisions budgétaires unilatérales : un frein à l’innovation, une fragilisation des PME du secteur – représentant 70 % des entreprises concernées – et un risque pour l’accès des patients à des technologies de pointe utilisées en dernier recours. Il appelle les parlementaires à réviser en profondeur ces dispositions et à sortir les produits de santé de l’instabilité budgétaire, afin de préserver l’investissement, l’emploi et la qualité de l’offre de soins.

  • Santé numérique : l’ARS Pays de la Loire vise 80 % de DMP alimentés d’ici fin 2026

    L’Agence régionale de santé Pays de la Loire, en partenariat avec la CPAM de la Mayenne et le groupement e-santé régional, a présenté sa feuille de route du numérique en santé 2025-2026. Ce plan opérationnel territorial, adapté aux enjeux spécifiques de la Mayenne, s’inscrit dans la stratégie régionale 2025-2028. La fin annoncée du réseau cuivre, prévue pour le 26 janvier 2026, impose un basculement accéléré vers des outils de communication sécurisés. L’ARS intègre cet impératif dans une feuille de route construite avec les établissements de santé, les structures médico-sociales, les professionnels libéraux et les collectivités.

    Parmi les priorités locales : le développement d’un projet territorial de télésanté, soutenu par les centres hospitaliers de Laval, Nord-Mayenne et Haut-Anjou ; ainsi que l’accompagnement à l’usage des services nationaux comme le Dossier Médical Partagé (DMP), l’Identité Nationale de Santé (INS), Pro Santé Connect, la Messagerie Sécurisée de Santé (MSS) ou encore Mon Espace Santé.

    Messagerie sécurisée, télésanté, DMP : les priorités numériques 2025-2026 en Mayenne

    La feuille de route repose sur quatre orientations principales, assorties de cibles chiffrées :

    Faciliter l’adoption de Mon Espace Santé : Des campagnes de sensibilisation seront menées dans les lieux de soins, les établissements scolaires et les Espaces France Services. L’ARS vise 30 % d’activations de comptes.

    Accroître l’utilisation du DMP : Des formations sont prévues pour les professionnels, ainsi que la désignation d’ambassadeurs du DMP dans les établissements. Objectifs : 80 % d’alimentation des dossiers et 40 % de taux de consultation.

    Sécuriser les échanges professionnels :Le passage au « zéro fax » s’organise via la généralisation de la MSS et la qualification de l’INS. L’objectif est de 70 % d’usage de la MSS et 80 % de qualification de l’identité numérique.

    Structurer les parcours grâce au numérique : La télésanté sera étendue dans les établissements médico-sociaux et les EHPAD. Les professionnels libéraux seront accompagnés à l’usage d’outils comme l’ordonnance numérique ou l’annuaire de télésanté. Cibles affichées : 80 % de praticiens en téléconsultation ou téléexpertise, et 70 % d’ESMS équipés.

  • En 2023, les départements ont consacré 19,1 milliards d’euros à l’aide sociale pour perte d’autonomie et handicap

    Une dépense départementale en hausse de près de 6 %

    L’aide sociale aux personnes âgées ou handicapées, compétence des départements au titre du Code de l’action sociale et des familles, continue de progresser en 2023. Selon la dernière édition du Panorama de la DREES, publiée le 1er octobre 2025, 2,13 millions de prestations ont été versées en 2023, pour un total de 19,1 milliards d’euros de dépenses brutes. Cette enveloppe représente une hausse de 5,8 % en euros courants par rapport à 2022, soit +0,9 % en euros constants.

    Les aides aux personnes âgées : 1,5 million de prestations

    Fin 2023, 1,50 million de prestations sociales ont été allouées aux personnes âgées en perte d’autonomie, dont 834 100 aides à domicile et 666 000 aides à l’accueil. Les dépenses nettes associées atteignent 8,9 milliards d’euros, en hausse de 5,4 % en euros courants. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) concentre plus de 91 % des aides sociales aux personnes âgées. Elle bénéficie à 1,36 million de personnes de 60 ans ou plus, soit 7,2 % de cette tranche d’âge. Chez les 85 ans ou plus, un tiers en est bénéficiaire. Les dépenses de l’APA s’élèvent à 7,1 milliards d’euros en 2023, avec une augmentation annuelle de 2,1 % des bénéficiaires. Sur le plan social, 15 % des seniors en restriction d’activité vivent sous le seuil de pauvreté, contre 11 % en moyenne chez les 60 ans et plus, et 16 % chez les moins de 60 ans.

    Les aides aux personnes handicapées dépassent 10 milliards d’euros

    Le nombre de prestations accordées aux personnes en situation de handicap atteint 633 000 en 2023, dont 472 000 aides à domicile et 161 000 aides à l’accueil. Les dépenses spécifiques à ces prestations s’élèvent à 9,3 milliards d’euros, mais dépassent 10,3 milliards d’euros en incluant les subventions et dispositifs connexes (SAVS, Samsah, hébergement de jeunes majeurs, soutien aux associations, etc.). La prestation de compensation du handicap (PCH) continue sa progression : elle est versée à 407 200 bénéficiaires, en hausse de 6,5 % sur un an. Les dépenses atteignent 3,0 milliards d’euros, soit +10,4 % par rapport à 2022. Cette augmentation tient à la hausse des effectifs, mais aussi à :

    • La revalorisation du tarif plancher pour les services d’aide à domicile.
    • La montée en charge de la PCH parentalité.
    • Le financement pérenne des revalorisations salariales dans le secteur.

    Des écarts persistants en matière de niveau de vie

    Les données soulignent une vulnérabilité économique des personnes handicapées. En 2022, 60 % des moins de 60 ans en situation de handicap (au sens du GALI) vivent dans un ménage modeste, contre 37 % des non handicapés. Le taux de pauvreté atteint 26 % chez les 15-59 ans en situation de handicap, contre 14 % dans la population sans handicap. Au-delà des revenus, 35 % des personnes handicapées âgées de 16 à 64 ans déclarent des privations matérielles ou renoncements à des biens et services, contre 14 % dans l’ensemble de la population.

    L’aide sociale aux personnes âgées ou handicapées – Perte d’autonomie et handicap – Édition 2025 | Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

  • WhiteLab Genomics automatise les phases de R&D en thérapie génique avec l’IA

    WhiteLab Genomics réduit les délais de R&D en thérapie génique grâce à l’IA

    Créée en 2019 par David Del Bourgo, Julien Cottineau et Lucia Cinque, WhiteLab Genomics exploite l’intelligence artificielle pour transformer les processus de R&D dans les thérapies géniques. Constatant la lenteur et les coûts élevés – entre 15 à 20 ans et plusieurs milliards d’euros – nécessaires à la mise sur le marché de ces traitements, l’équipe a conçu une plateforme d’IA capable de réaliser les phases in silico, in vitro et in vivo, pour identifier et sélectionner plus rapidement les meilleures options thérapeutiques à tester cliniquement.

    L’approche permettrait de passer de plusieurs mois ou années de développement en laboratoire à quelques semaines de simulations, tout en réduisant les coûts de R&D et en améliorant le retour sur investissement pour les entreprises pharmaceutiques ou biotechnologiques.

    Une plateforme d’IA pour identifier plus vite les candidats thérapeutiques

    La technologie de WhiteLab Genomics permet d’identifier des cibles thérapeutiques et de concevoir des traitements fondés sur des profils génétiques individuels. Ce modèle s’inscrit dans une logique de médecine personnalisée, notamment en oncologie, en lien avec le développement de diagnostics compagnons. L’entreprise collabore actuellement avec Sanofi dans le cadre du consortium WIDGeT, afin d’accélérer plusieurs programmes, dont l’un vise à régénérer les cellules de la rétine pour restaurer la vision, et un autre à réparer des fonctions respiratoires ou neuronales.

    Après 10 M€ levés, WhiteLab Genomics prépare son entrée sur les marchés coréen, japonais et américain

    Après une levée de fonds de 10 millions d’euros réalisée en 2022 auprès d’Omnes Capital et de Debiopharm, WhiteLab Genomics prévoit de se développer sur des marchés stratégiques comme les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon. L’entreprise ambitionne également de concevoir ses propres actifs biologiques, afin de gagner en indépendance, tout en poursuivant le développement de nouveaux modèles d’IA et des partenariats industriels.

    Omnes Capital. Omnes Scope – N°44, printemps 2025. [PDF en ligne]. Disponible sur : https://scope.omnescapital.com/44/files/OMNES_SCOPE_FR_UK_N%C2%B044_05-22.pdf

  • Hologic automatise la détection moléculaire des pathogènes digestifs

    Gastro-entérite : Hologic réduit le délai diagnostique à quelques heures

    Hologic développe deux tests moléculaires automatisés à sa plateforme d’analyses multiplexes haute performance. Ces nouveaux tests détectent les principaux pathogènes digestifs (Salmonella, Shigella, Campylobacter, E. coli, Vibrio, Yersinia).

    La gastro-entérite infectieuse demeure l’une des principales causes de morbidité mondiale. Selon l’OMS, 1,7 milliards d’épisodes sont recensés chaque année, entraînant encore plus de 500 000 décès, principalement chez les jeunes enfants. Les approches diagnostiques classiques (culture, microscopie, tests biochimiques) restent lentes — entre 24 et 72 h — et peuvent manquer de sensibilité, notamment lorsque la charge bactérienne est faible. Ces limites retardent la prise en charge clinique et l’initiation d’un traitement ciblé.

    Automatiser la détection de 6 bactéries, résultats en 4 h (vs 72 h) avec la plateforme Panther Fusion

    La société américaine Hologic a conçu deux tests PCR en temps réel automatisés. Hébergés sur la plateforme Panther Fusion, ces nouveaux tests moléculaires exploitent une technologie de diagnostic multiplexe reposant sur :

    • Une PCR automatisée en temps réel sur système entièrement intégré.
    • La détection multipathogène ciblant jusqu’à 6 bactéries digestives majeures.
    • Des panels personnalisables selon le profil clinique du patient.

    Les performances cliniques : Les tests ont été validés aux États-Unis (FDA 510(k).) et en Europe (CE-IVDR) sur des cohortes cliniques représentatives. Les résultats démontrent :

    • Une sensibilité analytique : 100 % (64 souches évaluées).
    • Une spécificité : aucune interférence parmi 108 organismes non ciblés.
    • Un délai de résultat : < 4 heures contre plusieurs jours pour les méthodes conventionnelles.

    Les perspectives cliniques

    Les panels intégrés d’Hologic  renforcent la rapidité et la précision du diagnostic in vitro en gastro-entérite et favorisent une prescription antibiotique ciblée, contribuant à la lutte contre l’antibiorésistance. Compatibles avec d’autres panels Panther Fusion (respiratoire, viral, gynécologique), ils soutiennent la standardisation des flux de travail en microbiologie.

     

  • Santé publique : Incidence record du cancer en France, mais des causes encore mal identifiées (étude Lancet)

    389,4 cas pour 100 000 habitants : l’incidence du cancer atteint un pic inédit en France

    La France se retrouve au premier rang mondial pour l’incidence du cancer, selon une étude du Lancet publiée en septembre. Avec 389,4 cas pour 100 000 habitants, ce chiffre contraste fortement avec un taux de mortalité en baisse, passé de 184,7 décès pour 100 000 en 1990 à 136,8 en 2023. Si ces progrès traduisent l’efficacité du système de soins, la forte augmentation du nombre de diagnostics pose une question restée sans réponse.

    Un classement discuté, mais préoccupant

    Les résultats du Lancet, issus du Global Burden of Disease Study 2023, suscitent le débat : une autre étude menée par une agence de l’OMS basée à Lyon classe la France au 9e rang mondial. Ces écarts peuvent s’expliquer par des méthodologies différentes, notamment en matière de collecte des données. En France, le système repose encore sur des registres partiels, excluant certaines zones urbaines denses et des sites industriels sensibles (Seveso). Une loi votée en juin 2025 prévoit la création d’un registre national, mais le décret d’application tarde à être publié.

    Tabagisme, alcool, pesticides : des expositions préoccupantes dans l’analyse du cancer en France

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’hypothèse d’un dépistage plus performant ne tient pas : la participation des Français aux campagnes de dépistage reste modeste. D’autres facteurs semblent contribuer à cette situation. Le tabagisme féminin en France (23 %) est le plus élevé d’Europe. La consommation d’alcool demeure également au-dessus de la moyenne européenne. S’y ajoutent des éléments moins étudiés : sédentarité, usage de la pilule contraceptive, ou encore exposition aux polluants environnementaux.

    La population française présente une imprégnation importante à certains agents cancérogènes, notamment le cadmium, contenu dans les engrais, et les pesticides, dont la France est l’un des plus gros utilisateurs mondiaux. Si ces liens sont documentés, leur contribution spécifique à l’incidence du cancer en France reste à démontrer.

    Un appel à une mobilisation scientifique

    Le signal d’alarme lancé par The Lancet, même s’il repose sur des estimations sujettes à caution, ne peut être ignoré. L’éditorial du Monde appelle à une mobilisation des instances scientifiques françaises, notamment l’Institut national du cancer, pour mener une enquête épidémiologique d’envergure.

    Objectif : identifier l’ensemble des facteurs impliqués dans cette situation singulière, alors que le cancer est la première cause de mortalité en France.

    Sources : The Lancet (GBD 2023), Le Monde, OMS/IARC.

  • PLFSS 2026 : Soins chroniques, maladies professionnelles, génériques.. La prévention mobilisée face à une trajectoire budgétaire resserrée

    Une trajectoire contrainte dans un contexte politique instable

    Déposé le 14 octobre 2025 à l’Assemblée nationale, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les démissions successives des gouvernements Bayrou et Lecornu. Le Premier ministre a exclu tout recours à l’article 49.3 et a annoncé le dépôt d’un amendement en novembre pour suspendre la réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle. Le texte sera débattu en séance publique à partir du 4 novembre.

    7,1 Md€ d’économies pour contenir l’Ondam à +1,6 %

    L’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) progressera de +1,6 % en 2026 (270,4 Md€), un taux inférieur à la dynamique naturelle des dépenses (+3,4 % en 2025). Cette modération repose sur 7,1 Md€ d’économies, articulées autour de plusieurs axes :

    • Réduction du plafond d’indemnisation pour certaines affections de longue durée non exonérantes (0,6 Md€).
    • Encadrement des prescriptions d’arrêts de travail : limitation de la première prescription en ville (15 jours) et à l’hôpital (30 jours), obligation de justification du motif.
    • Lutte contre les rentes dans certaines spécialités (radiothérapie, imagerie).
    • Baisse de la prise en charge des cures thermales.
    • Hausse des franchises médicales et des participations forfaitaires, par décret, pour un gain estimé à 2 Md€.

    Ces efforts impliquent à la fois les professionnels de santé, les industriels et les assurés. Toutefois, 18 millions de personnes (mineurs, femmes enceintes, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire) en seront exemptées. Le sous-Ondam hospitalier augmentera de 2,4 %, avec un effort interne de 700 M€, tandis que celui de la ville sera limité à +0,9 %.

    Un accent renouvelé sur la prévention et la santé publique

    La stratégie préventive se renforce à plusieurs niveaux :

    • Parcours de soins : Soins chroniques : le gouvernement veut structurer un suivi plus précoce et coordonné

    Le PLFSS 2026 entend renforcer les parcours de soins dans une logique préventive, en particulier pour les patients atteints de pathologies chroniques. L’objectif est de limiter l’aggravation de ces affections en favorisant un suivi coordonné, anticipé et adapté, permettant d’éviter des épisodes de décompensation ou des hospitalisations évitables. Ces parcours s’appuieront sur une meilleure articulation entre professionnels de santé, en ville comme à l’hôpital, et sur des outils de suivi médical permettant une détection précoce des évolutions à risque.

    • Coopérations renforcées entre médecine de ville et hôpital : 2,3 Md€ pour renforcer la coordination 

    Pour améliorer la continuité des soins et assurer une meilleure répartition de l’offre sur le territoire, le projet de loi promeut une intensification des coopérations entre hôpitaux et médecine de ville. Ces partenariats doivent permettre de fluidifier les parcours des patients, en particulier en sortie d’hospitalisation ou en cas de besoin non programmé. Le développement de ces coopérations passe notamment par la création de passerelles organisationnelles, la mutualisation de ressources et un appui aux structures de coordination existantes (CPTS, DAC). Les investissements en infrastructures hospitalières atteindront 2,3 Md€, notamment pour moderniser les établissements et renforcer les partenariats ville-hôpital.

    • Une reconnaissance élargie des maladies professionnelles : davantage de pathologies prises en compte en 2026

    Le texte prévoit également des avancées dans le champ de la santé au travail, avec un élargissement des critères de reconnaissance de certaines maladies professionnelles. Cette évolution vise à mieux prendre en compte l’impact de l’environnement professionnel sur la santé des actifs, en particulier dans les secteurs exposés à des risques spécifiques. En intégrant davantage de pathologies aux tableaux existants, l’objectif est de permettre un accès plus rapide aux droits pour les assurés concernés, mais aussi de renforcer les mesures de prévention en entreprise.

    • Génériques et biosimilaires au service de la régulation des dépenses

    La régulation des dépenses de médicaments reste un enjeu de maîtrise budgétaire. Le PLFSS 2026 prévoit de renforcer l’utilisation des médicaments génériques et biosimilaires, en s’appuyant sur des mesures incitatives et un encadrement plus strict des prescriptions. Le recours accru à ces alternatives, souvent moins coûteuses à efficacité équivalente, permettrait de dégager des économies tout en maintenant la qualité de la prise en charge. Le texte inscrit cette orientation dans une stratégie globale de rationalisation des dépenses de santé, visant à limiter les rentes économiques dans certaines filières et à recentrer les financements sur les innovations thérapeutiques réellement pertinentes.

    Un cadre légal pour les soins non programmés

    Le PLFSS 2026 introduit pour la première fois un cadre juridique pour les centres de soins non programmés (SNP), structures intermédiaires entre les cabinets de ville et les urgences hospitalières. Ces dispositifs de proximité, chargés de la prise en charge des soins non programmés de premier recours, feront désormais l’objet d’un financement forfaitaire spécifique par l’Assurance maladie. L’article 21 du projet de loi prévoit un cahier des charges défini par arrêté, fixant les règles d’organisation, les conditions d’accessibilité, les délais de prise en charge, les modalités d’orientation dans le parcours de soins, ainsi que les prestations minimales. Le gouvernement entend consolider une offre alternative aux urgences, après l’échec de l’inscription de cette mesure dans la LFSS 2025, censurée par le Conseil constitutionnel.

    Retraites : gel en 2026 et ajustements progressifs jusqu’en 2030

    En 2026, les pensions de retraite de base ne seront pas revalorisées, générant une économie immédiate. À compter de 2027, leur évolution sera minorée de 0,4 point par rapport à l’inflation, ce qui représenterait 6,1 Md€ d’économies en 2029. Le cumul emploi-retraite sera assoupli selon l’âge :

    • Avant 64 ans : pension écrêtée dès le premier euro d’activité.
    • De 64 à 67 ans : pension écrêtée à 50 % des revenus d’activité dépassant 7 000 €.
    • Après 67 ans : cumul intégral avec ouverture de nouveaux droits.

    Gel des prestations sociales, mais création d’un congé de naissance

    L’ensemble des prestations sociales (allocations familiales, minima sociaux) restera gelé en 2026, pour un gain budgétaire dans un contexte de faible inflation. L’objectif de dépenses de la branche famille est fixé à 59,4 Md€ (+0,1 %). Un nouveau congé de naissance, indemnisé par la Sécurité sociale, s’ajoutera aux congés existants. Chaque parent pourra bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaire, en simultané ou en alternance. Le montant d’indemnisation sera précisé par décret.

    Nouvelles recettes : une taxe de 2,05 % sur les mutuelles pour générer 1 Md€

    Afin de mobiliser de nouvelles recettes :

    • Les mutuelles santé seront taxées à hauteur de 2,05 % de leurs cotisations, pour un rendement estimé à 1 Md€ en 2026.
    • Les contributions patronales sur les avantages en nature (titres-restaurants, chèques-vacances, indemnités de rupture, etc.) seront augmentées.

    Parallèlement, la réforme de la protection sociale complémentaire dans la fonction publique hospitalière est repoussée à janvier 2028.

    Accès aux soins et lutte contre les inégalités territoriales

    Pour renforcer l’accès aux soins dans les zones sous-dotées, le PLFSS 2026 crée un nouveau statut de praticien territorial de médecine ambulatoire. Ce dispositif vise à faciliter l’installation de médecins dans les territoires fragiles, en leur offrant un cadre d’exercice structuré, potentiellement assorti d’incitations financières ou logistiques. Il s’inscrit dans une logique d’offre organisée, complémentaire aux dispositifs existants comme les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). En parallèle, le texte prévoit un recours renforcé au conventionnement des professionnels de santé, en particulier dans les zones où les dépassements d’honoraires freinent l’accès aux soins. L’objectif est de limiter les pratiques tarifaires non encadrées.

    Des réactions critiques face à un budget perçu comme austéritaire

    Dans un avis rendu le 9 octobre, le Haut Conseil des finances publiques souligne que l’objectif d’économies repose sur une mise en œuvre rapide et intégrale des mesures. Il s’agit, selon l’institution, de l’effort de maîtrise le plus important depuis plusieurs années.

    Le PLFSS 2026 suscite de vives réactions de la part des fédérations hospitalières et des organisations professionnelles. Alors que le gouvernement prévoit 7,1 Md€ d’économies en santé et une progression de l’Ondam limitée à +1,6 %, plusieurs acteurs dénoncent une trajectoire jugée intenable au regard des besoins croissants du système. La Fédération hospitalière de France (FHF) chiffre à 1,1 Md€ les moyens manquants pour les hôpitaux, soit l’équivalent de 20 000 postes infirmiers non pourvus. Les représentants du médico-social évoquent, eux, un déficit de 500 M€, compromettant la création de places et d’emplois dans les EHPAD et les services à domicile.

    Le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires est également critiqué, perçu comme un transfert de charge vers les patients, en rupture avec les principes de solidarité. Plusieurs syndicats, dont le SNPI, alertent sur les risques de renoncement aux soins, d’épuisement des équipes, et d’aggravation des inégalités d’accès. Tous appellent à une trajectoire pluriannuelle fondée sur la prévention, la pertinence des soins, la coordination territoriale et des investissements ciblés, pour préserver la soutenabilité du système.

  • US : 250 hôpitaux déploient un système en temps réel pour orchestrer les soins

    Un logiciel temps réel pour prédire et gérer les ressources hospitalières

    Face à la complexité de la gestion hospitalière, environ 250 établissements de santé aux États-Unis, et au Canada utilisent désormais le logiciel Command Center de GE HealthCare. Déployé initialement en 2015 à l’hôpital Johns Hopkins, ce système d’aide à l’orchestration des soins en temps réel vient compléter les fonctionnalités des dossiers médicaux électroniques (DME) en apportant des capacités de prédiction, de coordination et d’optimisation des ressources. Le Command Center Software Platform (CCSP) s’interface avec les systèmes en place (DME, outils métier, etc.) pour actualiser ses données toutes les 30 secondes. Il se présente sous forme de « tuiles » (Tiles), configurables selon les besoins de l’établissement : gestion des lits, planification du bloc opératoire, flux aux urgences, prévision de charge en imagerie, etc. Ces tuiles permettent de visualiser des indicateurs opérationnels, de détecter les goulets d’étranglement, et de proposer des actions pour les anticiper.

    Certaines tuiles intègrent des algorithmes d’apprentissage automatique, comme ceux du Patient Manager Tile qui prédisent la date de sortie ou la disposition post-hospitalisation, ou encore ceux du Census Forecast Tile pour estimer l’occupation des lits sur 48 heures à 5 jours.

    Des usages multiples à tous les niveaux du système hospitalier

    La solution s’adresse aux unités cliniques, services support, et centres de commande hospitaliers. Elle est utilisée pour :

    • Coordonner les soins journaliers et les activités de sortie.
    • Faciliter les réunions de service (huddles).
    • Prioriser les files d’attente (imagerie, pharmacie, rééducation…).
    • Ajuster les ressources humaines selon les prévisions de charge.
    • Identifier les patients à risque de complications (chutes, infections…).

    Des modules spécialisés comme Risk of Harm, Lines and Drains ou Advanced Illness permettent également de renforcer la conformité aux protocoles et d’automatiser certaines tâches de surveillance clinique.

    Des algorithmes d’IA actifs dans les déploiements du Command Center

    @GE Healthcare – Why Command Center Software from GE HealthCare?

    23 % de réduction du temps d’attente aux urgences : les résultats du Command Center

    Des impacts mesurables sur l’organisation des soins

    Plusieurs hôpitaux ayant adopté la solution rapportent des résultats quantifiés :

    • Réduction de 23 % du temps d’attente aux urgences.
    • Diminution de 0,5 à 1 jour de la durée moyenne de séjour.
    • Amélioration de 58 % de la complétude de la documentation des sorties.
    • Economies estimées à 40 millions de dollars à Tampa General Hospital.
    • Retour sur investissement de 12 pour 1 selon GE HealthCare.

    Le Command Center s’inscrit dans une logique de Daily Operating System (DOS), c’est-à-dire un ensemble de pratiques quotidiennes permettant de faire progresser les patients tout au long de leur parcours. Il aide à standardiser les processus malgré les rotations d’effectifs, à faciliter l’intégration des nouveaux personnels, et à garantir la continuité des soins. L’écosystème Command Center regroupe des établissements utilisateurs, avec des forums de partage de pratiques, des événements annuels et des collaborations sur de nouvelles fonctionnalités.