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  • Été 2020 : Cédric O garde le portefeuille du numérique, avec un périmètre recentré

    Secrétaire d’État « chargé de la transition numérique et des communications électroniques » : c’est le nouveau titre de Cédric O, selon le décret du 26 juillet 2020 relatif à la composition du Gouvernement. Celui qui était jusqu’ici simplement « chargé du numérique » hérite qui plus est d’une double tutelle : à celle du ministre de l’Économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire, s’ajoute celle de la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault.

    Le décret du 14 août 2020 relatif aux attributions de Cédric O souligne qu’il traite désormais « les questions relatives à la souveraineté numérique » et veille à « contribuer aux objectifs de transition écologique et de souveraineté technologique ».

    Cédric O chargé de la transition numérique des territoires

    Le décret confirme qu’après la nomination d’Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, il n’est plus chargé comme auparavant de préparer ni de coordonner, pour le compte de Bercy, « la politique de transformation numérique de l’État » (qu’il s’agisse du « développement » et de « l’amélioration des usages et services numériques », de « la politique d’ouverture et de circulation des données », ou des « questions relatives au système d’information de l’État »).

    Il participe en revanche pour le compte de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, « à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de transition numérique des territoires ». Dans ce cadre, il « pilote le déploiement des infrastructures numériques » et « promeut une meilleure accessibilité aux services numériques », avec une politique d’inclusion numérique « visant à garantir l’accès et l’appropriation, par l’ensemble de la population et dans tous les territoires, des usages et services numériques ».

  • Michaël Galy nommé directeur général du CHU de Strasbourg

    Michaël Galy est nommé directeur général du CHU de Strasbourg à compter du 1er septembre 2020, en remplacement de Christophe Gautier, « appelé à d’autres fonctions », annonce un décret du 17 août 2020 publié au Journal officiel (JO) du 18 août. Le même texte met fin aux fonctions de Michaël Galy en tant que directeur général du CHU de Saint-Étienne, qu’il occupait depuis septembre 2017.

    Christophe Gautier, qui dirigeait le CHU de Strasbourg depuis octobre 2014, rejoint quant à lui le corps des premiers conseillers du corps des magistrats de chambre régionale des comptes.

    Diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse et de l’EHESP, Michaël Galy a été directeur général du centre hospitalier intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et du centre hospitalier de Mantes-la-Jolie (2013-2017), après avoir été directeur du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne (2008-2009) puis directeur général adjoint du CHU de Reims (2009-2013).

    Michael Galy est par ailleurs président du conseil d’administration du GIP Resah depuis octobre 2014.

  • Florence Favrel-Feuillade, directrice innovation de l’AP-HP, nouvelle DG du CHU de Brest

    Florence Favrel-Feuillade est nommée directrice générale du CHU de Brest (Finistère), annonce un décret du 14 août 2020 publié au Journal officiel (JO) 15 août. Elle succède à Philippe El Saïr, devenu au 1er juillet directeur du CHU de Nantes après avoir dirigé celui de Brest depuis 2013 (article complet ici).

    Florence Favrel-Feuillade était directrice de la recherche clinique et de l’innovation de l’AP-HP depuis 2015. Elle s’est notamment occupée de l’accord-cadre de partenariat signé pour 3 ans entre l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP et le groupe Bayer afin de « renforcer leur collaboration et le partage d’expertises en matière de recherche clinique et d’intelligence artificielle ».

    Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’EHESP, Florence Favrel-Feuillade a été directrice de l’hôpital Bicêtre (Val-de-Marne, AP-HP) de 2010 à 2014 après avoir occupé plusieurs postes de direction dans des établissements de la région parisienne : directrice des finances des systèmes d’information et de la qualité du CH d’Orsay (Essonne) de 2000 à 2004, puis directrice en charge des finances et des affaires médicales du CH de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), de 2004 à 2007, et directrice de la stratégie, des affaires médicales et de la qualité du CHU Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine, AP-HP) de 2007 à 2010.

  • Assemblée nationale : Fadila Khattabi élue présidente de la commission des Affaires sociales

    Fadila Khattabi a été élue présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, annonce la chambre du Parlement sur son compte Twitter le 22 juillet 2020. La députée LREM de Côte-d’Or (Bourgogne-Franche-Comté) remplace à ce poste Brigitte Bourguignon, nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie. 

    Professeure d’anglais de formation, Fadila Khattabi a été élue en juin 2017 députée de la 3e circonscription de la Côte-d’Or sous l’étiquette LREM. Conseillère régionale de Bourgogne depuis 2004, elle a été de 2010 à 2015 vice-présidente du Conseil régional chargée de la formation professionnelle, de l’apprentissage et des mutations économiques. À l’Assemblée nationale, elle est présidente du Groupe d’amitié France-Algérie.

  • Étienne Champion quitte la direction de l’ARS Hauts-de-France

    MISE À JOUR : « Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de directeur général de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France, exercées par M. Étienne Champion« , est-il annoncé dans le compte rendu du Conseil des ministres du 9 septembre 2020.

    « Des raisons familiales impérieuses m’ont mené à demander à être déchargé de mes fonctions« , indique Étienne Champion ce 22 juillet 2020 sur Twitter pour annoncer son départ de la direction de l’ARS Hauts-de-France. Il occupait ce poste depuis septembre 2019.

    Ancien élève de l’Ena (promotion Senghor, 2002-2004, celle d’Emmanuel Macron), Étienne Champion a notamment été directeur de cabinet de Marisol Touraine au ministère de la Santé de 2015 à 2017. Il a ensuite assuré les fonctions, à partir de 2017, de conseiller-maître à la Cour des comptes.

  • Gouvernement Castex : Amélie de Montchalin chargée de la transformation numérique de l’État

    Amélie de Montchalin devra promouvoir « les actions propres à accélérer la transformation numérique de l’État » dans le cadre de ces nouvelles fonctions de ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. C’est ce qu’énonce le décret n° 2020-882 du 15 juillet 2020 relatif à ses attributions, publié au Journal officiel (JO) du 17 juillet.

    À ce titre, elle sera également chargée de suivre « le développement et l’amélioration des usages et services numériques » ainsi que « la politique d’ouverture et de circulation des données ».

    Ces attributions étaient jusqu’à présent celles de Cédric O en tant que secrétaire d’État au Numérique, selon le décret du 10 avril 2019.

    Amélie de Montchalin aura autorité sur la Dinum comme sur la DTIP

    En tant que ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin aura autorité sur :

    • la direction interministérielle du numérique ou Dinum ;
    • la direction interministérielle de la transformation publique, ou DTIP ;
    • le service à compétence nationale dénommé « centre interministériel de services informatiques relatifs aux ressources humaines ».

    Une économiste entrée en politique

    Âgée de 35 ans, Amélie de Montchalin est diplômée de HEC Paris et de la Harvard Kennedy School of Government. Élue en juin 2017 députée LREM de l’Essonne, elle a été nommée en avril 2019 secrétaire d’État chargée des Affaires européennes. Elle a auparavant assurant les fonctions d’économiste chargée de l’Europe chez Exane BNP Paribas (2009-2012) puis de responsable des politiques publiques et de la prospective chez AXA Groupe (2016-2017).

  • Autonomie : Vincent Lena nommé directeur du cabinet de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée

    Vincent Lena est nommé directeur du cabinet de Brigitte Bourguignon, « ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’autonomie », annonce un arrêté du 7 juillet 2020 publié au Journal officiel (JO) du 18 juillet 2020. Par ailleurs, Lætitia Buffet est nommée directrice adjointe du cabinet et Romain Brochard conseiller spécial.

    • Ancien élève de l’Ena (promotion Condorcet, 1992), Vincent Lena a été conseiller référendaire puis conseiller maître à la Cour des comptes. Depuis janvier 2018, il était actif au sein de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), en tant que coordinateur national du programme interministériel des « cités éducatives » depuis novembre 2018 . Il a également assuré les fonctions de directeur adjoint du cabinet de Claude Bartolone, alors ministre délégué chargé de la Ville (1998-2002).

    • Ancienne élève de l’Ena (promotion Jean de la Fontaine, 2014), Laetitia Buffet a quant à elle rejoint la Cour des Comptes, devenant en décembre 2016 chargée de mission auprès du Premier président.

    • Ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan, Romain Brochard était de son côté conseiller politique de Brigitte Bourguignon, présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, depuis juillet 2017, après avoir été conseiller économie et industrie au cabinet de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

  • L’ex-DSS Thomas Fatome succède à Nicolas Revel à la tête de la Cnam et devient DG de l’Uncam

    MISE À JOUR : le compte rendu du Conseil des ministres du 29 juillet 2020 annonce que Thomas Fatome est nommé directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), à compter du 17 août 2020. La Cnam ajoute dans un communiqué daté également du 29 juillet que ce dernier devient également directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam).

    Thomas Fatome a été proposé par le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran et par le ministre délégué chargé des Comptes publics Olivier Dussopt pour le poste de directeur général de la Caisse nationale d’Assurance maladie, avancent plusieurs agences de presse le 16 juillet 2020. Le poste – vacant depuis la nomination le 3 juillet de Nicolas Revel au poste de directeur de cabinet du Premier ministre – est actuellement occupé à titre intérimaire par Pierre Peix, directeur délégué aux opérations de la Caisse.

    Formé à HEC et à l’Ena (promotion Averroès, 1998-2000), Thomas Fatome était depuis juin 2017 directeur adjoint de cabinet d’Édouard Philippe à Matignon. Après avoir débuté à l’Igas, il a été membre de plusieurs cabinets ministériels, puis conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée de 2010 à 2012, avant d’être nommé Directeur de la Sécurité sociale en janvier 2012, à quelques mois de l’élection de François Hollande, qui le maintiendra à ce poste.

  • Cabinet de J. Castex : M. Cazeneuve nommée chef de pôle santé, H. Gilardi conseiller technique santé

    Marguerite Cazeneuve est nommée conseillère « santé, solidarités, protection sociale » (chef de pôle) au sein du cabinet du Premier ministre Jean Castex à compter du 4 juillet 2020, annonce un arrêté du 13 juillet 2020 publié au Journal officiel (JO) du 14 juillet. Hugo Gilardi est pour sa part nommé conseiller « technique santé » à partir du 20 juillet 2020.  

    Mohammed Adnène Trojette
    est de son côté reconduit dans ses fonctions de conseiller « technique numérique » et Matthieu Landon dans celles de conseiller « technique industrie, recherche et innovation ».

    Deux anciens responsables du ministère de la Santé

    Diplômée de HEC, ancienne consultante chez McKinsey, Marguerite Cazeneuve a été secrétaire générale du comité de pilotage de l’Ondam au ministère de la Santé (2015-2016) puis conseillère en charge des comptes sociaux au cabinet du ministre de l’Économie, avant de devenir en juin 2017 conseillère technique en charge de la protection sociale et des comptes sociaux aux cabinets du président de la République et du Premier ministre.

    Ancien élève de l’Ena (promotion Émile Zola, 2008-2010), Hugo Gilardi a de son côté été adjoint au sous-directeur en charge du financement du système de soins à la Direction de la sécurité sociale (DSS) du ministère des Solidarités et de la Santé à partir de septembre 2016, avant de devenir en décembre 2018 directeur général adjoint chargé des ressources à l’Agence de la biomédecine.

  • Autorité de la concurrence : Yann Guthmann dirigera le nouveau service de l’économie numérique

    Yann Guthmann est nommé chef du nouveau service de l’économie numérique » et « prendra ses fonctions le 14 septembre 2020 », annonce l’Autorité de la concurrence dans un communiqué daté du 9 juillet 2020, soulignant qu’elle a choisi pour ce service spécialisé créé en janvier un profil « à la fois expérimenté en droit de la concurrence et disposant des compétences techniques pour élaborer de nouveaux outils mobilisant algorithmes et sciences de la donnée ».

    Le service de l’économie numérique de l’Autorité de la concurrence, directement rattaché au Rapporteur général, aura pour mission :
    • de « développer une expertise poussée sur l’ensemble des sujets numériques » ;
    • de collaborer aux investigations sur les pratiques anticoncurrentielles dans l’économie numérique ;
    • de contribuer aux études lancées sur les nouvelles problématiques liées au développement du numérique telle que celle en cours sur les fintech.

    Diplômé en 2010 de l’école Polytechnique et de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), Yann Guthmann a tout d’abord travaillé à la Direction des affaires économiques et de la prospective de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (Arcep) entre 2010 et 2016, en tant que chargé de mission de l’unité « coût et tarifs ». Il a rejoint ensuite l’Autorité de la concurrence comme rapporteur au sein du service des professions réglementées, un poste qui lui a notamment permis de développer « des outils d’automatisation de du traitement des données ».

    Les défis du régulateur devant la numérisation de l’économie

    L’Autorité de la concurrence soulignait le 9 janvier 2020 dans le communiqué de présentation de son service numérique que « la numérisation accélérée de l’économie » et les « transformations profondes » qu’elle induit « modifient radicalement les règles du jeu concurrentiel sur tous les marchés » et « créent de nouveaux défis » pour ses services, présentés sous la forme des questions suivantes :

    • Comment appréhender les enjeux concurrentiels face à des acteurs développant de nouveaux modèles d’affaires, fondés par exemple sur la collecte et l’exploitation des données personnelles ou encore sur la constitution de communautés d’utilisateurs d’envergure mondiale ? ;
    • Comment détecter les nouveaux types d’infractions commises par le biais d’algorithmes, plus aisément dissimulées que les ententes traditionnelles ? ;
    • Comment utiliser les nouveaux outils fondés sur les données en masse ou l’intelligence artificielle pour réprimer efficacement les atteintes au libre jeu concurrentiel ?.

    L’Autorité a notamment publié en février 2020 une contribution visant à « compléter le droit de la concurrence, au niveau national ou européen, par un mécanisme permettant d’intervenir sur les comportements nuisibles à la concurrence mis en œuvre par les opérateurs dits  « structurants ».