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  • Éric Chenut (MGEN) succède à Thierry Beaudet à la présidence de la Mutualité Française

    « L’assemblée générale de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), réunissant 652 délégués, a élu Éric Chenut à sa présidence pour un mandat de 5 ans », annonce l’organisation dans un communiqué publié le 5 octobre 2021 à l’issue de la réunion. Le nouveau président succède à Thierry Beaudet, élu en juin 2016 avant de devenir en mai 2021 président du Cese (voir article H&TI ici).

    Administrateur délégué du groupe MGEN dont il est vice-président depuis 2013, administrateur du groupe Vyv et jusqu’alors vice-président de la FNMF, Éric Chenut a remporté l’élection avec 71,5 % des suffrages : il était opposé à Jean-François Furet-Coste, président de Solidarm, la mutuelle sociale des forces armées, et président du Système fédéral de garantie (SFG). 

    Âgé de 48 ans, Éric Chenut est attaché d’administration de l’État depuis 2002. Délégué national de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) de 1997 à 1998, il a également assuré les fonctions de président fondateur de La mutuelle des étudiants (LMDE) en 2000-2001. Il est atteint d’« une cécité totale » depuis l’âge de 23 ans.

    « Nous sortons de deux années extrêmement difficiles avec la crise du Covid [et] nous devons tirer tous les enseignements de cette crise, souligne Éric Chenut : ce sera la priorité de mon mandat, qui vient de commencer : être force de propositions pour améliorer notre système de santé et de protection sociale. »

    Nous devons « nous adapter au virage numérique, qui a connu une nette accélération pendant la crise sanitaire » précise Eric Chenut dans un entretien accordé à l’agence AEF. « Des outils sont déjà en place pour alimenter le future store ‘Mon espace santé’, sur lesquels nous devons encore avancer, en menant une réflexion éthique sur ces sujets », précise-t-il.

  • Future4care : le gériatre Olivier Guérin (Société de gériatrie et gérontologie) nommé vice-président

    « Future4care accueille en qualité de vice-président, Olivier Guérin, professeur de gériatrie », annonce le regroupement de l’« écosystème européen de santé numérique » dans un communiqué daté du 30 septembre 2021. Présentée début juin 2021 par ses quatre fondateurs, les dirigeants de Sanofi, de Capgemini, de Generali et d’Orange, l’organisation a lancé fin septembre son premier appel à projets, destiné à sélectionner 25 à 30 start-ups européennes en santé numérique. 

    En tant que vice-président, Olivier Guérin sera chargé d’épauler le président, Philippe Peyre, secrétaire général de Sanofi et conseiller du président du groupe, et notamment:
    • de définir les thèmes des appels à projets;
    • de repérer et d’accompagner les startups grâce à sa proximité des milieux hospitaliers et académiques et son ancrage dans l’écosystème;
    • de représenter Future4care dans les grands événements liés à la santé et à la santé numérique. 

    Un gériatre féru de numérique

    Chef du pôle de gériatrie du CHU de Nice, professeur des universités, Olivier Guérin est également président de la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG), 1er vice-président du réseau pofessionnel France Silver Eco (FSE) et directeur adjoint de l’équipe de recherche Oncoage. Il est membre depuis février 2021 du Conseil scientifique chargé d’éclairer les décisions du Gouvernement sur la crise du Covid-19.  

    Olivier Guérin est notamment l’auteur avec Claude Jeandel d’un rapport remis en juillet 2021 à la ministre déléguée, chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, portant « 25 recommandations pour une prise en soins adaptée des patients et des résidents » des USLD et des Ehpad, qui demande entre autres d’« accélérer le déploiement du numérique au sein des Ehpad » et de « s’appuyer sur ce dernier pour renforcer la qualité de la prise en soins ».

    Olivier Guérin a également à son actif « la création de plateformes d’évaluation et d’expérimentation » regroupées au sein du Centre d’innovation et d’usages en santé (CIUS) de Nice.

  • Nommée à la tête de la Mission French Tech, Clara Chappaz devra « massifier l’accompagnement »

    Clara Chappaz « prendra la direction de la Mission French Tech à partir du mois de novembre afin de mettre en œuvre [sa] nouvelle feuille de route », annonce le cabinet du secrétaire d’État chargé de la Transition numérique Cédric O dans un communiqué daté du 30 septembre 2021 à l’occasion de la « Rentrée de la French tech ».

    Actuellement chief business officer de la société Vestiaire Collective, spécialiste de la vente de vêtements de seconde main, Clara Chappaz est diplômée de l’Essec Business School (master stratégie et entreprenariat) et d’un MBA de la Harvard Business School. Elle succède à Kat Borlongan, nommée en mai 2018 par Mounir Mahjoubi et qui a annoncé son départ en juillet 2021.  

    Renforcer la capacité des start-ups innovantes à s’industrialiser

    Bercy précise que la nouvelle stratégie de la mission s’articulera autour de 3 axes :

    • « massifier les programmes d’accompagnement » de la Mission French Tech pour que dans les prochaines années, le Gouvernement puisse accompagner, sur l’ensemble du territoire, « 1 000 start-ups, notamment dans des secteurs d’avenir tels que ceux des greentech, de la santé ou de l’alimentation » ;
    • renforcer le soutien aux start-ups les plus innovantes (dans le domaine de la deeptech notamment) et leur « capacité à s’industrialiser » ;
    • « déployer » l’accompagnement des start-up françaises « dans leur développement à l’international et plus particulièrement en Europe », notamment dans le cadre de l’initiative « Scale-up Europe ».

     « Avec sa huitième licorne cette année (sur 18 en tout) et 5,14 milliards d’euros levés au premier semestre 2021, la French Tech bat tous ses records », souligne le cabinet de Cédric O, ajoutant que « les start-up du programme French Tech Next40/120 ont déjà contribué à créer 160 000 emplois directs et indirects ». 

    « Devenir la première puissance de la tech en Europe ? C’est à notre portée ! C’est notre souveraineté et nos emplois de demain dans tous les territoires qui sont en jeu », souligne Emmanuel Macron dans un message posté sur Linkedin.

  • Snitem : Philippe Chêne (Winncare) réélu président, le CA renouvelé

    Philippe Chêne, président du groupe Winncare et président sortant du Snitem (élu en 2019), a été ré-élu pour un mandat de 2 ans à la tête du syndicat, annonce l’organisation dans un communiqué publié le 29 septembre 2021, à l’issue de son assemblée générale. Elle ajoute que le conseil d’administration du Snitem « a été partiellement renouvelé » : « 10 membres sortant ont été réélus et 2 nouveaux membres élus pour un mandat de 2 ans, renouvelable », précise-t-elle.

    Administrateurs sortants réélus à l’AG 2021 :

    • Philippe Chêne, président du groupe Winncare ;
    • Sébastien Cinquin, président Syst’am ;
    • Laurence Comte-Arassus, élue en 2019 en tant que présidente de Medtronic France, aujourd’hui directeur général de GE Healthcare France ;
    • Thierry Herbreteau, président du groupe Peters Surgical ;
    • Jean-Marc Idier, président de FH Industrie, groupe FH Ortho;
    • Stéphane Mathieu, directeur général de Sigvaris Group ;
    • Pierre Reboul, directeur de la BU France Edap TMS ;
    • Stéphane Regnault, président du directoire Vygon ;
    • Manuelle Schneider-Ponsot, directeur général de B. Braun Medical;
    • Alexandre Tepas, élu en 2019 en tant que directeur général France de Urgo Medical, aujourd’hui directeur des affaires (Chief business officer)de Biocodex .

    Nouveaux administrateurs élus à l’AG 2021 :

    • Florence Dupré, présidente de Medtronic France ;
    • Charlotte Maury, directrice générale de Urgo Medical France.

  • Marc Leclère, président de la mutuelle Uneo, élu président de l’Unocam

    Le conseil de l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (Unocam) a élu à l’unanimité Marc Leclère à sa présidence. Il succède à Maurice Ronat, « qui avait fait part de son souhait de se désengager avant la fin de son mandat », indique l’organisation dans un communiqué publié le 29 septembre 2021, à l’issue de la réunion de son conseil. Elle précise que Marc Leclère, membre du collège FNMF, terminera le mandat de 3 ans de Maurice Ronat, et restera donc président « jusqu’en septembre 2022 ». C’est à cette date qu’aura lieu la prochaine élection à la présidence de l’organisme pour un mandat de trois ans. 

    Président depuis 2021 de la mutuelle Unéo, la mutuelle des forces armées, et vice-président de la FNMF, Marc Leclère est membre du conseil de l’Unocam depuis 2018 et membre du bureau de l’organisation depuis fin juin 2021. Ancien élève de l’École polytechnique et de l’Isae-Supaéro, il a notamment assuré les fonctions de directeur général des systèmes d’information et de communication du ministère de la Défense de 2014 à 2017.  

    Créée en 2005 par « les principales familles de complémentaires santé – FNMF, FFA et CTIP », l’Unocam est « un des interlocuteurs des pouvoirs publics sur l’évolution de l’Assurance maladie et de son financement », rappelle l’organisation.

  • Nouveau bureau de la Conférence nationale des URPS-ML : le Dr Antoine Leveneur (FMF) élu président

    La Conférence nationale des URPS-ML (CN-URPS-ML), qui regroupe toutes les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (métropole et Drom), a élu à sa présidence le Dr Antoine Leveneur, médecin généraliste à Caen (Calvados) et qui a entamé cette année son 4e mandat de président (FMF) de l’URPS-ML de Normandie. Il succède à cette fonction au radiologue Philippe Arramon-Tucoo (CSMF), qui a quitté cette année la présidence de l’URPS ML Nouvelle-Aquitaine.

    La CN-URPS-ML a procédé à l’élection de son nouveau bureau le 26 septembre 2021 lors de son assemblée générale, indique-t-elle dans un communiqué daté du 28 septembre :
    • son nouveau trésorier est le Dr Jean-Baptiste Caillard (CSMF), cardiologue et président de l’URPS-ML des Pays de la Loire ;
    • son nouveau secrétaire général est le Dr Eric Blondet (Avenir Spé-Le Bloc), neurochirurgien et président de l’URPS-ML de Bourgogne/Franche-Comté.

    Une structure de dialogue et de coordination entre URPS-ML

    Créée en 2011, la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé – médecins libéraux est une association loi 1901 qui a pour but :

    • de contribuer à la défense de la médecine libérale ;
    • de faciliter la coordination et la mutualisation des travaux des URPS-ML « en étant un lieu d’échange sur les pratiques professionnelles, de partage d’informations, de mutualisation des expériences » ;
    • de promouvoir la circulation de l’information entre les URPS-ML, notamment sur les priorités et contrats proposés régionalement par les agences régionales de santé ;
    • de maintenir la permanence du dialogue entre les URPS-ML;
    • de contribuer à l’amélioration du système de santé et à la promotion de la qualité des soins.

    La Conférence Nationale souligne sur son site qu’elle « inscrit ses actions dans le respect de l’indépendance de chacune des 17 URPS ML ».

  • Dedalus : Frédéric Serein, ex-DG de Nehs Digital, nommé directeur du business développement

    Frédéric Serein a rejoint l’éditeur de logiciels Dedalus au poste de « Directeur du business développement » en septembre 2021. C’est ce qu’indique sur son profil Linkedin celui qui a quitté en juin 2021 la direction générale de Nehs Digital, qu’il occupait depuis janvier 2019.

    Diplômé de l’IAE Paris, Frédéric Serein a auparavant passé 10 ans (2008-2018) au sein du Mipih, en tant que directeur général adjoint puis de secrétaire général, avant d’être nommé directeur général délégué en 2017.

  • Royaume-Uni : Amanda Pritchard, nouvelle CEO du NHS England en remplacement de Simon Stevens

    Amanda Pritchard, qui assurait les fonctions de chief operating officer (COO) du NHS England depuis juillet 2019, est la nouvelle directrice générale de l’organisation anglaise, a annoncé le NHS sur Twitter le 28 juillet 2021, soulignant qu’elle est « la première femme dans l’histoire du service de santé à occuper ce poste ». Amanda Pritchard succède à ce poste Simon Stevens, qui dirigeait le NHS England depuis avril 2014, et qui a annoncé en avril dernier qu’il quittait son poste pour rejoindre la Chambre des Lords.

    La fiche de poste dévoilée en mai soulignait que le prochain patron de l’instance devrait savoir « diriger une grande organisation complexe à travers un changement transformationnel, en utilisant les technologies numériques et l’innovation ».

    « J’ai toujours été incroyablement fière de travailler dans le secteur de la santé mais jamais autant qu’au cours des 18 derniers mois, alors que les infirmières, les médecins, les thérapeutes, les ambulanciers, les pharmaciens, et les autres membres du personnel ont réagi de façon si extraordinaire à la pandémie de Covid-19 », souligne Amanda Pritchard.

  • HAS : Dominique Polton (ex-INDS) et Emmanuel Rusch (CCL Covid) nommés vice-présidents de la CEESP

    Dominique Polton et Emmanuel Rusch sont nommés vice-présidents de la Commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP) », annonce le collège de la Haute autorité de santé (HAS) dans une décision datée du 2 septembre 2021 et mise en ligne le 9 septembre.

    • Dominique Polton a présidé l’Institut national des données de santé (INDS) de 2017 à 2019 et mené la mission de préfiguration du Health Data Hub (qui a remplacé l’INDS).

    • Président de la Conférence nationale de santé depuis février 2020, Emmanuel Rusch est également depuis mai 2020 président du Comité de contrôle et de liaison Covid-19 (CCL Covid) : il préside la Société française de santé publique (SFSP) depuis 2017.

    La CEESP produit avis, recommandations et études visant à contribuer à ce que « la dimension d’efficience ou de coût d’opportunité soit prise en compte à la fois dans la décision publique et dans les décisions des professionnels ». Elle est présidée par Valérie Paris depuis juin 2020 : les deux vice-présidents ont été choisis parmi ses 21 membres, renouvelés par décision du 15 juillet 2021.

  • Emmanuel Goddat, ex directeur de l’innovation à l’AP-HP, nommé DG du syndicat Jeunes médecins

    « Sur la proposition de son président Emanuel Loeb, l’organisation professionnelle Jeunes Médecins a décidé de recruter Emmanuel Goddat pour occuper les fonctions de directeur général », annonce le syndicat dans un communiqué daté du 7 septembre 2021. L’organisation souligne le « symbole » que représente le choix d’un directeur d’hôpital et l’inscrit « dans la recherche et le développement d’un dialogue fécond et permanent entre praticiens publics, libéraux et managers de santé ».

    Emmanuel Goddat occupait depuis septembre 2017 le poste de directeur au sein de l’AP-HP, « en charge des questions de stratégie et d’innovation médicale, de transformation numérique en santé, et des relations entre médecine de ville et médecine hospitalière ». Il est également le co-créateur de la plateforme de formation médicale Décidoc (2016-2017). Emmanuel Goddat a également assuré les fonctions de directeur de la communication de la Fédération hospitalière de France (2013-2016) et délégué général du SNCH (devenu depuis le SMPS,1998-2003).

    Emmanuel Goddat est un ancien élève de Sciences Po paris et docteur en économie (université Paris-Dauphine).

    Chargé de défendre « les intérêts de tous les jeunes médecins indépendamment de leur mode d’exercice », Emmanuel Goddat dirigera une organisation qui se veut « résolument tournée vers les enjeux de transformation numérique et technologique en santé » mais aussi vers « les problématiques démographiques et d’attractivité de la profession » et vers « le nécessaire décloisonnement entre l’exercice de ville, l’hôpital et les cliniques ».

    « Intégrer les ruptures technologiques »

    Dans une interview publiée par le syndicat le 15 septembre 2021, Emmanuel Goddat déclare que son organisation « a vocation à représenter aujourd’hui prioritairement la génération des 20 à 25 000 médecins nés dans les années 1980-1990 » et que pour ces « jeunes praticiens trentenaires et quadra », il travaillera sur 4 thèmes principaux, à savoir:
    • plus de souplesse dans leur exercice et leur pratique professionnelle (libérale, hospitalière, salariale);
    • plus de simplification et de facilitation lors de leur installation en ville ;
    • plus de compréhension pour intégrer les ruptures technologiques en cours (innovations numériques en santé, progrès thérapeutiques);
    • plus d’équilibre entre vie professionnelle et familiale (avec le thème de la « parentalité » que le syndicat « prévoit de développer en terme de services pour [ses] adhérents et adhérentes »).