Mercato

  • Christopher Viehbacher, ex-patron de Sanofi, nommé CEO du laboratoire américain Biogen

    Succédant à Michel Vounatsos, qui dirigeait depuis 2017 le laboratoire spécialiste des thérapies innovantes pour les maladies neurologiques, Christopher A. Viehbacher est nommé au poste de président-directeur général (P.-D.G.) et membre du conseil d’administration par le conseil d’administration de Biogen. L’ex-CEO de Sanofi (2008-2014) prendra officiellement ses nouvelles fonctions le 14 novembre. C’est ce qu’annonce le laboratoire pharmaceutique américain dans un communiqué daté du 10 novembre 2022.

    Biogen souligne que sous le mandat de Christopher Viehbacher, Sanofi « a surmonté la perte d’exclusivité de la plupart des produits de son portefeuille et pivoté vers de nouvelles sources de croissance comme le Dupixent, issu du partenariat avec Regeneron, ou les médicaments rares et de spécialité avec l’acquisition de Genzyme.
    Sous sa direction, le laboratoire français a été « redressé », :
    • Christopher Viehbacher a « renforcé et diversifié [le] pipeline de R&D [du groupe] » ;
    • et « apporté une valeur significative aux actionnaires ».

    « Un ardent défenseur de l’innovation »

    Le laboratoire relève que son nouveau patron a cofondé en 2015 Gurnet Point Capital, un fonds d’investissement en santé basé comme lui à Cambridge (Massachusetts), un fonds qui a « permis la création et le développement continu de nombreuses entreprises innovantes ».

    « Christopher Viehbacher a toujours été un ardent défenseur de l’innovation et de la santé publique », synthétise Biogen.

  • Biologie médicale : Sébastien Gibault (ex-Eurofins) nommé directeur général de Synlab France

    Directeur général d‘Eurofins Biomnis, acteur majeur de la biologie spécialisée, depuis mars 2018, Sébastien Gibault, 46 ans, est nommé directeur général de Synlab France, réseau de 400 laboratoires d’analyses médicales en France et filiale du groupe Synlab International, « leader européen des services de biologie médicale ». C’est ce qu’annonce le groupe dans un communiqué daté du 8 novembre 2022, précisant que le nouveau patron a pris ses fonctions le 24 Octobre 2022.

    CEO de Synlab France depuis janvier 2021, Arnaud Guény a quitté son poste en juin 2022 pour devenir CEO de Point Vision, spécialiste de la télé-ophtalmologie. 

    Ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des arts et métiers (Ensam), Sébastien Gibault a « une solide expérience dans la gestion et le développement d’entreprises ». Le groupe loue également :
    • « sa connaissance de l’écosystème de la biologie ;
    • son orientation service client ;
    • son approche du management ».

    « Le marché de la biologie médicale est fascinant », souligne Sébastien Gibault, relevant que « l’innovation [y] est l’une des plus actives et diverses [qu’il ait] pu voir » grâce notamment :
    • aux « nouvelles technologies pour fluidifier le parcours de soins » ;
    • et aux « nouveaux procédés [d’]intelligence artificielle au service d’un meilleur diagnostic ».

  • Sylvie Escalon quitte la DGOS pour rejoindre l’hôpital Foch comme directrice du développement

    Après 5 années à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), en tant que sous-directrice adjointe et cheffe de projet maladies rares (février 2017-décembre 2020) puis sous-directrice (depuis décembre 2020), Sylvie Escalon rejoint l’hôpital Foch de Suresnes en tant que « directrice en charge du développement de projets médicaux et de la recherche notamment », annonce-t-elle dans un post publié sur Linkedin le 7 novembre 2022.

    Elle se dit « plus qu’heureuse de retrouver l’hôpital et l’accompagnement des équipes médicales et soignantes dans le développement de leurs projets pour la meilleure prise en charge des patients ». Elle présente l’hôpital Foch comme « une référence » pour « son excellence médicale et son souci de l’expérience patient ».

    Conseiller santé de la Première ministre Elisabeth Borne et ex-directeur général adjoint de la région Île-de-France chargé de la santé, Cédric Arcos lui adresse « un grand merci pour l’énorme travail accompli au sein de la DGOS ».
    Le directeur général de l’Anap Stéphane Pardoux exprime pour sa part sa « tristesse de [la] voir partir alors que nous avions encore beaucoup de projets concrets à porter ».

    Une participation au déploiement du SAS

    Diplômée de l’EHESP, Sylvie Escalon a notamment :
    • assuré les fonctions de directrice adjointe du groupe hospitalier Hôpitaux Paris-Ouest (AP-HP) et de directrice de l’hôpital européen Georges-Pompidou (juin 2014-février 2017) ;
    • après avoir passé plus de 12 ans au sein de l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP) :
    – d’abord comme contrôleur budgétaire (2002-2005) ;
    – puis comme directrice des finances et de la recherche (2005-2009) ;
    – et enfin comme directrice adjointe de l’hôpital universitaire.

    Au sein de la DGOS, elle s’est notamment occupée du déploiement du service d’accès aux soins (SAS).

  • UK : Steve Barclay, nouveau secrétaire d’État à la Santé, entend accélérer le déploiement du digital

    « Intensifier l’innovation pour adopter les opportunités qu’offre la technologie, comme la pandémie de Covid nous a montré que c’était possible ». C’est la priorité mise en avant par le nouveau secrétaire d’État à la Santé britannique Steve Barclay, dans un discours prononcé le 1er septembre 2022, intitulé « NHS : préparer l’hiver et au-delà ». Nommé en juillet 2022 et limogé en septembre par le Premier ministre Liz Truss au profit de Thérèse Coffey (voir article H&TI ici), Steve Barclay a retrouvé son poste après la nomination de Rishi Sunak en tant que Premier ministre du Royaume-Uni le 25 octobre.

    Diplômé en histoire de l’université de Cambridge, Steve Barclay a été élu à la Chambre des Communes en 2010. Il était secrétaire général du Trésor depuis février 2020.

    « Nous devons faire un meilleur usage de l’application NHS pour que les patients puissent organiser leurs rendez-vous de manière transparente, comme dans d’autres domaines de leur vie », a-t-il ajouté dans son discours prononcé en septembre.

    « Nous devons nous demander pourquoi il a été apparemment si difficile d’étendre l’innovation, étant donné que de nombreux projets pilotes ont été lancés, et que ceux qui ont réussi n’ont pas toujours été déployés rapidement dans l’ensemble du NHS ».

    L’évaluation des technologies numériques parmi les chantiers

    Le secrétaire à la Santé a félicité le NICE d’avoir « innové en travaillant avec le NHS England pour développer un nouveau cadre politique pour l’évaluation des technologies numériques de santé, qui pourra également être appliqué aux technologies médicales ».

    « Ce cadre stratégique améliorera grandement l’adoption de technologies éprouvées et clarifiera pour les partenaires de l’industrie leur parcours vers le déploiement de leurs solutions et leur remboursement : J’ai écrit au NICE pour demander que ce travail soit accéléré », a-t-il conclu.

  • Santé Publique France : départ de Geneviève Chêne, la DGA Marie-Anne Jacquet nommée DG par intérim

    Directrice générale adjointe (DGA) de l’agence depuis avril 2020, après 10 ans passés au sein du ministère en charge de la Santé, Marie-Anne Jacquet est nommée directrice générale par intérim de Santé Publique France. Elle occupe ce nouveau poste depuis le 30 octobre 2022.

    Sa nomination a été annoncée par un arrêté du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun en date du 26 octobre 2022, publié au Journal officiel (JO) du 28 octobre. Ce texte a été diffusé après l’avis de vacance publié fin juillet, annonçant le départ de Geneviève Chêne, directrice générale de l’agence depuis octobre 2019, après un seul mandat.

    10 ans au ministère, de la DSS à la DGOS

    Diplômée de l’Ena (promotion « Romain Gary », 2003-2005), Marie-Anne Jacquet a évolué pendant 10 ans au sein du ministère des Solidarités et de la Santé :
    • d’abord en tant que chargée de mission au sein du secrétariat général ;
    • puis en tant que sous directrice de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) chargée de l’accès aux soins, de la famille et des AT-MP (2012-2016) ;
    • et enfin en tant que sous-directrice de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) chargée du pilotage de la performance (2016-2020).

  • DNS : Hela Ghariani nommée déléguée ministérielle au numérique en santé par intérim (JO)

    Le statut d’Hela Ghariani, co-successeure avec Raphael Beaufret (depuis juin 2022) de Laura Létourneau (déléguée ministérielle au numérique en santé) et de Dominique Pon (responsable ministériel au numérique en santé), est précisé dans un arrêté du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun et du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées Jean-Christophe Combe, daté du 28 octobre et publié au Journal officiel (JO) du 1er novembre. Hela Ghariani est ainsi nommée déléguée ministérielle au numérique en santé (DNS) par intérim. Elle occupe officiellement ce nouveau poste depuis le 1er novembre 20222

    Diplômée d’un master de l’ESCP Business School, Hela Ghariani a assuré les fonctions de directrice de projets à la DNS à partir de novembre 2019.

    Elle a auparavant passé plus de 4 ans au sein de Beta.gouv, l’incubateur de services numériques de l’État, :
    • tout d’abord en tant que chef de produit (février 2015-septembre 2017) ;
    • puis en tant que responsable de l’incubateur (octobre 2017-octobre 2019).

    Elle a également occupé le poste de chef de projet au Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) de février 2013 à janvier 2015.

  • Jean-Jacques Coiplet (ARS Pays de la Loire) nommé DG de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

    Jean-Jacques Coiplet succède à Pierre Pribile, directeur de l’ARS depuis janvier 2017, nommé secrétaire général des ministères chargés des Affaires sociales en août 2022.


    Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire (ARS PDL) depuis septembre 2017, est nommé directeur général de l’ARS de Bourgogne Franche-Comté (BFC) à compter du 21 novembre 2022. C’est ce qu’annonce le Gouvernement dans le compte rendu du conseil des ministres du 2 novembre.

    Jean-Jacques Coiplet succède à Pierre Pribile, directeur de l’ARS BFC depuis janvier 2017, nommé secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales en août 2022.

    Diplômé de Sciences Po et de l’EHESP, Jean-Jacques Coiplet a également dirigé l’ARS de Corse de 2012 à 2016, avant d’être nommé à la tête de l’ARS PDL.

    Chef de service à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de la région Centre (1988-1995), il a ensuite été directeur adjoint des DDASS de plusieurs collectivités (Alpes de Haute-Provence, Jura et Mayotte), avant de devenir en 2002 directeur de la DDASS de Lozère, en 2005 de celle de l’Aisne, puis en 2008 de celle de la région PACA.

    « Le numérique en santé est un levier important pour accompagner la transformation du système de santé au profit des usagers et des professionnels », soulignait-il en mai 2019 dans un entretien accordé à H&TI.

  • Hugo Gilardi (ex-conseiller santé de Jean Castex) nommé DG de l’ARS Hauts-de-France

    Hugo Gilardi succède à Benoît Vallet, nommé à la tête de l’ARS en septembre 2020 en remplacement d’Etienne Champion, devenu secrétaire général des ministères sociaux.


    Hugo Gilardi, « administrateur de l’État hors classe », est nommé directeur général de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France (ARS HDF), à compter du 15 novembre 2022. C’est ce qu’annonce le Gouvernement dans le compte rendu du conseil des ministres du 2 novembre.

    Il succède à Benoît Vallet, nommé directeur général en septembre 2020 en remplacement d’Étienne Champion, devenu secrétaire général des ministères sociaux.

    Ancien élève de l’Ena (promotion « Émile Zola », 2008-2010), Hugo Gilardi a assuré les fonctions de conseiller technique santé au cabinet de Jean Castex à Matignon à partir de juillet 2020.

    Il a également été adjoint au sous-directeur en charge du financement du système de soins à la Direction de la sécurité sociale (DSS) du ministère des Solidarités et de la Santé à partir de septembre 2016, avant de devenir en décembre 2018 directeur général adjoint chargé des ressources à l’Agence de la biomédecine.

  • Cybersécurité : Florent Kirchner (CEA) nommé coordinateur national de la stratégie d’accélération

    Succédant à William Lecat, qui avait été nommé coordonnateur en février 2021 et qui a quitté ce poste en juin 2022 pour devenir investisseur, Florent Kirchner est nommé coordinateur national de la stratégie d’accélération Cybersécurité à compter du 1er décembre. Il a été félicité par le ministre délégué chargé du Numérique Jean-Noël Barrot lors de sa visite sur le campus Cyber à La Défense (Hauts-de-Seine) le 27 octobre 2022.

    Dans communiqué daté du 28 octobre, le Gouvernement précise que le nouveau coordinateur est :
    • « fort d’une expérience solide dans la recherche et auprès d’industriels dans les secteurs de la sûreté et cybersécurité » ;
    • « membre actif de divers groupes de travail sur les logiciels de haute confiance en France et en Europe ».

    Il « alliera compétences et connaissances des acteurs pour mener à bien la mission de France 2030 sur le volet cyber », partageant son temps « entre le secrétariat général pour l’investissement, qui pilote France 2030, et le campus Cyber pour être en contact permanent avec l’écosystème ».

    Ingénieur diplômé de l’École nationale de l’aviation civile (Enac) Florent Kirchner est également titulaire d’un master obtenu à l’École normale supérieure (ENS) et d’un doctorat de l’École polytechnique.
    Entré au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) en 2011, il est y est devenu chef de laboratoire en 2012 puis coordonnateur du programme cybersécurité en 2016, avant de devenir chef de division en 2020.

    1Md€ pour faire de la France un pays leader en cybersécurité

    Annoncée le 18 février 2021 par Emmanuel Macron, la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité a prévu d’allouer plus d’un milliard d’euros (dont 720 millions d’euros de financements publics) afin de « faire de la France une nation de rang mondial en cybersécurité ».

    Cette stratégie s’articule autour de 5 axes :
    • développer des solutions souveraines de cybersécurité ;
    • renforcer les liens et les synergies entre les acteurs de la filière ; 
    • soutenir l’adoption de solutions cyber par les individus, les entreprises, les collectivités et l’Etat, notamment via des actions de sensibilisation tout en faisant la promotion des offres nationales ;
    • former plus de jeunes et professionnels aux métiers de la cybersécurité, fortement en déséquilibre ;
    • soutenir en fonds propres le développement des entreprises.

  • Conférence nationale des URPS-ML : Le Dr Antoine Leveneur réélu président, le bureau reste inchangé

    Médecin généraliste à Caen (Calvados) et président (FMF) de l’URPS-ML de Normandie, le Dr Antoine Leveneur est réélu à la présidence de la Conférence nationale des URPS-ML (CN-URPS-ML), qui regroupe toutes les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (métropole et Drom). C’est ce qu’annonce l’organisation dans un communiqué diffusé le 25 octobre 2022 à la suite de son assemblée générale, organisée le 23 octobre à Lyon « dans un contexte de très forte tension sur les enjeux de santé et de débats clé quant au rôle et à la place des médecins libéraux dans le système de soins ».

    Ont également été réélus les 2 autres membres de l’équipe arrivée en septembre 2021 à la tête de la CN-URPS-ML, à savoir :
    • le trésorier Jean-Baptiste Caillard (CSMF), cardiologue et président de l’URPS-ML des Pays de la Loire ;
    • et le secrétaire général Eric Blondet (Avenir Spé-Le Bloc), neurochirurgien et président de l’URPS-ML de Bourgogne-Franche-Comté.

    La Conférence souligne dans son communiqué que l’année 2021-2022 a été « marquée par un premier pas clé » dans la reconnaissance des URPS, avec notamment la participation de la CN à la « mission flash » sur les urgences au printemps 2022.

    L’objectif de l’organisation pour l’année à venir est de « réaffirmer le rôle et la nécessaire association accrue des URPS dans le pilotage territorial des politiques de santé et dans l’organisation de l’accès aux soins ».