Mercato

  • Cybersécurité : Vincent Strubel, ingénieur général des Mines, nommé directeur général de l’Anssi

    En remplacement de Guillaume Poupard, qui était à la tête de l’agence depuis mars 2014 et qui rejoint Docaposte en tant que DGA (voir article H&TI ici), Vincent Strubel a été nommé directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) le 4 janvier 2023 en Conseil des ministres, sur proposition de la Première ministre Élisabeth Borne. Il a officiellement pris ses nouvelles fonctions le 5 janvier.

    Ingénieur général des Mines, diplômé de l’École polytechnique (promotion X2000) et de Télécom ParisTech, Vincent Strubel dirigeait jusqu’ici l’Opérateur des SI interministériels classifiés (OSIIC), et ce depuis juillet 2020. « Il s’y est notamment illustré lors de la pandémie du Covid-19 en proposant des solutions novatrices pour les services essentiels de l’État », souligne l’Anssi.

    15 années passées à l’Anssi (2005-2020)

    Vincent Strubel a auparavant passé 15 ans au sein de l’Anssi :
    • en 2005, il intègre la Direction centrale de la sécurité des SI (DCSSI), devenue en 2009 l’Anssi, en tant qu’expert en sécurité des systèmes d’exploitation ;
    • en novembre 2009, il devient chef du laboratoire architectures matérielles et logicielles ;
    • avant de prendre le poste de chef de la division scientifique et technique en avril 2012 ;
    • puis de sous-directeur expertise en octobre 2014.

    En juillet 2020, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) décide de fusionner le centre de transmissions gouvernemental et de la sous-direction numérique de l’Anssi pour créer l’OSIIC. C’est Vincent Strubel qui est nommé à la direction de ce service à compétence nationale.

    « Je remercie vivement Guillaume Poupard, au nom de toute l’agence, pour ces neuf riches années d’exercice. Tout le travail accompli ces dernières années a permis à l’agence de s’ouvrir davantage, d’affirmer son savoir-faire et de positionner la France comme un acteur majeur de la cybersécurité en Europe et dans le monde, souligne Vincent Strubel (communiqué). Nous continuerons d’œuvrer au quotidien pour la résilience cyber des Français, avec la compétence et le dévouement qui constituent le cœur de nos valeurs. »

  • FHF : Guillaume Mercy prend la direction du fonds Recherche & Innovation de la fédération

    Guillaume Mercy reprend le poste d’Enguerrand Habran, lequel a dirigé le fonds pendant 7 ans. Enguerrand Habran a également précisé qu’il quittait la Chaire innovation BOpA (AP-HP) : il est remplacé par Clément Cormi, nouveau directeur des opérations de la Chaire. 

    Le biologiste Guillaume Mercy prend la tête du fonds FHF Recherche & Innovation, en remplacement d’Enguerrand Habran, qui a annoncé le 30 décembre 2022 sur Linkedin qu’il quittait cette fonction.

    Guillaume Mercy a intégré le fonds Recherche & Innovation de la fédération il y a 5 ans, d’abord comme chef de projet innovation puis comme directeur adjoint en janvier 2020.

    Il reprend le poste d’Enguerrand Habran, lequel a dirigé le fonds pendant 7 ans. Enguerrand Habran a également précisé qu’il quittait la Chaire innovation BOpA (AP-HP), cocréée il y a deux ans avec le Pr Eric Vibert. Il est remplacé par Clément Cormi, qui devient ainsi le nouveau directeur des opérations de la Chaire.

    Un doctorat en biologie moléculaire et génomique

    Diplômé de Sup’Biotech et d’un master 2 en biologie synthétique et biologie des systèmes, Guillaume Mercy est titulaire d’un doctorat de philosophie, biologie moléculaire et génomique de l’université Pierre et Marie Curie effectué à l’Institut Pasteur dans l’unité régulation spatiale des génomes.

    Il est l’un des auteurs principaux de plusieurs études en biologie moléculaire et génomique publiées dans des revues scientifiques de notoriété.

    Membre depuis janvier 2016 du conseil scientifique de l’école des ingénieurs en biotechnologie Sup’Biotech, il a rejoint en février 2018 le fonds FHF Recherche & Innovation au poste de chef de projet innovation.

    Des actions pour l’innovation primées  

    En tant que chef de projet innovation, il a pu mener plusieurs missions importantes pour la FHF, dont :
    • la création d’une méthode d’innovation en milieu hospitalier récompensée par le prix « Innovation best team practices 2018 »;
    • la conception de la plateforme « recherche hospitalière » de collecte et d’analyse des productions scientifiques dans le domaine biomédical ; 
    • la conception d’une application mobile d’aide aux patients apathiques en partenariat CH de Niort ;
    • la rédaction d’un guide des bonnes pratiques entre hôpitaux et start-ups.

  • CHU de Nice : Rodolphe Bourret (CH de Valenciennes) nommé directeur général

    Radiophysicien et ingénieur de formation initiale, Rodolphe Bourret est nommé par décret (30 décembre 2022, JO du 31 décembre) directeur général du CHU de Nice, en remplacement de Charles Guépratte, directeur de la Fehap depuis mi-novembre.

    Rodolphe Bourret a dirigé pendant 6 ans le centre hospitalier de Valenciennes (janvier 2017-décembre 2022), l’un des plus importants CH de France (5 200 agents).

    Il dirigeait aussi en parallèle le CH de Fourmies depuis septembre 2018.

    Durant 2019, il a parallèlement été directeur par intérim de plusieurs établissements hospitaliers du département du Nord :
    • CH de Denain;
    • hôpital de Jeumont ;
    • CH Sambre-Avesnois ;
    • hôpital départemental de Felleries-Liessies.

    DGA au CHU de Montpellier et de Saint-Étienne

    Rodolphe Bourret a occupé plusieurs postes en tant que directeur général adjoint dans des CHU.

    À partir de novembre 2011, il est devenu directeur de la recherche et de l’innovation du CHU de Montpellier tout exerçant pendant quelques mois les fonctions de directeur par intérim du CH de Millau et des hôpitaux du Bassin de Thau.

    Il a précédemment été directeur financier et DGA par intérim au CHU de Saint-Étienne.

    Une expérience de plus de 15 ans au sein de DSI

    Rodolphe Bourret a par ailleurs une solide expérience dans la direction des SI des hôpitaux. Il a commencé comme analyste en 1992 à la DSI des Hospices civils de Lyon (HCL) avant de devenir 4 ans plus tard chef du service central d’informatique au DIM des HCL.

    Après un passage de quelques mois à la DSI de la ville de Cannes, il est nommé directeur des SI des HCL en janvier 2001.

    Il rejoint l’AP-HM en novembre 2002 au poste de DSI et de directeur délégué de pôle.

    Durant les 6 années sur ce poste, il exerce en parallèle divers missions nationales et régionales dans le domaine des SIH :
    • président de la Commission nationale des DSI de CHU ;
    • coordonnateur de la filière nationale d’achat UniHA dans le domaine des SI ;
    • directeur du Centre régional d’informatique hospitalière (CRIH).

  • CHU de Besançon : Thierry Gamond-Rius (GH Bretagne Sud) nommé directeur général

    Jusqu’ici à la tête du groupe hospitalier Bretagne Sud à Lorient depuis janvier 2010, Thierry Gamond-Rius, 58 ans, est nommé directeur général du CHU de Besançon, en remplacement de Chantal Carroger, admise sur sa demande à faire valoir ses droits à la retraite. C’est ce qu’annonce un décret du président de la République daté du 30 décembre 2022, publié au Journal officiel (JO) du 31 décembre.

    Chantal Carroger avait officiellement quitté ses fonctions fin mai : l’intérim était assuré depuis par Emmanuel Luigi, directeur général adjoint de l’établissement.

    Du CH de Basse-Terre (Guadeloupe) au GH Bretagne-Sud

    Diplômé de l’université Pierre Mendès France (Grenoble II) où il a obtenu une maîtrise en droit public mais aussi de l’École nationale de santé publique (devenue depuis l’EHESP) et de Sciences Po Grenoble, Thierry Gamond-Rius a débuté sa carrière au CH de Basse-Terre en Guadeloupe en tant que directeur des ressources humaines, des affaires médicales et de la communication (1991-1998).

    Il devient par la suite directeur du CH des Vals-d’Ardèche d’avril 1998 à janvier 2010. Avant de rejoindre la tête du CH Bretagne Sud à Lorient et du CH de Port-Louis/Riantec : de par la création du groupement hospitalier de territoire (GHT), il dirige depuis 2017 deux autres hôpitaux MCO, celui de Quimperlé et celui de Le Faouët. Les 4 établissements forment depuis le groupe hospitalier Bretagne Sud.

    Par ailleurs, Thierry Gamond-Rius assurait jusqu’à présent les fonctions de 1er vice-président de la FHF Bretagne. Il occupait également depuis fin 2017 le poste de vice-président au sein de la Conférence nationale des directeur(e)s de CH et a présidé d’août 2012 à octobre 2017 la Conférence régionale des directeurs de CH.

    Thierry Gamond-Rius est en outre secrétaire régional et membre du conseil national du Syndicat des managers publics de santé (SMPS) depuis 2012.

  • Vincent Tejedor nommé à la tête de la direction du numérique et des SIC du ministère des Armées

    Normalien, ingénieur du corps des mines et docteur en physique théorique, Vincent Tejedor a été nommé par le président de la République à la Direction générale du numérique et des systèmes d’information et de la communication (DGNum) du ministère des Armées, a annoncé le Gouvernement dans un communiqué publié le 23 décembre 2022. Il prendra officiellement ses nouvelles fonctions le 3 janvier 2023.

    Il succède à Nicolas Fournier, qui a rejoint fin novembre 2022 la Direction générale de l’armement (DGA) en tant que directeur des plans, des programmes et du budget.

    Vincent Tejedor a débuté sa carrière en équilibrant le réseau de gaz haute pression de GDF SUEZ. Après un master en droit public, il participe en 2011 à la fondation de la start-up Expliseat, société spécialiste en construction de sièges légers d’avion permettant de réduire les émissions de CO₂ : il a été le directeur technique de cette start-up, puis son directeur général.

    Des postes clés dans la fonction publique d’État

    Vincent Tejedor a évolué pendant trois ans à la Cour des comptes comme rapporteur dans les domaines de la défense, de l’industrie et de l’énergie, avant d’être nommé sous-directeur « transformation et innovation » à la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) du ministère des Armées.

    Il a ensuite occupé le poste de sous-directeur du développement des entreprises au ministère des Finances.

    DGNum : chef d’orchestre de la transformation numérique du ministère des Armées

    Créée en 2018 à l’initiative de Florence Parly, alors ministre des Armées, la Direction générale du numérique et des systèmes d’information et de communication (DGNum) est le chef d’orchestre de la transformation numérique du ministère des Armées.

    La mission principale de la DGnum est de proposer la politique ministérielle et d’assurer la cohérence d’ensemble du système d’information et de communication de la défense, en concertation avec le Chef d’état-major des armées, le Délégué général pour l’armement et le Secrétaire général pour l’administration, précise le ministère des Armées.

    Les 3 objectifs de la DGnum :

    • garantir l’efficacité et la maîtrise de l’information sur les théâtres d’opérations ;
    • renforcer l’efficience des soutiens et du quotidien du personnel ;
    • consolider la relation avec les citoyens et l’attractivité du ministère des Armées.
  • Dinum : retour de l’entrepreneur Pierre Pezziardi (ex-Beta.gouv) pour piloter la nouvelle stratégie

    À l’origine du concept de start-ups d’État au sein de Beta.gouv, l’incubateur de services numériques de l’État, l’entrepreneur et informaticien Pierre Pezziardi a été nommé en novembre 2022 conseiller auprès de la nouvelle directrice interministérielle du numérique (Dinum) Stéphanie Schaer, en charge d’animer et de piloter les travaux de construction de la future feuille de route de l’instance. 

    Pierre Pezziardi avait déjà évolué au sein de l’organisme (la Dinsic à l’époque) pendant 6 ans (juin 2013-août 2019) en tant qu’entrepreneur en résidence (Beta.gouv). C’est durant cette période qu’il a co-créé le concept de start-ups d’État : regroupées dans la communauté Beta.gouv, elles ont pour vocation de proposer des services numériques innovants et à fort impact développés par l’État.

    Un entrepreneur promouvant l’ »informatique conviviale »

    Diplômé de l’École centrale de Lyon (1991-1994), Pierre Pezziardi a débuté sa carrière en tant que consultant chez Sycomore, marque artistique et culturelle de Vox Group, leader mondial des solutions de guidage pour le tourisme et la culture (1995-1998).

    En février 1998, il cofonde Octo Technology, cabinet de conseil et de réalisation IT, puis crée en septembre 2007 l’initiative Octopus Micro Finance, un logiciel de gestion open source destiné aux institutions de microfinance, devenue depuis OpenCBS, où il siège au conseil d’administration de 2013 à 2016.

    En parallèle, Pierre Pezziardi occupe pendant un an (2010-2011) le poste de DSI à la Bred. Et devient en juin 2012 partner de KissKissBank, entreprise de financement collaboratif : une fonction qu’il assure jusqu’en juin 2017.

    En septembre 2011, il crée NotreBanque afin d’apporter des outils communautaires financiers simples, peu coûteux et transparents pour transférer, collecter, prêter ou emprunter de l’argent entre personnes. NotreBanque appartient au mouvement de l’entrepreneuriat social et a donné naissance à Hellomerci.com, première plateforme de prêts solidaires entre particuliers.

    Après son passage au sein de Beta.gouv à la Dinsic (devenue depuis la Dinum), Pierre Pezziardi cofonde en septembre 2019 La Ceinture Verte, avec l’objectif de relocaliser l’agriculture nourricière dans des fermes de proximité pour accéder à des produits de meilleure qualité, moins chers et plus respectueux de l’environnement.

    Pierre Pezziardi promeut le concept d’« informatique conviviale » : des systèmes visant à responsabiliser les personnes, à ouvrir des organisations pyramidales et à soutenir des équipes auto-organisées. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’informatique, la technologie en général et la débureaucratisation.

    Dinum : la nouvelle stratégie doit être présentée en janvier 2023

    Les lignes directrices du projet de transformation de la Dinum sont à ce jour encore floues mais selon Acteurs publics, l’ambition serait de « capitaliser sur le succès de la méthode start-ups d’État en la généralisant pour réussir les projets numériques du Gouvernement ».

    Pierre Pezziardi avait quitté la Dinsic en 2019, avec les 2 autres animateurs de Beta.gouv, en raison d’un désaccord avec son précédent directeur Nadi Bou Hanna, alertant ce dernier sur les risques d’une perte d’autonomie des start-ups d’État et d’un retour de la bureaucratie administrative, rappelle Acteurs publics.

    Dans le cadre de ses nouvelles fonctions au sein de la Dinum, Pierre Pezziardi devra, selon sa fiche de poste, piloter et animer « une réflexion stratégique et innovante sur le devenir de la Dinum ».

    Une première version de la nouvelle feuille de route a été envoyée au ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Stanislas Guerini, pour une présentation prévue en janvier 2023. Stanislas Guerini a déjà annoncé le 15 décembre le projet de création d’un Datalab, une idée issue des ateliers de réflexion organisés courant novembre.

  • Health Data Hub : la généticienne Ségolène Aymé nommée présidente du conseil scientifique consultatif

    Directrice de recherche émérite à l’Inserm, le Dr Ségolène Aymé, médecin généticienne et épidémiologiste, éthicienne, a été nommée présidente du conseil scientifique consultatif du Health Data Hub. Elle remplace à cette fonction le Pr Alain Livartowski, qui était à la tête de ce conseil depuis sa création en janvier 2021, et qui en reste membre.

    Jusqu’ici vice-présidente du conseil scientifique consultatif du HDH, elle est remplacée par le Pr Bertrand Lukacs, chirurgien urologue à l’AP-HP.

    Ségolène Aymé a rejoint l’Institut du cerveau (ex ICM) dans le cadre de son éméritat à l’Inserm. Elle préside le comité d’éthique et de déontologie de l’institut, où elle a auparavant présidé plusieurs comités de haut niveau sur les maladies rares, à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à la Commission européenne.

    Au niveau international :
    • elle a dirigé la task force « maladies rares » de la Commission européenne entre 2007 et 2010 ;
    • puis le comité d’experts de l’UE sur les maladies rares entre 2010 et 2013 ;
    • elle a également été experte sur ce même sujet auprès de l’OMS au sein du « topic advisory group » .

    Ségolène Aymé est à l’origine de la création d’Orphanet, portail d’information sur les maladies rares et les médicaments orphelins, qu’elle a dirigé pendant plus de 10 ans (1997-2011).

    Conseil scientifique consultatif du HDH : 21 experts

    Vision : faciliter la recherche à partir des données de santé partagées

    Un conseil scientifique consultatif regroupant 21 experts a été mis en place en janvier 2021 au sein du Health Data Hub. Sa vocation est :

    • d’accompagner la direction du HDH dans l’ensemble de ses missions ;
    • de rendre des avis ;
    • d’émettre des propositions ;
    • et d’éclairer ses décisions.

    Les personnalités qui siègent au conseil sont d’horizons et de compétences diverses. Elles partagent la même vision : « faciliter la recherche à partir des données de santé partagées ».  

    Un appui à la direction sur les problématiques scientifiques

    Plus précisément, le conseil scientifique consultatif du Health Data Hub a pour mission d’appuyer la direction du HDH « en exprimant son avis sur les problématiques scientifiques qui orientent le développement du Health Data Hub » :

    • partenariats académiques ;
    • domaines médicaux d’intérêt ;
    • qualité des données ;
    • diffusion des savoirs ;
    • questions éthiques relatives à la protection des données personnelles.

    Ses membres peuvent former des groupes de travail afin de se prononcer sur des questions requérant une expertise spécifique, indique le HDH. Ils se réunissent au complet tous les trimestres ; des réunions exceptionnelles peuvent être organisées en cas de besoin pour appuyer la direction.

  • Académie de médecine : le Pr Catherine Barthélémy présidera la société savante pour l’année 2024

    Médecin pédiatre, psychiatre et physiologiste, le Pr Catherine Barthélémy deviendra la première femme à présider l’Académie nationale de médecine en 2024, annonce la société savante dans un communiqué publié le 16 décembre 2022. Elle a été élue le 23 décembre vice-présidente de l’organisation pour l’année 2023, succédant à Jean-Pierre Goullé – qui deviendra président en janvier (mandat d’un an).

    Catherine Barthélémy a présenté les axes clés de son projet pour l’Académie en 2024 :
    • « renforcer la complémentarité des travaux de l’Académie » ;
    • « soutenir la dynamique de communication » ;
    • « participer aux actions nationales et internationales sur les thématiques d’actualité« .

    Une expertise en santé mentale et santé de l’enfant

    Le Pr Catherine Barthélémy est membre de la quatrième division Santé publique de l’Académie nationale de médecine. Élue membre correspondant non-résident en 2015 puis membre titulaire en décembre 2017, elle y assure notamment le secrétariat du comité d’éthique, précise la société savante.

    Elle est aussi membre de plusieurs commissions de l’instance :
    • « Santé mentale, neurosciences, addictions » et « Reproduction, développement, santé de l’enfant », avec le groupe de travail « Avenir de l’enfant et neurodéveloppement » ;
    • « Formation, recherche, innovation », avec le groupe de travail « Bibliométrie ».

    Professeure honoraire à la faculté de médecine de Tours, Catherine Barthélémy y a assuré les fonctions de vice-doyen « recherche ». Chef de service honoraire au CHRU de Tours, elle y a dirigé pendant 20 ans le groupe Inserm « Autisme, Imagerie, Cerveau » : elle a reçu en 2016 le prix d’honneur de l’Inserm.

    Catherine Barthélémy a par ailleurs co-fondé en 1983 l’Association de professionnels et de familles pour la recherche sur l’autisme et la prévention des inadaptations (Arapi) : elle en a été la présidente ainsi que la vice-présidente durant plusieurs mandats jusqu’en 2019.

    Elle préside actuellement le groupement d’intérêt scientifique (GIS) « Autisme et troubles du neurodéveloppement ».

    Le Pr Catherine Barthélémy est détentrice de la Légion d’honneur et commandeur dans l’ordre national du Mérite.

    Le bureau 2023 de l’Académie nationale de médecine

    À compter du 10 janvier 2023, le bureau de l’Académie nationale de médecine sera composé comme suit :

    • Jean-Pierre Goullé, président ;
    • Catherine Barthélémy, vice-présidente ;
    • Christian Bottard, secrétaire perpétuel ;
    • Jacques Rouëssé, trésorier ;
    • Pierre-François Plouin, secrétaire adjoint.
  • Stéphane Mulliez quitte la direction générale de l’ARS Bretagne pour rejoindre l’Igas (JO)

    Directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne depuis octobre 2019, après en avoir été le DG par intérim à la suite du départ d’Olivier de Cadeville, Stéphane Mulliez quittera ses fonctions le 30 décembre 2022. C’est ce qu’annonce un arrêté daté du 16 décembre publié au Journal officiel (JO) du 18 décembre, signalant qu’il rejoindra l’Igas en tant qu’inspecteur général.

    Né en octobre 1974, Stéphane Mulliez est diplômé de l’EHESP (2003-2005), filière « directeur d’hôpital », et de l’IEP de Toulouse (1993-1996).

    Avant d’être nommé à la tête de l’ARS de Bretagne, Stéphane Mulliez y a assuré les fonctions de directeur général adjoint, directeur des coopérations territoriales et de la performance (mai 2016-mars 2019). Le département « innovation santé », créé en 2017, lui était également rattaché.

    Il a par ailleurs exercé au CHU de Grenoble Alpes et aux Hospices civils de Lyon (HCL) entre novembre 2005 et décembre 2009, respectivement en tant que directeur adjoint en charge de la clientèle et des systèmes d’information (SI), puis en tant que directeur des services économiques et du pôle urgences (Lyon Sud).

    En 2010, Stéphane Mulliez rejoint le ministère de la Santé à la Direction de la Sécurité sociale (DSS) en tant qu’adjoint au sous-directeur de la gestion et des SI de la sécurité sociale, une structure notamment en charge de la négociation et du suivi des conventions d’objectif et de gestion (COG) avec les différentes caisses nationales de Sécurité sociale. Un poste qu’il occupera jusqu’à décembre 2013.

    Il est nommé fin 2013 chargé de mission auprès du secrétaire général des ministères sociaux sur les questions de financement du système de santé, notamment sur les sujets relatifs au Fonds d’intervention régional et à la déclinaison du plan Ondam 2015-2018 au sein des ARS.

  • Syndicat des médecins libéraux (SML) : le Dr Sophie Bauer élue présidente

    La ligne syndicale de la nouvelle équipe défend entre autres la suppression du plafond des 20 % actuels de téléconsultations et le fléchage de celles-ci sur les seuls médecins du territoire.

    Le Dr Sophie Bauer, secrétaire adjointe du conseil de l’Ordre de Seine-et-Marne et vice-présidente du conseil territorial de santé de Seine-et-Marne, a été nommé présidente du Syndicat des médecins libéraux (SML) à l’issue de l’assemblée générale du 10 décembre 2022, annonce l’organisation dans un communiqué publié le 12 décembre.

    Chirurgienne thoracique et cardiovasculaire libérale à la clinique Les Fontaines à Melun (Seine-et-Marne), Sophie Bauer sera entourée pour ce mandat de 8 médecins généralistes et 6 médecins spécialistes.

    Le Dr Maurice Bensoussan, président de l’URPS médecins libéraux d’Occitanie, sera le conseiller spécial de la nouvelle présidente, chargé des relations avec les URPS.

    Téléconsultation : le SML réclame l’intégration de SOS Médecins

    Le projet conventionnel du SML, élaboré en amont de l’ouverture de la négociation médicale, est complété.

    S’agissant des téléconsultations, les revendications portées par la nouvelle équipe sont les suivantes :
    • suppression du plafond des 20 % actuels ;
    • fléchage des téléconsultations sur les seuls praticiens en capacité de recevoir physiquement les patients, c’est à dire les médecins du territoire ;
    • une téléconsultation qui doit permettre de dégager du temps médical et s’intégrer dans les soins non programmés ;
    • intégration de SOS médecins au dispositif de téléconsultation.

    Le SML défavorable au droit de prescription des IPA

    La nouvelle équipe du SML souligne que le médecin doit rester l’unique porte d’entrée dans le système de santé, un gage de qualité des soins. Plutôt que de donner un droit de prescription pour les infirmiers en pratique avancée (IPA), le syndicat réclame le droit de prescription pour les étudiants en médecine en fin de cursus.

    L’Organisation entend travailler avec les autres syndicats de médecins libéraux, en priorité avec la FMF et l’UFML, avec lesquels il partage des objectifs communs et qui, comme elle, poursuivent l’objectif d’un C à 50 €.