Mercato

  • Owkin : Alban de la Sablière, responsable des partenariats de Sanofi, nommé « chief business officer »

    Alban de la Sablière a « dirigé les ambitieux efforts de Sanofi en matière de santé numérique », avec des partenariats majeurs noués avec Owkin, Exscientia et Atomwise, souligne la start-up franco-américaine.
    Alban de La Sablière, responsable mondial des partenariats (« SVP global head of partnering ») au sein du groupe Sanofi depuis novembre 2019, est nommé directeur commercial (« chief business officer ») de la start-up franco-américain d’IA Owkin. C’est ce qu’annonce cette dernière dans un communiqué daté du 4 octobre 2022.

    La société précise qu’à son nouveau poste, Alban de la Sablière dirigera l’intensification des efforts de développement commercial de la société ainsi que ses accords avec des partenaires du secteur biopharmaceutique, tout en participant activement aux stratégies de création de plateforme et de « pipeline ».

    Il sera responsable de la croissance de tous les revenus, de la propriété intellectuelle et du développement de l’entreprise, ce qui inclut :
    • les opérations de fusions et acquisitions ;
    • l’octroi de licences pour des molécules ;
    • les cessions ;
    • les partenariats stratégiques.

    19 ans au sein de la banque Morgan Stanley, 6 ans chez Sanofi

    Diplômé de HEC Paris, Alban de la Sablière a évolué pendant 19 ans au sein de la banque d’affaires Morgan Stanley (1997-2015), concluant cette expérience à la direction des fusions-acquisitions pour la France.

    Il est entré chez Sanofi en 2016 comme responsable monde des acquisitions, avant de devenir en 2018 responsable monde du développement et des accords de licence.

    Owkin souligne dans son communiqué qu’Alban de la Sablière a « dirigé les ambitieux efforts de Sanofi en matière de santé numérique », avec des partenariats majeurs noués avec Owkin, Exscientia et Atomwise. Ajoutant que sous sa direction, Sanofi Ventures a « considérablement augmenté son activité, notamment en dirigeant de multiples investissements en capital risque aux États-Unis et en Europe ».

    Alban de la Sablière a aussi à son actif 30 milliards de dollars d’acquisitions, avec des sociétés comme Principia, Synthorx, Translate Bio, Kadmon, Bioverativ, Ablynx et Protein Sciences.

  • DGOS : Marie Daudé (Ville de Paris) nommée directrice générale, succédant à Katia Julienne

    Sur proposition du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun, Marie Daudé, inspectrice des affaires sociales de 1ère classe, est nommée directrice générale de l’offre de soins (DGOS), à compter du 1er novembre 2022. C’est ce qu’annonce le Gouvernement dans le compte rendu du conseil des ministres du 5 octobre 2022.

    Le poste était vacant depuis le départ en avril 2022 de Katia Julienne, qui l’occupait depuis septembre 2019 et qui est devenue conseillère santé, handicap et personnes âgées d’Emmanuel Macron. C’est Cécile Lambert, jusqu’ici cheffe de service à la DGOS, adjointe de la directrice générale, qui assurait l’intérim.

    Déjà plusieurs fonctions exercées au sein du ministère

    Ancienne élève de l’Ena (promotion Averroes, 1998-2000, comme le directeur général de la Cnam Thomas Fatome et Annelore Coury, ex-conseillère sociale d’Emmanuel Macron), Marie Daudé assurait depuis octobre 2020 les fonctions de secrétaire générale adjointe de la Ville de Paris.

    Elle a également été directrice de cabinet adjointe d’Olivier Véran au ministère des Solidarités et de la Santé, en charge des solidarités, après avoir dirigé le cabinet de la secrétaire d’État à la Santé Christelle Dubos.

    Inspectrice de 1ère classe à l’Igas depuis 2014, elle a occupé de 2017 à 2018 le poste de cheffe de service à la Direction de la sécurité sociale – DSS (adjointe à la directrice).

  • Uniopss : Daniel Goldberg élu président, Brigitte Vigroux lui succède à l’Uriopss Île-de-France

    Succédant à Patrick Doutreligne, qui assurait la présidence de l’organisation depuis mai 2015 (et qui n’a pas sollicité le renouvellement de son mandat), Daniel Goldberg a été élu à l’unanimité président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) lors du conseil d’administration de l’association, qui s’est tenu le 21 septembre 2022.

    Daniel Goldberg, ancien député socialiste de Seine-Saint-Denis

    Âgé de 57 ans, Daniel Goldberg est maître de conférences en mathématiques appliquées à l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis depuis 1995. Il a notamment assuré les fonctions :
    • de maire-adjoint en charge de la santé de la ville de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) pendant 10 ans ;
    • puis de vice-président de la communauté d’agglomération Plaine commune ;
    • et de conseiller régional d’Île-de-de-France.

    Il a par ailleurs été entre 2007 et 2017 député socialiste de Seine-Saint-Denis.

    Président de l’Uriopss Île-de-France depuis 2019, Daniel Goldberg était déjà, à ce titre, administrateur de l’association, dont il assurait aussi la vice-présidence depuis juin 2022.  

    Brigitte Vigroux, ex-directrice de l’hôpital Goüin (privé)

    C’est Brigitte Vigroux qui lui succède à la présidence de l’Uriopss Île-de-France après son élection le 27 septembre 2022, lors du conseil d’administration de l’organisation. Nommée en 2012 secrétaire de l’union francilienne, elle assurait jusqu’ici les fonctions de vice-présidente de l’association. 

    Formée à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et à Sciences Po Paris, Brigitte Vigroux a par ailleurs occupé le poste de directrice de l’hôpital Goüin, établissement privé situé à Clichy (Hauts-de-Seine) de 1991 à 2005, puis de directrice générale de la Société philanthropique (2005-2018), la plus ancienne société de bienfaisance non confessionnelle de France.

    Créée en 1947, l’Uniopss rassemble les acteurs associatifs des secteurs sanitaire, social et médico-social, et porte auprès des pouvoirs publics la voix collective de l’ensemble de ces associations, engagées auprès des personnes vulnérables, pour développer les solidarités. Présente sur tout le territoire au travers d’un réseau d’unions régionales et d’une centaine de fédérations et d’associations nationales, l’Uniopss regroupe près de 35 000 établissements, 750 000 salariés et 1 million de bénévoles.

  • Philips : Roy Jakobs, directeur de la division santé connectée, nommé président et CEO du groupe

    Succédant à Frans Van Houten, CEO de la société néerlandaise depuis mars 2011, Roy Jakobs a été nommé par les actionnaires de Philips président et CEO du groupe : il prendra ses nouvelles fonctions à partir du 15 octobre 2022. C’est ce qu’annonce l’entreprise dans un communiqué diffusé le 30 septembre à l’issue de son assemblée générale extraordinaire.

    Roy Jakobs occupait depuis février 2020 le poste de directeur de la division « santé connectée » du groupe, après avoir dirigé pendant 2 ans la division « santé personnelle ».

    Le départ de Frans Van Houten a été annoncée par le groupe le 16 août, en même temps que la décision du conseil de surveillance de proposer le nom de Roy Jakobs.

    Le conseil de surveillance remercie le CEO sortant « pour avoir mené à bien la transformation de Philips en un leader des solutions globales et ciblées dans le domaine des technologies de la santé » et se dit « convaincu que Roy [Jakobs] est le successeur idéal pour diriger les efforts de Philips visant à contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes dans le monde entier ».

    Des acquisitions réussies en santé, dont celle de Cardiologs

    Philips souligne que Roy Jakobs a « renforcé efficacement le portefeuille de soins connectés » du groupe « par des acquisitions réussies dans des environnements de soins hospitaliers et ambulatoires », faisant référence notamment aux rachats :
    • de la start-up française Cardiologs ;
    • de Capsule ;
    • de Biotelemetry ;
    • et de la branche SI de santé de Carestream.

    Rappel de respirateurs : une enquête ouverte en juin à Paris

    L’entreprise affirme notamment que depuis qu’il a pris la responsabilité en juin 2021 de rappeler les appareils de ventilation Respironics, « des progrès substantiels ont été réalisés » dans l’exécution du programme « visant à apporter une solution aux patients concernés aussi rapidement que possible ».

    En France cependant, selon Reuters, après un rappel à l’ordre adressé à Philips en février par l’ANSM, une enquête préliminaire a été ouverte le 20 juin 2022 dans cette affaire par le pôle de santé publique du Parquet de Paris, pour :
    • « mise en danger de la vie d’autrui » ;
    • « tromperie aggravée » ;
    • et « administration de substances nuisibles ».

    Les difficultés relatives au processus de rappel des appareils continue de peser sur les perspectives du groupe. 

  • Rattachée au SGPI, la future Agence de l’innovation en santé devrait être dirigée par Lise Alter

    L’intégration de l’Agence de l’innovation en santé (AIS) au sein du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) a été confirmée au cours de l’événement Medicen Day, qui a eu lieu le 29 septembre 2022 à Paris. Et c’est le Dr Lise Alter, actuelle directrice de l’évaluation médicale, économique et de santé publique (Demesp) à la HAS, qui devrait prendre la direction de cette nouvelle instance, dont le périmètre n’a pas encore été officiellement dévoilé.

    De l’AP-HP à la HAS, en passant par la Cnam et la DGOS

    Lise Alter, médecin de santé publique, occupe depuis juin 2020 le poste de Demesp à la HAS (« assessment & access to innovation director »).

    Dans le cadre de son internat de 5 ans au sein de l’AP-HP (2007-2012), elle a pu évoluer auprès de diverses instances, de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) au Peking Union Medical College Hospital (PUMCH) en Chine, en passant par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

    Lise Alter a également occupé le poste de conseillère médicale « sang, greffe, tissus, cellules » au sein de la Direction générale de la santé (DGS) de 2012 à 2013, puis de médecin-conseil à la Cnam (2013-2014).

    Elle a par ailleurs travaillé pendant 2 ans (2016-2018) dans le secteur de la pharma, en exerçant comme directrice la business unit « oncologie » du laboratoire Elli Lilly. Avant de rejoindre la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) du ministère de la Santé (2018-2019) en tant qu’« adjointe à la sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins », en charge « des produits de santé, de l’innovation, de la recherche clinique et de la télémédecine et télésurveillance ».

    Avant d’être nommé à la HAS, elle travaillait depuis quelques mois au sein de l’ACMS (Association interprofessionnelle des centres médicaux et sociaux de santé au travail de la région Île-de-France), un « service interentreprises de santé au travail » qui intervient sur les 8 départements d’Île-de-France.

    AIS : une agence dont les contours restent à clarifier

    Le projet de création de l’Agence de l’innovation en santé a été confiée en 2021 à Grégory Emery, ex-conseiller d’Agnès Buzyn puis d’Olivier Véran : il mène depuis mai une mission intersectorielle « afin de définir les missions, les moyens et la place qui pourraient être donnés à [cette nouvelle instance] ».
    L’AIS devrait être physiquement installée sur le site de PariSanté Campus.

    Quid des contours de cette agence ? Quel lien entretiendrait-elle avec les autorités existantes telles que la HAS et l’ANSM ? Ses missions seraient-elles être articulées avec l’HERA (European Health Emergency preparedness and Response Authority) comme certains acteurs le prédisent ? H&TI apportera des précisions sur le périmètre de la future instance dans les semaines à venir.

    Une volonté présidentielle s’inscrivant dans le cadre de France Innovation 2030

    Un orientateur pour guider et accompagner les acteurs de l’écosystème

    Afin de piloter la stratégie « Innovation Santé 2030 », présentée en juin par le Président Emmanuel Macron, le besoin d’un acteur central a émergé, avait alors indiqué l’Élysée. Ce sera le rôle de la future Agence de l’innovation en santé, qui définira et portera cette stratégie :

    • l’idée est qu’elle soit le porteur de la simplification souhaitée, un guichet unique présenté comme un « orientateur » qui permettra aux acteurs de disposer d’un acteur de référence, qui les guidera vers les bons interlocuteurs selon leurs besoins ;
    • cet instrument de pilotage rassemblera la totalité des acteurs, et non uniquement en termes de gouvernance ;
    • la mise en place de cette agence était initialement prévue pour début 2022 ;
    • répondant aux critiques de certains redoutant une énième couche bureaucratique, Matthieu Landon, conseiller technique industrie, recherche et innovation à l’Élysée, avait souligné en juin lors d’un brief à la presse que les missions que portera cette agence ne sont pas remplies actuellement et qu’il manquait jusqu’ici d’une instance pour réaliser cette synergie entre les acteurs.

    Un service à compétence nationale avec un budget de 20 M€ par an

    Un focus sur l’Agence de l’innovation en santé a été présentée en juillet 2022 par le think tank Health & Tech, dans le cadre d’une publication émettant « 10 priorités pour révolutionner la santé dès maintenant », sélectionnées par 500 personnalités du monde de la santé.

    Une collaboration avec la DNS sur le champ du numérique

    Le think tank précise notamment les fondements de cette future instance :

    • l’AIS sera un « service à compétence nationale » (service administratif qui se situe entre l’administration centrale et l’administration déconcentrée), placé sous l’autorité du Premier ministre et rattaché au Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) ;
    • mission principale : faire de la France un leader de l’innovation en santé d’ici 2030 (stratégie « Innovation Santé 2030 »)
    • budget de fonctionnement : de l’ordre de 20 M€ par an ;
    • une vingtaine d’ETP en 2022, avec une ambition à la hausse pour les années à venir ;
    • l’agence sera l’interlocuteur interministériel de l’ensemble des acteurs de l’innovation en santé, industriels, chercheurs et professionnels de santé : elle doit assurer le lien entre l’écosystème et les pouvoirs publics. Sur le champ du numérique, elle s’appuiera sur la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) et le guichet G_Nius.

    3 missions principales

    Afin de créer un environnement favorable à la dynamique d’innovation dans les domaines du diagnostic, des thérapeutiques, de la prévention et de l’industrialisation en France, 3 missions principales sont confiées à l’agence, rapporte le think tank Health & Tech :

    • « définir et partager avec l’ensemble de l’écosystème une vision stratégique nationale d’innovation en santé, avec tous les acteurs de la recherche et de l’innovation, en lien avec les politiques publiques définies par les ministères concernés » ;
    • « accompagner les porteurs de projets dans une logique de guichet unique et déployer une approche personnalisée pour accompagner les entreprises dont les projets sont prioritaires pour la stratégie d’innovation en santé, en forte croissance ou dont l’empreinte industrielle en France est significative » ;
    • « poursuivre le pilotage du plan Innovation Santé 2030 et de ces moyens en lien avec le SGPI, le comité de suivi et les ministères concernés ».

    Un lien avec l’European Health Emergency Preparedness and Response Authority (HERA) ?

    L’AIS devrait par ailleurs travailler à la réponse aux failles de marché par l’innovation, notamment aux risques susceptibles de provoquer une crise sanitaire majeure, ajoute le think tank.

    Elle serait un interlocuteur national de l’European Innovation Council (EIC) pour la thématique santé et de l’European Health Emergency Preparedness and Response Authority (HERA).

  • Cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo : Angèle Malâtre-Lansac chargée de l’innovation territoriale

    Angèle Malâtre-Lansac est nommée conseillère technique, chargée de la prospective et de l’innovation territoriale au cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée auprès du ministre de la santé et de la prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé. C’est ce qu’annonce un arrêté du 27 septembre 2022 publié au Journal officiel (JO) du 28 septembre. Elle assure ses nouvelles fonctions depuis le 5 septembre 2022.

    Diplômée de Sciences Po Paris, Angèle Malâtre-Lansac occupait depuis 2010 le poste de directrice du programme santé du laboratoire d’idées Institut Montaigne, dont elle était depuis octobre 2019 directrice déléguée chargée des politiques de santé.

    Un soutien affirmé au développement du numérique en santé

    Angèle Malâtre-Lansac est notamment l’auteur d’un rapport publié en décembre 2020 sous le titre « Santé mentale : faire face à la crise », dans lequel elle recommande notamment de « diffuser et [de] faciliter l’accès au soutien psychologique à travers des outils de e-santé ».

    Dans une note diffusée en septembre 2021, intitulée « Parcours patient : parcours du combattant ? », elle préconise de « simplifier l’accès au remboursement des dispositifs médicaux connectés en mettant en place un guichet unique afin de favoriser le développement de l’innovation, en s’inspirant du DiGA allemand »

    Cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé :

    La liste des membres du cabinet :

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  • FCPTS : David Guillet élu président, lancement d’une coopération régionale avec les maisons de santé

    « Après avoir créé en 2017 et présidé depuis 5 ans cette fédération, le Dr Claude Leicher a passé la main à son successeur, David Guillet, nouveau président de la Fédération nationale des communautés professionnelles territoriales de santé (FCPTS)« . C’est ce qu’annonce l’organisation dans un communiqué daté du 23 septembre 2022 et diffusé le 26 septembre à l’issue de la 4e édition des Journées nationales des CPTS, organisée à Nantes.  

    Infirmier libéral installé en maison de santé pluriprofessionnelle à Cossé-le-Vivien (Mayenne) et membre de la CPTS Sud Ouest Mayennais, David Guillet était jusqu’ici vice-président de la fédération. Il préside par ailleurs depuis 2011 l’URPS Infirmiers des Pays de La Loire.  

    L’effort financier de dotation des CPTS doit être « intensifié »

    Pour la fédération, cette élection « traduit la volonté des CPTS d’utiliser les compétences professionnelles et managériales des différentes professions de santé présentes au conseil d’administration » de la FCPTS, et de montrer leurs capacités de travailler ensemble sur le terrain, dans une « coopération des compétences propres sans lien hiérarchique entre professions différentes ». 

    La fédération en conclut que l’effort financier de dotation des CPTS démarré en 2019 doit être « intensifié », en cohérence avec les nouvelles missions demandées :
    • financement des actes de soins non programmés pour toutes les professions ;
    • financement de la participation à la gouvernance des différentes instances, services d’accès aux soins (SAS), dispositifs d’appui à la coordination (Dac), hôpitaux de proximité et conseils territoriaux de santé.
    Pour la FCPTS, les acteurs des territoires « doivent aussi se voir confier des capacités de décision », « en coordination avec les usagers et les élus locaux ». 

    « Une collaboration régionale des structures coordonnées »

    La fédération annonce le lancement avec les maisons de santé d’« une collaboration régionale des structures coordonnées » : « leur complémentarité est une évidence » car les professionnels sur le terrain « participent parfois à ces deux modes de coordination, d’équipe et de territoire », souligne l’organisation. Ce travail commun associera les fédérations régionales des MSP et les inter-CPTS régionales « en cours de constitution ». 

    « L’exercice coordonné des professionnels de ville est la seule voie possible pour réorganiser l’accès aux soins de proximité de toute la population », estime le nouveau président, qui demande un « réinvestissement sur l’exercice ambulatoire de proximité articulé avec les secteurs du social et du médico-social ».  

    Exploitation des données issues des projets de santé des CPTS

    Annonçant sa participation aux « discussions qui vont se tenir dans le cadre de la Conférence des parties prenantes, la FCPTS déclare en attendre « la confirmation que l’exercice coordonné et l’organisation territoriale sont bien les axes politiques choisis », après la nomination d’une ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé en la personne d’Agnès Firmin Le Bodo. 

    L’instance annonce qu’elle va également « organiser la capacité de recueillir et d’exploiter les données et les indicateurs issus des projets de santé des CPTS » pour « proposer des projets de recherche scientifique en lien avec les départements universitaires ». Ces travaux « pourront nourrir nos réflexions sur les évolutions de l’accord conventionnel interprofessionnel des CPTS », précise-t-elle.

  • LET : Jean-Pascal Piermé (Teladoc Health) élu président, en remplacement de Maxime Cauterman

    Vice-président « stratégie et opérations » du groupe américain Teladoc (qui opère en France MédecinDirect), Jean-Pascal Piermé a été élu président des Entreprises de télémédecine (LET), annonce l’organisation dans un communiqué daté du 19 septembre 2022. Il succède au Dr Maxime Cauterman, qui assurait la présidence du LET depuis avril 2022.

    « Je m’attacherai avec détermination à la défense des intérêts de la télémédecine en France auprès des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics », souligne Jean-Pascal Piermé, qui estime que « la télémédecine va devenir un outil du quotidien : il s’agit d’accompagner avec responsabilité cette évolution. » 

    Diplômé de l’université Paris Dauphine-PSL, Jean-Pascal Piermé est depuis 2020 directeur général de l’association Docrezo, spécialiste de l’installation de centres de télésanté dans les déserts médicaux.
    Il reste également trésorier du LET.

    Jean-Pascal Piermé a par ailleurs été :
    • co-fondateur (et consultant) de Plus Consultant, « l’un des tout premiers cabinets de conseil spécialisé dans le domaine de la santé » (1988-1995);
    • directeur de compte et projet de Sanesco, cabinet de l’économiste de la santé Jean de Kervasdoué (1995-1999) ;
    • P.-D.G. fondateur en 1999 de la start-up Emersys, qui développait « une suite logicielle de traitements des données de facturation des cliniques » ;
    • directeur général de Stercis, cabinet de conseil en santé (2003-2006) ;
    • directeur de la transformation de l’AP-HM (2008-2012).

  • Stéphanie Schaer (ex-Anssi) nommée à la tête de la Dinum après 8 mois d’intérim

    Sur proposition du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Stanislas Guérini, Stéphanie Schaer, ingénieure générale des mines, est « nommée directrice interministérielle du numérique« . C’est ce qu’annonce le Gouvernement dans le compte rendu du Conseil des ministres du 26 septembre 2022. C’est Xavier Albouy qui assurait l’intérim à la tête de la Dinum depuis janvier 2022 et le départ de Nadi Bou Hanna, en poste depuis 2019 après avoir dirigé la Dinsic à partir de 2018.  

    Ancienne élève de l’École polytechnique et de Télécom Paris, Stéphanie Schaer assurait depuis mai 2022 les fonctions de « conseillère auprès de la Première ministre » au cabinet d’Elisabeth Borne.
    Elle était auparavant et depuis juin 2021 sa directrice de cabinet au ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, après avoir été directrice adjointe de ce même cabinet (juillet 2020-mai 2021). 

    Stéphanie Schaer a par ailleurs occupé le poste de « chargée de mission relations internationales » à l’Anssi de 2002 à 2006, avant d’entrer à Bercy comme « chargée de mission sur l’électronique embarquée » (2006-2008), puis « chef de bureau de l’industrie du logiciel » (2008-2009).

  • Medexprim : Pascal Sempé (ex-IBM) chargé des RWE et Sylvain Baqué (ex-Dedalus) de l’interopérabilité

    Docteur en immunologie et biochimie (université Pierre-et-Marie-Curie), employé pendant plus de 18 ans (2003-2021) chez IBM, Pascal Sempé a été nommé « senior director real-world evidence » de Medexprim, spécialiste de l’extraction sécurisée de données d’imagerie et de données cliniques pour la recherche médicale. C’est ce qu’annonce l’entreprise dans un communiqué daté du 9 septembre 2022.

    Pascal Sempé indique avoir rejoint Medexprim pour « son expertise dans l’agrégation de facettes disparates de données médicales riches » : il souligne que la start-up, « née au cœur de l’hôpital », a « su établir la confiance nécessaire avec les professionnels de la santé », et qu’elle « sait mieux que quiconque extraire la valeur des données médicales dans le plus grand respect du patient ». 

    Medexprim a également annoncé le 2 juin l’arrivée en son sein de Sylvain Baqué en tant qu’ « expert interopérabilité hospitalière », avec pour mission de « faciliter et renforcer l’interconnexion de la Medexprim Suite avec les systèmes informatiques hospitaliers ».

    Diplômé d’un master télécommunications option informatique (université de Côte d’Azur), Sylvain Baqué a passé plus de 15 ans (2007-2022) au sein du groupe Dedalus :
    • d’abord comme développeur ;
    • avant de devenir « chef de projet interopérabilité » en 2013 ;
    • puis « responsable service interopérabilité » en 2017.

    Pascal Sempé, ex-responsable RWE chez IBM Watson Health

    Pascal Sempé a passé plus de 18 ans (2003-2021) au sein d’IBM :
    • d’abord comme « Business development executive » ;
    • puis à partir de 2013 comme « senior data strategist for RWE solutions ».

    Il souligne sur sa page Linkedin qu’il a été l’« un des tout premiers employés de Watson Health hors des États-Unis » : il était alors en charge des 2 principales plateformes de R&D de la société, Watson for Drug Discovery et Watson for Genomics.

    Sa mission consistait à aider les clients de l’industrie pharmaceutique à concrétiser la valeur commerciale des données de vie réelle (RWE), notamment :
    • pour améliorer l’efficacité de la découverte de médicaments ;
    • optimiser les protocoles d’essais cliniques ;
    • mais aussi pour démontrer aux financeurs la valeur ajoutée des nouveaux produits et améliorer l’accès au marché.
    Il affirme avoir joué un « rôle central » dans la recherche de nouveaux jeux de données et l’établissement de partenariats avec des courtiers de données ainsi que des fournisseurs de plateformes de données.

    Pascal Sempé a quitté IBM en février 2021, au moment où la presse américaine a rendu publique la volonté de vendre Watson Health, faute de profitabilité suffisante : cette division a été cédée en juin 2022 au fonds californien Francisco Partners, qui l’a rebaptisée « Merative« .

    Après son départ d’IBM, Pascal Sempé a passé 5 mois chez Owkin en tant que « senior director data alliance & clinical solutions business development ».
    Il occupait depuis janvier 2022 le poste de « life Science R&D advisor » au sein du cabinet de conseil Ambispectiv.