Mercato

  • Florie Fillol nommée directrice de la Direction des Services Opérationnels Innovants au CAD

    Docteure, Florie Fillol exerçait jusqu’à présent à l’Agence de l’innovation en santé. Elle y a travaillé durant trois ans au sein d’une équipe mobilisée sur les politiques d’innovation.

    Au sein du Collecteur Analyseur de Données, structure impliquée dans la gestion des données de santé à grande échelle, elle prend la direction des Services Opérationnels Innovants. Cette direction vise la mise en œuvre de services sécurisés destinés aux chercheurs ainsi qu’aux cliniciens, permettant l’exploitation des données génomiques.

    Dans ses nouvelles fonctions, Florie Fillol sera chargée de structurer des services opérationnels performants. Le périmètre inclut l’accès aux données, leur valorisation scientifique, leur utilisation dans les parcours de soins. L’objectif porte sur l’accélération de la recherche, l’amélioration du soin, le soutien au déploiement de la médecine personnalisée.

  • AP-HP : Emmanuel Grégoire nommé président du conseil de surveillance

    Une nomination qui intervient au moment de l’adoption de la nouvelle trajectoire budgétaire du CHU

    Cette nomination intervient dans un contexte financier particulièrement tendu pour l’AP-HP. Dès sa première réunion, le conseil de surveillance qu’il préside valide une nouvelle trajectoire budgétaire pour la période 2026-2030, avec un objectif clair : restaurer l’équilibre financier tout en évitant un coup d’arrêt sur l’offre de soins et l’investissement.

    Le diagnostic est sans appel : malgré un redressement opérationnel engagé depuis 2023, avec des recrutements relancés, plus de 1 000 lits rouverts et des gains de performance significatifs, la situation financière s’est fortement dégradée en 2024 sous l’effet de charges externes massives (inflation, revalorisations salariales non compensées). Résultat : un déficit qui a culminé à plus de 460 millions d’euros avant de commencer à se résorber en 2025.

    Un plan qui prévoit une capacité d’autofinancement brute de près de 500M € d’ici 2030 :

    Face à cela, Emmanuel Grégoire endosse un rôle d’arbitre stratégique : maintenir le cap sans casser la dynamique. Le nouveau plan prévoit ainsi une remontée progressive de l’offre de soins (réouverture et création de lits en médecine, réadaptation et long séjour), une poursuite des recrutements, notamment paramédicaux, et près de 500 millions d’euros d’efforts supplémentaires sur la performance.

    Surtout, le choix est fait de préserver un niveau d’investissement massif, à hauteur de près de 4 milliards d’euros sur cinq ans. Plusieurs projets structurants sont confirmés, qu’il s’agisse de modernisation hospitalière, de nouveaux pôles hospitalo-universitaires ou d’équipements dédiés à la recherche et à la pédiatrie.

    En toile de fond, la trajectoire financière est assumée comme plus progressive : le retour à l’équilibre est désormais visé à l’horizon 2030, avec une capacité d’autofinancement restaurée et un endettement temporairement plus élevé mais jugé soutenable.

    Pour Emmanuel Grégoire, cette prise de fonction dépasse donc largement un rôle protocolaire. Elle le place au cœur des arbitrages entre contraintes budgétaires, attractivité des métiers hospitaliers et transformation du système de soins francilien, avec, en ligne de mire, la capacité de l’AP-HP à rester un acteur central du soin, de la recherche et de l’innovation en santé.

  • Paul Christophe nommé président du Conseil de la CNSA

    Paul Christophe a débuté en 1991 au Trésor public, au service des collectivités locales. Il a rejoint la commune de Téteghem en 2002, comme directeur général des services, fonction occupée jusqu’en juin 2017.

    Il a été député de la 14e circonscription du Nord, puis président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale en juillet 2024. Il a aussi exercé les fonctions de ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Égalité entre les femmes et les hommes à partir de septembre 2024.

    À la tête du Conseil de la CNSA, il devra accompagner la dernière année de la convention d’objectifs et de gestion 2022-2026. Les priorités annoncées portent sur les systèmes d’information, les investissements, l’habitat intermédiaire, la réforme des concours aux départements, le soutien aux ESMS, aux MDPH, aux services à domicile.

  • Marie-Anne Jacquet nommée directrice générale adjointe de l’Agence régionale de santé Île-de-France

    Conseillère maître à la Cour des comptes, ancienne élève de l’École nationale d’administration, diplômée de l’Institut d’études politiques de Rennes, Marie-Anne Jacquet débute sa carrière en 2005 à la Cour des comptes, au sein de la 6e chambre dédiée à la santé ainsi qu’à la sécurité sociale. Elle participe à la certification des comptes de la sécurité sociale, à l’évaluation des politiques publiques de santé.

    En 2010, elle rejoint le Secrétariat général des ministères sociaux. Elle accompagne la mise en place des Agences régionales de santé, avec un travail sur le fonds d’intervention régional, sur le suivi financier des politiques hospitalières, médico-sociales.

    Elle intègre en 2012 la Direction de la sécurité sociale comme adjointe au sous-directeur, puis comme sous-directrice en charge de l’accès aux soins, des prestations familiales, des accidents du travail. Elle pilote plusieurs politiques relatives à l’assurance maladie, à la complémentaire santé, aux prestations familiales, à la prévention des risques professionnels.

    En 2016, elle devient sous-directrice à la Direction générale de l’offre de soins, en charge de la performance des acteurs de santé. Elle conduit des réformes liées au financement des établissements, à l’efficience des organisations, aux coopérations entre professionnels, à la qualité des soins, à la transformation numérique.

    Depuis 2020, elle exerçait les fonctions de directrice générale adjointe de Santé publique France. Elle y assure un rôle dans la gestion de la crise Covid-19, avec le pilotage des moyens opérationnels de réponse, dont l’achat ainsi que la distribution des vaccins. Elle prend aussi en charge la veille sanitaire, la prévention, le pilotage des ressources humaines, le dialogue social.

    En tant que directrice générale adjointe de l’ARS Île-de-France, elle sera chargée du pilotage stratégique de l’agence, avec un focus sur l’organisation de l’offre de soins, la prévention, la gestion des crises sanitaires. Elle succède à Sophie Martinon, devenue directrice générale du Groupe UGECAM le 16 mars 2026.

  • Dr Anna-Karin Edstedt Bonamy nommée Chief Medical Officer de Doctolib

    Diplômée de l’Institut Karolinska en Suède, où elle a mené des travaux de recherche en épidémiologie périnatale, le Dr Edstedt Bonamy y a soutenu en 2008 une thèse consacrée aux conséquences cardiovasculaires à long terme de la prématurité. Spécialiste en pédiatrie depuis 2009, elle a occupé au sein de la Société suédoise de pédiatrie les fonctions de secrétaire scientifique puis de vice-présidente. Professeure associée à l’Institut Karolinska, elle a contribué à plusieurs études européennes, dont le programme EPICE sur l’amélioration des pratiques en néonatologie.

    En 2017, elle rejoint le secteur de la santé numérique et intègre Doctrin, entreprise européenne de technologie médicale, en tant que Chief Medical Officer, puis Présidente-Directrice générale. Elle y a dirigé le développement de solutions digitales d’évaluation médicale adoptées par de nombreux établissements de santé en Europe du Nord.

    Garantir la fiabilité médicale des services chez Doctolib

    Chez Doctolib, elle aura pour mission de structurer et piloter la stratégie médicale de l’entreprise. Elle encadrera une équipe de médecins, chercheurs et experts scientifiques, pour assurer la fiabilité et la pertinence clinique des services proposés. Ses travaux porteront notamment sur la validation scientifique des outils et des algorithmes d’intelligence artificielle, avec une attention particulière à leur impact réel sur la qualité et la sécurité des soins.

    Cette nomination s’inscrit dans la poursuite d’une politique de renforcement de l’expertise médicale au sein du groupe.

  • François-Pierre Marquier nommé Directeur Général Délégué d’Equasens

    Le groupe Equasens annonce la nomination de François-Pierre Marquier au poste de Directeur Général Délégué. Il rejoint l’équipe de direction composée de Denis Supplisson, Directeur Général, et de Grégoire de Rotalier, également Directeur Général Délégué et directeur de la Division Établissements de santé.

    Arrivé en 2021, François-Pierre Marquier dispose de plus de vingt ans d’expérience acquise au sein d’un éditeur français spécialisé dans les logiciels de comptabilité, de gestion et de ressources humaines.

    Au sein d’Equasens, il a successivement occupé les fonctions de Directeur Régional Île-de-France, puis de responsable de l’activité Pharmacie France, avant de prendre la tête de la Division pharmacie en septembre 2025. Son parcours combine des responsabilités opérationnelles et une implication dans la stratégie du groupe, notamment sur le marché officinal.

    Intégration de l’IA

    Dans ses nouvelles fonctions, François-Pierre Marquier aura pour mission de soutenir le développement du groupe en renforçant la lisibilité de son positionnement stratégique et en accompagnant l’innovation transverse.

    Il interviendra en coordination avec les équipes dirigeantes des filiales pour soutenir leur trajectoire de croissance, avec un accent sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les offres et sur leur visibilité à l’échelle de l’écosystème.

    Cette orientation s’inscrit dans une volonté d’accélérer le développement des solutions numériques proposées aux professionnels de santé, tout en consolidant la présence du groupe en Europe.

    Une transition de gouvernance en préparation

    Cette nomination intervient alors que Thierry Chapusot, président du conseil d’administration et fondateur du groupe, a annoncé son intention de ne pas renouveler son mandat à l’issue de l’Assemblée Générale prévue le 25 juin 2026.

    Equasens se positionne comme un acteur des solutions numériques de santé, avec une offre qui couvre les logiciels et les équipements destinés aux professionnels de santé.

    Présent dans neuf pays européens, le groupe revendique une position de premier éditeur santé en termes de parts de marché et de diversité des métiers.

  • ARS Île-de-France : Jérôme Foucaud nommé directeur de la santé publique de l’agence

    Directeur de projets de promotion de la santé en France pendant 10 ans

    Diplômé de l’université de Bordeaux, où il obtient un doctorat en sciences de l’éducation, Jérôme Foucaud commence sa carrière professionnelle au début des années 2000 dans le champ de la prévention et de l’éducation à la santé.

    Il rejoint en 2004 l’Inpes (devenu depuis Santé publique France), où il contribue pendant près de dix ans à la conception, au déploiement et à l’évaluation de programmes nationaux de prévention, tout en participant à la production de référentiels en éducation pour la santé.

    Il poursuit ensuite sa trajectoire à la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN), où il occupe des fonctions de direction, d’abord sur des projets de prévention puis en tant que directeur de l’offre de services. À ce titre, il pilote des activités couvrant la santé, l’action sociale et la prévention, tout en contribuant à la stratégie globale de l’organisme.

    À la conception des programmes de recherche à l’Inca pendant 9 ans

    En 2017, il rejoint l’Institut national du cancer, où il prend la tête du département « recherche en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique ». Pendant près de neuf ans, il y structure des programmes de recherche d’envergure nationale et européenne, supervise plusieurs appels à projets stratégiques et contribue à l’élaboration de politiques publiques, notamment en matière de prévention, de lutte contre les addictions et de réduction des inégalités de santé. Il joue également un rôle clé dans la production de données et d’indicateurs, notamment à travers les Baromètres cancer.

    Parallèlement, il s’investit dans l’écosystème de la promotion de la santé, en tant que président de Promotion Santé Île-de-France entre 2024 et 2026.

    Fort de ce parcours mêlant recherche, pilotage stratégique et action publique, Jérôme Foucaud est nommé directeur de la santé publique de l’Agence régionale de santé Île-de-France, où il succède à Luc Ginot, avec pour mission de renforcer les politiques de prévention et de santé publique à l’échelle régionale.

  • Rémi Stefanini nommé directeur des technologies, de l’innovation et de l’IA de la CNIL

    Diplômé de l’École polytechnique et de Télécom Paris, Rémi Stefanini a débuté sa carrière au Conseil supérieur de l’audiovisuel (devenu l’ARCOM), comme directeur adjoint des technologies. Il a ensuite rejoint l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, où il a exercé les fonctions de directeur mobile et innovation.

    En 2018, il intègre la direction générale des entreprises du ministère de l’Économie et des Finances en tant que délégué interministériel aux normes et sous-directeur de la normalisation, de la réglementation des produits et de la métrologie. De 2024 à 2026, il occupait le poste de délégué à la transition numérique à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

    En tant que directeur des technologies, de l’innovation et de l’IA de la CNIL, Rémi Stefanini dirigera plusieurs services :

    • Le service de l’expertise technologique.
    • Le Laboratoire d’innovation numérique (LINC).
    • La mission d’analyse économique et le service dédié à l’intelligence artificielle.

    Sa nomination renforce la capacité d’expertise technologique et de veille de la CNIL.

    Michel Combot, son prédécesseur, a quitté ses fonctions pour rejoindre l’Agence nationale des fréquences (ANFR) comme directeur général adjoint.

  • Dedalus : Amel Mokrani Bois nommé directrice générale France

    Une trajectoire internationale dans la healthtech

    Ingénieure de formation issue de l’ENSEA, complétée par des programmes exécutifs à Harvard Business School, Amel Mokrani Bois a construit un parcours résolument international, avec une forte dominante commerciale et stratégique dans le secteur des technologies de santé.

    Elle débute chez Intrasense, où elle pilote le développement en Asie-Pacifique depuis Singapour, avant de prendre en charge des comptes stratégiques internationaux. Elle rejoint ensuite Capsule Technologies (devenu Qualcomm, puis Capsule Philips) où elle structure des partenariats globaux et développe les activités en Asie, notamment au Japon et en Australie. En 2019, lors du rachat de Capsule par Philips, elle est nommée directrice des ventes pour les régions EMEA, Asie-Pacifique et Japon, avec pour mission d’accélérer fortement la croissance et de structurer des stratégies d’accès au marché à grande échelle.

    Elle poursuit cette trajectoire chez Caresyntax, où elle enchaîne les responsabilités : directrice des partenariats stratégiques EMEA, puis SVP Commercial Europe & LATAM, avant d’être nommée directrice générale et responsable stratégique de la zone EMEA en 2025. Elle y pilote le développement commercial sur plusieurs continents et renforce les relations avec les grands comptes hospitaliers et industriels.

    Un profil taillé pour les enjeux de Dedalus :

    Sa nomination à la tête de Dedalus France s’inscrit dans un contexte de transformation du marché des logiciels hospitaliers, marqué par l’essor des plateformes numériques, de l’interopérabilité et de la valorisation des données de santé.

    Avec son profil mêlant expertise internationale, stratégie commerciale et connaissance fine des écosystèmes hospitaliers, Amel Mokrani devra notamment accélérer le développement de l’éditeur sur le marché français, renforcer ses positions auprès des établissements de santé et accompagner les mutations du secteur. Elle prend ainsi la suite de Guillem Pelissier, dans un contexte où Dedalus cherche à consolider sa présence en France, marché clé dans sa stratégie européenne.

  • Health Data Hub : Hela Ghariani, choisie pour diriger la plateforme

    Une experte des politiques publiques numériques

    Diplômée du programme Grande École de l’ESCP Business School, avec une spécialisation en économie, Hela Ghariani complète son profil par une formation en UX Design à GOBELINS Paris, consolidant un parcours à la croisée du numérique, de la donnée et de l’innovation publique. Elle débute sa carrière dans le financement et l’accompagnement de projets économiques et sociaux, notamment chez France Active et Oséo, avant de rejoindre le conseil en performance hospitalière chez 2iConseil.

    En 2013, elle intègre le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) en tant que cheffe de projet, où elle contribue à des programmes de transformation de l’action publique. Elle rejoint ensuite beta.gouv.fr, d’abord comme cheffe de produit, puis comme responsable de l’incubateur, pilotant le développement de services publics numériques innovants et centrés sur les usagers.

    À la DNS, une architecte de la stratégie sur les données de santé

    En 2019, elle rejoint la Délégation au numérique en santé (DNS) comme directrice de projets, avant d’en devenir co-responsable. À ce titre, elle pilote plusieurs chantiers structurants, dont la mise en œuvre de la stratégie nationale sur l’usage secondaire des données de santé, un pilier central pour accélérer la recherche, l’évaluation des politiques publiques et le développement de solutions d’IA en santé.

    Depuis 2022, elle supervise notamment le déploiement de services structurants à grande échelle, tels que Mon espace santé, ainsi que la consolidation des infrastructures socles (identité nationale de santé, interopérabilité, cybersécurité), indispensables à la circulation sécurisée des données. Elle contribue également au cadrage et à l’animation des grands programmes publics en e-santé, en lien étroit avec les agences, les industriels et les professionnels de santé.

    Surtout, elle est en première ligne sur les travaux liés à la stratégie nationale pour l’usage secondaire des données de santé, visant à faciliter l’accès aux données pour la recherche, l’innovation et l’évaluation des politiques publiques. Dans ce cadre, elle participe à la structuration de l’écosystème autour du Health Data Hub, à la mise en cohérence des dispositifs existants et à l’anticipation des enjeux européens, notamment autour de l’Espace européen des données de santé. Son action s’inscrit ainsi à la croisée des enjeux technologiques, réglementaires et organisationnels, avec un objectif : faire du numérique et de la donnée des leviers concrets d’amélioration du système de santé.

    Une nomination donc stratégique pour la donnée de santé :

    À la tête du Health Data Hub, Hela Ghariani aura pour mission de poursuivre l’ouverture sécurisée des données de santé, d’accompagner les projets de recherche et d’innovation et de consolider le rôle de la plateforme dans l’écosystème national et européen des données de santé, à un moment charnière marqué par la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé.