Mercato

  • Laurie Soffiati nommée Directrice Générale France de Nabla

    Laurie Soffiati est une ancienne élève de l’École Nationale d’Administration. Elle débute sa carrière à l’Assemblée nationale comme assistante parlementaire. Elle travaille sur la réforme des retraites, la Mission Souveraineté Numérique, la Loi pluriannuelle de programmation de la Recherche.

    Elle poursuit ensuite aux Services du Premier ministre dans le cadre de sa formation à l’ENA. Elle exerce des missions en préfecture, à l’Ambassade de France en Irlande, et gère la crise sanitaire.

    En 2022, elle rejoint la Caisse Nationale d’Assurance Maladie comme Cheffe du département Télésanté et Innovation Numérique. Elle y pilotera la stratégie nationale en télésanté, et déploiera des dispositifs numériques auprès des professionnels de santé.

    Responsabilités futures

    Laurie Soffiati pilotera la stratégie de développement de Nabla en France. Elle renforcera les partenariats avec les établissements de santé, les éditeurs de logiciels, et dialoguera avec les acteurs institutionnels. L’entreprise vise à devenir la référence européenne de l’IA clinique.

    Alexandre Lebrun, cofondateur de Nabla, déclare : « L’intelligence artificielle va profondément transformer la pratique médicale dans les dix prochaines années. Notre ambition est de faire de Nabla une brique centrale du système de soins. L’arrivée de Laurie marque une étape décisive. »

    Nabla lève plus de 100 millions d’euros, dont plus de 60 millions en 2025. Elle conquiert plus de 100 000 praticiens aux États-Unis. En France, plus de 1 000 professionnels utilisent la solution.

  • Delphine Aguiléra-Caron préside la commission du Leem sur l’accès aux progrès thérapeutiques

    La commission est chargée de piloter les réflexions et les propositions du secteur pharmaceutique sur les mécanismes d’évaluation et d’accès des patients aux innovations thérapeutiques en France.

    Dans ses nouvelles fonctions, Delphine Aguiléra-Caron devra encadrer les travaux relatifs à un enjeu structurant pour l’industrie du médicament : à savoir les conditions d’accès aux progrès thérapeutiques. Les missions de la commission portent sur :

    • Les dispositifs d’évaluation des innovations ;
    • Les modalités d’accès des patients aux traitements ;
    • Les propositions sectorielles adressées aux pouvoirs publics.

    Delphine Aguiléra-Caron est présidente de Johnson & Johnson France depuis le 1er septembre 2021. Elle siège également au conseil d’administration du Leem depuis juin 2022.

  • Anses : Adeline Croyère nommé au CA comme représentante de la ministre chargée de la santé

    Un parcours au cœur des politiques publiques sanitaires

    Ingénieure des ponts, des eaux et des forêts formée à l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, Adeline Croyère est également titulaire d’un master en droit de la santé publique de l’Université Paris-Sorbonne, après une formation en santé et alimentation à AgroParisTec. Elle débute sa carrière dans l’administration territoriale, notamment à la Direction départementale de la protection des populations d’Ille-et-Vilaine, où elle dirige le service chargé de la sécurité sanitaire de l’alimentation entre 2008 et 2013.

    Elle rejoint ensuite le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, où elle prend la tête du service national d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières, avant de devenir sous-directrice des politiques de formation et d’éducation au sein du ministère.

    En 2022, elle rejoint le ministère de l’Éducation nationale comme sous-directrice des lycées et de la formation professionnelle. Depuis juillet 2024, Adeline Croyère est sous-directrice de la prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation au ministère de la Santé, où elle pilote les politiques publiques relatives aux risques sanitaires environnementaux et alimentaires.

     Une représentation de la santé au sein de l’Anses :

    Sa nomination au conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail s’inscrit dans le cadre du premier collège, qui regroupe les représentants de l’État. Elle y portera la position du ministère de la Santé sur les enjeux de sécurité sanitaire liés à l’alimentation, à l’environnement et au travail.

  • Cabinet de Camille Galliard‑Minier : Didier Jaffre nommé directeur du cabinet

    Plus de 15 ans de travail au sein d’agences régionales de santé

    Docteur en économie de la santé de l’université Bourgogne Europe, Didier Jaffre débute sa carrière au sein de l’Agence régionale de l’hospitalisation de Bourgogne à la fin des années 1990. Il y occupe successivement des fonctions de chargé de mission, de secrétaire général puis de directeur adjoint. Il y assure également à deux reprises l’intérim de la direction générale entre 1998 et 2010, participant à la structuration de la régulation hospitalière régionale.

    En 2010, il devient directeur de l’offre de soins et de l’autonomie à l’Agence régionale de santé de Bourgogne, poste qu’il occupe jusqu’en 2016, avec un nouvel intérim de direction générale en 2011. Il y devient ensuite directeur de l’organisation des soins, avant de rejoindre en 2017 l’Agence régionale de santé Île-de-France en qualité de directeur de l’offre de soins.

    Avant de rejoindre le cabinet de la ministre déléguée Camille Galliard‑Minier en mars 2026, il est nommé, en 2022, directeur général de l’Agence régionale de santé Occitanie, où il pilote pendant quatre ans les politiques régionales de santé, dans un contexte marqué par les transformations du système hospitalier et les enjeux d’accès aux soins.

    Chevalier de la Légion d’honneur, Didier Jaffre est également co-rédacteur du rapport « Zéro sans solution » aux côtés de Denis Piveteau en 2015, consacré à l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs travaux en économie de la santé et contribue depuis 2005 à la revue Objectifs Soins & Management des cadres de santé.

  • EFS : Agathe Finas va piloter la mission de dématérialisation du questionnaire préalable au don

    Une experte en cybersécurité et protection des données

    Diplômée d’un master en intelligence stratégique et analyse des risques de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, après des études en relations internationales et sécurité à l’université Jean Moulin Lyon 3 et à l’université de Montpellier Paul-Valéry, Agathe Finas débute sa carrière dans l’analyse stratégique et la gestion des risques, notamment au sein d’EDF comme junior analyst, où elle travaille sur des activités de veille et de conformité.

    Elle se spécialise ensuite dans les enjeux de cybersécurité et de protection des données, d’abord comme consultante chez Akerva, avant de rejoindre la Caisse nationale de l’Assurance Maladie en 2019 en tant que chargée de mission RGPD. Elle y accompagne plusieurs projets structurants du numérique en santé, dont la mise en conformité de dispositifs liés à la vaccination Covid-19, au contact tracing ou encore à Mon espace santé, tout en contribuant à la gouvernance de la protection des données au sein de l’Assurance maladie.

    Un travail qui a permis la réduction de la charge administrative pour les médecins :

    En 2024, elle rejoint le cabinet de la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins pour piloter la mission de simplification des démarches administratives des médecins. Elle y travaille notamment sur la réduction de la charge administrative et l’amélioration des procédures numériques à destination des professionnels de santé. Avec son arrivée à l’Établissement français du sang, Agathe Finas mettra désormais son expertise en transformation numérique et en protection des données au service de la modernisation du parcours de don, avec pour objectif la dématérialisation du questionnaire préalable au don de sang.

  • CNPath : la pathologiste Marie-Pierre Wissler élue présidente

    Dix ans d’exercice en tant que pathologiste

    Diplômée de la Faculté de médecine de Strasbourg, Marie-Pierre Wissler complète sa formation par un master de sciences à la Faculté de pharmacie de Nancy. Elle débute sa carrière hospitalo-universitaire au CHU de Strasbourg, où elle exerce comme assistante hospitalo-universitaire  au sein de l’hôpital Hautepierre entre 2012 et 2014.

    Depuis 2015, elle exerce comme pathologiste au sein du groupe Cypath, réseau de laboratoires spécialisé en anatomie et cytologie pathologiques basé notamment à Villeurbanne. Parallèlement à son activité clinique, elle s’implique dans la structuration de la profession. Elle est ainsi trésorière adjointe du Syndicat des médecins pathologistes français depuis 2018 et vice-présidente du bureau du CNPath depuis 2019.

    Une experte qui devra accompagner les transformations de la pathologie :

    Son élection à la présidence du CNPath s’inscrit dans la continuité de cet engagement professionnel. L’organisation joue un rôle clé dans la coordination de la spécialité, notamment sur les enjeux de formation, de qualité des pratiques et d’évolution des référentiels médicaux. Marie-Pierre Wissler devra également accompagner les transformations de la discipline, marquées par le développement de la pathologie numérique, l’intégration croissante de l’intelligence artificielle et les nouveaux besoins diagnostiques liés à la médecine de précision.

  • Samira LEHAINE nommée présidente du Conseil de la CNAM

    Samira LEHAINE est élue présidente du Conseil de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM). Le Conseil, installé pour un mandat de quatre ans, aura pour mission d’accompagner les orientations de l’Assurance Maladie, en lien avec les politiques de santé publique et le financement de la Sécurité sociale.

    Docteure en pharmacie, Samira LEHAINE se spécialise en pharmacie hospitalière et des collectivités. Elle exerce au sein de plusieurs établissements de santé. Elle développe une expertise en antibiothérapie, pharmacie oncologique et hygiène hospitalière, et complète ce parcours par une spécialisation en statistique appliquée à la médecine et en qualité-gestion du risque.

    Elle s’investit à la CFDT depuis 2016. Elle occupe successivement les postes de déléguée syndicale, représentante syndicale, puis représentante syndicale au comité central d’entreprise de la Fondation Santé des Étudiants de France.

    À partir de 2021, Samira LEHAINE assume la responsabilité du revendicatif pour plusieurs secteurs professionnels à la Fédération Santé sociaux. Depuis septembre 2023, elle exerce les fonctions de secrétaire fédérale en charge de l’égalité professionnelle. Février 2022, elle est conseillère titulaire au Conseil de la CNAM, puis y assure la vice-présidence de la Commission législative et réglementaire. Elle pilote également la délégation CFDT en tant que cheffe de file.

    ​Le Conseil de la CNAM met en avant prévention, gouvernance paritaire et équilibre financier

    Les délégations ont, à cette occasion, présenté leur vision de l’Assurance Maladie et rappelé le rôle de la démocratie sociale dans la gouvernance de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie.

    Les organisations membres du Conseil se déclarent garantes du bon fonctionnement du système d’assurance maladie. Elles affirment leur volonté de rechercher des consensus pour assurer la pérennité de la branche maladie dans un cadre solidaire. Elles annoncent un engagement à travailler sur des solutions structurantes pour répondre aux principaux défis financiers et organisationnels du système.​

    Le Conseil de la CNAM prévoit d’étudier l’ensemble des leviers possibles pour proposer des solutions innovantes visant un retour progressif à l’équilibre financier de la branche maladie. Ce travail s’inscrit notamment dans l’élaboration annuelle du rapport Charges et Produits, et les travaux parlementaires sur les projets de loi de financement de la Sécurité sociale.

    Le Conseil affiche comme priorité le renforcement des politiques de prévention.

  • Mélèze Hocini nommée directrice générale de l’IHU Liryc

    Cardiologue au sein du service de cardiologie-électrophysiologie et stimulation cardiaque de l’hôpital Haut-Lévêque (CHU de Bordeaux), et maître de conférences à l’université de Bordeaux, la Dre Mélèze Hocini est l’une des cofondatrices de l’IHU Liryc, créé en 2011. Sa carrière s’inscrit depuis plus de vingt ans dans le domaine de l’électrophysiologie cardiaque, avec une expertise dans la recherche et la prise en charge des troubles du rythme.

    Dans ses nouvelles fonctions de directrice générale, elle pilotera la stratégie scientifique et médicale de l’institut, en coordination avec les équipes hospitalières et académiques, afin de consolider le positionnement de Liryc comme centre de référence mondial sur les arythmies cardiaques. Elle poursuivra également le développement de la recherche translationnelle et des partenariats internationaux pour soutenir les innovations thérapeutiques dans ce domaine.

  • Dominique Somme nommé directeur de la recherche de l’EHESP

    Docteur en médecine et professeur des universités, Dominique Somme débute sa carrière comme chef de clinique à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. Et monte une équipe mobile de gériatrie. Il rejoint le CHU de Rennes en 2012.​

    Il dirige le service de gériatrie de Rennes de 2012 à 2025, puis pilote le pôle Anesthésie-SAMU-SMUR-Urgences-Médecine interne et gériatrie de 2019 à 2025.

    En 2020, Dominique Somme confonde le Living Lab Vieillissement et vulnérabilités du CHU de Rennes en 2020, et animera la filière gériatrique rennaise.​

    Membre du laboratoire Arènes depuis 2013, il intègre l’équipe RSMS Recherche sur les services et le management en santé. Ses recherches portent sur l’organisation des soins hospitaliers et d’aide aux personnes âgées. ​

    Autre fait, Dominique Somme a mis en œuvre le diplôme d’État d’infirmier de pratiques avancées à l’université de Rennes de 2018 à 2024. Et préside la commission de déontologie et d’intégrité scientifique de l’UFR Médecine

    Dominique Somme sera en charge de définir « une politique de recherche proactive » à l’EHESP. L’objectif est de consolider le lien entre formation et recherche.

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053555470

  • Camille Galliard‑Minier nommée ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap

    Diplômée en droit et exerçant comme avocate, Camille Galliard‑Minier a mené une carrière marquée par l’engagement politique et institutionnel. Elle a été élue députée de la première circonscription de l’Isère sous l’étiquette Renaissance. Elle a ensuite retrouvé son siège de députée en 2025, à l’issue d’une élection législative partielle.

    Au sein de l’Assemblée nationale, elle a participé à de nombreux travaux sur les politiques sociales, sanitaires et territoriales, développant une expertise sur les questions de vieillissement, de soutien à domicile et d’inclusion des personnes en situation de handicap, notamment sur les questions de financement, de coordination entre services et de qualité des prises en charge.

    Responsabilités futures

    Un mandat sous contraintes budgétaires

    En tant que ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes en situation de handicap, Camille Galliard‑Minier sera chargée de donner une dimension structurante aux politiques de prévention de la perte d’autonomie, de maintien à domicile et de soutien aux aidants. Elle devra relancer la mise en œuvre du Plan Grand Âge.

    Elle portera également la responsabilité de renforcer la place du domicile comme pilier de la politique d’autonomie, en articulant les services à la personne, réseaux de santé et interventions sociales. Dans le même temps, elle devra faire évoluer les conditions de vie des personnes en situation de handicap, en améliorant l’accessibilité, l’inclusion et la qualité des accompagnements, dans un contexte de contraintes budgétaires et de pré‑présidentielle.

    Camille Galliard‑Minier succède donc à Charlotte Parmentier‑Lecocq, qui a quitté le gouvernement pour retrouver son siège de députée du Nord.

    Les organisations professionnelles, comme la Fédésap, insistent sur la nécessité de « résultats concrets », notamment sur la poursuite du Plan Grand Âge, la simplification des règles et la reconnaissance pleine du rôle des services à la personne et de proximité dans le modèle d’autonomie à domicile.