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  • FDA : Heidi Overton nommée par Donald Trump à la direction de l’administration

    FDA : Heidi Overton nommée par Donald Trump à la direction de l’administration

    De la médecine aux politiques de santé

    Heidi Overton débute son parcours universitaire par un Bachelor of Arts consacré à la santé, à la médecine et aux valeurs humaines à l’université du Nouveau-Mexique, avant d’y obtenir son diplôme de médecine en 2015. Elle poursuit sa formation à la Johns Hopkins University School of Medicine, où elle effectue une résidence en chirurgie générale entre 2015 et 2019, avec un intérêt particulier pour la chirurgie oncologique et les politiques de santé.

    Parallèlement à sa formation médicale, elle obtient un doctorat en recherche clinique à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, entre 2017 et 2022. Un parcours qui lui donne ainsi une double expertise médicale et scientifique, qu’elle orientera progressivement vers les politiques publiques de santé.

    Un premier passage à la Maison-Blanche

    En 2019, Heidi Overton rejoint la première administration Trump dans le cadre du programme White House Fellows. Elle travaille alors au sein de l’Office of American Innovation et du Domestic Policy Council.

    Après son départ de la Maison-Blanche, elle rejoint en 2021 l’America First Policy Institute, think tank conservateur créé après le premier mandat de Donald Trump. Elle y dirige le Center for a Healthy America, avant de devenir Chief Policy Officer en 2023 puis vice-présidente du centre en 2024.

    Ses fonctions la placent au cœur de l’élaboration de propositions sur les politiques de santé et renforcent son positionnement à l’interface entre expertise médicale et décision publique.

    Un rôle central dans les politiques de santé de Trump :

    Heidi Overton retrouve la Maison-Blanche en janvier 2025 comme Deputy Assistant to the President for Domestic Policy. À ce poste, elle devient l’une des principales conseillères de l’administration sur les questions de politique intérieure, notamment dans le domaine de la santé.

    Elle travaille notamment avec le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. et Mehmet Oz, administrateur des Centers for Medicare & Medicaid Services, sur plusieurs dossiers emblématiques de l’administration Trump. Elle a ainsi participé à la préparation de réformes concernant notamment la politique vaccinale, l’alimentation et le prix des médicaments.

    Son implication dans la politique vaccinale de l’administration a notamment été visible lors de la signature, en août 2026, d’un décret présidentiel portant sur l’évolution du calendrier de vaccination des enfants.

    Une FDA confrontée à de nombreux défis

    Avec sa nomination, Heidi Overton est appelée à prendre la direction d’une FDA fragilisée par plusieurs mois de turbulences. L’agence est notamment confrontée à d’importants départs de personnel et à des tensions autour de la régulation des médicaments, des vaccins et de certains produits de santé. Son prédécesseur, Marty Makary, a quitté ses fonctions en mai 2026 après un peu plus d’un an à la tête de l’agence.

    Si elle est confirmée par le Sénat, Heidi Overton devra notamment poursuivre les travaux engagés par l’administration Trump sur l’accélération du développement et de l’autorisation des traitements, la réforme des essais cliniques et la réduction du prix des médicaments. Donald Trump a présenté ces priorités lors de l’annonce de sa nomination, en mettant également en avant l’innovation américaine et la recherche médicale.

    Cette nomination marque ainsi l’arrivée à la tête du principal régulateur américain des médicaments et produits de santé d’un profil davantage issu des politiques de santé de l’administration Trump que de la direction traditionnelle d’une agence réglementaire.

  • Gustave Roussy : Juliette Le Gelard nommée directrice générale adjointe

    Juliette Le Gelard prend ses fonctions ce 3 septembre 2026 comme directrice générale adjointe de Gustave Roussy. Elle aura notamment la responsabilité d’accompagner la direction générale sur les enjeux de performance et de transformation de l’Institut.

    Une arrivée dans le cadre du renouvellement de la gouvernance

    La nomination de Juliette Le Gelard intervient alors que Gustave Roussy fait évoluer sa gouvernance, dans le prolongement du renouvellement du professeur Fabrice Barlesi à la direction générale pour un second mandat de cinq ans. Elle prend officiellement ses fonctions de directrice générale adjointe ce 3 septembre.

    À ce poste, elle accompagnera la direction générale dans la conduite des transformations de l’Institut, avec un rôle particulièrement tourné vers l’excellence opérationnelle. Son périmètre couvrira notamment les enjeux de performance et de transformation, en s’appuyant sur les ressources humaines, les ressources financières, l’organisation, le numérique et le schéma directeur immobilier.

    Cette arrivée s’inscrit dans la feuille de route du projet d’établissement 2026-2030 de Gustave Roussy, qui vise notamment à conforter le positionnement de l’Institut en oncologie et à accélérer la transformation des avancées de la recherche et de l’innovation en bénéfices pour les patients.

    De la stratégie au secteur de la santé

    Diplômée de l’École Polytechnique, où elle obtient un master en innovation technologique, économie, mathématiques appliquées et génie mécanique, Juliette Le Gelard poursuit ses études à Stanford, avec un master en Management Science and Engineering, spécialisé notamment en product and operations management ainsi qu’en politiques énergétiques et environnementales.

    Elle commence sa carrière en 2010 chez Franprix, où elle travaille sur les méthodes logistiques et notamment sur la transformation du schéma logistique des produits surgelés. Elle rejoint ensuite le Boston Consulting Group en 2011.

    Pendant près de dix ans au BCG, elle intervient sur plus de 30 projets pour de grandes entreprises, autour de problématiques de transformation durable, de nouveaux modèles économiques, d’efficacité opérationnelle et organisationnelle ou encore de stratégie commerciale et marketing. Elle prend également, entre 2018 et 2019, la responsabilité du recrutement pour le bureau parisien.

    Six années chez Doctolib :

    En 2020, Juliette Le Gelard rejoint Doctolib comme HR Strategy and Transformation Director. Elle participe alors à la structuration de la fonction RH dans un contexte de forte croissance de l’entreprise. Elle travaille notamment sur les indicateurs de performance, les outils RH et plusieurs projets de transformation, alors que les effectifs de Doctolib connaissent une forte progression.

    Elle élargit ensuite son périmètre aux enjeux de santé numérique. À partir de juillet 2023, elle devient directeur du numérique en santé et des solutions pour les patients, avec pour mission de développer une nouvelle activité destinée aux patients.

    À ce poste, elle pilote notamment la définition de la stratégie à cinq ans, l’analyse du marché et le positionnement de l’offre, ainsi que les travaux de recherche utilisateurs et de validation du marché. Elle conduit également le développement et la mise sur le marché d’un premier service présenté comme un compagnon de santé reposant sur l’intelligence artificielle.

    Son rôle l’amène également à travailler sur le développement de la présence de Doctolib auprès des patients en Allemagne et en Italie, en coordonnant les équipes marketing, commerciales et produit.

    Un profil entre transformation et santé numérique :

    Avec ce parcours, Juliette Le Gelard apporte à Gustave Roussy une expérience construite à la fois dans le conseil en stratégie, la transformation des organisations, les ressources humaines et le numérique en santé. Son passage chez Doctolib lui a notamment permis de travailler directement sur le développement d’une offre intégrant l’intelligence artificielle à destination des patients.

    Elle conserve par ailleurs une activité d’investissement en tant que business angel au sein de Leia Capital, un réseau d’investissement dédié aux projets entrepreneuriaux portés par des femmes.

    À Gustave Roussy, son arrivée doit ainsi contribuer à renforcer les capacités de transformation et de pilotage de l’Institut, aux côtés du Pr. Fabrice Barlesi et de la nouvelle équipe de gouvernance.

  • Cnav : Paul Bazin nommé directeur

    Cnav : Paul Bazin nommé directeur

    Nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre, Paul Bazin a pris ses fonctions le 28 août 2026 à la tête de la Caisse nationale de l’Assurance retraite (Cnav). Il succède à Renaud Villard, qui dirigeait l’organisme depuis 2016.

    De l’Inspection générale des finances à la Cnav

    Diplômé de HEC Paris et de Sciences Po Paris, et ancien élève de l’ENA, Paul Bazin commence sa carrière en 2013 à l’Inspection générale des finances, où il mène des missions d’audit et de conseil notamment sur la protection sociale, l’emploi et les politiques familiales. Il rejoint ensuite Pôle emploi en 2017, où il occupe plusieurs fonctions de direction avant de devenir directeur général délégué de France Travail en 2024. Il rejoint la même année le cabinet du Premier ministre comme chef du pôle Travail, Emploi, Insertion et Retraites, puis devient conseiller social du Premier ministre.

    Une expérience des politiques sociales et des grands opérateurs publics

    Le parcours de Paul Bazin l’a conduit à intervenir sur plusieurs des politiques publiques directement liées aux missions de l’Assurance retraite. À l’Inspection générale des finances, il travaille notamment sur la protection sociale, l’emploi, les prestations sociales et familiales, mais aussi sur des sujets liés aux opérateurs de la Sécurité sociale.

    Son passage à Pôle emploi, devenu France Travail, lui permet ensuite d’acquérir une expérience opérationnelle au sein d’un grand opérateur public. Il y exerce successivement des responsabilités dans la stratégie et l’offre de services, avant de rejoindre la direction générale. Il devient directeur général adjoint Offre de services en 2021, puis directeur général délégué en 2024, avec notamment la responsabilité des équipes chargées de la transformation et de la production des services destinés aux demandeurs d’emploi et aux entreprises.

    Un passage à Matignon pour continuer de piloter notamment les retraites :

    En septembre 2024, Paul Bazin rejoint Matignon comme chef du pôle Travail, Emploi, Insertion et Retraites. Il poursuit ensuite son parcours au cabinet du Premier ministre en tant que conseiller social, avec un périmètre couvrant notamment les sujets liés au travail, aux retraites, à la santé et aux solidarités.

    Cette expérience en cabinet lui a permis de suivre au plus près l’élaboration et la mise en œuvre des politiques sociales, avant de prendre la direction de l’organisme chargé de gérer la retraite du régime général.

    Un profil pour accompagner les transformations de l’Assurance retraite

    À la tête de la Cnav, Paul Bazin pourra ainsi s’appuyer sur une double expérience : celle des politiques publiques, acquise à l’Inspection générale des finances et dans les cabinets ministériels, et celle du pilotage opérationnel d’un grand opérateur public, développée chez Pôle emploi puis France Travail.

    Il prend la direction de l’Assurance retraite alors que l’organisme doit poursuivre la modernisation de ses services et répondre aux enjeux liés au vieillissement de la population. L’Assurance retraite gère aujourd’hui la retraite du régime général de la Sécurité sociale et les actions de prévention en faveur du bien-vieillir et de l’autonomie des retraités.

    À l’occasion de sa nomination, Paul Bazin a déclaré vouloir mettre son expérience au service des assurés : « Je viens avec enthousiasme me mettre au service des Français pour une période clé de leur vie, afin de leur offrir, avec l’ensemble des équipes de l’Assurance retraite, un service de qualité, humain et efficient. »

  • Nabla : Brian Manning nommé Directeur Général

    Nabla nomme Brian Manning au poste de directeur général. Le dirigeant américain, qui a notamment présidé Bamboo Health, prend les commandes de la start-up franco-américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle clinique. Il succède à son cofondateur Alexandre LeBrun, désormais à la tête d’AMI Labs, tout en conservant un rôle stratégique chez Nabla. 

    Un spécialiste du développement des entreprises de santé numérique 

    Diplômé d’un Bachelor of Arts en management d’Assumption University et titulaire d’un MBA de Bentley University, Brian Manning complète son parcours par une formation en finance pour dirigeants à Harvard Business School. Il débute sa carrière à la fin des années 1990 dans des fonctions commerciales et marketing, avant de rejoindre Next Jump, où il évolue pendant plus de douze ans. 

    En 2012, il intègre Zocdoc, plateforme américaine de prise de rendez-vous médicaux, comme directeur de l’activité Enterprise. Il accompagne pendant plus de trois ans le développement de l’offre destinée aux grandes organisations de santé, avant de poursuivre son parcours dans l’écosystème de la santé numérique avec PatientPing en 2015. Il y prend en charge les activités commerciales de l’entreprise, jusqu’à son acquisition par Bamboo Health en 2021. 

    Une trajectoire de croissance chez Bamboo Health : 

    Chez Bamboo Health, Brian Manning devient chief revenue officer, avant d’être promu président de l’entreprise en mars 2023. À ce poste, il supervise notamment la croissance de l’entreprise et le développement de ses activités auprès des acteurs de santé américains. 

    Après son départ de la présidence en octobre 2024, il conserve pendant quelques mois un rôle de conseiller auprès de Bamboo Health, tout en développant parallèlement une activité d’investisseur et de conseiller auprès de plusieurs entreprises technologiques. 

    Un profil commercial pour accélérer Nabla 

    Nommé CEO de Nabla en juillet 2026, Brian Manning arrive alors que la start-up entend franchir une nouvelle étape dans son développement international. Dans son annonce, l’entreprise présente cette nomination comme le début d’une nouvelle phase de croissance, avec un accent particulier sur sa stratégie go-to-market. 

    Le choix d’un dirigeant disposant d’une forte expérience dans le développement commercial des technologies de santé s’inscrit dans cette logique. Brian Manning revendique plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la tech, dont une large partie consacrée à la santé, et met en avant une approche centrée sur les besoins concrets des professionnels et des organisations de santé. 

    Nabla dispose déjà d’une implantation des deux côtés de l’Atlantique, entre Paris et New York, et son assistant d’IA ambiante est utilisé par des dizaines de milliers de professionnels de santé. La société entend désormais accélérer son adoption auprès des organisations de santé et élargir son empreinte sur le marché américain. 

    Alexandre LeBrun se consacre à AMI Labs 

    Le changement de direction ne constitue pas pour autant un départ d’Alexandre LeBrun. Cofondateur de Nabla et son ancien CEO, il devient Executive Chairman et Chief AI Officer de la société. Il conserve ainsi la responsabilité de la stratégie IA de long terme, du développement des modèles et de la vision produit. 

    Alexandre LeBrun a parallèlement pris la direction d’AMI Labs, la société d’intelligence artificielle fondée par Yann LeCun. L’entreprise, qui travaille notamment sur les « world models », a annoncé en mars 2026 une levée de fonds d’un milliard de dollars. LeBrun continue ainsi de jouer un rôle dans la trajectoire de Nabla, notamment à travers son partenariat avec AMI Labs, tout en se consacrant au développement de cette nouvelle aventure dans l’IA. 

    Pour Nabla, cette nouvelle organisation sépare donc davantage les responsabilités : à Brian Manning la conduite opérationnelle et l’accélération commerciale, à Alexandre LeBrun la vision technologique et la stratégie IA de long terme.

  • Benoît Foucher prend la direction générale du CH d’Angoulême

    À la tête du Cesame d’Angers depuis décembre 2021, Benoît Foucher retrouve le CH d’Angoulême, où il avait exercé comme directeur des ressources humaines entre 2000 et 2006. Sa prise de fonctions intervient vingt ans après son départ de l’établissement charentais.

    Benoît Foucher a pris ses fonctions début juillet comme directeur général des centres hospitaliers d’Angoulême, de Ruffec, de La Rochefoucauld et de Confolens, ainsi que de l’Ehpad d’Aigre. Ces cinq établissements sont réunis au sein d’une direction commune couvrant une partie de l’offre hospitalière de la Charente.

    Il succède à ce poste après quatre années et demie à la tête du Centre de santé mentale angevin (Cesame), établissement public de santé mentale d’Angers.

    Un retour au CH d’Angoulême vingt ans après son départ

    Cette nomination marque le retour de Benoît Foucher dans un établissement qu’il connaît. Il a occupé les fonctions de directeur des ressources humaines du CH d’Angoulême de 2000 à 2006. Vingt ans plus tard, il en prend la direction générale, avec un périmètre étendu aux autres établissements de la direction commune.

    Diplômé de la fonction publique hospitalière, Benoît Foucher a effectué l’ensemble de sa carrière dans le secteur hospitalier. Il débute au CHU de Clermont-Ferrand en 1996 comme adjoint au directeur des ressources humaines. Il devient ensuite directeur des services économiques et logistiques de l’établissement entre 1998 et 2000, avant de rejoindre Angoulême.

    En 2006, il est nommé directeur des ressources humaines du CHU Bicêtre. Deux ans plus tard, il rejoint l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) en qualité de directeur adjoint.

    Il dirige ensuite l’hôpital Marius-Lacroix de 2011 à 2016, puis l’hôpital Saint-Louis de 2017 à 2018.

    De 2018 à 2021, il exerce les fonctions de directeur général adjoint de la direction commune réunissant les établissements de La Rochelle, Rochefort, Marennes et Oléron.

    En décembre 2021, il prend la direction du Cesame, l’établissement public de santé mentale d’Angers, qu’il dirige jusqu’à sa nomination à la tête de la direction commune du CH d’Angoulême.

  • Weda : Éric Laporte devient directeur général

    Du marketing digital aux premières innovations en e-santé

    Diplômé de la Femis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son), Eric Laporte débute sa carrière à la fin des années 1990 dans les secteurs des médias numériques, du divertissement et des nouvelles technologies. Après des fonctions marketing chez Duran puis chez Titus, éditeur de jeux vidéo, il rejoint en 2003 la société BeTomorrow où il pilote le développement commercial de solutions numériques innovantes pour les opérateurs télécoms, les médias et les industriels.

    Au cours de cette première partie de carrière, il participe au développement de projets mêlant contenus numériques, applications mobiles, réalité virtuelle et services interactifs, avant de rejoindre Locatel en 2007. Il y exerce plusieurs responsabilités marketing et business development autour des services numériques destinés aux établissements hospitaliers et hôteliers, contribuant notamment au déploiement de solutions IPTV, d’applications connectées et d’interfaces intégrées aux systèmes d’information.

    Une décennie au cœur de la télémédecine :

    Le tournant santé intervient en 2014 lorsqu’il rejoint H4D, pionnier français de la télémédecine. D’abord directeur marketing, puis directeur commercial et enfin directeur des partenariats et de la transformation digitale, il participe pendant près de sept ans au développement de l’entreprise.

    Il contribue notamment au lancement de services de télémédecine destinés aux entreprises, aux collectivités et aux assureurs, tout en développant un vaste réseau de partenaires dans le secteur de la complémentaire santé. Cette expérience lui permet d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux d’accès aux soins, d’organisation territoriale et de transformation numérique du système de santé.

    En 2021, il rejoint Olaqin comme directeur des alliances et partenariats. À la tête d’une business unit d’une vingtaine de collaborateurs, il accompagne la forte croissance de la plateforme Stellair, spécialisée dans les services numériques à destination des professionnels de santé. Il y développe également un écosystème de partenariats réunissant éditeurs de logiciels et revendeurs spécialisés.

    De la télémédecine aux logiciels médicaux :

    Après un passage chez Omedys, où il pilote le développement d’organisations territoriales de télémédecine visant à renforcer l’accès aux soins dans les territoires, Eric Laporte rejoint en janvier 2026 le groupe Vidal comme directeur des opérations.

    Cette nomination intervient dans un contexte de rapprochement stratégique entre Vidal et Weda, acteur majeur des logiciels de gestion de cabinet et des dossiers médicaux informatisés pour les professionnels de santé libéraux. Quelques mois plus tard, il est choisi pour prendre la direction générale de Weda.

    Accompagner les usages numériques des professionnels de santé

    À la tête de Weda, Eric Laporte apporte plus de vingt-cinq ans d’expérience dans les secteurs du numérique, de la télémédecine et des technologies de santé. Son parcours l’a conduit à intervenir aussi bien sur les enjeux de développement commercial que sur la construction d’écosystèmes numériques et la transformation des organisations.

    Dans le message annonçant sa prise de fonctions, le nouveau directeur général a résumé l’ambition qui guidera son mandat : accompagner, avec ses équipes, le quotidien des professionnels de santé afin de contribuer à la qualité des soins. Un objectif en phase avec la stratégie du groupe, qui entend renforcer l’intégration entre contenus médicaux, logiciels métier et services numériques au service des praticiens.

  • FNEHAD : Marguerite Cazeneuve élue présidente de la Fédération

    Des cabinets ministériels aux grands équilibres de la Sécurité sociale

    Diplômée de HEC Paris, Marguerite Cazeneuve débute sa carrière en 2013 comme consultante chez McKinsey & Company. Elle rejoint ensuite l’administration centrale et s’impose rapidement comme l’une des spécialistes des questions de financement de la protection sociale.

    À partir de 2015, elle occupe les fonctions de secrétaire générale du comité de pilotage de l’ONDAM au ministère de la Santé, avant de rejoindre en 2016 les cabinets du ministre de l’Économie et du secrétaire d’État au Budget où elle pilote notamment les travaux relatifs au projet de loi de financement de la Sécurité sociale et à l’objectif national des dépenses d’assurance maladie.

    Son parcours prend une dimension plus politique à partir de 2017 lorsqu’elle rejoint les cabinets de la Présidence de la République puis du Premier ministre. Pendant près de quatre ans, elle participe à plusieurs réformes structurantes touchant à la protection sociale, aux retraites, à la politique familiale, à la lutte contre la pauvreté ou encore à l’accompagnement des aidants. En 2020, elle devient cheffe du pôle santé, solidarités et protection sociale au cabinet du Premier ministre, avec un rôle central dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 et dans le pilotage du Ségur de la santé.

    À la tête de l’Assurance maladie pendant cinq ans :

    En mars 2021, Marguerite Cazeneuve rejoint l’Assurance Maladie en tant que directrice déléguée. Pendant près de cinq ans, elle supervise des dossiers majeurs touchant à l’organisation des soins de ville, aux relations avec les professions de santé libérales, à la maîtrise médicalisée des dépenses, aux politiques de prévention ainsi qu’au développement du numérique en santé.

    Cette fonction lui permet d’acquérir une vision particulièrement transversale du système de santé français, à l’intersection des enjeux de financement, d’accès aux soins, d’innovation et d’efficience. Elle participe notamment aux négociations conventionnelles avec les professionnels de santé et aux réflexions relatives à l’évolution de l’offre de soins sur les territoires.

    Après son départ de la CNAM fin 2025, elle rejoint en février 2026 le cabinet de conseil Bona fidé comme associée.

    Une nouvelle étape au service de l’hospitalisation à domicile

    Son élection à la présidence de la FNEHAD intervient dans un contexte où l’hospitalisation à domicile occupe une place croissante dans les politiques de transformation du système de santé. Vieillissement de la population, développement des prises en charge ambulatoires, recherche d’une meilleure coordination ville-hôpital et maîtrise des dépenses de santé placent en effet l’HAD au cœur des stratégies de réorganisation des parcours de soins.

    Forte de son expérience au sein de l’État, de l’Assurance maladie et des plus hautes sphères décisionnelles de la santé publique, Marguerite Cazeneuve apporte à la fédération une connaissance approfondie des mécanismes de régulation du système de santé et des enjeux de financement qui conditionnent le développement futur de l’hospitalisation à domicile.

  • Walter Arnaud nommé directeur interministériel du numérique de la Dinum

    Diplômé de l’École polytechnique et ingénieur général de l’armement, Walter Arnaud a exercé plusieurs fonctions au sein du ministère des armées puis de la direction générale de l’armement à partir de 2015. Il a conduit des responsabilités techniques et stratégiques dans le champ des programmes de défense et des systèmes numériques de l’État. En mai 2026, le premier ministre Sébastien Lecornu lui a confié une mission de préfiguration de l’Autorité du numérique et de l’intelligence artificielle de l’État (Ariane), partagée avec Pierre Bouillon.

    En tant que directeur interministériel du numérique, Walter Arnaud sera chargé d’accompagner le rebaptême de la Dinum en Ariane, appelée à devenir la « véritable CTO de l’État » selon le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel. Ariane aura pour mission l’établissement de standards communs et d’un socle technique pour les services numériques de l’État. L’autorité devra assurer la cohérence des investissements numériques publics et contribuer à la réduction des dépendances technologiques des administrations.

    Walter Arnaud succède à Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique depuis 2022. Il partage la conduite des travaux de préfiguration d’Ariane avec Pierre Bouillon, nommé directeur interministériel de la transformation publique (DITP) par un autre arrêté publié au Journal officiel le 11 juin 2026. Pierre Bouillon est chargé de transformer la DITP en future direction des services publics, avec pour mission d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers et de simplifier l’accès à leurs droits.

  • DNS : Line Farah nommée directrice de la transformation des organisations numériques

    Du numérique en santé à l’action gouvernementale

    Diplômée en pharmacie et titulaire d’un doctorat consacré à l’évaluation clinique et médico-économique de l’intelligence artificielle en santé, Line Farah a construit l’essentiel de sa carrière à l’interface entre innovation, évaluation des technologies de santé et politiques publiques.

    Après des expériences à l’ANSM, à l’Hôpital Foch puis chez Johnson & Johnson, où elle travaille sur les enjeux d’accès au marché et de médico-économie des dispositifs médicaux, elle rejoint en 2023 la Délégation ministérielle au numérique en santé. Elle y prend la direction des Grands Défis « Santé mentale » et « Bien vieillir » de France 2030, tout en coordonnant les travaux nationaux autour de l’intelligence artificielle en santé.

    Parallèlement à ses responsabilités institutionnelles, elle mène un doctorat à l’Université Paris-Saclay consacré à l’évaluation des dispositifs médicaux intégrant de l’IA, devenant l’une des spécialistes françaises des enjeux d’évaluation, de régulation et de déploiement de ces technologies.

    Une année au cœur des politiques publiques de santé :

    En juillet 2025, elle rejoint le cabinet du ministre de la Santé et de l’Accès aux soins comme conseillère santé publique, prévention et numérique, fonction qu’elle conserve ensuite auprès de Stéphanie Rist après la recomposition gouvernementale.

    Durant cette séquence, elle pilote ou coordonne plusieurs dossiers structurants. Sur le volet numérique, elle participe notamment à la mise en œuvre de la stratégie nationale IA en santé 2025-2028, au chantier de la plateforme nationale des données de santé et aux travaux relatifs à la cybersécurité des établissements sanitaires.

    Ses responsabilités couvrent également plusieurs politiques de santé publique et de prévention. Parmi les dossiers emblématiques figurent la feuille de route obésité 2026-2030, la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, le renforcement de la stratégie nationale contre l’endométriose ou encore l’expérimentation nationale de lutte contre la soumission chimique. Elle contribue également au lancement de la stratégie de lutte contre la désinformation en santé, à la publication du Programme national nutrition santé (PNNS) 2026-2030 et à la mise en œuvre du registre national des cancers.

    Retour à la DNS pour une nouvelle étape

    En rejoignant de nouveau la DNS, Line Farah retrouve un environnement qu’elle connaît bien, mais avec un périmètre élargi. Sa nomination intervient dans un contexte marqué par l’accélération des projets liés à l’intelligence artificielle, à la recherche en santé et à la transformation numérique des organisations sanitaires.

    Dans un message publié à l’occasion de sa prise de fonctions, elle explique vouloir participer à la construction de la future direction recherche, innovation et numérique en santé, qu’elle présente comme une « ambition collective ». Une nouvelle étape pour cette experte des politiques numériques, appelée à faire le lien entre les stratégies nationales qu’elle a contribué à élaborer et leur déploiement opérationnel au sein du système de santé.

  • Jean-François Brochard nommé président du Leem

    Âgé de 59 ans, Jean-François Brochard siège au conseil d’administration du Leem depuis 2019. Il y occupait la présidence de la commission du financement et de la régulation. À ce titre, il a piloté des initiatives stratégiques visant à faire évoluer le système de santé, à structurer la régulation du secteur.

    Son parcours compte plus de trente ans dans l’industrie pharmaceutique. Il a débuté dans des fonctions à dimension internationale, d’abord dans des rôles marketing au Mexique, puis en business development aux États-Unis, avant de diriger les études de marché en France, puis d’occuper un poste de directeur général aux Philippines.

    Il a ensuite poursuivi sa carrière chez GSK durant près de vingt ans. Il a occupé des fonctions de directeur commercial, de responsable de business unit en France, en Italie, au niveau global, puis de directeur général en Belgique, en France. Il a pris la direction de Roche Pharma France en mai 2018. Il s’est aussi impliqué au sein de l’équipe dirigeante de la division Pharma hors États-Unis, hors Japon chez Roche, nommée International Network Enabling Team.

    À la présidence du Leem, Jean-François Brochard devra mettre son expérience au service des priorités de l’industrie pharmaceutique. Le leem cite quatre axes : l’accès des patients à l’innovation, le progrès thérapeutique, la souveraineté sanitaire, la compétitivité de la France.