Mercato

  • France Digitale : Bettina Reveyron (ex-Doctolib) nommée directrice générale

    Après cinq années passées chez Doctolib, Bettina Reveyron prendra le 5 octobre la direction générale de France Digitale, où elle succédera à Maya Noël pour représenter les intérêts des startups et investisseurs européens.

    Bettina Reveyron s’est notamment forgé une expérience dans l’accompagnement des enjeux d’innovation et d’impact chez Thinkers & Doers, avant de rejoindre Microsoft, où elle a exercé comme secrétaire générale du think tank Impact AI. Depuis 2021, elle évolue chez Doctolib sur les sujets d’impact social et environnemental, avec notamment un travail consacré à la diversité et à l’inclusion au sein de l’entreprise.

    À la tête de France Digitale, l’association qui représente les intérêts des startups et investisseurs européens, elle sera accompagnée par Arthur Nègre, nommé directeur général adjoint après avoir occupé plusieurs fonctions au sein de l’organisation depuis 2020. Bettina Reveyron entend notamment mettre à profit son expérience des enjeux d’impact et d’innovation pour porter les sujets de compétitivité et de développement des entreprises technologiques françaises et européennes dans le débat économique et sociétal.

    Source : France digital, 21 septembre 2026 – fiabilité : officielle

  • Snitem : Fabienne Bartoli nommée directrice générale

    Fabienne Bartoli rejoindra le Snitem à la mi-octobre en qualité de directrice générale, après un parcours consacré aux politiques publiques de santé, à la régulation et à l’évaluation du système de santé, en France comme à l’international.

    Elle commence sa carrière au sein de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qu’elle intègre en 2006, avant de devenir, de 2008 à 2011, directrice générale adjointe puis directrice générale par intérim de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, devenue depuis l’ANSM. En 2012, elle rejoint la Représentation permanente de la France auprès des Nations unies à New York, où elle est chargée des affaires sociales et de la santé pendant près de cinq ans, puis retrouve l’Igas en 2017 avant d’être nommée, en avril 2022, directrice générale de la Haute autorité de santé (HAS), fonction qu’elle exerce pendant plus de deux ans.

    Actuellement inspectrice générale des affaires sociales, elle met son expérience du fonctionnement du système de santé, de ses mécanismes de décision et d’évaluation au service du Snitem et des entreprises du dispositif médical, notamment sur les enjeux d’accès au marché, de financement, d’innovation, d’industrialisation, de soutenabilité et de souveraineté. À la tête du syndicat, elle aura notamment pour mission de piloter les équipes et de porter auprès des pouvoirs publics et de l’écosystème de santé les enjeux des entreprises du dispositif médical, dans la continuité des actions engagées par l’organisation.

    Source : Snitem, 24 septembre 2026 – fiabilité : officielle

  • HAS : Didier Lepelletier nommé président de la Commission de la transparence

    Médecin de santé publique, professeur des universités et praticien hospitalier, le professeur Didier Lepelletier est nommé membre du Collège de la Haute autorité de santé (HAS) et prend la présidence de la Commission de la transparence, à compter du 17 septembre.

    Après près de vingt ans au CHU de Nantes, où il a notamment dirigé le service d’hygiène hospitalière puis été chef adjoint du pôle « Santé publique, pharmacie, prévention », il rejoint en 2011 le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dont il devient vice-président de la commission spécialisée « Sécurité des patients », puis président en 2022. Pendant la crise sanitaire, il co-préside notamment le comité permanent Covid-19 et co-pilote le groupe de travail consacré à la grippe, aux coronavirus et aux maladies émergentes, avant de prendre la direction générale de la santé (DGS).

    Désormais chargé de la Commission de la transparence, il aura pour mission de présider les travaux d’une instance composée de médecins, pharmaciens, usagers et spécialistes de méthodologie et d’épidémiologie, chargée d’évaluer les médicaments et leur apport par rapport aux traitements existants afin d’éclairer les décisions de remboursement. Nommé par décret du 10 septembre sur proposition de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, il succède au professionnel Pierre Cochat et met ainsi son expérience en santé publique et en évaluation au service des travaux de la HAS.

    Source : Haute autorité de santé, 21 septembre 2026 – fiabilité : officielle

  • HAS : Julie Marc prend la tête de la mission numérique en santé, en remplacement de Corinne Collignon

    HAS : Julie Marc prend la tête de la mission numérique en santé, en remplacement de Corinne Collignon

    Julie Marc devient cheffe de service de la Mission numérique en santé de la Haute autorité de santé (HAS), en lieu et place de Corinne Collignon. Docteure en biologie cellulaire et moléculaire, elle dispose d’un parcours de près de vingt ans entre rédaction médico-scientifique, pilotage d’équipes et gestion de projets en santé numérique.

    De la biologie cellulaire à la rédaction médico-scientifique

    Titulaire d’un doctorat en biologie cellulaire et moléculaire de l’Université de Rennes, préparé à la Station biologique de Roscoff (CNRS – Sorbonne Université) entre 2000 et 2004 et consacré aux effets toxiques des herbicides à base de glyphosate sur le développement précoce de l’embryon d’oursin, Julie Marc débute sa carrière en 2007 comme responsable médico-scientifique chez K’noë, où elle encadre une équipe de quatre chefs de projets et assure la validation scientifique des projets de l’agence. Elle rejoint ensuite Strategik & Numerik comme rédactrice médicale, de 2007 à 2011.

    Treize ans chez Medideo :

    En 2011, Julie Marc intègre Medideo, filiale du groupe Strategik & Numerik, comme directrice de projets, puis cheffe d’équipe à partir de 2014. En 2017, elle devient directrice des opérations de l’agence, un poste qu’elle occupe pendant trois ans : elle y encadre une équipe de cinq personnes, dont quatre chefs de projets scientifiques, pilote la relation clients et la conception des livrables destinés aux professionnels de santé et aux usagers, et contribue avec la direction générale à l’élaboration de la feuille de route de l’agence.

    En 2020, Julie Marc s’installe à Dublin, où elle marque une pause professionnelle consacrée au bénévolat, à la formation et à la construction d’un nouveau réseau dans l’écosystème numérique local. Elle rejoint ensuite Indeed.com fin 2021 comme Client Success Manager pour la zone EMEA, avant de revenir en France mi-2023 pour prendre la fonction de consultante senior et directrice des opérations chez Digital Pharma Lab, où elle pilote une équipe de chefs de projets en santé numérique et participe à l’élaboration de la feuille de route stratégique de l’agence.

    Au cours de cette période, elle s’engage également dans l’écosystème de la santé et de l’innovation : membre de la Task Force Fertilité lancée par France Biotech fin 2023, membre du réseau Femmes de Santé et mentore pour l’association Article 1.

    Déjà deux années à travailler sur la mission numérique en santé à la HAS

    Julie Marc rejoint la Haute Autorité de santé en juin 2024 comme adjointe à la cheffe de service de la Mission numérique en santé, alors dirigée par Corinne Collignon. Elle y pilote une équipe de huit chefs de projets scientifiques, contribue à la définition et à la mise en œuvre de la feuille de route du service, et développe la visibilité de ses productions en interne comme en externe. Elle assure l’intérim de la direction du service à partir de juin 2026, avant d’être officiellement confirmée cheffe de service de la Mission numérique en santé en septembre 2026.

    Source : organigramme HAS, 10 septembre 2026

  • GHT Nord Hauts-de-Seine : Erwan Pinvidic devient directeur des systèmes d’information

    GHT Nord Hauts-de-Seine : Erwan Pinvidic devient directeur des systèmes d’information

    Erwan Pinvidic prend la direction des systèmes d’information de l’Hôpital de Nanterre, au sein du Groupement hospitalier de territoire nord Hauts-de-Seine. Ingénieur de formation, il dispose d’un parcours de plus de vingt-cinq ans entièrement consacré au numérique hospitalier, entre gouvernance des systèmes d’information, biomédical et cybersécurité.

    Des débuts en agence régionale et à l’ATIH

    Diplômé d’un M2 en traitement de l’information médicale et hospitalière de l’Université de Rennes, obtenu en 1999 avec la mention très bien, Erwan Pinvidic débute sa carrière la même année à l’Agence régionale de santé de Bretagne, comme chargé de mission SI. Il y travaille sur les analyses statistiques et cartographiques ainsi que sur le développement du système d’information de l’agence.

    En 2002, il rejoint l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), où il prend la responsabilité de l’unité de développement des outils web du système d’information de l’agence. Il poursuit ensuite chez SIB, éditeur spécialisé dans le numérique et la santé, comme diffuseur logiciel de contrôle de gestion pour le secteur hospitalier public, avant de rejoindre en 2007 le Groupe hospitalier Centre Bretagne comme ingénieur système d’information, en charge des applications médicales et biomédicales.

    Dix ans à la tête des services numériques de Châteaubriant :

    En 2010, Erwan Pinvidic prend la direction des services numériques du Centre hospitalier Châteaubriant Nozay Pouancé, où il exerce également comme directeur référent du pôle médico-technique. Il y reste près de onze ans, pilotant à la fois la gestion budgétaire, l’architecture des systèmes d’information et de télécommunication, ainsi que les interfaces entre logiciels et équipements biomédicaux.

    En 2021, il devient directeur des services numériques des Hôpitaux du Léman, à Thonon-les-Bains, poste qu’il occupe pendant deux ans.

    De Provins à Nanterre, une expertise élargie à la sécurité des systèmes d’information

    En 2023, Erwan Pinvidic rejoint le Centre hospitalier Léon Binet de Provins comme directeur des services numériques, du biomédical et des archives, avec pour missions l’élaboration du schéma directeur des systèmes d’information, le contrôle de sa cohérence avec le projet médical partagé, ainsi que la garantie du respect du RGPD. Il y complète en 2016 sa formation initiale par un DU en sécurité des systèmes d’information en santé, délivré par l’Institut supérieur de la santé et des bioproduits d’Angers (ISSBA), avec la mention assez bien.

    À partir de janvier 2024, il cumule cette fonction avec celle de responsable sécurité des systèmes d’information au sein du groupement hospitalier, animant la politique de sécurité, pilotant les analyses de risques et audits, et assurant la veille technologique et réglementaire pour l’ensemble du GHT.

    En septembre 2026, Erwan Pinvidic met ce double bagage – gouvernance des systèmes d’information et sécurité numérique – au service du Groupement Hospitalier de Territoire Nord Hauts-de-Seine, en tant que directeur des systèmes d’information de l’Hôpital de Nanterre.

    Source : post LinkedIn de Erwan Pinvidic, 15 septembre 2026, officiel

  • FDA : Jared Seehafer nommé premier commissaire adjoint aux technologies et à l’IA

    FDA : Jared Seehafer nommé premier commissaire adjoint aux technologies et à l’IA

    Jared Seehafer est nommé, à compter de septembre 2026, premier Deputy Commissioner for Technology and Artificial Intelligence (commissaire adjoint aux technologies et à l’intelligence artificielle) de la Food and Drug Administration (FDA) : une fonction nouvellement créée au sein de l’agence sanitaire américaine.

    Des dispositifs implantables à la diabétologie connectée

    Diplômé d’un mastère en ingénierie des dispositifs médicaux et diagnostiques de l’University of Southern California, complété par une licence en biologie moléculaire et cellulaire, informatique et neurosciences de l’University of Colorado Boulder, Jared Seehafer débute sa carrière dans l’industrie du dispositif médical. Chez Bioness, il est chef de produit sur des systèmes implantables entre 2007 et 2009, où il élabore le plan d’affaires et les spécifications de deux neurostimulateurs implantables innovants.

    Il poursuit chez Medtronic Diabetes, où il intervient en 2009 sur la planification produit d’une nouvelle génération de pompe à insuline, avant de rejoindre en 2010 la division neuromodulation de St. Jude Medical comme chef de produit, en charge des programmateurs pour cliniciens et des contrôleurs patients d’un dispositif implantable de classe III. De 2012 à 2017, il est consultant chez Suttons Creek, cabinet spécialisé dans la conception et le développement de dispositifs médicaux, avec une expertise particulière sur les produits combinés.

    En 2016, Jared Seehafer cofonde et dirige Enzyme, dont la mission est d’automatiser et de simplifier l’accès au marché et la mise en conformité réglementaire des technologies des sciences de la vie, afin de réduire les coûts de conformité et d’accélérer la commercialisation des innovations. Il dirige l’entreprise pendant près de dix ans, jusqu’en 2025. En parallèle, il est de 2017 à 2025 network leader chez Village Global, où il conseille les décisions d’investissement du fonds dans les secteurs de la biotech, de la medtech et de la santé, après avoir siégé au comité consultatif technique de Greenwings Biomedical.

    De la Silicon Valley à la FDA

    Jared Seehafer rejoint la FDA en août 2025 comme conseiller senior, avant d’être nommé, un an plus tard, premier commissaire adjoint aux technologies et à l’intelligence artificielle de l’agence. Sa sélection a été annoncée le 8 septembre 2026 par le département de la Santé et des Services sociaux (HHS), aux côtés de trois autres nominations à la tête de centres de la FDA : Michael Davis à la direction du Center for Drug Evaluation and Research, Karim Mikhail à la direction du Center for Biologics Evaluation and Research, et Bret Koplow à la direction du Center for Tobacco Products.

    Dans ses nouvelles fonctions, Jared Seehafer devient le responsable de référence de l’agence pour les technologies, les logiciels et l’intelligence artificielle, chargé de définir la stratégie et les priorités de la FDA dans ces domaines. Le HHS présente la création de ce poste comme le reflet de la volonté de l’administration Trump d’accélérer une innovation fiable en matière d’IA, de moderniser les technologies fédérales et de renforcer le cadre réglementaire applicable aux technologies émergentes. Le secrétaire du HHS, Robert F. Kennedy Jr., a salué des dirigeants appelés à porter les réformes nécessaires pour répondre aux grands défis sanitaires du pays, tandis que le commissaire par intérim de la FDA, Kyle Diamantas, a présenté ces nominations comme le signal d’un cap donné à l’agence.

    Source : HHS, 8 septembre 2026, communiqué officiel

  • Ministère de la Santé – DGRINES : David Sainati nommé chef de service, adjoint du directeur général

    Ministère de la Santé – DGRINES : David Sainati nommé chef de service, adjoint du directeur général

    David Sainati est nommé chef de service, adjoint du directeur général de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES), à compter du 14 septembre 2026, pour une durée de trois ans incluant une période probatoire de six mois. Il devient ainsi l’adjoint de Lise Alter, elle-même nommée directrice générale de la DGRINES à la même date. Pharmacien de formation, il dispose d’un parcours mêlant entrepreneuriat en santé numérique, expertise européenne et pilotage de politiques publiques numériques.

    Un parcours entre pharmacie, entrepreneuriat et santé numérique

    Docteur en pharmacie, filière industrie, diplômé de l’Université de Montpellier (2006-2012), David Sainati complète sa formation par un mastère spécialisé Entrepreneurs à HEC Paris (2011-2012). Il débute son parcours professionnel comme consultant indépendant en communication scientifique et médicale et en santé numérique jusqu’en 2011.

    Sept ans à la tête de Medappcare, pionnière de la certification e-santé :

    En 2012, il fonde Medappcare, start-up pionnière dans l’évaluation et la certification des applications mobiles, plateformes web et services numériques en santé et autonomie, qu’il préside pendant sept ans en tant que directeur de la certification. Sous sa direction, l’entreprise obtient une accréditation Cofrac fondée sur la norme ISO/IEC 17065, une première mondiale dans ce champ d’activité, évalue plus d’une centaine de services numériques de santé et remporte le Concours Innovation Numérique porté par Bpifrance. Medappcare est rachetée par le groupe international de certification Dekra en 2019.

    En parallèle, de 2012 à 2021, il est chargé d’enseignement vacataire en e-santé à la Faculté de pharmacie de Montpellier, où il co-crée et co-dirige entre 2019 et 2020 un diplôme universitaire consacré à la transformation numérique de l’officine et de l’industrie pharmaceutique. Il enseigne également au sein du premier mastère spécialisé en e-santé en France, à l’Esiee Paris (2015-2016), et intervient comme expert auprès de la Commission européenne, contribuant à l’élaboration de lignes directrices d’évaluation des applications mobiles de santé et d’un code de conduite européen sur la protection des données pour ce type d’applications.

    De la Délégation au numérique en santé à la direction de la DGRINES

    David Sainati rejoint le ministère de la Santé en 2019, comme directeur de projets numériques au sein de la Délégation au numérique en santé (DNS), en charge de l’entrepreneuriat et de la conformité, avant de piloter à partir de 2021 la coordination interministérielle de la stratégie d’accélération « Santé numérique » de France 2030, dotée de 734 millions d’euros. En 2023, il devient co-responsable du numérique en santé au sein de la DNS, contribuant au pilotage de politiques telles que Mon espace santé, le Ségur du numérique en santé ou l’intelligence artificielle en santé.

    En avril 2026, il prend la direction par intérim de la DNS, puis, en juillet 2026, la direction générale par intérim de la nouvelle DGRINES, à la suite du départ de Hela Ghariani pour la présidence de PDS (ex Health Data Hub). Il assure alors la préfiguration et la mise en place de cette nouvelle direction générale, chargée de coordonner les politiques du ministère en matière de recherche, d’innovation et de numérique en santé. Depuis le 14 septembre 2026, David Sainati occupe désormais les fonctions de chef de service, adjoint de la directrice général de la DGRINES, Lise Alter.

    Source : journal officiel, 13 septembre 2026

  • Ministère de la Santé – DGRINES : Lise Alter quitte le cabinet et devient directrice générale

    Ministère de la Santé – DGRINES : Lise Alter quitte le cabinet et devient directrice générale

    Lise Alter est nommée à la tête de la Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique (DGRINES) en santé à compter du 14 septembre 2026. Médecin de santé publique, elle dispose d’un parcours mêlant administration sanitaire, accès à l’innovation, industrie pharmaceutique et pilotage de politiques publiques.

    De la santé publique au pilotage de l’innovation

    Diplômée en médecine de l’Université Paris-Sud, où elle obtient également un master de santé publique, Lise Alter débute sa carrière en tant que médecin au sein de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), dans le cadre de son internat en santé publique. Elle complète alors son parcours par des expériences dans le conseil, l’administration sanitaire et l’industrie pharmaceutique, notamment sur les questions d’organisation des soins, d’évaluation médico-économique et de financement du système de santé.

    En 2013, elle rejoint la Direction générale de la santé (DGS) comme conseillère médicale sur les sujets liés au sang, à la transplantation, aux tissus et aux cellules. Elle poursuit la même année à la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM), comme médecin conseil dans les Yvelines.

    En 2014, elle rejoint Lilly France, où elle travaille sur les sujets de prix, de remboursement et d’accès au marché. Elle devient ensuite responsable de la business unit oncologie, avec notamment des responsabilités en matière de lancement de produits, de stratégie et de management.

    Directrice de l’AIS à sa création :

    En 2018, Lise Alter rejoint le ministère des Solidarités et de la Santé en tant que sous-directrice adjointe au sein de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle intervient notamment sur le pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins, mais aussi sur l’innovation, la recherche clinique, les produits de santé et la télémédecine.

    Elle rejoint ensuite la Haute autorité de santé (HAS), où elle prend en 2020 la direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation. Elle y poursuit son travail autour de l’évaluation des technologies de santé et de leur accès au système de soins.

    En 2022, elle prend la direction de l’Agence de l’innovation en santé, au sein du Secrétariat général pour l’investissement. Pendant plus de deux ans, elle participe au pilotage de la politique publique en faveur de l’innovation en santé.

    Lancée en novembre 2022 dans le cadre du plan Innovation Santé 2030, l’Agence de l’innovation en santé revendiquait fin 2024 plus de 400 projets accompagnés en deux ans, dont deux tiers portés par des TPE, et 85 % de satisfaction des porteurs de projet. Son guichet d’orientation avait traité 344 dossiers en dix-huit mois, pour moitié des dispositifs médicaux. Après son départ pour le cabinet en janvier 2025, l’agence a été dirigée par Charles-Édouard Escurat.

    Du pilotage ministériel à la nouvelle direction générale

    Lise Alter rejoint ensuite les cabinets ministériels. Elle devient directrice adjointe du cabinet du ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins en janvier 2025, avant d’en prendre la direction quelques mois plus tard. Elle occupe depuis octobre 2025 les fonctions de directrice de cabinet de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

    À compter du 14 septembre 2026, elle prend donc la tête de la nouvelle Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé. Créée par le décret du 18 juin 2026, la DGRINES réunit la Délégation au numérique en santé, l’Agence de l’innovation en santé, l’équipe de l’article 51 et les équipes recherche et innovation de la DGOS, soit une centaine de personnes, sans poste supplémentaire. Son organisation détaillée doit être arrêtée au 1er novembre 2026. L’agence que Lise Alter a lancée en 2022 rentre ainsi au ministère, sous son autorité.

    Sources : Légifrance, décret de nomination, 10 septembre 2026 (officielle) · info.gouv.fr, bilan des deux premières années de l’AIS, décembre 2024 (officielle) · DM Experts, bilan du guichet AIS à dix-huit mois, octobre 2024 · Application santé numérique, périmètre de la DGRINES, 2026

  • Ministère de la Santé – DGS : Cécile Lambert, venue de l’Article 51, devient directrice adjointe

    Ministère de la Santé – DGS : Cécile Lambert, venue de l’Article 51, devient directrice adjointe

    Après avoir piloté pendant deux ans les expérimentations de l’Article 51, Cécile Lambert rejoint la direction générale de la santé (DGS) en tant que directrice générale adjointe. Une nomination qui vient compléter celle de Grégory Emery, nommé directeur général de la santé en Conseil des ministres le 10 septembre 2026.

    De la DGS à la transformation du système de santé

    Diplômée de Sciences Po et ancienne élève de l’École nationale d’administration (ENA), Cécile Lambert commence sa carrière à la direction générale de la santé (DGS), comme chargée de mission auprès du secrétaire général. Elle rejoint ensuite l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, où elle devient directrice déléguée aux ressources humaines et aux affaires générales.

    En 2012, elle retrouve l’administration centrale au sein de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), d’abord comme cheffe du bureau de la gouvernance du secteur social et médico-social, puis comme sous-directrice des affaires financières et de la modernisation. Elle devient ensuite conseillère budgétaire au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avant de rejoindre la Haute autorité de santé (HAS) en 2018 comme directrice chargée du secrétariat général.

    Une expérience au cœur de l’offre de soins :

    En janvier 2021, Cécile Lambert rejoint la direction générale de l’offre de soins (DGOS) comme cheffe de service et adjointe de la directrice générale. Elle assure également, pendant plusieurs mois en 2022, les fonctions de directrice générale de l’offre de soins par intérim.

    Après ce passage à la DGOS, elle rejoint les services du Premier ministre en janvier 2024 comme conseillère sur les sujets liés à l’organisation et au financement des soins et au grand âge.

    L’innovation en santé avec l’Article 51

    En septembre 2024, Cécile Lambert prend la tête du dispositif Article 51, dont elle devient rapporteure générale. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, ce dispositif vise à expérimenter de nouvelles organisations et modalités de financement des soins.

    À ce poste, elle pilote un portefeuille de plus de 130 expérimentations portées notamment par des établissements de santé, des professionnels de ville, des start-up, des sociétés savantes et des associations. Les projets couvrent notamment l’usage des ressources médicales, le numérique en santé, le vieillissement, la prévention et le décloisonnement entre la ville et l’hôpital.

    Son expérience à la tête de l’Article 51 lui donne ainsi une connaissance approfondie des dynamiques d’innovation et de transformation de l’organisation des soins. Parmi les réalisations mises en avant durant son mandat figure notamment la généralisation de la prescription d’antibiotiques après réalisation d’un TROD par les pharmaciens pour certaines cystites et angines, inspirée de l’expérimentation OSYS.

    Un binôme pour la nouvelle DGS

    Cécile Lambert prend ses fonctions aux côtés de Grégory Emery, nommé directeur général de la santé. Les deux nominations interviennent alors que la DGS entame une nouvelle séquence après les passages de Didier Lepelletier et Sarah Sauneron à sa tête.

    Dans un message publié à l’occasion de son départ de l’Élysée, Grégory Emery a d’ailleurs souligné que sa prise de fonctions coïnciderait avec celle de Cécile Lambert, avec laquelle il entend « ouvrir ce nouveau chapitre pour la DGS ».

    Avec son parcours entre administration sanitaire, pilotage de l’offre de soins, financement, évaluation et innovation en santé, Cécile Lambert apporte à la DGS une expérience particulièrement large des leviers de transformation du système de santé.

    Source : Légifrance, 10 septembre 2026, officielle 

  • Ministère de la Santé – DGS : Grégory Emery quitte l’Élysée et retrouve son poste de directeur

    Ministère de la Santé – DGS : Grégory Emery quitte l’Élysée et retrouve son poste de directeur

    Après avoir conseillé Emmanuel Macron sur les sujets de santé, de handicap et de vieillissement pendant plus d’un an, Grégory Emery quitte l’Élysée pour reprendre la tête de la Direction générale de la santé (DGS). Il succède à Didier Lepelletier, qui l’avait remplacé à ce poste en 2025 et sera épaulé de Cécile Lambert, elle aussi nommée directrice adjointe de la santé lors du même conseil des ministres du 10 septembre 2026.

    De la DGOS à la direction de la DGS

    Diplômé de médecine de la faculté Pierre-et-Marie-Curie et titulaire d’un master en santé publique ainsi que d’un master en éthique, science, santé et société, Grégory Emery commence sa carrière au sein de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), où il exerce notamment comme conseiller médical puis adjoint au chef du bureau de l’organisation de l’offre de soins et des plateaux techniques. Il y travaille sur les enjeux d’organisation hospitalière et participe à la gestion de crises, notamment après l’ouragan Irma à Saint-Martin et à Mayotte.

    Il rejoint ensuite la Haute autorité de santé (HAS) en 2015 comme chef du service d’évaluation des dispositifs médicaux et technologies de santé, avant de retrouver la DGOS en 2017 comme adjoint à la sous-direction du pilotage de la performance. De 2018 à 2021, il devient conseiller santé auprès de plusieurs membres du gouvernement, dont Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran.

    Un premier parcours à la DGS lors de la crise sanitaire du covid :

    Son parcours le conduit ensuite au cœur de la gestion de la crise sanitaire. En 2021, il prend en charge la préfiguration de l’Agence de l’innovation en santé, puis pilote le Centre de crise sanitaire de la DGS. Il est nommé directeur général adjoint de la santé en 2022, avant de prendre la tête de la DGS en septembre 2023.

    À ce poste, il dirige une administration centrale de plus de 300 agents et intervient sur les politiques de santé publique, de prévention et de sécurité sanitaire, mais aussi sur les sujets liés à l’environnement, aux produits et technologies de santé, au numérique et à la recherche. Cette première expérience à la tête de la DGS lui donne ainsi une connaissance directe de ses équipes et de ses missions.

    Un passage à l’Élysée comme conseiller du Président

    En mai 2025, Grégory Emery rejoint la présidence de la République comme conseiller santé, handicap et personnes âgées. Pendant plus d’un an, il accompagne Emmanuel Macron sur les priorités présidentielles dans ces domaines, les relations avec les acteurs nationaux et les sujets de crise, ainsi que sur les dossiers européens et internationaux.

    À l’issue de cette expérience, il revient donc à la DGS, un retour qu’il présente comme une continuité dans son parcours. « Revenir à la Direction générale de la santé est à la fois un honneur et une responsabilité », écrit-il, soulignant qu’il retrouve « une maison que je connais bien, des équipes d’une grande qualité et un champ d’action qui a toujours été au cœur de mon engagement : la santé publique ».

    Sa prise de fonctions intervient parallèlement à celle de Cécile Lambert, avec laquelle il entend « ouvrir ce nouveau chapitre pour la DGS ». Il a également salué le travail accompli par Didier Lepelletier et Sarah Sauneron, estimant que cette transmission s’effectue « dans les meilleures conditions ».

    Source : Légifrance, 10 septembre 2026, officielle