Mercato

  • Guillem Pelissier nommé directeur général de Dedalus France

    Dedalus France vient d’annoncer officiellement la nomination de Guillem Pelissier qui remplace Emmanuel Mougeotte (mars 2019 à octobre 2023) et viendra épauler Frédéric Vaillant, directeur général délégué. L’annonce officielle a été faite le 25 janvier 2024 lors de l’événement D4Evolution, organisé par Dedalus à Paris. Le groupe Dedalus est le premier fournisseur de solutions logicielles de santé et de diagnostic en Europe.

    Le cloud et l’IA comme priorités

    Guillem Pelissier sera chargé d’accélérer la transformation numérique du système de santé français, et de renforcer la position de Dedalus dans ce secteur.
    Après avoir exprimé son enthousiasme à l’idée de contribuer à aider les professionnels de santé dans leurs prestations « de soins de meilleure qualité à leurs communautés ».
    Le nouveau DG de Dedalus France déclare lors de la conférence de presse tenue lors de D4Evolution : « notre mission est de continuer à développer nos activités, en accompagnant nos clients vers différents types d’usage en créant de la valeur qui répond au plus près aux attentes de nos utilisateurs ».
    Et d’ajouter : « Nous voulons moderniser nos services et nos plateformes, comme le cloud et l’IA », déclare Guillem Pelissier à la conférence.

    Health & Tech Intelligence reviendra plus en détails, dans un prochain article, sur la direction stratégique et la vision de Guillem Pelissier et Frédéric Vaillant pour l’entreprise en France.

    Renforcer la position de Dedalus en France et en Europe

    Guillem Pelissier compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des technologies et de la transformation digitale. Diplômé de l’IAE d’Aix en Provence, il a débuté sa carrière au sein du département d’audit de PricewaterhouseCoopers avant de rejoindre Atos en 2006 où il a occupé différents postes de direction en France, à Hong Kong, aux Pays-Bas et aux États-Unis. Il apportera ainsi son expertise et sa qualification à Dedalus dans la stratégie de plus en plus prégnante du « move to cloud » pour le système de santé.

    Par ses fonctions, il a collaboré avec de nombreux acteurs du cloud, notamment AWS avec qui Dedalus a déjà tissé un partenariat. Dès sa prise de fonction et à l’heure de la mise sur le marché d’offres SaaS reposant sur des hébergement dans le cloud, il a rappelé l’engagement de Dedalus dans le respect de la règlementation et des stratégies européennes, en appuyant sa position d’acteur européen.

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  • Nouvelle-Aquitaine : Hugues Alegria nommé directeur du Grades ESEA

    Un nouveau directeur a pris ses fonctions en ce janvier 2024 à la tête du groupement régional d’appui au développement de l’e-santé (Grades) ESEA Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit de Hugues Alegria, ancien directeur des systèmes d’information et de l’organisation (DSIO) du GHT de Dordogne. Il succède ainsi à Noëlle Saint-Upéry qui prend sa retraite après 21 ans de service et à ce poste depuis mai 2017.

    Hugues Alegria a exprimé son ambition pour le Grades ESEA, à savoir « poursuivre la dynamique sur les territoires » et « déployer une offre de services innovante et sécurisée à destination des professionnels de santé » : « Avec nos 130 collaborateurs, et en synergie avec les opérateurs publics, nous serons au rendez-vous des enjeux nationaux et de l’accélération des usages de la e-santé en Nouvelle-Aquitaine ».

    Un stratège de l’informatique hospitalière

    Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en génie logiciel, Hugues Alegria a occupé des fonctions stratégiques aux centres hospitaliers de Mont-de-Marsan et de Périgueux pendant des années. Il y a notamment contribué, en tant que responsable des systèmes informatiques, à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et à l’optimisation des processus.

    Fort de son expertise et de son expérience, Hugues Alegria a, dès 2019, assumé le rôle de DSIO du GHT Dordogne. Durant son mandant, la cohérence des systèmes informatiques ainsi que l’élévation de la sécurité du système d’information (SI) ont été renforcées dans les 11 établissements membres du groupement, dans un contexte complexe de partenariats hospitaliers. 

    Relever les défis de la e-santé dans la région

    Cette nomination marque l’engagement du GHT en faveur de l’innovation et de la sécurité informatique, notamment dans le domaine de la e-santé. Elle reflète sa volonté de maintenir la dynamique positive initiée par les précédents directeurs du Grades.

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  • Gustave Roussy : le Pr Christophe Massard nommé à la tête du Ditep

    Membre fondateur du département de l’innovation thérapeutique et des essais précoces (Ditep) de Gustave Roussy, en 2013, et directeur de ce dernier de 2017 à 2021, le professeur Christophe Massard a été de renommé à la tête de ce département le 8 janvier 2024 par le directeur général de l’institut, Fabrice Barlesi. Il remplace le docteur Santiago Ponce-Aix, qui devient directeur adjoint en charge du développement à la direction de la recherche clinique de l’institut.

    A travers cette décision, l’institut souhaite poursuivre sa « stratégie de restructuration de la recherche clinique précoce, […] en lien étroit avec la direction de la recherche clinique dirigée par le professeur Benjamin Besse et les différents départements de médecine oncologique, d’hématologie et de radiothérapie ». Une volonté qui s’inscrit dans un contexte de forte concurrence internationale et doit permettre de continuer « l’accroissement du nombre d’études précoces pour donner aux patients l’accès à toujours plus de nouvelles technologies thérapeutiques et de nouveaux médicaments ».

    Une reconnaissance mondiale pour ses travaux de recherche

    Diplômé d’un doctorat en oncologie en 2006, le Pr Massard commence sa carrière au sein de l’institut Gustave Roussy la même année en tant que professeur adjoint de médecine. Avant de passer directeur du Ditep pour la première fois en 2017, il y occupe le poste de responsable des patients dès 2013. En juin 2021, il quitte Gustave Roussy pour le centre Eugene Marquis à Rennes où il a été « coordinateur du pôle régional de cancérologie de Bretagne, responsable du Centre labellisé Inca de phase précoce (Clip²) et directeur de la recherche ». Il est également professeur des universités à l’Université Paris-Saclay.

    Le professeur Christophe Massard est reconnu mondialement pour sa recherche en matière d’essais précoces : au cours des 10 dernières années, il a été investigateur principal de « plus de 50 essais de phase I et essais baskets, d’un essai de phase III dans le cancer de la prostate et co-investigateur de plus de 100 essais cliniques phase I et d’essais dans les cancers génito-urinaires ». Un statut qui l’a conduit à contribuer à plus de 100 publications scientifiques, notamment dans : « Annals of Oncology, Journal of Clinical Oncology et Lancet Oncology« .

    L’un des plus grands centres de phases précoces au monde

    Le Ditep est composé d’une équipe médicale regroupant plus de 120 collaborateurs dont 16 médecins et est « dédié aux protocoles de phases précoces ». En 2023, Gustave Roussy a repéré près de 2 700 patients et en a dosé plus de 450 en phase I et phase I-II.

    Avec plus de 10 000 patients « ayant participé ou participant à un programme de médecine de précision », l’institut est « un des plus grands centres de phases précoces en Europe et dans le monde ».

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  • AP-HP : le Pr Rémi Salomon réélu à la tête de la commission médicale d’établissement

    Le mardi 9 janvier 2024, les membres de la commission médicale d’établissement (CME) de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) ont élu réélu leur président, le Pr Rémi Salomon, chef du service de néphrologie pédiatrique à l’hôpital Necker-Enfants malades depuis 2011, dans un scrutin serré face au Pr Yann Parc, chirurgien digestif à Saint-Antoine. Il sera accompagné dans cette aventure par le Dr Diane Bouvry du service de pneumologie de l’hôpital Avicenne, réélue à son tour comme vice-présidente. 

    A cette occasion, Rémi Salomon a tenu à souligner l’importance de l’unité au sein de la CME, affirmant que c’est dans la poursuite de son précédent mandat, « mais mieux armé par l’expérience acquise », qu’il souhaite travailler avec l’ensemble des équipes médicales et des autres personnels soignants, « pour faire tomber une à une les difficultés quotidiennes qui entravent l’exercice de notre métier au service des patients et freinent notre ambition de participer au progrès médical. »

    Pionnier clinique et architecte du changement à l’AP-HP

    Fort de son expertise de clinicien, le Pr Salomon a contribué de manière significative à l’avancement de la néphrologie pédiatrique. Membre pendant plusieurs années de la direction scientifique de l’IHU imagine où il a été responsable de l’organisation des cohortes de patients, ses travaux de recherche novateurs et ses initiatives cliniques ont souvent été salués pour leur impact positif sur la prise en charge des patients pédiatriques atteints de maladies rénales. Dans le champ de la génétique, il s’est initialement intéressé à la maladie de Hirschprung puis aux ciliopathies à expression rénales. Avec Nicolas Garcelon, il a conçu un entrepôt de données numérique, Dr Warehouse, permettant de faciliter la recherche clinique et fondamentale.

    En plus de son engagement dans le domaine clinique, le Pr Salomon s’est distingué par ses efforts visant à renforcer la collaboration interdisciplinaire au sein de l’AP-HP de 2016 à 2019, en tant que vice-président de la commission de la vie hospitalière à la CME centrale de l’AP-HP. Pionnier de plusieurs projets transversaux, il a notamment contribué à l’écriture et à la mise en œuvre du plan RHPM sur le management des équipes et les conditions d’accueil des médecins à l’hôpital.

    Priorités de ce deuxième mandat

    Dans son discours de début de son deuxième mandat, le Pr Salomon a dévoilé ses priorités stratégiques : 

    ➤ mise en œuvre des « 30 leviers » : en privilégiant, sur le terrain, le dialogue et la collaboration avec les acteurs locaux ;
    ➤ conception du projet médical 2024-2028 : en impliquant activement la communauté médicale, avec un soutien accru des collèges de l’institution ;
    ➤ défense de l’AP-HP en tant que CHU régional : en anticipant les changements démographiques du « Grand Paris » pour maintenir l’AP-HP comme le CHU de référence pour toute la région Île-de-France ;
    ➤ développement de l’attractivité des carrières médicales : en s’attaquant aux distorsions de concurrence, répondre aux aspirations des jeunes professionnels à travers l’amélioration des conditions de travail, la diversification des carrières et la promotion de l’égalité professionnelle ;
    ➤ renforcement de la recherche et de l’innovation : en défendant activement ses ambitions, objectifs, et besoins dans ces domaines essentiels.

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  • Softway medical : François-Olivier Cote nommé directeur technique pour le Canada

    Afin de se développer à l’international, notamment en Amérique du Nord, Softway Medical a annoncé la nomination de François-Olivier Cote comme « directeur technique Canada ». Il succède ainsi à Sherley Brothier qui occupait le poste de directeur technique/CTO depuis mai 2015.

    Renforcer l’installation de l’entreprise au Canada

    « En plus d’accélérer le développement et le déploiement de nos solutions au Canada, l’arrivée de Francois-Olivier consolide le support apporté à nos utilisateurs avec une organisation plus locale », a déclaré Franck Robert, directeur général de la division internationale de Softway Medical.

    De son côté, François-Olivier Cote a tenu à rappeler que l’une de ses missions était de « renforcer les ressources R&D pour adapter nos solutions logicielles, telles que Hopital Manager, aux contraintes locales ».

    En plus de fournir des réponses adaptées à ses utilisateurs québécois, Softway Medical compte également créer :
    • des équipes de développement à Montréal ;
    • ainsi qu’un pôle d’expertise en hébergement avec du Cloud Computing.

    Un parcours d’expert en IT et direction technique

    Avant de rejoindre la direction technique de Softway Medical, François-Olive Cote était également directeur technique à Omnimed, de 2021 à octobre 2023.

    De début 2018 à fin 2020, il était Cheif Technology Officer (CTO) de Purkinje. Par ailleurs, il a été auparavant, pendant 8 ans (de 2010 à 2018), consultant en stratégie IT.

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  • Institut Pasteur : Yasmine Belkaid nommée directrice générale

    En ce début d’année, la Pr Yasmine Belkaid a entamé son mandat de 6 ans en tant que nouvelle directrice générale de l’Institut Pasteur. Cette décision, approuvée par le conseil d’administration le 29 mars 2023, constitue le résultat d’un processus de sélection rigoureux débuté en juin 2021, sous la présidence du comité de recrutement dirigé par la Professeure Edith Heard. Yasmine Belkaid succède ainsi au Pr Stewart Cole et devient la 17e personne et la seconde femme à occuper ce poste depuis la fondation de l’Institut Pasteur en 1887.

    Lors de l’annonce de sa nomination, Yasmine Belkaid s’est dite fière et heureuse de prendre la direction de l’Institut Pasteur. Exprimant son respect envers son prédécesseur, elle a remercié la communauté pasteurienne pour son accueil chaleureux et a souligné sa volonté de dialoguer avec le « Pasteur Network » dans une logique « d’écoute et de respect mutuel ». Elle a également exprimé son désir de stimuler l’enthousiasme des jeunes chercheuses et chercheurs pour la science. 

    Un leadership scientifique et stratégique 

    Titulaire d’un doctorat en immunologie obtenu à l’université Paris-Sud et à l’Institut Pasteur en 1996, Yasmine Belkaid a consacré sa carrière à une palette diversifiée de disciplines scientifiques, allant de la parasitologie à la microbiologie, en passant par la virologie et l’immunologie humaine. Avant de prendre les rênes de l’Institut Pasteur, elle dirigeait le Centre d’immunologie humaine des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis. Avec plus de 220 articles scientifiques publiés, elle souligne son expertise dans des domaines cruciaux tels que l’immunité, la microbiologie et la nutrition.

    Ayant dirigé le département de l’immunité de l’hôte et du microbiome au National institute of allergy and infectious diseases (NIAID), Yasmine Belkaid apporte une perspective riche et multidimensionnelle à son nouveau rôle au sein de l’institut pasteur.

    Parmi les prix et distinctions qu’elle a reçus au cours de sa carrière : 
    ● le prix Sanofi-Institut Pasteur (2016) ;
    ● le Lurie prize in biomedical sciences (2019) ;
    ● le prix Robert Koch (2021). 

    En parallèle à ces activités, la Pr Belkaid est membre de plusieurs organisations scientifiques, notamment :
    ● l’Académie américaine des arts et des sciences ; 
    ● l’Académie nationale de médecine ;
    ● l’Académie nationale des sciences ;
    ● le Microbiome technical advisory group de la fondation Bill & Melinda Gates ;
    ● l’American society of microbiology ;
    ● le Scientific resource board de la sociétéGenentech.

    Repositionner l’Institut sur la scène internationale

    En tant que nouvelle directrice générale, Yasmine Belkaid s’est fixée des missions ambitieuses. Elle exprime son engagement à défendre la recherche scientifique française et européenne face aux défis actuels.

    Son autre objectif est de renforcer le rayonnement international de l’Institut Pasteur en capitalisant sur « son héritage, ses collaborations multidisciplinaires et sa capacité à former les futures générations de chercheurs ».

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  • Sylvain Groseil, Directeur général du CH d’Argenteuil, devient Président du Resah

    Les nouveaux membres du conseil d’administration du Resah ont élu fin décembre à l’unanimité Sylvain Groseil comme président. Déjà président par intérim depuis août 2023, le directeur général du CH Victor Dupouy d’Argenteuil (GHT Sud Val d’Oise) succède à Michaël Galy. En tant que président, Sylvain Groseil veut assurer le bon déploiement de la stratégie « Horizon 2027« , dévoilée par le Resah fin 2022.

    Pour y parvenir, plusieurs actions parmi celles portées par les 10 axes qui déclinent cette stratégie sont mises en avant, notamment :
    📌 renforcer la digitalisation des activités tout en veillant à garder une relation personnalisée avec chaque membre ou fournisseur titulaire de marché du Resah ;
    📌 développer le rôle du centre d’innovation par les achats ;
    📌 accroître la valeur ajoutée de l’offre de la centrale d’achat pour faciliter la réalisation de certains grands projets de transformation des adhérents du Resah ;
    📌 développer une offre adaptée aux besoins et à la spécificité du secteur dans la perspective nouvelle de la mise en place des groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux ;
    📌 continuer à soutenir les politiques publiques relatives aux achats hospitaliers (achats responsables, innovation, souveraineté industrielle, sécurisation des approvisionnements) ;
    📌 et renforcer les partenariats avec les autres acteurs de l’achat intervenant dans les secteurs sanitaire, médico-social et social aux niveaux national et européen.

    Une volonté d’élargir l’offre du médico-social

    L’Assemblée générale du Resah a également élu à l’unanimité comme vice-président Jamil Adjali, administrateur du GCSMS 91 regroupant les 15 Ehpad publics de l’Essonne. Issu du secteur médico-social, il aura pour tâche de veiller au renforcement de l’offre du Resah à destination des Ehpad et des futurs GTSMS.

    Spécialisé en finance hospitalière et formateur au Cneh, Sylvain Groseil cherche à poursuivre les achats responsables et affiner des objectifs plus prècis pour le Spaser (Schéma de Promotion des Achats Socialement et Écologiquement Responsables).

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  • Gouvernement : Catherine Vautrin nommée ministre de la Santé, du Travail et des Solidarités

    Le récent premier ministre Gabriel Attal a annoncé la composition de son gouvernement le 11 janvier 2024, nommant Catherine Vautrin en tant que ministre du Travail, de la Santé, et des Solidarités. Présidente de la communauté urbaine de Reims depuis 2017, elle dirige également l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (Anru) depuis septembre 2022.

    Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires de l’université Paris-Descartes en 1985, Catherine Vautrin succède ainsi à Agnès Firmin Le Bodo, dernière ministre de la Santé d’Elisabeth Borne, après la démission d’Aurélien Rousseau en réaction à l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi immigration, le 19 décembre 2023.

    La nouvelle ministre siégé à l’Assemblée nationale pendant 15 ans, entre 2002 et 2017, où elle a été vice-présidente à partir de 2008. Catherine Vautrin a été secrétaire d’Etat à la Cohésion sociale, puis chargée des Personnes âgées, entre 2004 et 2005, et de juin 2005 à mai 2007, elle a été ministre déléguée à la Cohésion sociale sous la présidence de Jacques Chirac.

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  • Raymond Le Moign quitte le ministère de la Santé et reprend son poste de directeur général des HCL

    Directeur de cabinet du ministre de la Santé depuis le 21 juillet 2023, puis conseiller de la nouvelle ministre, Agnès Firmin Le Bodo, à partir du 22 décembre 2023, après la démission d’Aurélien Rousseau, Raymond Le Moign a finalement regagné son poste de directeur général (DG) des Hospices civiles de Lyon (HCL), le 4 janvier 2024.

    La nouvelle a été annoncée par le biais de deux décrets publiés par le ministère de la Santé et de la Prévention : le premier datant du 27 décembre 2023 qui annonce la cessation de ses fonctions de conseiller, et le second publié le 29 décembre qui le nomme DG des HCL.

    Après un séjour de 5 mois au Gouvernement – qui n’a pas été une première pour lui qui a déjà dirigé le cabinet du ministre en charge de la Santé entre janvier 2018 et mai 2020, pour Agnès Buzyn et Olivier Véran respectivement -, Raymond Le Moign remplace Virginie Valentin, DG par intérim des HCL depuis son départ en juillet 2023. Cette dernière retrouve, quant à elle, son poste de DG adjointe, qu’elle occupe maintenant depuis avril 2021.

    Un acteur de la stratégie robotique des HCL

    Depuis sa prise de fonctions en tant que DG des HCL lors de la pandémie de covid-19, en avril 2020, Raymond Le Moign a été l’un des acteurs de la robotisation de l’établissement. 

    Après avoir mis en place un programme d’investissement de 10 millions d’euros sur 2 ans (2022-2023), les HCL ont annoncé en novembre 2022 l’acquisition de 7 nouveaux robots « dont certains quasiment uniques au monde », passant à un parc robotique de 12 machines, avec notamment des robots Da Vinci Xi, Epione, Hugo et Digisurge.

    En novembre 2023, le deuxième CHU de France a lancé « Station H« , une plateforme de test et d’expérimentation en robotique qui a pour ambition d’améliorer la sécurité des gestes des innovations techniques en robotique médicale et logistique, de « simplifier leurs procédures voire favoriser les automatismes, [de] minimiser le traumatisme et [d’]adapter l’intervention à toutes les situations pour tous les patients » avant leur utilisation « en routine ».

    Le même mois, les HCL ont été le premier établissement français à réaliser les premières greffes de foie sur donneur vivant en France à l’aide du robot chirurgical Da Vinci Xi qui a réalisé des chirurgies mini-invasives qui permettent « au greffon d’être prélevé de façon optimale et au donneur de récupérer plus rapidement avec moins de séquelles pariétales » (voir article H&TI ici).

    Plusieurs expériences comme directeur d’hôpital

    Diplômé en 1994 de l’IEP d’Aix-en-Provence et de l’École nationale de la santé publique (ENSP, devenue depuis l’EHESP), Raymond Le Moign a occupé au cours de sa carrière plusieurs postes de direction au sein d’établissements de santé. En effet, il a été :
    • directeur adjoint du CHR d’Orléans de 1994 à 1996 ;
    • directeur adjoint du CHU de Nantes entre 1996 et 2004 ;
    • directeur général adjoint du centre de lutte contre le cancer Nantes Atlantique de 2004 à 2007 ;
    • puis directeur général du CHU de Toulouse en 2016 et 2017.

    Il a par ailleurs assuré les fonctions de sous-directeur des ressources humaines à la DGOS entre 2011 et 2013 et de directeur de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins à la HAS de 2007 à 2011.

    En plus de ses nombreuses fonctions de directeur de cabinet du ministre en charge de la Santé (à trois reprises depuis 2018), Raymond Le Moign a aussi eu une expérience ministérielle entre décembre 2013 et janvier 2016 en qualité de directeur adjoint de cabinet de Marisol Touraine, alors ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

    En juillet 2023, il s’est vu confier par le Gouvernement, avec Manuel Tunon de Lara, une mission pour rénover la recherche biomédicale (voir article H&TI ici).

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  • Ministère de la Santé : composition du cabinet de la nouvelle ministre, Agnès Firmin Le Bodo

    Suite à la démission du ministre de la Santé et de la Prévention, Aurélien Rousseau, intervenue le 19 décembre 2023 en réaction au vote de la loi immigration (voir article H&TI ici), la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, a été nommée, en plus de cette fonction, nouvelle ministre de la Santé par Élisabeth Borne, le 20 décembre 2023.

    Malgré une enquête qui la vise pour avoir reçu plus de 20 000 euros de cadeaux du laboratoire Urgo alors qu’elle était pharmacienne, ce qui pourrait lui couter sa place au Gouvernement, Agnès Firmin Le Bodo a dévoilé la composition de son cabinet du ministère de la Santé et de la Prévention au travers d’un arrêté publié le 22 décembre 2023 : au total, 12 membres ont été nommés, dont 9 conseillers (certains sont rattachés à des tâches précises comme les établissements de santé ou le premier recours), une cheffe de cabinet, une directrice de cabinet et 2 directeurs adjoints.

    Un cabinet composé de 22 membres

    Nommé conseiller, Raymond Le Moign – qui était directeur du cabinet sous l’ancien ministre, Aurélien Rousseau -, a décidé de renoncer à sa fonction et de reprendre la tête des Hospices civiles de Lyon depuis le 4 janvier 2024. Le nouveau cabinet de la ministre de la Santé comporte désormais 22 membres, ajoutant de nouveaux membres à ceux qui composaient son cabinet lorsqu’elle était ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, poste qu’elle conserve toujours.

    Cette nouvelle organisation conduit des membres de l’ancien cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo à occuper des postes importants du cabinet de la ministre de la Santé. Plusieurs membres du cabinet d’Aurélien Rousseau ne font plus partie du cabinet de la nouvelle ministre : 

    • directrice du cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo lorsqu’elle était uniquement la ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, Isabelle Epaillard, est nommée directrice de cabinet au ministère et remplace Raymond Le Moign (JO du 27 décembre 2023) ; 
    • cheffe de l’ancien cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, Laetitia de La Maisonneuve, devient la nouvelle cheffe de cabinet de la ministre de la Santé et de la Prévention et remplace Mahamadou Diarra (27 décembre 2023) ; 
    • Guillaume du Chaffaut conserve son poste de directeur adjoint de cabinet (27 décembre 2023) ;
    • directeur adjoint de l’ancien cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, Antoine-Mathieu Nicoli, est lui aussi nommé directeur adjoint de cabinet (27 décembre 2023).

    📌 Ci-dessous, Health & Tech Intelligence présente la liste complète des membres du cabinet à date.

    Ministère de la Santé et de la Prévention :

    Cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo, ministre de la Santé et de la Prévention, ministre chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé :

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