Un assistant IA pour les biologistes, conçu par des biologistes
Owkin a annoncé ce 6 mai 2025 le lancement de K Navigator, un copilote de recherche scientifique basé sur l’intelligence artificielle, pensé pour accélérer l’exploration, la validation et la formulation d’hypothèses en biologie. Destiné en priorité aux chercheurs académiques, l’outil se présente comme une interface unique en langage naturel capable d’exploiter des données patient complexes, des publications scientifiques et des bases biomédicales spécialisées.
Des performances supérieures aux modèles généralistes
Selon Owkin, K Navigator améliore la productivité des chercheurs d’un facteur 20 grâce à ses capacités d’analyse sur 26,5 millions d’articles scientifiques et 19 bases de données biomédicales. Il surpasse par ailleurs les modèles de langage généralistes – comme GPT-4 – pour la détection de patterns liés au cancer.
Exploration avancée de données multi-omiques spatiales
L’outil offre un accès à MOSAIC Window, sous-ensemble d’un des plus vastes jeux de données spatiales en oncologie, généré par des universités américaines et européennes. Ces données, à résolution cellule unique, permettent une visualisation fine des expressions géniques et des relations cellulaires dans les tissus tumoraux. K Navigator est mis à disposition gratuitement pour les chercheurs académiques. Owkin entend en faire un outil de référence pour créer une intelligence collective biomédicale assistée par agents IA. Une prochaine mise à jour intégrera des fonctions de collaboration, de partage de résultats, de gestion de projets, ainsi que de nouveaux outils en histologie numérique.
Vers une extension aux applications industrielles
Une version étendue, K Pro, sera lancée plus tard dans l’année à destination des industriels de la pharma. Elle inclura des agents spécialisés dans l’exploration de données, la découverte et le développement de médicaments. Pour Thomas Clozel, cofondateur et CEO d’Owkin, il s’agit d’une nouvelle étape vers ce qu’il appelle la “Biological Artificial Superintelligence” : une IA capable d’intégrer à grande échelle les données patients pour restituer la complexité biologique. “La biologie est trop complexe pour être comprise par l’esprit humain seul”, explique-t-il, plaidant pour une recherche “productisée” grâce à l’IA. Des chercheurs ayant testé l’outil saluent sa facilité d’usage et la qualité de ses fonctionnalités. Dr. Ingo Ringshausen (University College London) met en avant ses capacités d’exploration des données multi-omiques, tandis que Dr. Cécile Alanio (Institut Curie) y voit un levier d’autonomie pour les chercheurs, complémentaire au travail des bioinformaticiens.
