Nabil

  • E-notices de médicaments : un accueil favorable de la part des patients et des professionnels de santé

    2024, l’année des premiers tests pour la e-notice

    La société britannique de soins grand public Haleon, l’Association Française de lutte antirhumatismale (Aflar) et l’institut de sondage Odoxa ont publié une étude portant sur la perception des Français et des professionnels de santé concernant les e-notices de médicaments.

    Ce sondage s’inscrit dans un contexte pertinent puisqu’une expérimentation (encadrée par l’ANSM et la Direction générale de la santé) vise à remplacer, sur une première sélection de médicaments, les notices classiques par des QR codes.

    France Assos Santé n’est pas en défaveur de la e-notice, mais préconise de maintenir la version papier pour les personnes « éloignées du numérique » déclarant que le dispositif « ne donne pas les mêmes garanties d’accessibilité ». La e-notice est un levier pertinent pour améliorer la consommation de médicaments. Elle permet de limiter les mésusages. Réalisée sur un panel de 2 010 Français et de 202 professionnels, cette étude permet d’éclaircir les attentes et les freins d’un tel dispositif.

    Du coté des patients

    Les notices papiers sont jugées utiles (à 85 %), mais « trop chargées » en informations (71 %) :

    • 65 % des sondés affirment que le format des notices papiers « ne donne pas envie de les lire » ;
    • seuls 21% disent les lire en entier, et 35 % pas du tout. En cause, un format peu attractif et un vocabulaire pas toujours compris.

    Pour pallier ce blocage, la moitié des sondés recherche des informations sur internet, malgré le risque de lire des fausses informations médicales.

    Un avis favorable au développement des e-notices :

    • 60 % des Français souhaitent le développement des e-notices (consultables via un smartphone ou un ordinateur) ;
    • principalement chez les jeunes : 83 % des 18 – 24 ans et 78 % des 25 – 34 ans.

    Du coté des professionnels de santé

    Même constat chez les professionnels de santé : les notices classiques ne sont pas perçues comme adaptées. 69% des pharmaciens et 83% des infirmières libérables considèrent qu’elles sont trop chargées en informations.

    La e-notice perçue comme un outil interactif facilitateur :

    • 93% des professionnels de santé y voient un avantage pour la mise à jour rapide des informations ;
    • les professionnels de santé déclarent à 78% voir les e-notices comme des « outils interactifs » d’aide à la délivrance, et qu’elles permettent, pour 58% d’entre eux, d’améliorer l’observation des traitements tout en limitant les mésusages.

    Tout en souhaitant conserver les notices papiers, les professionnels de santé et les patients s’accordent à vouloir développer l’usage de la e-notice « sous réserve que cette transition soit menée dans les bonnes conditions » suivantes :

    • avoir des liens pour signaler les effets indésirables (77 %) ;
    • avoir des conseils hygiéno-diététiques (70 %) ;
    • avoir des informations sur le recyclage (60 %).

    Plus globalement, les sondés suggèrent des contenus didactiques, comme des vidéos explicatives (64 %), des schémas (62 %), et pour les professionnels de santé, la possibilité de modifier la taille des caractères (77 %).

    Les 4 recommandations

    A la suite de ces enseignements, Haleon et l’Aflar proposent les recommandations suivantes :

    • permettre la création d’une notice « augmentée » en intégrant les contenus didactiques déclarés durant le sondage ;
    • déployer des outils pédagogiques pour améliorer la compréhension des notices de médicaments ;
    • privilégier l’accès aux notices via un QR code ;
    • et enfin, maintenir l’existence des notices papiers en attendant l’acculturation aux e-notices.

     

  • Législatives : que proposent les partis politiques en matière de santé ?

    A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, et du premier tour des élections législatives du 30 juin, les partis politiques ont annoncé leurs programmes en matière de santé et de santé numérique. Leurs propositions s’inscrivent dans la continuité des annonces faites durant les présidentielles de 2022.

    La santé numérique ancrée dans les feuilles de route

    Les programmes politiques intègrent bien la e-santé dans leurs ambitions. L’usage de la télémédecine par exemple est souvent proposé pour palier les déserts médicaux. La majorité présidentielle souhaite maintenir un effort d’investissement en recherche et en innovation.

    Sur le plan de la politique de santé publique, les programmes répondent d’une part, à la demande d’accès aux soins, sujet qui reste une priorité pour les Français d’après plusieurs sondages, d’autre part aux enjeux sanitaires actuels comme les pénuries de médicaments.

    La faisabilité technique, financière et juridique fait l’objet de critiques de la part des experts et des analystes économiques. Les programmes manquent de détails et certaines propositions sont difficilement réalisables. Notamment sur le plan financier, en raison de coûts prévisionnels importants. Ce sont des questions qui restent en suspens.

    Détails des programmes en santé

    Rassemblement National, Nouveau Front Populaire, Renaissance.

    Rassemblement national :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 35,7%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 241/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Réduire les déserts médicaux.
      • Moduler la rémunération selon le lieu d’installation des médecins généralistes.
      • Augmenter le nombre de centres de santé (pas de chiffres précis)
    • Soutenir l’hôpital public. 
      • Créer 10 000 places supplémentaires pour les formations d’infirmiers et d’aides-soignants.
      • Investir deux milliards d’euros sur cinq ans pour revaloriser les salaires du personnel hospitalier.
      • Limiter à 10% les postes administratifs.
    • Relocaliser la production de médicaments.
    • Mesures phares :
      • Suppression de l’AME (aide médicale d’Etat), qui sera remplacée par une “aide d’urgence vitale”.
      • Suppression des ARS (les préfets reprendraient la main).
    • Développer la télémédecine pour pallier les déserts médicaux.
    • Mettre en place des protocoles de sécurité pour protéger les infrastructures numériques de santé contre les cyberattaques.
    • Favoriser les solutions d’entreprises françaises dans le domaine de la santé numérique afin de renforcer l’autonomie technologique.

    Nouveau Front Populaire :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 28,6%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 181/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Promouvoir la levée des brevets sur les vaccins.
      • Et de tout autre traitement susceptible de lutter contre les pandémies.
    • Mettre l’accent sur la prévention (pas plus de détails). 
    • Mesure phare : faire une « grande loi santé »
      • Réguler l’installation des médecins dans les déserts médicaux.
      • Rétablir des permanences de médecins libéraux dans les centres de santé.
      • Recruter plus de personnels hospitaliers.
      • Créer un Pôle du médicament pour relocaliser la production et pallier les pénuries
    • Doter chaque Etat européen d’une plateforme d’hébergement des données de santé.
    • Renforcer la régulation des données de santé personnelles contre l’exploitation commerciale.
    • Promouvoir les logiciels Open Source en santé.

    Renaissance :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 19%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 98/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Développer un plan de lutte contre les déserts médicaux
      • Suppression du numérus clausus pour doubler le nombre de médecins.
      • Aides aux médecins pour les alléger des tâches administratives.
    • Adopter une loi européenne pour relocaliser la production des médicaments stratégiques, et faire des achats communs pour réduire les prix.
    • Mesure phare: La mutuelle à « 1 euro par jour »
      • Une couverture qui cible les retraités, étudiants, indépendants et demandeurs d’emploi sans mutuelle.
    • Renforcer l’investissement dans la recherche.
      • Créer un plan Marie Curie pour développer les vaccins et des traitements contre les cancers, maladies dégénératives (Alzheimer), et la recherche sur l’autisme.

    Les investitures issues du monde de la santé

    36 médecins, ainsi que quelques anciens ministres de la santé, se portent candidats aux élections législatives. 60% d’entre eux représentent la majorité présidentielle, 20% pour le Nouveau Front Populaire et 10% pour le Rassemblement National. voici la liste ; 

    Etiquette : Rassemblement National

    • Jean Philippe Chartier, Neurologue, Aveyron
    • Joëlle Mélin, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Louis Albrand, Gériatre, Hautes Alpes
    • Thierry Frappé, Généraliste retraité, Pas de Calais

    Etiquette : Nouveau Front Populaire

    • Dominique Voynet, anesthésiste-réanimateur, Doubs
    • Charles Ménard, psychiatre, Gard
    • Jérôme Cahuzac, chirurgien, Lot et Garonne
    • Loïc Pen, Généraliste, Oise
    • Lucie Gaillot-Durand, Anatomo-cyto-pathologiste, Rhône
    • Raphaël Pitti, Anesthésiste-réanimateur, Hauts de Seine
    • Sabrina Benali, Urgentiste, Seine Saint Denis
    • Aurélien Rousseau (ministre de la Santé de juillet à décembre 2023) : candidature pour la septième circonscription des Yvelines.

    Majorité Présidentielle : Renaissance

    • Philippe Beury, Généraliste, Aube
    • Jean François Rousset, Chirurgien retraité, Aveyron
    • Bertrand Mas-Fraissinet, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Véronique Bourcet-Giner, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Thomas Meunier, Urgentiste, Charente
    • Didier Martin, Neuroradiologue, Côte d’Or
    • Marie Tamarelle-Verhaeghe, Eure
    • Robert Le Stum, Généraliste, Hérault
    • Laurence Cristol, Gériatre, Hérault
    • Olivier Véran, Neurologue, Isère
    • Yannick Neuder, Cardiologue, Isère
    • Geneviève Darrieussecq, Allergologue, Landes
    • Stéphanie Rist, Rhumatologue, Loiret
    • Michel Lauzzana, Généraliste, Lot et Garonne
    • Jean-Pierre Pont, Généraliste, Pas de Calais
    • Marc Médina, Généraliste, Pyrénées Orientales
    • Cyrille Isaac-Sibille, ORL, Rhône
    • Jean-Jacques Gaultier, Médecin Biologiste, Paris
    • Philippe Juvin, Anesthésiste, Hauts de Seine
    • Anne Genetet, Généraliste, Français établi hors de France
    • Olivier Véran (ministre de la Santé de février 2020 à mai 2022) : candidature pour la première circonscription de l’Isère.
    • Frédéric Valletoux (actuel ministre délégué à la Santé) : candidature pour la deuxième circonscription de Seine et Marne.
    • Brigitte Bourguignon (ministre de la Santé de mai à juillet 2022) : candidature pour la sixième circonscription du Pas-de -Calais.

    Autres (11,4%)

    • Frédéric Seigle-Murandi, Chirurgien esthétique, Bas-Rhin, Volt
    • Dominique Sassoon, Chirurgien retraité, Bouche du Rhône, Écologistes
    • Paul-André Colombani, Généraliste, Corse du Sud, Parti National Corse
    • Véronique Rogez, Généraliste retraité, Oise, Debout la France

     

  • UE : création du Bureau de l’IA pour réguler les applications de cette technologie

    Soutenir l’innovation et protéger des dérives

    L’Europe affiche déjà ses ambitions pour l’intelligence artificielle : favoriser l’innovation, limiter les risques et renforcer la confiance auprès du grand public. Pour y parvenir, le Bureau de l’IA “favorisera un écosystème européen de l’IA innovant, compétitif et respectueux des règles et des valeurs de l’UE”, a déclaré Thierry Breton, commissaire au Numérique. Composé de cinq unités et de 140 experts en technologie, juristes et économistes, il a pour objectif d’encadrer la législation en matière d’intelligence artificielle au sein de l’Union européenne, notamment dans le cadre de l’AI Act. Ce nouveau cadre règlementaire est entré en vigueur le 16 juin 2024.

    Sous la direction de Lucilla Sioli, ce nouveau bureau régulateur est rattaché à la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies de la Commission européenne (DG Connect).

    Les 5 missions du Bureau de l’IA :

    En collaboration avec les Etats membres, ce nouveau Bureau sera chargé de :

    • veiller au respect de la réglementation en matière d’intelligence artificielle, notamment sur les usages généraux ;
    • participer aux enquêtes, en cas de suspicions de litiges ;
    • prononcer des sanctions, en cas d’infractions avérées ;
    • promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle ;
    • et positionner l’Union européenne comme un acteur de référence dans le paysage international.

    Un périmètre d’action couvert par 5 unités spécialisées :

    • Unité de réglementation et de conformité : définit la réglementation et veille au respect de celle-ci.
    • Unité sur la sécurité de l’IA : identifie et évalue les risques et les opportunités des cas d’usage.
    • Unité d’excellence en IA et robotique : soutient la recherche, le financement et le développement de modèles et d’applications innovantes en IA.
    • Unité « l’IA pour le bien de la société » : développe des usages bénéfiques pour le « bien commun » comme la modélisation météorologique.
    • Unité de coordination de l’innovation et des politiques en matière d’IA : veille sur les tendances technologiques, les investissements et favorise l’adoption de l’IA par le biais d’expérimentation en situation réelle.

    L’enjeu de la confiance : appréhender les risques pour une IA plus « sûre »

    Les termes « pour une IA sûre et digne de confiance » apparaissent régulièrement dans la communication de la Commission européenne. Ces éléments de langage font échos aux récentes études et sondages d’opinion qui montrent qu’une partie de la population semble inquiète vis-à-vis des dérives potentielles liées à l’IA (d’après une étude de KPMG, en février 2024, « 76 % des Français sont préoccupés par les risques liés à l’IA »).

    La perception des Français est plutôt positive dans le domaine de la santé. Bien que 60 % des Français considèrent qu’il faut un contrôle, ils sont deux sur trois à accepter par exemple qu’un médecin utilise l’IA pour poser un diagnostic. Le sentiment oscille entre une volonté d’intégrer ces technologies et des craintes vis-à-vis des dérives.

    Le poids des contraintes imposées aux acteurs de l’IA est proportionnel à la nature du risque qu’ils engendrent. Les systèmes peu risqués sont soumis à une réglementation légère. A l’inverse, les usages sensibles comme la gestion des forces de l’ordre sont soumis à de plus fortes exigences en matière de transparence. En imposant un cadre réglementaire rigoureux, la Commission européenne apporte une réponse à l’enjeu politique de la confiance de la population.

    Un rapport critique de la Cour des comptes européenne

    En mai 2024, un rapport de la Cour des comptes européenne a estimé que la Commission européenne s’est fixée des objectifs peu clairs au regard de l’enjeu « stratégique majeur » que représente l’IA. La CCE a également critiqué le manque de coordination entre les autorités nationales, un budget trop faible comparé aux investissements américains, ainsi que des carences dans le ciblage des priorités, notamment en matière d’investissement.

    Chaque année, la Commission européenne envisage d’investir un milliard d’euros dans l’IA, et d’attirer 20 milliards d’euros d’investissements dans l’Union européenne sur les dix prochaines années.

    Comme l’environnement et la lutte contre la désinformation, la santé est qualifiée, par la Commission européenne, de domaine dans lequel l’IA est « particulièrement bénéfique ». Cette régulation nécessite de trouver un équilibre entre les réponses apportées aux enjeux réglementaires, et le maintien d’un environnement économique et technologique propice à l’innovation.

     

  • IA : collaboration entre le CHU de Montpellier et la start-up PraxySanté pour évaluer l’ambient listening

    Le CHU de Montpellier, le centre ERIOS et la start-up PraxySanté initient une expérimentation en intelligence artificielle, plus particulièrement sur la génération automatique de comptes-rendus médicaux à partir d’une technologie d’ambient listening. Cette technologie de reconnaissance vocale est utilisée lors consultations pour générer automatiquement des notes cliniques à partir de ce qui a été dit. Elle s’appuie sur de l’intelligence artificielle pour augmenter et clarifier les sons environnants et un moteur de traitement du langage naturel (NLP).

    PraxySanté propose un panel de solutions d’IA comme la retranscription des consultations médicales (PraxyConsultation), la gestion de l’organisation administrative d’un cabinet (PraxyCabinet), ou bien encore un système de messagerie qui suggère des réponses automatiques en fonction de la demande du patient. Ces solutions permettent de libérer du temps aux professionnels de santé, tout en collectant de nombreuses données pertinentes pour les essais cliniques.

    L’ambition de cette collaboration, d’une durée d’un an, est d’évaluer l’apport de la technologie de reconnaissance des conversations humaines au regard des usages hospitaliers. L’expérimentation a pour objectif d’évaluer quatre critères. 

    Pertinence des informations, gain de temps et relation patients médecins

    • La qualité de la transformation des documents médicaux en données structurées.
    • La pertinence de ces données dans le cadre du suivi thérapeutique.
    • Le gain de temps obtenu compte tenu de la réduction des charges administratives.
    • L’amélioration de la relation entre les patients et les professionnels de santé.

    Le déroulement de l’expérimentation : des phases d’observation et des entretiens

    Pour mener cette étude, le protocole inclut des dizaines de professionnels de santé aux spécialités diverses, ainsi que des attachés de recherche technologiques d’ERIOS. Ils ont pour mission ; 

    • D’évaluer la pertinence des informations transmises par la solution d’intelligence artificielle PraxySanté.
    • De mener des phases d’observation ainsi que des entretiens directs avec les praticiens et les patients.

    Les comptes-rendus médicaux générés par l’IA sont évalués par des professionnels de santé volontaires, afin d’en mesurer la pertinence et d’en améliorer le contenu. Les entretiens directs permettent d’analyser les usages, les attentes et les points de vigilance des praticiens au regard de la technologie d’ambient listening.

    Au-delà du compte-rendu, l’enjeu du diagnostic pertinent

    La diminution des tâches administratives et l’amélioration de l’accès à l’information ne constituent pas les seuls bénéfices apportés par l’intelligence artificielle. La collecte de ces données apporte un support au diagnostic, comme un meilleur repérage des maladies rares, ou bien une analyse fine des critères d’inclusion ou d’exclusion de patients pour des études cliniques. 

    Une collaboration qui s’inscrit dans la continuité des missions d’ERIOS

    Ce programme d’évaluation rentre naturellement dans le champ d’action du centre d’expérimentation ERIOS. Créé en octobre 2022 et subventionné dans le cadre du plan France 2030, ERIOS évalue et développe des cas d’usage dans lesquels la technologie apporte une réponse satisfaisante aux enjeux médicaux. Les premiers chantiers du centre furent par exemple la mise en place de tableaux de bord pour superviser les traitements (anticoagulant, immunosuppresseurs), ou bien l’aide à la saisie des comptes-rendus opératoires.