- La dépense courante de santé (DCSi) atteint 333 Mds € en 2024, en hausse de 3,6 %, une des plus faibles progressions en Europe.
- Les coûts de gestion du système de santé augmentent de 4,9 %, surtout dans les organismes complémentaires.
- Les dépenses de prévention progressent légèrement (+0,9 %), après une baisse liée à la fin de la crise sanitaire.
- Les soins de longue durée enregistrent une hausse de 3,4 %.
- CSBM : 255 Mds € en 2024, soit 77 % de la DCSi.
- Soins hospitaliers : +2,6 % dans le public, +4,0 % dans le privé.
- Activité hospitalière publique toujours -3,5 % sous son niveau de 2019.
- Soins ambulatoires : 77,8 Mds €, en hausse de 4,0 %.
- Imagerie : +7,8 % ; biologie : -0,7 %.
- Biens médicaux : 56,2 Mds €, dont 34,5 Mds € pour les médicaments.
- Médicaments : +5,5 % en valeur, +7,3 % en volumes.
- Financement CSBM : 79,4 % public, 12,8 % complémentaires, 7,8 % ménages.
Coûts de gestion en hausse de 4,9 % en 2024
Prévention : dépenses quasi stables après la crise sanitaire
Selon l’édition 2025 du rapport annuel de la Drees, la dépense courante de santé au sens international (DCSi) a atteint 333 milliards d’euros en 2024, soit une progression de 3,6 % sur un an, après +3,4 % en 2023. Cette hausse reste parmi les plus faibles enregistrées en Europe. La part de la DCSi dans le PIB reste stable à 11,4 %. Certains postes connaissent des évolutions plus marquées :
- Les coûts de gestion du système de santé augmentent de 4,9 %, en particulier ceux des organismes complémentaires.
- Les dépenses de prévention progressent légèrement (+0,9 %), après une forte baisse liée à la fin progressive de la crise sanitaire.
- Les soins de longue durée augmentent de 3,4 %.
Ambulatoire : hausse portée par les spécialistes et l’imagerie
Les soins ambulatoires représentent 31 % de la CSBM, soit 77,8 milliards d’euros (+4,0 %). Cette hausse s’explique par une augmentation des volumes, notamment chez les spécialistes (+2,3 %), ainsi que par des revalorisations tarifaires (imagerie, sages-femmes, auxiliaires médicaux). L’imagerie progresse fortement (+7,8 %), tandis que la biologie recule légèrement (-0,7 %), en lien avec une baisse des tarifs. Les dépenses de biens médicaux s’élèvent à 56,2 milliards d’euros, dont 34,5 milliards pour les médicaments. La consommation de médicaments est en nette hausse en valeur (+5,5 %), soutenue par les volumes (+7,3 %).
292 € de reste à charge : +5,8 % sur un an
En 2024, les prix de la CSBM progressent de 0,6 %, soit moins que l’inflation générale (+2,0 %). Les prix des soins de ville augmentent de 2,5 %, tirés par les revalorisations tarifaires, mais cette hausse est compensée par la faible évolution des prix hospitaliers (+0,5 % dans le public, +0,9 % dans le privé) et la baisse des prix dans certaines activités techniques. Le reste à charge des ménages pour la CSBM s’élève à 292 euros par habitant, contre 276 euros en 2023. Il représente 7,8 % de la CSBM, et 10,2 % de la DCSi. Ce reste à charge est l’un des plus faibles de l’Union européenne, derrière le Luxembourg et la Croatie.
Complémentaires santé : part en hausse à 12,8 %
En 2024, la part des administrations publiques dans le financement de la CSBM diminue légèrement (-0,5 point), pour atteindre 79,4 % (202 milliards d’euros). En parallèle, la part des organismes complémentaires progresse de 0,3 point (12,8 %), et celle des ménages de 0,1 point (7,8 %). Ce glissement s’explique notamment par le doublement des franchises et participations forfaitaires, et la baisse de certains remboursements publics, malgré la prise en charge intégrale des personnes en affection de longue durée (ALD). Les ménages contribuent proportionnellement davantage aux dispositifs médicaux, moins bien couverts par les assurances publiques et complémentaires. Le poste des soins ambulatoires est celui qu’ils financent le plus en valeur absolue.
Les dépenses de santé en 2024 – Résultats des comptes de la santé – Édition 2025