Une technologie porteuse de solutions globales
En pleine expansion, L’IA offre un potentiel inédit pour transformer les systèmes de santé, notamment dans les PRFI. Elle pourrait résoudre des problèmes structurels en optimisant les ressources, renforçant les systèmes de soins et élargissant l’accès à des services de qualité : e l’assistance virtuelle aux professionnels de santé à la prévention des épidémies, ses applications ouvrent des perspectives fascinantes.
Cependant, ces innovations doivent être adaptées aux réalités locales pour éviter le déploiement de solutions inefficaces ou inadaptées. C’est dans ce contexte que l’agence américaine de développement international, USAID, publie le rapport “Artificial Intelligence in Global Health. Defining a Collective Path Forward“, avec l’ambition de définir une voie commune pour la généralisation de l’impact de l’IA en santé, partout dans le monde.
Des cas d’usage prometteurs identifiés :
Quatre grands domaines d’application de l’IA ont été identifiés comme ayant un fort potentiel d’impact et de scalabilité :
- santé publique assistée par IA : surveillance des maladies et gestion des populations à risque ;
- assistants virtuels pour les professionnels de santé : soutien au diagnostic et à l’éducation sanitaire en zones rurales ;
- assistants virtuels pour les patients : suivi personnalisé et orientation dans les parcours de soins.
- outils d’aide à la décision clinique : soutien des médecins via des analyses sophistiquées de données médicales.
Ces innovations, si bien déployées, pourraient révolutionner l’accès aux soins tout en réduisant les coûts.

Freins à la montée en puissance de l’IA dans les PRFI :
USAID prévoit que “deux défis actuels seront résolus à mesure que la technologie évoluera et que les taux de pénétration technologique dans les PRFI continueront d’augmenter”. Pour elle, “les lacunes dans les éléments de base de l’IA et les lacunes dans l’infrastructure nécessaire pour l’IA (comme la pénétration des smartphones et l’accès à la 4G) devraient être comblées dans les années à venir grâce aux avancées technologiques et aux efforts d’autres projets mondiaux de santé et de développement”.
Quant aux défis identifiés comme “clés” dans le rapport, bon nombre d’entre eux ne sont pas spécifiques à l’IA, mais constituent des obstacles à l’extension des technologies de santé numérique en général. Ainsi, USAID souligne plusieurs obstacles majeurs qui limitent l’adoption de l’IA, notamment :
- la qualité et la disponibilité des données : des infrastructures numériques insuffisantes entravent l’analyse ;
- la viabilité économique : des modèles commerciaux adaptés aux PRFI manquent ;
- les défis éthiques et réglementaires : gestion des données, confidentialité, et intégration dans les cadres juridiques ;
- et le manque de confiance et de normes : scepticisme face à des technologies nouvelles, combiné à l’absence de critères d’évaluation clairs.

Le rapport conclut que ces défis exigent une intervention concertée pour créer un écosystème favorable à un déploiement efficace de cette technologie dans la santé à l’échelle mondiale.
7 priorités pour accélérer l’intégration de l’IA en santé mondiale
Bien qu’elle ne soit pas une panacée, l’IA offre des solutions concrètes aux défis de santé mondiale. En veillant à son adoption éthique et durable, les acteurs de la santé peuvent transformer durablement les systèmes de soins dans les régions les plus vulnérables du monde. Avec ce rapport comme feuille de route, l’agence américaine propose une collaboration étroite entre gouvernements, bailleurs de fonds et innovateurs. Une démarche essentielle, selon elle, pour maximiser l’impact de l’IA.
Afin d’accélérer l’intégration de l’IA en santé mondiale, le rapport identifie sept priorités :
- soutenir une innovation responsable et durable ;
- appuyer le passage à l’échelle des solutions ;
- produire des preuves concrètes de retour sur investissement ;
- renforcer la collecte et l’interopérabilité des données ;
- construire des écosystèmes numériques collaboratifs ;
- soutenir les gouvernements locaux dans leur appropriation de ces technologies ;
- mais aussi coordonner les parties prenantes pour maximiser l’impact.









