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  • Création de la joint-venture Onduo par Sanofi et Verily (Alphabet) pour lutter contre le diabète

    La création d’une joint-venture visant à proposer aux patients souffrant de diabète des solutions techniques et des services, c’est ce qu’annoncent Sanofi et la filiale santé d’Alphabet, Verily, le 12 septembre 2016.

    La nouvelle société baptisée Onduo se concentrera au départ sur le diabète de type 2. Elle combinera l’expérience de Verily dans les appareils miniaturisés, l’analyse de données et les logiciels et l’expertise clinique et pharmaceutique de Sanofi.

    Tous les détails financiers de cette opération n’ont pas été dévoilés Cependant, le porte-parole de Sanofi a déclaré que le laboratoire pharmaceutique avait investit 248M $ (220M €) dans cette joint-venture dont il contrôle 50%. Sanofi avait déjà annoncé travailler avec Google en août 2015.

  • Diagnostic du cancer du poumon : l’ordinateur plus discriminant que l’oeil du pathologiste

    Les chercheurs de la Stanford University of Medicine, dont l’étude a été publiée le 16 Août 2016 dans Nature Communication ont mis au point un programme de morphométrie permettant l’évaluation de très nombreuses caractéristiques tumorales à partir de lames histologiques.

    Ils estiment que leur approche pourrait être étendue à d’autres cancers que celui sur lequel ils l’ont testé pour discriminer les deux types de cancer du poumon non à petites cellules, tout en prédisant la survie du patient plus précisément que le font habituellement les anatomopathologistes expérimentés (85%).

    Distinguer 2 types de cancers tout en en prédisant la survie

    Dans le cadre du cancer du poumon, la lecture histo-pathologique des lames de tissu par un œil entraîné et confirmé de pathologistes est indispensable à l’établissement du diagnostic et la définition du type et sous-type de cancers. Ceci est particulièrement pertinent lorsque l’on doit établir la différence entre les deux types de cancers non à petites cellules : adénocarcinome et carcinome épidermoïde, car le choix du traitement à mettre en place en dépend.

    Au quotidien, la lecture des lames est effectuée manuellement en microscopie optique. La problématique réside dans le fait que deux pathologistes très expérimentés ne s’accordent que dans 60% des cas après examen de la même lame histologie. Or, la seule évaluation qualitative de caractéristiques histologiques (classification des grades tumoraux) est insuffisante pour prédire la survie des patients souffrant d’un cancer pulmonaire non à petites cellules.

    D’après les chercheurs, l’analyse automatisée d’images a d’ores et déjà prouvé son efficacité quant à l’amélioration de l’évaluation histologique et par conséquent du diagnostic de patients atteints d’autres cancers (sein, neuroblastome, lymphome etc.) de par l’offre de numérisation complète des lames histologiques. Ainsi les chercheurs ont pu valider une technique d’analyse systématisée du tissu pulmonaire afin d’améliorer la différenciation entre les deux types de cancers non à petites cellules et la prédiction de survie des patients.

    2186 images issues de 515 patients

    Pour ce faire, ils ont utilisé 2 186 images histologiques issues de 515 patients atteints d’adénocarcinome pulmonaire et de 502 autres patients présentant un carcinome épidermoïdes, toutes issues de la banque de données de la cohorte TCGA (The Cancer Genome Atlas). Les lames étaient constituées de zones tumorales et saines, dont les informations sur le grade et stade assignés à la tumeur étaient renseignées. 9 879 caractéristiques jugées pertinentes (anatomie de taille et forme, texture des cellules et du noyau des tumeurs) ont pu être extraites.

    Le professeur de génétique auteur senior de l’article précise que « les ordinateurs peuvent repérer de petites différences entre des centaines d’échantillons bien plus précisément et rapidement que ne le ferait un humain ».

    Le Dr Kun-Hsing Yu premier auteur de l’article et évoluant dans le département de génétique de la Standford University ajoute de son côté que cette approche est objective et est un « complément de l’analyse subjective des pathologistes ».

  • Nouveau Master en bio-entrepreneuriat pour accélérer le développement des nouveaux médicaments

    Issu d’une collaboration entre l’Institut Imagine, labellisé institut hospitalier universitaire depuis 2011, l’École Polytechnique, HEC Paris et l’Université Paris Descartes une nouvelle formation diplômante à destination des bio-entrepreneurs MSc/M2 Bio-entrepreneurs sera lancée dès Septembre 2016.

    Un des objectifs de l’Institut Imagine est de développer un vivier d’entrepreneurs : étudiants ingénieurs, commerciaux, scientifiques (chercheurs, médecins, internes) sont la cible de ce double diplôme MSc/M2 Bio-entrepreneurs.

    « Le programme se veut multidisciplinaire et surtout transdisciplinaire », explique Romain Marlange, responsable du master d’Imagine. Les étudiants seront organisés en trio auquel sera attribué un projet d’innovation biomédicale gravitant autour de la biotechnologie et de la technologie médicale (découverte de médicaments, repositionnement de médicaments existants par exemple).

    « Maîtriser la boîte à outils indispensable aux bio-entrepreneurs »

    Les sujets d’enseignement seront la création d’entreprises technologiques innovantes, le développement de la connaissance de l’écosystème de l’innovation et des enjeux technologiques et économiques des domaines des biotechnologies, des technologies médicales et de l’e-santé. La formation sera délivrée intégralement en anglais.

    « Elle a été pensée pour permettre aux étudiants de maîtriser la boîte à outils indispensable aux bio-entrepreneurs pour lancer leurs projets tout en les inscrivant dans une perspective de croissance rapide » indique le responsable du master, qui précise qu’ « au-delà de la formation, il s’agit d’un programme d’accélération ».

    Chaque projet de recherche sur lequel plancheront les groupes estudiantins est voué à devenir la base de la création d’une start-up dans le secteur des biotechnologies. Ils seront encadrés par des entrepreneurs expérimentés qui leur enseigneront l’art du pitch et l’élaboration du business plan.

    Un demo-day aura lieu lors de chaque fin d’année devant investisseurs, partenaires potentiels et experts à convaincre qui attribueront au meilleur trio un prix de 100 000 euros grâce au soutien de LBO France.

    Un écosystème qui réunit tous les acteurs

    L’institut Imagine, spécialisé dans la recherche de traitements de maladies génétiques entreprend de créer à travers cette collaboration avec des établissements parisiens reconnus mondialement un véritable écosystème en réunissant tous les acteurs (médecins, chercheurs, patients, entrepreneurs) en un seul et même lieu.

    « Il y a aujourd’hui un véritable changement de paradigme dans la pharmaceutique. Nous passons du blockbuster, ce médicament censé guérir un maximum de patients à la personnalisation, voire à l’individualisation du traitement. Pour des raisons financières mais aussi scientifiques, le marché des maladies rares est très solvable. De plus en plus d’acteurs privés (industriels, start-up, investisseurs) s’y intéressent » précise Romain Marlange.

    C’est le Professeur Olivier Hermine de l’université Paris Descartes et directeur d’un laboratoire de le l’Institut Imagine ainsi que chef du service d’hématologie de l’Hôpital Necker-Enfants malades qui s’est vu confier la direction du programme. Il est aussi lui-même bio-entrepreneur. D’après lui, « les bio-entrepreneurs doivent pouvoir évoluer dans un environnement complexe à la croisée de diverses cultures et considérer leurs projets sous l’angle scientifique et clinique mais aussi en maîtrise du modèle économique, de la réglementation et de l’accès au marché. Ils doivent apprendre à apporter en permanence un regard critique sur leurs projets à l’aune des approches concurrentes. Ce programme leur donnera les clés nécessaires et leur permettra l’accès aux meilleurs réseaux et expertises leur permettant d’accélérer le développement de leurs projets ».

  • Contrats seniors de complémentaire santé : vigilance de la Mutualité Française

    « Une approche de segmentation sectorielle » et « un dispositif économiquement non viable » sont, selon un communiqué de la Mutualité Française du 8 septembre 2016, les deux menaces que font peser sur les mutuelles deux décrets en préparation, relatifs à la couverture santé des plus de 65 ans.

    Ces deux projets de texte ont fait l’objet d’une consultation pour avis organisée en juillet 2016 par la direction de la Sécurité sociale dans le cadre de la poursuite de la généralisation de la complémentaires santé.

    Le premier projet de décret définit la procédure de labellisation et le crédit d’impôt applicable aux organismes assureurs (1% de la prime acquittée s’ils proposent « des garanties au moins équivalentes à des niveaux déterminés pour un prix inférieur ou égal à des seuils définis »). Un précédent décret du 25 avril 2016 publié au JO le 27 avril 2016 avait fixé à trois le nombre de niveaux de garanties des contrats destinés aux retraités et confié la gestion de la labellisation au fonds de financement de la CMU.

    Le deuxième texte détaille les garanties et les tarifs des contrats seniors.  » Avec des tarifs situés entre 15% et 25% en dessous de ceux pratiqués par le marché, ce dispositif n’est pas viable économiquement », estime la Mutualité Française qui évoque par ailleurs « des garanties prévues elles-mêmes inadaptées aux besoins des assurés » en citant l’absence de couverture de l’aide aux aidants, la préparation à l retraite ou l’implantologie.

    Avant une parution prévue le 1e janvier 2017, le décrets concernant les prix et garanties des contrats de complémentaires santé des plus de 65 ans sera soumis pour avis à l’autorité de la concurrence. Le Conseil d’Etat sera saisi pour sa part sur le décret concernant la procédure de labellisation.

  • HL7

    Health Level Sevennull

  • DICOM

    Digital Imaging and Communications in Medicinenull

  • informatique cognitive

    Résultat de la simulation de processus de pensée humaine sous une forme informatiséenull

  • Silver éco : Cap Digital et Silver Valley signent une convention de partenariat

    Cap Digital, le pôle de compétitivité du numérique, et Silver Valley, le cluster des entreprises de la silver économie en Ile-de-France, annoncent le 8 septembre 2016 la signature d’une convention de partenariat.

    Ce partenariat prévoit la mise en place d’actions communes en matière de veille, d’événements, d’accès à des investisseurs, de formation, de participation à des programmes européens et de partage de bonnes pratiques. Un concours d’accélération des business plan et business model des adhérents des deux structures est également prévu.

    « Cette collaboration est une chance pour nos adhérents respectifs d’avoir accès à des écosystèmes performants et connus dans le monde », indique Benjamin Zimmer, directeur de la Silver Valley.

  • Première journée d’étude « Impacts des nouvelles technologies dans le domaine de la santé »

    Intervenants :
    • Lazare Benaroyo, professeur d’éthique et de philosophie de la médecine, président de la Plateforme interdisciplinaire d’éthique de l’Université de Lausanne
    • Hélène Gebel, ingénieure de recherche de l’Espace de réflexion éthique région Alsace (ERERAL)
    • Michel Hasselmann, professeur d’université de réanimation médicale, directeur de l’ERERAL
    • Marie-Jo Thiel, professeure d’université de théologie catholique, directrice du Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique (CEERE)

  • Wearables : @health prépare son entrée en bourse pour lever 8 M€

    8M €, c’est la somme que souhaite lever la start-up @health, spécialisée dans les vêtements connectés, pour financer le lancement de sa solution de suivi cardiovasculaire Cardionexion.

    Accompagnée par le banquier d’affaires Louis Thannberger, l’introduction en bourse de la société valorisée à 40 M € se fera sur la plateforme de transactions Alternext.

    • Cardionexion est constituté de capteurs médicaux fixés dans un t-shirt ou un soutien-gorge pour réaliser en continu des électrocardiogrammes (durant dix secondes et transmis toutes les 30 secondes), relever la température, le rythme respiratoire et la position du porteur.
    • Les signaux transmis par le smartphone du patient sont collectés et enregistrés sur un serveur informatique sécurisé capable, grâce à des algorithmes propriétaires, de les interpréter afin d’en extraire automatiquement les résultats les plus alarmants.
    • Ceux-ci sont analysés 24h sur 24 par des médecins et des infirmières à travers une plate-forme en ligne, qui peuvent alors prendre les décisions appropriées.

    Le premier patient en a été doté cet été. D’ici fin 2016, la société espère en avoir équipé une centaine d’autres et vise 60 000 fin 2019.