care_insight

  • Protonthérapie, une première mondiale à Nice contre des cancers incurables

    Le centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne de Nice a rapporté le 19 septembre 2016 le cas d’une patiente bénéficiant d’un traitement avec accélérateur de protons unique au monde. Le ProteusOne est une nouvelle technologie de radiothérapie qui permet d’opérer des patients atteints de cancer en protégeant mieux les tissus sains jouxtant la tumeur.

     » La première patiente bénéficiant de cette technologie innovante est atteinte d’une tumeur cérébrale qui ne pouvait être traitée par chirurgie « , indique le Docteur Pierre-Yves Bondiau, radiothérapeute et Directeur de l’Institut Méditerranéen de ProtonThérapie.

     » Grâce à cette technique, une dose précise et élevée de radiation par protons est délivrée sur la tumeur tout en préservant efficacement les tissus sains environnants. »

    La modernité de l’appareil offre la possibilité de cibler les tumeurs profondes ou difficiles d’accès, comme par exemple de par la proximité d’organes vitaux, ainsi que des tumeurs résistantes au traitement ou considérées comme inopérables. La protonthérapie est également massivement utilisée dans le traitement de tumeurs oculaires et pour l’ensemble des cancers pédiatriques.

    A la différence de la radiothérapie classique, effectuée avec des rayons X, la protonthérapie est réalisée avec des protons doués de propriétés physiques plus efficaces et mieux tolérées par les patients.

  • Journée Maintien des personnes à domicile à l’ESIEA

    L’Institut fédératif de recherche sur le handicap (IFRH) et l’École d’ingénieurs du monde numérique, ESIEA, organisent une journée scientifique sur le thème  » Maintien des personnes à domicile : télé-rééducation, télé-réadaptation et e-santé » le 29 septembre 2016 à l’ESIEA.

    Le sujet de l’autonomie sera abordé sous 3 angles :
    – Santé publique, des sciences humaines et sociales
    – Recherche clinique, des sciences de la réadaptation
    – Recherche technologique, des systèmes de compensations

  • Rencontre-débat e-santé à l’Inserm le 8 octobre 2016

    L’Inserm propose une journée de réflexion sur la e-santé, cette application des technologies de l’information et de la communication au champ de la santé et du bien-être derrière laquelle se cachent une grande diversité de concepts, outils et progrès : santé connectée, télésanté, télémédecine.

    Patients et citoyens nourrissent espoirs et attentes quant à une révolution médicale, une médecine préventive, un système de santé plus fluide, plus efficace, moins cher.

    Les outils technologiques font émerger de nouvelles pratiques, des comportements imprévus ou des services innovants, la journée sera donc axée sur les questions suivantes :

    • Quelles sont les implications des nouvelles pratiques ?
    • Comment la e-santé apporte-t-elle un bénéfice au patient en termes de soin, de prise en charge et de suivi ?

    Au cours de cette rencontre-débat, animée par la journaliste et auteur Sylvie Gruszow seront présents deux chercheurs de l’Inserm :

    – Jean Charlet, chercheur au Laboratoire d’informatique médicale et d’ingénierie des connaissances en e-santé (Limics)
    – Guy Fagherazzi, épidémiologiste et responsable scientifique de l’étude E4N (Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations).

  • Une application améliore l’autonomie suite à un AVC ou à la maladie de Parkinson

    Une application thérapeutique destinée à améliorer l’autonomie des patients suite à un AVC ou souffrant de la maladie de Parkinson, c’est ce qu’a développé la start-up BYM (Beyond Your Motion).

    Romain Flèche et Sébastien Brault, tout deux ingénieurs en biomécanique, ont créé BYM fin 2014 avec pour objectif d’élaborer une solution mobile pour améliorer les performances des mouvements grâce au biofeedback (ensemble de techniques principalement relatives à la bioélectricité pour la mesure de fonctions organiques qui repose sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d’un sujet conscient de ces mesures).

    La technique de visualisation qu’ils ont mise au point permet de rendre compte en temps réel de la qualité du mouvement produit.

    La start-up ciblait au départ le sport de haut niveau, mais l’intérêt d’appliquer le principe à la rééducation fonctionnelle s’est promptement imposé.

    Les deux ingénieurs souhaitaient concevoir un outil facile à utiliser, accessible à tous, reposant sur l’utilisation d’une tablette tactile, une application mobile et un capteur de mouvements qui s’allume en le secouant. Une séance de rééducation personnalisée peut être constituée d’un entraînement à la marche, avec un protocole se déroulant de façon automatique, composé d’exercices ludiques et de périodes de récupération.

    L’outil réside tient compte des possibilités de chacun :

    • le capteur offre la possibilité d’observer le patient,
    • de comprendre comment il bouge et d’adapter le guide de rééducation en conséquence
    • de détecter les progrès afin de régler le niveau de difficulté permettant d’obtenir le maximum de bénéfices pour le patient.

    Il existe deux versions de l’outil : une B2C que la personne peut obtenir elle-même, et une version plus évoluée, réservée aux professionnels, comprenant des fonctions d’administration et configuration de la rééducation. Sont inclus dans cette dernière des possibilités de suivi à distance, destinée aux centres de rééducation, kinésithérapeutes, ergothérapeutes et EHPAD.

    Les tests d’études cliniques ont été lancés afin de démontrer l’intérêt thérapeutique et scientifique de BYM pour plusieurs pathologies. La solution interactive d’entraînement au mouvement utilise un objet connecté soumis et conforme aux normes CE classiques. L’objectif des start-uppers est de le convertir en dispositif médical, d’où les études cliniques élaborées pour démontrer les bénéfices de cette application sur la santé.

  • Performances de santé : la France à la 24ème place mondiale, l’Islande en tête (Lancet)

    La France se situe à la 24ème place d’un classement qui prend en compte 33 indicateurs de performance de santé dans 188 pays, selon une étude publiée le 21 septembre 2016 par le Lancet.

    Cette étude est la première évaluation des performances de santé par rapport aux objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies. Elle a été réalisée par l’Institut américain des mesures et évaluations de santé à Seattle.

    Les chercheurs ont établi un index intégrant 33 indicateurs de santé permettant de mesurer les progrès réalisés par les 188 pays étudiés entre 1990 et 2015.

    L’Islande arrive en tête, le Royaume-Uni à la 5ème place, l’Espagne à la 7ème place, le Canada à la 9ème place. La France arrive à la 24ème place, devant les Etats-Unis (28ème place). La Chine est à la 92ème place.

    L’étude souligne que le monde a fait des progrès en matière de survie infantile, de risques sanitaires liés à l’eau non potable et aux mauvaises conditions d’hygiène et d’accès à des services de santé essentiels comme les thérapies antirétrovirales.

    Dans ce classement, la France est pénalisée par une lutte contre le tabagisme jugée « trop peu volontariste » et par son taux de décès « dus à la violence collective », une conséquence des attentats des 2015.

  • Dentistes : le plafonnement des soins prothétiques au menu des négociations avec l’Assurance maladie

    Une revalorisation des tarifs de certains soins dentaires mais un plafonnement d’actes plus coûteux, telle est la position sur laquelle s’accordent chirurgiens dentistes et ministère de la Santé à l’ouverture le 22 septembre 2016 des négociations entre les chirurgiens dentistes et l’Assurance maladie.

    La ministre de la Santé a précisé dans un entretien aux Echos le 23 septembre 2016 que son objectif était de « plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs (comme le traitement des caries ou le détartrage, NDLR) ».

    Au moment où s’ouvrent ces négociations qui doivent aboutir à la mi-décembre, la Cour des comptes s’est inquiétée dans son rapport sur l’Assurance maladie diffusé le 20 septembre 2016 du renoncement de près d’un assuré sur cinq à des soins dentaires pour des raisons financières. La Cour propose une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie d’un suivi annuel obligatoire de la santé dentaire et des soins qui lui seraient associés et un remboursement des soins prothétiques par les complémentaires avec des tarifs plafonnés.

    Les chirurgiens dentistes réclament, eux, « une revalorisation importante des soins de base » qui, selon le CNSD, représentent 25% de leurs honoraires mais 52% de leurs actes. Ils proposent en contrepartie de plafonner les soins prothétiques.

  • CNSD

    Confédération nationale des syndicats dentairesnull

  • Silver éco : l’UE revient sur 8 solutions financées dans le cadre d’horizon 2020 et de FP7

    Faciliter le maintien à domicile des personnes âgées, tel est l’objectif du partenariat d’innovation européen pour un vieillissement actif et en bonne santé (Horizon 2020) et du programme Active and Assisted Living (FP7) de l’Union européenne.

    Cette dernière présente en septembre 2016, 8 solutions innovantes financées et développées dans ce cadre, le vieillissement actif et en bonne santé étant un des axes d’Horizon 2020.

    MARIO : un robot compagnon

    Le projet MARIO développe un robot compagnon pour les personnes âgées atteintes de démence. L’objectif est de développer des unités opérationnelles d’ici 2018.

    • Coordinateur : Université de Galway (Irelande)
    • Coût total du projet : 3 994 857 m€
    • Montant financé par l’Union européenne : 3 994 857 €

    Farseeing : mieux anticiper les chutes

    Le projet Farseeing a développé une base de données permettant de soutenir la recherche sur la prévention des chutes et d’en améliorer la prise en charge. Les informations ont été recueillies par smartphone, wearables et détecteurs de mouvement.

    • Coordinateur : université de Bologne (Italie)
    • Coût total du projet : 4 597 910 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 3 489 000 €

    iStoppFalls : prévenir les chutes

    iStoppFalls a développé des technologies numériques pour anticiper et prévenir les chutes dans le cadre de vie quotidien des personnes âgées.

    • Coordinateur : université de Siegen (Allemagne)
    • Coût total du projet : 5 792 486 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 3 291 000 €

    SILVER : un robot d’assistance polyvalent

    Le projet SILVER a été mené sous la forme d’achat public avant commercialisation . Il a permis le développement d’un robot d’assistance polyvalent, LEA, qui devrait obtenir un marquage CE fin 2016 pour une commercialisation à partir de 2017.

    • Coordinateur : The Technology strategy board (Royaume-Uni)
    • Coût total du projet : 4 187 953 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 2 609 529 €

    FATE : un détecteur de chute

    Le projet FATE a permis de développer un détecteur de chute qui peut être porté autour de la taille et comporte une interface d’utilisation simple basée sur une appli Android.

    • Coordinateur : Universitat Politecnica de Catalonia (Espagne)
    • Coût total du projet : 4 433 237 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 2 205 000 €

    I-DONT-FALL : une plateforme d’outils de prévention des chutes

    Le projet I-DONT-FALL a permis de développer et de tester différents outils tels qu’une plateforme de réhabilitation cognitive, un déambulateur motorisé, ou encore un détecteur de chutes. La commercialisation de ces solutions est à l’étude.

    • Coordinateur : Ingegneria Informatica SPA (Italie)
    • Coût total du projet : 5 267 997 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 2 633 995 €

    Dem@care : la télésurveillance de la démence

    Dem@care a développé un système de surveillance à distance des patients atteints de démence modérée.

    • Coordinateur : Ethniko Kentro Erevnas kai Technologikis Anptyxkis (Grèce)
    • Coût total du projet : 10 626 393 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 7 300 000 €

    ALFRED, un majordome mobile

    Le projet Alfred a permis l’élaboration d’un majordome personnel sur mobile pour les personnes âgées.

    • Coordinateur : Ascora GMBH (Allemagne)
    • Coût total du projet : 7 300 000 €
    • Montant financé par l’Union européenne : 3 423 572 €
  • « Connecter les systèmes de santé en Europe » : les actions de l’UE pour la e-santé

    L’Union Européenne a publié un fascicule sur ses actions menées en Europe en faveur de la e-santé, le 7 septembre 2016.

    Le document intitulé « e-santé: connecter les systèmes de santé en Europe », présente les défis, la vision, la stratégie, les outils et les résultats des actions menées à ce jour par l’Union Européenne.

    Les défis

    • Evolution des systèmes de santé nationaux : digitalisation, intégration des soins, nouvelles technologies,
    • Passage à une médecine centrée sur le patient,
    • Déserts médicaux et inégalité dans l’accès aux soins,
    • Vieillissement de la population,
    • Augmentation des maladies chroniques,
    • Demande de plus d’engagement du patient,
    • Pression financière sur les systèmes de santé.

    La vision

    La e-santé pour faire partie de la solution si avantage est pris des nouvelles technologies qui peuvent faciliter et améliorer les services de santé actuels.

    Les TIC dans la santé et les soins peuvent améliorer leur efficacité, la qualité de la vie et débloquer l’innovation.

    L’UE joue un rôle actif dans l’émergence de la e-santé au niveau européen, la création de services transfrontaliers et le soutien des actions des Etats membres pour le déploiement de solutions e-santé au niveau national.

    La stratégie

    • Un marché unique du digital,
    • Le plan d’action e-santé 2012-2020: un système de soins innovants pour le 21e siècle.

    Les outils

    • Un réseau e-santé,
    • Des actions commune,
    • Un réseau de ressources et de références européennes,
    • Des instruments financiers,
    • Une infrastructure de services digitaux de la e-santé.
  • Les crédits d’Hôpital Numérique doivent aider la mutualisation des SI des GHT (Cour des comptes)

    Affecter les crédits non encore consommés du programme Hôpital Numérique au soutien de la convergence informatique inscrite dans le processus de mise en place des GHT, c’est la préconisation de la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale rendu public le 20 septembre 2016.

    Cette mutualisation de la fonction informatique prévue au sein des GHT est, selon elle, « un facteur important d’amélioration de la qualité des soins et d’optimisation des dépenses ».

    La DGOS avait annoncé en février 2016 que les trois quarts (74%) de l’enveloppe de 400 millions d’euros prévue pour financer la modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) dans le cadre du programme Hôpital numérique avaient été attribués à cette date, des financements dont ont bénéficié à 592 établissements de santé dans 23 régions.

    La Cour des comptes souligne que « les résultats à mi-parcours du programme Hôpital Numérique sont encore éloignés de ceux attendus à la fin 2017 » et que la maturité des SIH demeure faible avec en moyenne 45% des services requis par le programme satisfaits et des disparités fortes selon les types d’établissements. Ce taux monte à 80% pour les centres de lutte contre le cancer mais se limite à 73% pour les CHU et 38% pour les établissements privés à but non lucratif, selon les chiffres communiqués par la Cour des comptes.

    Par ailleurs, le rapport de la Cour des comptes souligne que le niveau requis des SIH en matière de sécurité n’est satisfait que par 41% des établissements de santé.