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  • Interopérabilité : l’ASIP publie une nouvelle version du modèle des objets de santé

    L’Asip Santé publie le 21 septembre 2016 une nouvelle version du modèle des objets de santé. Ce dernier renferme une description homogène et neutre des informations potentiellement traitées dans les systèmes d’information de santé, et vise à favoriser l’interopérabilité.

    Le modèle des objets de santé sert pour les échanges entre les systèmes gérés par l’ASIP et d’autres systèmes comme les services de publication du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) et l’annuaire MSSanté.

    L’ASIP invite les industriels et éditeurs à se servir du modèle pour mettre en œuvre des interfaces génériques, ainsi que les porteurs de projets e-santé.

    La nouvelle version du modèle des objets de santé propose une nomenclature des objets de santé. L’ASIP indique qu’elle préfigure celles qui seront utilisées pour les prochaines versions des webservices exposés par l’ASIP, tels que les publications d’annuaires.

  • Innovation en santé : un manque de stratégie nationale, selon la FHP

    Le « manque d’ambition du gouvernement concernant l’innovation en santé » a été dénoncé le 20 septembre 2016 par Lamine Gharbi, président de la FHP, à l’occasion de l’université d’été de la fédération.

    Une prise de position appuyée par les déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée de cette université d’été de la FHP, qui a qualifié de « colmatages financiers » les politiques gouvernementales en santé de ces 20 dernières années en affirmant qu’il fallait « un réel mouvement offensif ».

    Les interventions des participants

    • Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation a souhaité la mise en place d’un guichet unique chargé d’orienter les acteurs de l’innovation. « Depuis juin, ce que j’entends, c’est je ne sais pas où m’adresser! ».

    • Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur à Toulouse, estime que les pouvoirs publics ne font pas confiance aux acteurs innovants et ne leur donnent pas d’axe de développement stratégique. « Le discours public sent la naphtaline », a-t-il affirmé.

    • Bertin Nahum, fondateur de Medtech, a évoqué « le vrai parcours du combattant pour convaincre les fonds d’investissement  » qui l’a poussé à vendre son entreprise au groupe américain Zimmer.

  • Diabète : la HAS favorable au remboursement de l’appli Diabéo et du lecteur Freestyle Libre

    La Haute Autorité de Santé annonce le 20 septembre 2016 que sa Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) est favorable au remboursement de deux dispositifs médicaux innovants pour la mesure de la glycémie et l’accompagnement des diabétiques : Freestyle Libre, du laboratoire Abbott, et Diabéo de Sanofi.

    Si cet avis est suivi par l’Assurance Maladie, Diabéo sera la première appli médicale remboursée par la Sécurité sociale. Quant au remboursement des appareils permettant la mesure du glucose en continu, il est demandé depuis longtemps par les associations de patients diabétiques.

    Le diabète représente en outre un enjeu commercial majeur pour les laboratoires pharmaceutiques : si les ventes du traitement blockbuster de Sanofi contre le diabète, Lantus, ont engendré un chiffre d’affaires mondial de 6,390 milliards d’€ en 2015, son brevet européen est venu à expiration la même année.

    Simplification de la mesure du glucose avec Freestyle Libre

    Freestyle Libre est un dispositif médical composé d’un capteur transcutané que l’on fixe sur son bras, à remplacer tous les 14 jours, et d’un lecteur qui, au passage au-dessus du capteur, affiche le taux de glucose.

    La CNEDIMTS a « reconnu le progrès apporté par ce dispositif chez les patients nécessitant plus de trois autosurveillances glycémiques par jour et son intérêt de santé publique. Elle a précisé qu’il devait être réservé aux patients ayant reçu une éducation thérapeutique et une formation spécifique à son utilisation, avec un période d’essai d’au moins un mois afin de sélectionner les patients capables d’utiliser le système et de tolérer le capteur ».

    Diabéo, une appli pour améliorer l’accompagnement et le suivi du traitement

    Diabéo est une appli qui se compose d’un carnet de surveillance électronique permettant au patient de saisir ses mesures de glycémie, doses d’insuline injectées, alimentation, données d’activité physique… et de recevoir automatiquement des conseils adaptés. Elle permet également une surveillance et un accompagnement à distance par des médecins.

    La CNEDiMTS « a reconnu l’intérêt de cette solution de télésurveillance médicale pour les patients adultes diabétiques de type 1 qui ont des difficultés à équilibrer leur traitement en insuline, en précisant qu’une formation spécifique à l’utilisation de Diabéo était nécessaire. »

    En ce qui concerne le diabète de type 2, la CNEDIMTS attend les résultats d’une étude pour confirmer l’intérêt de Diabéo. Il en est de même pour les cas où la surveillance et le suivi sont assurés par des infirmiers.

  • Internet des objets : CGI devient partenaire de l’IoT Valley

    CGI, entreprise canadienne et 5e acteur mondial indépendant des services en technologies de l’information, a signé le 21 septembre 2016 un partenariat avec l’IoT Valley à Toulouse, concentration de 40 entreprises innovantes spécialisées dans l’Internet des Objets (Internet of Things ou IoT), dotée d’un accélérateur de start-ups : le Connected Camp.

    L’IoT Valley est un écosystème unique qui rassemble start-ups, grands comptes, partenaires technologiques et une école de développeurs informatiques. Grâce à ce partenariat, CGI entend rapprocher les start-ups de l’IoT Valley et ses clients en vue de favoriser et accélérer l’intégration de l’Internet des Objets dans leurs projets stratégiques.

    Le partenariat entre CGI et l’IoT Valley a pour objectifs :
    • d’accélérer la mise en œuvre de projets IoT innovants pour les clients de CGI en intégrant en amont les start-ups de l’IoT Valley dans leurs démarches,
    • de faire bénéficier CGI de l’expertise de l’IoT Valley dans le sourcing de start-ups pouvant répondre plus efficacement aux problématiques de ses clients grands comptes,
    • d’intégrer les innovations technologiques développées par les start-ups de l’IoT Valley au sein des projets menés par CGI auprès de grands comptes,
    • de contribuer au développement des start-ups en leur permettant de vendre leurs produits et services aux grands groupes, clients de CGI,
    • de permettre aux start-ups de bénéficier de l’accompagnement des consultants CGI dans le développement de leurs solutions.

  • ONDAM 2017 à 2,1 % : la CSMF souhaite une part supérieure pour la médecine de ville

    La CSMF déclare le 21 septembre 2016 qu’elle accueille « avec prudence » l’annonce faite le 20 septembre par le ministre de l’Economie d’un ONDAM 2017 rehaussé à 2,1% alors qu’il était initialement prévu à 1,75% et se dit « particulièrement vigilante sur la répartition de cet ONDAM ».

    « Si cet ajustement prend mieux en compte la réalité des besoins de santé de la population, la vraie question est la répartition de l’objectif entre la médecine de ville et l’hôpital », précise la CSMF.

    « Si le sous-ONDAM de la médecine de ville n’est pas largement supérieur à celui de l’hôpital, contrairement à ce qui s’est passé ces dernières années, cette hausse de l’ONDAM contribuera une nouvelle fois à alimenter les dépenses voraces de l’hôpital public », affirme le syndicat qui estime que « seule une véritable deshospitalisation du pays assurera la viabilité économique de notre système de santé ».

    La CSMF demande donc que la médecine de ville reçoive enfin « les moyens nécessaires pour effectuer concrètement le virage ambulatoire dont le pays a besoin ».

  • Alzheimer : tests encourageants pour un serious game

    l’Association Innovation Alzheimer, en lien avec le laboratoire CoBTeK (Cognition – Behaviour – Technology) de l’Université de Nice Sophia-Antipolis et l’entreprise Genious, a créé un serious game, baptisé X-TORP, destiné aux patients atteints de cette pathologie à un stade léger. Les premiers résultats des essais cliniques ont été publiés en amont de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer (le 21 septembre 2016) dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

    Ces premiers résultats sont encourageants : ils montrent une amélioration des performances physiques, cognitives et motrices des patients.

    Ce jeu a été développé et financé dans le cadre du projet de R&D Az@GAME « Serious game et maladie d’Alzheimer », lauréat de l’Appel à projets e-santé n°2 des Investissements d’Avenir (« Santé et autonomie sur le lieu de vie grâce au numérique »).

  • UFML : 73 % des adhérents veulent en faire un nouveau syndicat de médecins

    73 % des adhérents de l’association UFML (Union française pour une médecine libre) ont voté en faveur de la transformation de l’association en syndicat, le 17 septembre 2016, lors de leur assemblée générale à Paris.

    Sur son site, l’UFML affiche comme feuille de route:
    – interdire le tiers payant généralisé qui, selon elle, « revient à tuer la médecine libérale »
    – bloquer les réseaux de soins
    – faire publier sans délai les comptes des mutuelles
    – garantir la liberté d’installation
    – calquer le tarif de l’acte médical et chirurgical sur la moyenne européenne
    – supprimer la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP)
    – garantir la présence d’au moins 50 % de médecins dans les instances décisionnaires du monde de la santé.

  • Nike accède aux données de santé des athlètes qu’il sponsorise pour 174M$ (155M€)

    Nike a signé un contrat d’équipement de 174M $ (155M €) avec l’équipe de football US de l’université du Michigan, les Wolverines, en avril 2016. Outre la fourniture d’équipement, le contrat prévoit également la collecte d’informations et de données au travers d’objets et de vêtements connectés, comme le révèle le New York Times le 18 septembre 2016.

    Des vêtements intelligents pourraient collecter des données personnelles comme le rythme cardiaque, la localisation GPS, et autres données biométriques.

    La loi fédérale HIPPA garantit la confidentialité des dossiers médicaux mais ne couvre pas les données recueillies au travers d’objets connectés. Dans le contrat signé avec les Wolverines, Nike est autorisé à utiliser les informations ainsi collectées.

  • Nike sponsor athletes and own their digital health data

    Nike is has signed a $170M deal with the University of Michigan Wolverines football team and so you’ll be seeing the Nike swoosh all over the stadium, scoreboard and players’ uniforms. Moreover their new contract may also allow them to keep the athletes’ health data that wearable digital devices will gather while they practice and play football.

    Sports clothing (called Smart Clothing when it has wearable technology embedded) may start collecting personal data including heart-rate, GPS location, other biometrics. The contract language specifies the data could include, “speed, distance, vertical leap height, maximum time aloft, shot attempts, ball possession, heart rate, running route” as well as other metrics.

    The US Federal HIPPA legislation does cover medical records but does not cover wearable health data privacy rights. In the current contract with the Wolverines, Nike would be granted the rights “to utilize” the information.

  • HIPPA

    Health Insurance Portability and Accountability Actnull