Les conditions dans lesquelles les informations de santé d’un patient peuvent être partagées entre des professionnels ne faisant pas partie de la même équipe de soins sont précisées par le décret d’application du 1O octobre 2016 de l’article 96 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
Les conditions du recueil du consentement
Lorsqu’une personne est prise en charge par un professionnel ne faisant pas partie de l’équipe de soins, ce professionnel recueille le consentement de la personne pour partager ses données de santé dans le respect des conditions suivantes :
• La personne et, le cas échéant, son représentant légal, est dûment informée, en tenant compte de ses capacités, avant d’exprimer son consentement, des catégories d’informations ayant vocation à être partagées, des catégories de professionnels fondés à en connaître, de la nature des supports utilisés pour les partager et des mesures prises pour préserver leur sécurité, notamment les restrictions d’accès.
• Le consentement préalable de la personne, ou de son représentant légal, est recueilli par tout moyen, y compris de façon dématérialisée.
• L’information préalable de la personne est attestée par la remise à celle-ci, par le professionnel qui a recueilli le consentement, d’un support écrit, qui peut être un écrit sous forme électronique, reprenant cette information. Ce support indique les modalités effectives d’exercice de ses droits par la personne ainsi que de ceux qui s’attachent aux traitements opérés sur l’information recueillie, en application de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
• Le consentement est recueilli par chaque professionnel y compris sous forme dématérialisée, sauf en cas d’impossibilité ou d’urgence. Dans ce cas, il procède au recueil du consentement lorsque la personne est de nouveau en capacité ou en situation de consentir au partage d’informations la concernant. Il en est fait mention dans le dossier médical de la personne.
• Le consentement est valable tant qu’il n’a pas été retiré par tout moyen, y compris sous forme dématérialisée. Il est strictement limité à la durée de la prise en charge de la personne. La prise en charge peut nécessiter une ou plusieurs interventions successives du professionnel.