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  • Télémédecine : la FHF déplore « l’absence de déverrouillage du modèle économique » dans le PLFSS

    « L’absence persistante de modalités tarifaires stables demeure un obstacle de taille pour permettre le développement des activités de télémédecine », affirme la FHF dans un communiqué du 22 novembre 2016, visant les mesures concernant le développement de la télémédecine contenues dans le projet de PLFSS 2017 en cours d’examen au Parlement.

    Si la Fédération « salue la généralisation du cadre expérimental de la télémédecine à tout le territoire, introduite par l’article 47 du PLFSS », elle « déplore l’absence de déverrouillage complet du modèle économique de la télémédecine tant attendu par les établissements, les équipes soignantes et les patients, à l’heure de la mise en place des stratégies de groupes des groupements hospitaliers de territoire ».

    Selon la FHF, le développement de la télémédecine permettrait:
    • De répondre notamment à la problématique de la désertification médicale de certains territoires
    • De réduire les coûts de transports évitables
    • De renforcer la coopération inter-établissements,
    • De constituer le levier indispensable de transformation opérationnelle du système de soins
    • D’offrir possibilités immenses de remodelages innovants et efficients des organisations

    « Au terme de plus de 300 expérimentations portées par les acteurs de santé et dont ont pu bénéficier les patients, aussi bien dans le champ sanitaire que dans le secteur médico-social et social, il devient impératif que ce levier numérique puisse s’intégrer pleinement dans la pratique médicale », souligne la Fédération dans son communiqué.

  • 1 nanoparticule codée pour déterminer l’anticancéreux idéal pour un patient unique

    Utiliser des séquences d’ADN synthétiques comme un minuscule code-barres, c’est la nouvelle technologie de diagnostic développée par les chercheurs de Technion pour déterminer l’adéquation entre médicaments anticancéreux spécifiques et patient spécifique, avant même que le traitement ne commence.

    L’étude, publiée le 16 novembre 2016 dans Nature Communications, était dirigée par le Professeur Avi Schroeder de la Faculté Technion de Génie Chimique et du Centre Technion Integrated Cancer.

     » Le monde médical se dirige vers la médecine personnalisée, mais les traitements adaptés uniquement en fonction des caractéristiques génétiques du patient n’offrent pas toujours une prédiction précise quant à quel médicament sera le mieux pour chaque patient « , explique le professeur Schroeder.

    Ce dernier indique que les médicaments sont encapsulés dans des nanoparticules qui peuvent se déplacer en toute sécurité dans la circulation sanguine et n’attaquer que les tumeurs. Les nanoparticules libèrent dans ces dernières les anticancéreux, leurs effets frappant exactement où c’est nécessaire. Afin de savoir quels médicaments fonctionnent, une biopsie de tumeur est effectuée et l’ADN synthétique identifié et corrélé aux médicaments administrés.

    Le corps de chaque patient, un laboratoire miniature examinant l’efficacité d’un médicament spécifique…

    Avec le doctorant Zvi Yaari et d’autres chercheurs, le professeur Schroeder a créé ce qui équivaut à un laboratoire miniature sécuritaire dans le corps de chaque patient, qui examine l’efficacité d’un médicament spécifique chez chaque patient.  Les chercheurs ont emballé de minuscules quantités de médicaments anticancéreux à l’intérieur de nanoparticules dédiées.

    La conception unique de l’anticancéreux chargés de médicaments nanométriques leur donne la capacité d’être avalés par les cellules cancéreuses, après avoir été acheminés par la circulation sanguines.  Les séquences d’ADN synthétiques fixées aux médicaments anticancéreux servent à l’avance de lecteurs de codes à barres de l’activité de chaque médicament dans les cellules cancéreuses.

    Après 48 heures, une biopsie est prélevée sur la tumeur et l’analyse du code-barres fournit des informations précises sur les cellules qui ont été ou non détruites par chaque médicament.

    … pour aboutir à une médecine personnalisée

    Le système surveille l’effet de chaque médicament sur les cellules tumorales du patient. Les chercheurs travaillent actuellement avec des médicaments enregistrés comme médicaments anticancéreux, mais en principe, ils peuvent tester un panel de médicaments pour chaque patient et découvrir quel est le médicament le plus efficace pour traiter sa maladie.

    « C’est un peu comme les tests pour les allergies, où les tests simples nous fournissent le profil d’une personne spécifique allergie. Nous avons développé un test simple qui nous fournit un profil de la réponse du patient au médicament désigné.  Cette méthode permet de tester l’efficacité de plusieurs médicaments simultanément dans la tumeur du patient, à des doses minutieuses qui ne sont pas ressenties par le patient et qui ne présentent aucun danger pour lui.  Sur la base des résultats des tests, le médicament le plus efficace pour le patient spécifique est sélectionné ».

  • 50 000 visiteurs en deux mois pour la plateforme interactive des médicaments génériques

    50 000, c’est le nombre de visiteurs accueillis au 18 novembre 2016 par la plateforme interactive de questions/réponses sur les médicaments génériques mise en place le 27 septembre 2016. Ce chiffre a été communiqué par Campagne Médicaments génériques.

    Cette plateforme interactive a été mise à disposition des Français dans le cadre de la campagne d’information sur les médicaments génériques, co-signée par le ministères des Affaires sociales et de la Santé, l’Assurance Maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicaments et des produits de santé (ASNM).

    Un espace pour le grand public et les professionnels de santé

    Accessible via www.medicaments.gouv.fr, cette plateforme interactive est ouverte jusqu’au 30 novembre 2016 et constitue un espace d’information et d’échanges pour les internautes s’interrogeant sur les médicaments génériques.

    Des experts de l’ANSM, de l’Assurance maladie et de la DGS ont déjà répondu à plus de 200 de leurs questions.

    Au service du grand public et des professionnels de santé, cet espace unique d’échanges permet à chacun de poser ses questions de façon anonyme. Seuls un prénom, un département et une adresse e-mail, qui restera confidentielle lors de la publication de la question, sont à renseigner. Une charte de modération doit être respectée pour que les questions soient acceptées et traitées.

    Réponses individualisées

    Un professionnel de santé expert, médecin ou pharmacien, répond précisément à ces interrogations dans les plus brefs délais, selon trois principes clés : – chaque réponse apportée est individualisée- les réponses sont apportées sur la base de l’état des connaissances scientifiques- au besoin, les internautes sont orientés vers les contenus dédiés du site medicaments.gouv.fr et de la base de données publique des médicaments qui apporte toutes les informations sur les médicaments commercialisés en France.

  • Cancer : initiative commune d’IBM Watson Health et du Broad Institute d’Harvard et du MIT

    Aider les chercheurs à découvrir pourquoi les tumeurs cancéreuses développent des résistance aux traitements, tel est l’objectif de l’initiative en recherche annoncée le 10 novembre 2016 par IBM Watson Health et le Broad Institute d’Harvard et du MIT.

    Cette collaboration, dotée d’un budget de 50M $ (46,9M €) va fournir à Watson de nombreuses données génomiques anonymisées afin d’étudier plusieurs milliers de tumeurs résistantes.

    Le 17 octobre 2016, IBM annonçait un autre partenariat avec la société Quest Diagnostics et le Memorial Sloan Kettering Cancer Center, pour faire avancer le séquençage et la recherche génétique sur le cancer.

    Le Broad Institute collabore également avec Intel depuis le 17 novembre 2016, dans un projet sur 5 ans doté de 25M $ (23,5M €) pour aider les chercheurs à analyser d’importants volumes de données génétiques.

    Selon l’American Cancer Society, le développement de résistances des cancers aux traitements causeraient 600 000 décès chaque années aux Etats-Unis.

    Pour aider les scientifiques à comprendre ces mécanismes encore peu connus, le Broad Institute va générer des données issues du séquençage de tumeurs prélevées sur des patients ayant d’abord bien répondu au traitement et ont développé une résistance dans un second temps. Ces données seront analysées par Watson afin d’identifier les schémas génétiques

  • Imagerie médicale : la FDA autorise les solutions de SuperSonic Imagine pour le foie et le sein

    • Visualiser la vascularisation et micro-vascularisation des lésions du foie,
    • Imager simultanément l’anatomie, la vascularisation et l’élasticité du tissu mammaire,

    telles sont les applications des nouvelles solutions dont SuperSonic Imagine, société spécialisée dans l’échographie innovante, annonce le 21 novembre 2016 avoir obtenu l’autorisation de la Food & Drug Administration (FDA) pour leur commercialisation aux États-Unis.

    Cette autorisation inclut plusieurs nouveaux modes d’imageries récemment développés par SuperSonic Imagine: Angio PL.U.S-PlaneWave UltraSensitive Imaging, TriVu, Fusion etNavigation, Imagerie de contraste pour le foie et B-Mode Ratio.

    Solutions innovantes pour le foie et le sein

    • Avec Angio PL.U.S et le mode contraste les médecins pourront aussi visualiser la vascularisation et micro-vascularisation des lésions du foie. La fusion et la navigation d’Aixplorer permettent de fusionner des images échographiques avec les autres modalités d’imagerie (Scanner, IRM, PET) permettant de profiter en temps réel des avantages de chacune et de faciliter la radiologie interventionnelle.
    • Le nouveau pack sein, associe de nouvelles sondes optimisées et pour la première fois, le mode TriVu en temps réel pour imager simultanément l’anatomie, la vascularisation et l’élasticité du tissu mammaire en combinant les informations des modes B, Angio PL.U.S et SWE.

    « Des informations sans équivalent pour la prise en charge des patients »

    « Ces nouveaux modes d’imagerie offrent des informations sans équivalent pour la prise en charge des patients atteints de maladies du foie ou du sein. Nous apportons à la communauté des radiologues les outils d’imagerie échographique les plus avancés et pouvons désormais faire bénéficier les patients américains de ces dernières innovations», déclare Jacques Souquet, Fondateur et Directeur de l’Innovation de SuperSonic Imagine.

  • « Des soins de plus grande qualité coûtent moins cher ! » (Dr. Peter Edelstein, CMO Elsevier)

    • Une approche populationnelle pour améliorer les résultats,
    • Une plus grande responsabilisation du patient,
    • Un changement des mentalités des professionnels de santé et une révolution culturelle,

    telles sont les grandes tendances dans les systèmes de santé à travers le monde selon le Dr. Peter Edelestein, directeur médical d’Elsevier, qu’H&TI a rencontré lors de son passage à Paris le 9 novembre 2016.

    Les principales déclarations à retenir :

    « Nous devons arrêter de considérer la santé comme une simple relation patient-docteur, et commencer à parler de population. Les patients et les médecins seuls ne peuvent pas venir à bout d’épidémies comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires, Alzheimer ou le cancer ».

    « Il s’agit également de parler de réduction des coûts des soins, et d’envisager enfin le fait que nous devons plus responsabiliser le patient sur sa santé et la question des soins. ».

     » La technologie est un excellent véhicule. Mais une information sérieuse, actualisée et basée sur la preuve est la solution. Le manque de technologie ne doit certainement pas être utilisé comme une excuse à la mauvaise qualité des soins. « 

    Quelles sont les grandes tendances en santé aujourd’hui ?

    Même s’il existe de nombreuses différences entre les pays, et parfois à l’intérieur même de pays comme l’Inde ou la Chine, nous observons plusieurs grandes tendances.

    D’abord, nous devons arrêter de considérer la santé comme une simple relation patient-docteur, et commencer à parler de population. Les patients et les médecins seuls ne peuvent pas venir à bout d’épidémies comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires, Alzheimer  ou le cancer.

    Il s’agit également de parler de réduction des coûts des soins, et d’envisager enfin le fait que nous devons plus responsabiliser le patient sur sa santé et  la question des soins.

    Il est cependant politiquement risqué d’oser dire aux gens qu’ils doivent prendre soin d’eux. Et les médecins n’aiment pas qu’on leur dise comment ils doivent pratiquer. Ce sont des experts qui ne veulent pas recevoir de conseils.

    Quelles sont les origines de ces tendances ?

    Tout a commencé aux Etats-Unis avec la réforme de l’« Affordable Care Act » (Obamacare). Avant cela, les Etats-Unis ont connu deux réformes majeures du système de santé qui n’ont pas tenu dans le temps. Obamacare, même si elle nécessite de profondes évolutions, n’a pas disparu pour deux raisons principales :

    Ce qui n’était abordé que dans les discussions entre économistes a commencé à apparaître à la télévision, dans les journaux et les magazines: 17% du PIB américain est consacré aux soins. Pour 100 $ dépensés, 17$ vont à la santé. Les gens ont d’abord commencé à dire que c’était beaucoup trop. Puis ils se sont ravisés en se disant que cela valait bien le meilleur système de santé du monde. Le problème c’est que ce dernier point est faux.

    C’est la deuxième raison. Quand nous avons commencé à étudier les résultats pour les 10 principales pathologies, nous nous sommes aperçus que nous n’étions jamais premiers;  plutôt classés 50e. C’est un peu comme payer pour une voiture qui ne marche pas. Une fois que le public a pris conscience de ça, il a commencé à se poser des questions.

    En 1999, l’Institut de médecine a publié une étude célèbre : « l’erreur est humaine ». L’article montrait que la 3e cause de décès aux États-Unis pour les adultes, ce sont les erreurs évitables à l’hôpital. Entre 200 000 et 400 000 Américains meurent prématurément chaque année. Le coût de ces décès est estimé à 1 billion de $ par an.

    On sait parfaitement que quand des pays comme la France publieront à leur tour ce type de données, les chiffres ne seront pas meilleurs. Ils seront peut-être pires.

    Quand ce genre d’information est diffusé auprès du public, à savoir que les gens paient pour de la mauvaise qualité, cela les met en colère et leur donne un peu plus de pouvoir. Cela n’est pas arrivé partout encore. Mais c’est arrivé en Australie par exemple. L’Australie a récemment publié le taux de morts prématurées : 18000 par an. 50 000 complications évitables. Les gens sont au courant désormais. Même la Chine commence à  publier ses chiffres.

    C’est ce constat qui a conduit les Etats-Unis à s’engager dans cette voie il y a plusieurs années : Il y a beaucoup de problèmes et cela doit changer en profondeur.

    Que faut-il faire pour que cela change ?

    Certains pays comme la Grande-Bretagne ou l’Espagne commencent à réaliser ce qui se passe. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? La première chose à regarder c’est le système : Pourquoi continuer à payer pour de très mauvais soins ? C’est parce que le principal système utilisé dans le monde est le paiement à l’acte.

    Prenons un exemple :

    • Votre père vient me voir avec un grave cancer colorectal.
    • Je dois opérer en urgence, mais j’ai bu un peu trop de vin ce soir-là, je fais du mauvais travail et provoque une complication.
    • Après l’opération, il va donc en soins intensifs.
    • Le 3e jour de son séjour en soins intensifs, une infirmière lui administre la mauvaise dose de médicament, provoquant une insuffisance rénale.
    • Il est mis sous dialyse.
    • Entre temps, j’ai effectué une seconde opération pour réparer l’erreur commise lors de la 1re.
    • Deux semaines plus tard, il quitte les soins intensifs, et 5 semaines plus tard, il quitte l’hôpital pour 3 mois de suivi et de rééducation.

    Tout le monde serait d’accord pour dire qu’il s’agit de très mauvais soins. Pourtant, je suis payé la 1re opération et pour la seconde qui n’a servi qu’à réparer les erreurs de la 1re. L’hôpital est payé pour la dialyse malgré l’erreur commise par l’infirmière et pour le séjour en soins intensifs inutile. La rééducation est également payée.

    Revenons un peu en arrière :

    • Le patient vient me voir avec un grave cancer.
    • J’opère et ne commets pas d’erreur.
    • Il ne va jamais en soins intensifs, ne reçoit jamais de mauvaise dose de médicament, rentre chez lui au bout de 6 jours, sans rééducation.

    Des soins de plus grande qualité coûtent moins cher!

    Revenons encore plus loin en arrière :

    • 3 ans plus tôt, son médecin traitant lui prescrit une coloscopie. Les polypes sont retirés. Il n’a jamais de cancer.

    Cela revient un peu à dire, « je n’ai pas les moyens de me payer une Dacia. Heureusement je peux me payer une Ferrari à la place, parce que c’est moins cher. Payer pour la chose juste coûte moins d’argent et fait que les gens sont en meilleure santé.

    La clé pour en arriver là, c’est l’information. Elsevier fournit de l’information. Il y a 100 ans, le seul moyen de trouver l’information, c’était dans les livres. Aujourd’hui, tout est digital. Notre business c’est l’information sérieuse, actualisée et basée sur la preuve.

    La technologie n’est-elle pas plutôt la clé ?

    C’est une erreur de conception que j’entends souvent : « certes, nous avons une mauvaise qualité de soins, trop d’examens prescrits, beaucoup d’argent dépensé. Mais tout va bien se passer puisque nous venons d’investir dans un système de dossier médical électronique. »

    Les Etats-Unis ont investi des milliards de dollars dans les dossiers médicaux électroniques, juste pour s’apercevoir qu’ils n’ont pas rendu les soins meilleurs. Ce sont juste des véhicules pour transporter l’information. La technologie est un excellent véhicule. Mais l’information sérieuse, actualisée et basée sur la preuve est la solution. Donc si vous n’avez pas de dossier médical électronique, ce n’est pas grave. Il y a toujours le cloud, les smartphones, du papier, des crayons. Les dossiers médicaux électroniques rendent juste les choses plus faciles. Développer l’infrastructure ne doit pas empêcher d’accéder à l’information.

    Comprenez-moi bien. Nous encourageons vivement le développement de la technologie. La force du dossier médical électronique comparé aux imprimés est inimaginable. La télémédecine permet désormais à un médecin de consulter des personnes isolées à l’autre bout du pays ou du monde. Mais le manque de technologie ne doit pas être utilisé comme une excuse à la mauvaise qualité des soins. Ce n’est pas acceptable. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

    Il est question de réformes importantes, voire de changements culturels profonds. Comment y parvient-on ?

    La France pourrait le faire dès demain si elle le décidait. En réalité, changer trop rapidement, légiférer du jour au lendemain, est une erreur. La seule chose que je souhaite est de voir la France s’engager sur cette voie et avancer lentement, mais sûrement. Je pense que le pays est prêt pour cela. Les gens savent que des mesures doivent être prises.

    Le soin basé sur la valeur est la base de toute réforme de santé. Mais cela demande également un changement complet de modèle. Nous avons besoin de passer d’un modèle réactif, précis et efficient à un modèle proactif, préventif et de suivi, hors les murs de l’hôpital. C’est l’exemple que j’ai donné sur le cancer colorectal.

    L’objectif de ce type de réforme dans des pays comme les États-Unis ou la France, qui comptent de nombreux hôpitaux, est de réduire de presque 20% le nombre de lits. Certains visent encore plus haut, car ce n’est pas si compliqué.

    Aux États-Unis, 10% des hospitalisations sont dues au fait que les gens prennent mal leur traitement. La moitié des Américains sous traitement ne le prend pas correctement, conduisant à 125 000 décès chaque année, coûtant 289Mds $. Si nous éduquions mieux et récompensions les gens, nous pourrions fermer près de 10% des lits dans nos hôpitaux! Donnez une balance aux malades du cœur; donnez la bonne technologie aux diabétiques pour mesurer leur glycémie… Il y a là un vrai retour sur investissement, et les gens iront mieux. Pourquoi ne pas commencer immédiatement ?

    Comment s’assurer que les professionnels de santé utilisent la bonne information?

    Nous utilisons un protocole précis que nous appelons « order sets ». Cet order set dit : »dans cet hôpital, pour chaque patiente admise avec un cancer du sein, voilà ce que la recherche et la documentation disponible suggère que vous fassiez. » Cela n’est pas contraignant, vous pouvez choisir de suivre les suggestions ou pas, vous en avez le droit. Mais si vous le ne faites pas, vous devez l’écrire et le justifier. Il y a une fenêtre où vous pouvez écrire « je comprends la suggestion, mais j’utilise un produit différent parce que j’ai déjà soigné cette patiente et je sais qu’elle est allergique. » Cela ne remplace pas le médecin. Mais ce dernier ne peut plus ignorer l’information. Les ordres peuvent être modifiés à tout moment simplement en poussant un bouton, si une nouvelle étude est publiée ou s’ils doivent être adaptés à la pratique d’un établissement.

  • « Better quality costs less » (Dr. Peter Edelstein, CMO Elsevier)

    • population health for better good outcomes
    • less money
    • accountability by patient
    • the challenges of change to doctors, nurses and patient

    are the common themes and and main challenges for healthcare according to Peter Edlestein, CMO at Elsevier. H&TI met him while he was in Paris on November 9th.

    Interview highlights:

    « We need to get away from healthcare being the doctor and the patient and talk about populations. Doctor and patient alone, can’t solve the pandemic of diabetes, the pandemic of heart failure, alzheimer’s or cancer ».

    « We’re also talking about reducing the costs for care, and finally starting to accept that we must shift some of the responsibility for health and healthcare on the patient ».

     » Technology makes care better. But the lack of technology cannot be an excuse for poor care. That’s not acceptable. »

    What are the biggest challenges in healthcare  today?

    Even though there are many individual differences between countries, and in countries like India or China, differences between regions, consistently we see several common themes.

    First, we need to get away from healthcare being the doctor and the patient and talk about populations.  Doctor and patient alone, can’t solve the pandemic of diabetes, the pandemic of heart failure, alzheimer’s or cancer.

    We’re also talking about reducing the costs for care, and finally starting to accept that we must shift some of the responsibility for health and healthcare on the patient.

    But, finally, wether you’re in France or in the US, It’s politically risky to tell people they have to take care of themselves. That’s not true everywhere, like in Asia where some countries can just make rules, but that’s not how we function in Europe or North America. Doctors don’t want to be told how to practice. They’re experts they don’t want advice, because we’re actually worried we could be wrong. And I’m a surgeon I understand that.

    When did it start ?

    It all started in the US with the affordable care act (Obamacare). Why did that happen? The US had already 2 major healthcare reforms that lasted for a few years and went away This one didn’t go away for a couple of reasons:

    What use to be only to talk to economists, the cost of healthcare, was suddenly appearing on TV in the newspapers and magazines. And even though my mother doesn’t understand the graphs of percentage of healthcare vs. GDP, she knows it’s up here and everyone tells that 17% of GDP go in healthcare. The government was quite successful in simplifying the argument and saying every hundred dollars that America spend in anything, 17 is for healthcare. People started saying : « that’s way too much! » But then they said, « it isn’t too much because we have the best healthcare in the world ».

    And that’s the second reason. It’s not true. We started looking at outcomes for the top 10 diseases, and we were never number one. We often ranked number 50, but we weren’t even close on many things. So it’s like you pay more money for a car that is broken down. Once the public started seeing this, it started to wonder.

    In 1999 a famous paper was published by the Institute of Medicine: « To err is human ». It showed that the 3rd leading cause of death in the US for adults are preventable errors in the hospitals. Between 200 and 400 000 Americans die a year at a cost of over 1 trillion $ a year.

    And now we know that when countries like France publish that data, if they do, the figures will be the same or worse than in the US.

    When this kind of information gets into the public, that they’re paying for things that aren’t good, people gets hurt, it angers and empowers them. That has not happened in every country yet, but it’s happened in Australia where they recently released the annual preventable death rate as 18000 a year with 50000 major preventable injuries. Now the people know. Even China released some of their premature death data.

    That’s what led the movement in the US many years ago:  there are many problems and it conceptually has to change.

    What about Europe ?

    Europe is starting to see this, particularly the UK and Spain. What does that mean when you start realizing it? The first thing you do is to look at the system : why are we paying a lot for terrible care ? That’s because the system that’s widely used in the world can be called fee for service.

    Let’s take an example: Your father comes to me with a big cancer in his intestine, blocking it. I have to do an emergency surgery that night. I have had a little too much French wine, I don’t do a good job and cause an injury. So now, after the surgery, he goes to an ICU. His third day in the ICU, the nurse gives him a wrong dose of medicine and his kidneys shut down. Now, he is on dialysis. Meanwhile, I have to perform a second operation to fix the mistake I made in the first one. Two weeks later he leaves the ICU, 5 weeks later, the hospital, he is in rehabilitation for 3 months. Would you agree for him that’s bad quality? Of course. Still, I get paid for all that, so does the hospital, I get paid for the 1st operation, I get paid for the second operation to fix my mistake, I get paid for the dialysis because the nurse made a mistake, I get paid for the ICU he didn’t need, I get paid for the rehab he didn’t need.

    Let’s backup : He comes in with a big cancer, I do a good job, no errors, he never goes to the ICU, never gets the wrong medication, and goes home in 6 days without rehab. Better quality, costs less.

    Backup further :3 years ago, as he’s supposed to, his primary care physician had him a colonoscopy, they removed the polyp, he never gets cancer at all.

    It’s like saying, well I can’t afford a Kia, thank god I can afford a Ferrari, because it’s cheaper.

    Pay the money to do the right thing, it’ll cost you less and they’ll be healthier.

    And the key for that is information. At Elsevier we provide information. A hundred years ago, the only one way to get information was in books, now it’s digital. We’re in the information business, current credible evidence based information.

    What about technology?

    One of the most common misperception I hear is “yes we have all these different bad care, too many tests, too much money spent, but it’s all going to be ok because we bought an electronic health record system.

    In the US we spent billions of dollars 10 years ago on EHRs only to found out they didn’t make healthcare better and didn’t cure cancer. They actually did very little, because they’re just vehicles for information. Technology is a good vehicle but current credible evidence based information is the solution. So if you don’t have EHR everywhere, that’s ok, we have the cloud, we have pencils and papers. EHRs are just better. While you are getting infrastructure, you should still getting information. Stop blaming infrastructure.

    Don’t get me wrong. We strongly encourage better technology. The power of EHR compared to print can’t even be imagined. Telemedicine now allows a cancer expert to consult with someone on a remote Island in Asia. Technology makes care better. But the lack of technology cannot be an excuse for poor care. That’s not acceptable.

    Don’t put the cart before the horse. Some believe the answer is the technology, and the answer is the information. Technology cannot be longer an excuse to bad clinical care that cost too much.

    This about deep reforms and even a cultural changes. How can it be achieved ?

    France could do this tomorrow if they chose to do it. But the reality is that trying to change too quickly, making rules overnight, is a mistake. Only I want to see is France start and slowly move forward, and I think you’re ready. People know that something needs to be done.

    What is the basis of healthcare reform? value based  care, but also a philosophical shift in the model. We need to move away from what we call reactive, acute, efficient care to proactive, out of hospital preventive and maintenance care.

    If you get to the basic of healthcare reform in most countries like the US or France, that have many hospitals, the goal is to reduce the number of beds by about 20%. Some say more.

    What happened in the US. 10% of all hospitalization in the US are related to the fact that  people don’t take their prescription medicines correctly. Half of al Americans on prescription medication  don’t take them correctly, it directly leads to 125 000 deaths a year, an cause 289 billion $ . So, if we simply educated and incented people to take their medication correctly we could close up to 10% of our hospital beds. Now, take very heart failure patient and give them a bathroom scale. Take every diabetic and give them the technology to do their glucose. There’s a real ROI, and people are doing better. Why don’t do this ? I’m passionate about it because people are dying.

    How do you get the doctors and physicians to use this information ?

    In the United States we don’t have orders written by hands. But we use what we call order sets. Order sets say, “ in this hospital, whenever you admit a breast cancer patient, here’s what evidence suggests you should do”. You don’t have to, you can chose not to, but we keep a record of what you do and don’t and we’re allowed to ask you why? You may be right to do differently, but you just have to write it down. “I understand the suggestion, but I use a different dose because I treated this patient before and he needs a smaller dose. It doesn’t replace the doctor. But the doctor cannot ignore the information. The doctors are empowered.

  • 1 algorithme utilisant la voix comme biomarqueur diagnostique de maladie coronarienne

    Détecter la présence de coronaropathie dans un groupe de patients grâce à l’analyse de leur voix à l’ide d’algorithmes, c’est ce qu’a annoncé avoir mis au point Beyond Verbal, société fournissant des logiciels d’analyse vocale, le 16 novembre 2016.

    Une étude conduite à la Mayo Clinic du Minnesota aux Etats-Unis, a révélé que la voix peut être utilisée comme biomarqueur de la pathologie coronarienne, à travers certaines caractéristiques sonores trahissant l’existence de la maladie. Des biomarqueurs vocaux avaient déjà été utilisés par des chercheurs afin d’identifier autisme ou maladie de Parkinson.

    Les résultats de cette recherche ont été présentés aux sessions scientifiques de l’American Heart Association ayant eu lieu du 12 au 16 novembre 2016 à la Nouvelle-Orléans en Louisiane aux États-Unis.

    En pratique, l’étude impliquait 120 patients testés en double aveugle, chez qui on a réalisé une angiographie ainsi qu’une analyse vocale. Une caractéristique vocale particulière était associée à une augmentation presque 20 fois supérieure de la probabilité de présence de la pathologie.

    Yuval More, PDG de Beyond Verbal précise que «la voix d’un patient est facilement disponible et facile à capturer». Selon lui, l’étude, aux côtés de la Mayo Clinic, du potentiel d’utilisation de la voix humaine dans le suivi des soins de santé est une « perspective enthousiasmante ».

  • Lancement de 2 nouveaux MBA en Management, Biotechnologies et Digital par Ionis-STM

    Former des professionnels capable d’appréhender les nouveaux métiers du secteur de la santé à l’ère de la transition numérique en appréhendant les plus récentes innovations technologiques intégrées par ce secteur, dispositifs médicaux, objets connectés et applications informatiques associées : tel est l’objectif de deux nouveaux MBA (Management & e-santé et Biologie & informatique) proposés par Ionis-STM, école de la double compétence technologique et managériale située au Kremlin-Bicêtre. Cette création a été annoncée le 17 novembre 2016 par le groupe Studyrama.

    Le MBA Management & e-santé forme à l’élaboration des stratégies digitales adaptées au secteur de la santé, à l’élaboration de projets complexes en e-santé en particulier grâce à l’utilisation des Big data.

    Le MBA Biologie et informatique offre le bagage informatique indispensable à la mise en œuvre et au déploiement des solutions informatiques prenant en considération les besoins spécifiques des acteurs, produits et services du secteur de la santé.

    Destinés à des étudiants de bac+3 à bac+5, les programmes de ces MBA sont élaborés en collaboration avec les entreprises du secteur.

  • « Innovation organisationnelle dans les hôpitaux et les soins de santé », Agora HOPE Dublin (11/06/17)

    Événement annuel de la European Hospital and Healthcare Federation, l’Agora Hope clôture chaque année le programme d’échange HOPE pour les professionnels de santé. Il se tiendra à Dublin du dimanche 11 juin après-midi au mardi 13 juin après-midi et sera organisé par le Health Management Institute of Ireland.

    Le thème de l’édition 2017 sera « Innovation organisationnelle dans les hôpitaux et les soins de santé », visant à mettre en œuvre une nouvelle méthode ou un nouveau processus en relation avec l’utilisation des nouvelles technologies, la prestation des services de santé, la gestion des ressources humaines et l’autonomisation ou la participation des patients.

    Le programme détaillé est accessible via l’adresse ci-contre : http://www.hope.be/programme-2017/