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  • 15es Assises nationales hospitalo-universitaires : les futurs du CHU (8 et 9/12/2016)

    Les 15es assises nationales hospitalo-universitaires auront lieu à Toulouse les 8 et 9 décembre 2016 sur le thème « les futurs du CHU ».

  • DM imprimés en 3D : un marché estimé à 279,6 M $ (262,9 M €) en 2016 (étude Future Market Insights)

    279,6 M $ (262,9 M €), c’est la taille estimée du marché des dispositifs médicaux imprimés en 3D en 2016, selon une étude de Future Market Insights, publiée le 25 octobre 2016. Il était de 238 M $ (223,8 M €) en 2015 selon la même société qui prévoit une croissance de 17,5% pour les 10 prochaines années.

    • Les matériaux plastiques devraient représenter l’essentiel des revenus générés en 2026 sur ce marché, soit 984,7 M $ (926,2 M €) pour un taux de croissance annuel de 17,2 %.

    • Les implants orthopédiques sont présentés comme la principale application sur ce marché, représentant 643,5 M $ (605,3 M €) à l’horizon 2026.

    • Les hôpitaux représentent la plus importante part de marché, qui devraient atteindre 862,1 M $ (809,9 M €) en 2026.

    Ce rapport intitulé 3D Printed Medical Devices Market: Global Industry Analysis and Opportunity Assessment, 2016–2026,” distingue six familles de DM imprimés en 3D:

    • stéréolithographie (SLA),
    • Frittage sélectif par laser (SLS),
    • digital light processing (DLP),
    • impression par dépôt de matière fondue (FDM),
    • impression 3D par jet d’encre,
    • impression 3D métal par faisceau d’électrons (EBM).

    Domination des Etats-Unis

    Le marché de l’impression 3D appliquées aux dispositifs médicaux est actuellement dominé par l’Amérique du Nord selon le rapport. Le marché américain représentait 105 M $ en 2015. Le chiffre d’affaires en Europe de l’Ouest devrait connaître une croissance de 18,5% contre 15,6% pour l’Europe de l’Est.

    Le rapport identifie plusieurs sociétés leaders sur le marché :

    • 3D Systems, Inc.,
    • Stratasys Ltd.,
    • Arcam AB,
    • FabRx Ltd.,
    • EOS GmbH Electro Optical Systems,
    • EnvisionTEC.
  • MBA

    Master of Business Administrationnull

  • MonDocteur lance un carnet de santé en ligne pour le partage de données de santé

    Un carnet de santé 2.0 pour stocker son dossier médical complet, tel est le nouveau service annoncé par MonDocteur le 21 novembre 2016.

    Ce carnet de santé sera disponible gratuitement sur l’espace patient sécurisé de MonDocteur, et inclus dans le forfait mensuel pour les professionnels de santé.

    Toutes les données seront stockées par un hébergeur de données de santé agréé, précise le site de prise de rendez-vous en ligne.

    « Nous avons décidé de nous attaquer au carnet de santé en ligne pour permettre aux médecins de partager plus facilement les documents de leurs patients, et aux patients d’accéder à leur dossier médical facilement, de manière sécurisée, avec une simple connexion internet », explique Thibault Lanthier, cofondateur de MonDocteur.fr.

  • Dépenses de soins : +2,1 % sur les 10 premiers mois de 2016

    2,1%: c’est le chiffre de la progression des remboursements de soins du régime général sur les dix premiers mois de l’année 2016, selon le communiqué mensuel de l’Assurance maladie du 21 novembre 2016. En rythme annuel, cette progression s’établit à 1,8%.

    L’analyse mensuelle publiée par l’Assurance maladie concerne les seuls remboursements de soins du régime général, ce dernier représentant 86% du total des régimes intégrés à l’Ondam, Ondam fixé à 1,75% pour 2016 (le projet de PLFSS 2017 prévoit de le remonter à 2,1%).

    Sur les 10 premiers mois de 2016:
    • Les dépenses de soins de ville progressent de 2,7% (2,5% en rythme annuel)
    • Les dépenses des établissements sanitaires grimpent de 1,4% (1,3% en rythme annuel)
    • Les dépenses des établissements médico-sociaux sont en hausse de 2% (1,8% en rythme annuel).

    Au sein des soins de ville, la progression des dépenses de produits de santé (médicaments et rétrocédés) est de 1,2% (0,8% en rythme annuel), celle des dépenses hors produits de santé est de 2,8% pour les soins de médecins et dentistes (2,7% en rythme annuel : +1,1% pour les généralistes et +3,3% pour les spécialistes), 3,8% pour les indemnités journalières (3,7%) et 4,4% pour les soins d’auxiliaires médicaux (4,3%).

  • Un serious game de prévention du diabète labellisé par Medappcare

    Un serious game conçu par Zippyware en partenariat avec la Fédération Française des Diabétiques (AFD) pour la prévention primaire du diabète de type 2 a reçu le label de qualité Medappcare, a annoncé la société Zippyware le 14 novembre 2016.

    L’obtention du label de qualité Medappcare, est basée sur une méthodologie qui comprend plus de 70 critères d’évaluation mis en place sous le contrôle d’un conseil scientifique indépendant composé de personnes du monde de la santé.

    Avec ce serious game baptisé « Rififi à Daisy Town », l’utilisateur apprend:
    – À identifier les cinq principaux facteurs de risque du diabète de type 2 (âge, antécédents familiaux de diabète, surpoids, antécédent personnel de glycémie élevée, sédentarité).
    – L’importance de l’activité physique régulière et d’une alimentation équilibrée pour la réduction du risque d’apparition ou d’aggravation d’un diabète de type 2.

    Ce jeu jeu à destination du grand public est accessible gratuitement sur le site internet de la Fédération Française des Diabétiques.

  • Financement des biotech : « BPIfrance est solitaire sur ce marché » (Nicolas Dufourcq)

    « La BPI est seule pour financer le développement de la croissance des biotechnologies », tel est le constat exprimé par Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIfrance, lors des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par BPIfrance et le Leem le 2 novembre 2016 dans les locaux de BPIfrance à Paris.

    Nicolas Dufourcq a précisé que la biotech « reste peu incarnée en France ». Il souhaite que celle-ci soit davantage reconnue et a annoncé qu’une co-initiative prise avec le Leem pour « structurer une identité collective pour la biotech aussi forte que celle du digital » serait une priorité pour BPI France en 2017.

    A la question « Pourquoi la Biotech est-elle quasiment absente par rapport à la French Tech ? » Nicolas Dufourcq répond :

    • « En dix mois un énorme travail de communication a été fourni par BPIfrance auprès des concitoyens et à l’étranger, pour que la French Tech ne soit pas seulement assimilée au digital. » Selon le patron de la Bpi, « un travail de rebranding de l’écosystème est nécessaire. »
    • « Le secteur de la Biotech française profonde est différent de celui du digital qui lui, est générationnel, alors que la Biotech concerne plutôt les hôpitaux, avec leurs codes différents, plus mixtes que le digital. »

    Sur le diagnostic de la difficulté éprouvée par les start-up à passer d’un projet pilote à son industrialisation, Nicolas Dufourcq rétorque :

    •  » La BPI a été dotée d’un fonds large venture de 600 M€ pour répondre à ce besoin particulier, majoritairement investi en biotechnologies » mais il déplore le statut de « solitaire sur le marché » de la BPI.

    Il précise que :

    •  » Le programme du CGI, chargé de la mise en œuvre du programme d’investissements d’avenir, sera constitué d’un fonds d’investissement français d’1,1 Mds €, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, qu’il existe beaucoup de fonds d’amorçage, de séries A et B, que les fonds de “growth” sont débutés mais qu’au niveau politique il serait souhaitable de voir apparaître des grandes équipes de gestion privées de biotech pour réaliser des fonds de croissance. »
    •  » En France, il devrait y avoir 4 à 5 fonds large venture or il n’en existe actuellement que la moitié, ce qui est donc insuffisant, qu’il faut faire des efforts pour convaincre, que lorsque le public investit, le privé suit. »
    •  » Il n’existe aujourd’hui en France qu’une centaine de professionnels maximum dans ce domaine et qu’il faudrait qu’au moins dix éprouvent l’envie de faire du growth (fonds d’investissement de croissance), qu’un écosystème de financement de la croissance doit se mettre en place. »

  • Le Syntec Numérique appelle à soutenir l’émergence d’une économie de la donnée en Europe

    Le Syntec Numérique a appelé le 15 novembre 2016 le gouvernement à soutenir les initiatives en faveur de la libre circulation des données en Europe.

    La Commission européenne doit en janvier 2017 dévoiler ses propositions sur la circulation des données en Europe.

    La France s’interroge, par la voix d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, sur l’importance d’une initiative législative sur le sujet.

    « Garantir la mise en place d’une économie européenne de la donnée »

    Syntec Numérique soutient l’importance d’une initiative législative européenne sur la libre circulation des données en Europe. «Nous avons la conviction qu’une action législative est nécessaire pour garantir la mise en place d’une économie européenne de la donnée», indique Godefroy de Bentzmann, Président de Syntec Numérique.

    «L’adoption du règlement européen sur les données personnelles fournit un cadre protecteur et implique de penser la circulation desdonnées à l’échelle européenne», poursuit-il. Le président de Syntec Numerique conclut en indiquant que «nos entreprises ont tout à gagner à la consolidation d’un marché de la donnée à l’échelle du continent, comme nous l’avons fait il y a plusieurs décennies pour les biens ou les capitaux».

    Dans son étude d’impact sur le sujet publiée le 3 octobre 2016 à l’issue d’une consultation, la Commission européenne dressait la liste des obstacles existants à la circulation des données en Europe et proposait plusieurs pistes d’actions, indiquant que l’absence d’initiative européenne engendrerait le maintien voire l’ajout de nouvelles restrictions.

    Des réserves de la part d’Axelle Lemaire

    A l’occasion de sa visite à Bruxelles le 14 novembre 2016, la Secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation, Axelle Lemaire, a émis quelques réserves quant à l’importance d’une action législative sur ce sujet de la circulation des données en Europe.

  • Un algorithme programmé pour détecter tumoralité et résistance cellulaire accrue aux médicaments

    Rechercher et isoler des cellules uniques parmi des millions d’autres afin de détecter un potentiel tumoral à l’aide d’une nouvelle technique d’imagerie et d’un algorithme, c’est la nouvelle méthode que des chercheurs de l’Université de Brown aux États-Unis ont mise au point et dont les résultats ont été publiés le 11 octobre 2016 dans la revue de leur université.

    Les cellules épithéliales et mésenchymateuses peuvent sembler différentes mais sont parfois presque identiques pour l’œil humain. L’équipe de Brown a mis au point un algorithme logiciel permettant à un ordinateur de distinguer et catégoriser les deux types cellulaires avec une précision de 92%.

    Dans les tumeurs, ces cellules mènent à une plus grande malignité et à une résistance accrue aux médicaments. La nouvelle technique d’imagerie permet aux chercheurs et cliniciens d’identifier rapidement si un médicament particulier inhibe ce processus de transition cellulaire.

    Un nouvel outil pour l’identification précoce des médicaments anticancéreux et la compréhension de la pharmaco-résistance

    La nouvelle technique d’analyse d’image développée par les chercheurs de l’université de Brown permet de distinguer deux types de cellules cancéreuses clés associées à la progression de la tumeur.

    L’approche pourrait aider dans le dépistage pré-clinique des effets des médicaments contre le cancer et faire la lumière sur une métamorphose cellulaire associée à plus de cancers malins et résistants aux médicaments.

    La transition épithéliale-mésenchymateuse, ou EMT, est un processus par lequel les cellules épithéliales plus dociles se transforment en cellules mésenchymateuses plus agressives. Les tumeurs avec un nombre plus élevé de cellules mésenchymateuses sont souvent plus malignes et plus résistantes aux traitements médicamenteux.

    « Nous savons qu’il existe différents types de cellules qui interagissent au sein des tumeurs et que les thérapeutiques peuvent cibler différemment ces cellules », a déclaré Susan Leggett, doctorante dans le programme de pathologie de Brown.

    « L’acquisition de la résistance aux médicaments et la rechute tumorale subséquente restent mal comprises », explique Ian Y Wong, Professeur adjoint de pharmacologie moléculaire, physiologie et biotechnologie. « Ce travail suggère que l’EMT pourrait être un mécanisme par lequel les tumeurs deviennent plus résistantes », ajoute-t’il.

    Avec plus de développement, les chercheurs pensent que leur technique pourrait fournir un nouveau moyen de dépister l’efficacité des médicaments contre le cancer.

  • DMP : la Cnamts autorisée à créer un traitement de données à caractère personnel par décret

    Autoriser la création par la Cnamts d’un traitement de données à caractère personnel dénommé « dossier médical partagé », tel est l’objet du décret n° 2016-1545 du 16 novembre 2016 publié au JO le 18 novembre 2016.

    Ce traitement a pour finalité de favoriser la prévention, ainsi que la coordination, la qualité et la continuité des soins via :

    • le partage entre professionnels de santé de l’information sur un patient qu’ils prennent en charge;
    • le versement dans le dossier médical partagé par les professionnels de santé des éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins de la personne prise en charge;
    • le versement dans le dossier médical partagé par les organismes d’assurance maladie des données nécessaires à la coordination des soins issues des procédures de remboursement ou de prise en charge qui sont détenues par l’organisme dont relève chaque bénéficiaire de l’assurance maladie sont versées dans le dossier médical partagé;
    • la possibilité offerte aux patients de créer eux-mêmes leur propre dossier médical partagé.

    La gestion du DMP qui doit être généralisé à l’ensemble des assurés sociaux en 2017 avait été transférée à la Cnamts qui a pour mission de « le déployer largement ». l’Asip Santé pilotait ce dossier depuis sa création prévue par la loi d’août 2004 et confirmée par la loi HPST du 21 juillet 2009 sous le nom de Dossier Médical Personnel.

    Le coût de la mise en oeuvre de la première version du DMP, de 2004 à 2011, a été estimé en 2015 par la Cour des comptes à 210 M€. Le site dmp.gouv.fr revendique l’existence de 580 000 DMP en 2016 (pour 66 millions d’assurés sociaux).

    Les catégories de données à caractère personnel concernées

    • L’identifiant du dossier médical partagé;
    • Pour tous les bénéficiaires de l’assurance maladie :
      • Les données de rattachement de l’assuré à un organisme d’assurance maladie obligatoire ;
      • Les données de contact de l’assuré, à savoir ses adresses postale et électronique et ses numéros de téléphone ;
    • Pour tous les titulaires d’un dossier médical partagé :
      • Les données énumérées à l’article R. 1111-30 du code de la santé publique ;
      • Les données de gestion relatives au dossier médical partagé, notamment sa date de création et le cas échéant de clôture ainsi que son mode de création ;
      • Les données relatives aux personnes autorisées à accéder aux données du dossier médical partagé ;
      • Les données de gestion du compte internet d’accès au dossier médical partagé du titulaire ;
    • Les données relatives aux traces des accès, contacts et notifications, notamment les traces des accès par les professionnels de santé autorisés ;
    • Les données nécessaires au pilotage du déploiement des dossiers médicaux partagés et au suivi de la mise en œuvre du dossier médical partagé.

    La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés attribue à chaque dossier médical partagé l’identifiant que décret du 4 juillet 2016 définissait comme l’identifiant national de santé.