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  • Jounée nationale du programme TSN : les attentes des professionnels

    • Les services numériques doivent répondre à des besoins d’usage,
    • Les innovations doivent pouvoir s’intégrer aux outils des professionnels de santé,
    • Il est nécessaire de prendre en compte les différents modèles opérationnels,
    • Les systèmes doivent être interopérables et avoir des normes communes pour l’identification des patients,

    telles sont les priorités avancées le 6 décembre 2016 lors de la journée nationale du programme TSN par les professionnels à partir des expériences déployées depuis 2014 dans 5 régions test. Leur verbatim:

    Franck Jolivadt, chef du bureau Système d’Information à la DGOS

    « La question est: comment fluidifier le parcours de l’information en appui au parcours patient. Sur TSN on a abouti de façon assez agile sur le cadre de l’interopérabilité autour des usagers ».

    « Les régions sont le bon périmètre pour faire remonter les usages, mais une coordination nationale est nécessaire ».

    Claire Lenain, Asip Santé

    « Les travaux menés dans le cadre de TSN permettent de faire remonter les besoins en matière d’interopérabilité. Il faut travailler avec les acteurs de ces expérimentations pour recueillir les besoins afin de mettre en place des solutions répliquables et rentables ».

    Francis Mambrini, vice-président de Cegedim healthcare, fédération des éditeurs d’informatique médicale

    « Les conditions à respecter sont:

    • Engager les produits dans une dimension nationale surtout pour les services suports,
    • Considérer l’usage d’un service à travers son utilisation quotidienne,
    • Prendre en compte es différents modèles orgaisationnels,
    • Analyser les retours par pathologie pour poser des régles,
    • Faire en sorte que les tutelles aient un langage commun vers les industriels, mêmes normes, mêmes objectifs, spécifications partagées.

    Ce sont les clés du succés ».

    Eric Lepage, ARS Ile de France

    « Le premier objectif à atteindre, c’est de permettre un accès aux systèmes à travers les outils des professionnels de santé ».

    Denis Lerat, ARS Océan Indien

    « Les services numériques doivent répondre à des besoins, apporter de la valeur ajoutée pour la coordination et les patients. Sinon il n’y aura pas d’usage. Il faut par exemple éviter tout ce qui oblige à une double saisie des données du patient et il faut pouvoir identifier le patient pour analyser les données ».

  • Christophe Lannelongue DG de l’ARS Grand Est au 1er janvier 2017

    Christophe Lannelongue, actuel directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, est nommé DG de l’ARS Grand Est, à compter du 1er janvier 2017. Sa nomination a été annoncée en conseil des ministres le 7 décembre 2016.

    Il remplacera Claude d’Harcourt, nommé DG de l’ARS PACA.

    Christophe Lannelongue était DG de l’ARS Bourgogne depuis 2012 puis confirmé à la tête de l’ARS de la nouvelle grande région Bourgogne Franche-Comté en 2015.

  • Pierre Pribile DG de l’ARS Bourgogne Franche-Comté le 9 janvier 2017

    Pierre Pribile, ingénieur en chef des mines et conseiller protection sociale, lutte contre la pauvreté, comptes sociaux au cabinet du Premier ministre, est nommé DG de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, à compter du 9 janvier 2017. Sa nomination a été annoncée en conseil des ministres le 7 décembre 2016.

    Il remplacera Christophe Lannelongue qui prendra au 1er janvier 2017 la direction générale de l’ARS Grand Est à la place de Claude d’Harcourt.

  • TSN

    Territoire de soins numériquenull

  • IHS

    Inspecteurs Hygiène et Sécuriténull

  • Sniiram

    Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie null

  • « Les innovations seront le socle de la modernisation du système de santé » (Jean-Yves Fagon)

    • L’ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets,
    • La mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle,
    • La coordination entre les régions et le niveau national,
    • La formation à l’innovation,

    telles sont les quatre priorités essentielles au développement des innovations énoncées par Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation, à l’occasion du 15ème forum Paris Biotech Santé auquel HTI a assisté le 6 décembre 2016.

    Il évoque également la complexité de la capacité de mise sur le marché ainsi que ses obstacles et propose des pistes d’amélioration.

    Jean-Yves Fagon entend que le système de santé français n’est pas opérationnel pour favoriser les innovations ou leur entrée sur le marché, mais il est convaincu que ce sont ces dernières qui seront le « socle de sa modernisation » et qu’il est « indispensable qu’elles trouvent leur place ».

    Complexité de la capacité de mise sur le marché : les obstacles

    • Extrême diversité des acteurs aboutissant à une dispersion des ressources, ne facilitant pas la tâche des porteurs de projets.
    • Lenteur et fragmentation du processus de mise sur le marché d’une innovation.

    Une des missions confiée à la délégation dirigée par Jean-Yves Fagon est d’essayer d’accélérer par divers moyens cette capacité de mise sur le marché.

    Pistes d’amélioration

    • Coordination des actions du Ministère et des institutions, anticipation et accompagnement des arrivées des innovations : « Une des caractéristiques des acteurs publics est qu’il ne sont pas informés assez tôt ».
    • Segmentation : « Une innovation reste souvent dans son territoire. On ne rentre pas dans la logique de mesurer les différents impacts de ces innovations. »

    Les 4 priorités

    Ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets afin d’expliquer la complexité du système

    « Il existe une déperdition d’énergie des porteurs de projets et d’idées: du conseil est nécessaire pour montrer un chemin plus efficace. »

    Jean-Yves Fagon se dit « frappé » par le fait qu’il n’y ait pas que des petites entreprises et start-up mais aussi des grosses entreprises qui se disent perdues dans cette « mécanique. »

    Mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle

    Jean-Yves Fagon estime que c’est la priorité plus importante, en concédant que c’est une tâche laborieuse. « Médicaments et DM bénéficient déjà pour certains de ces évaluations mais la plupart des autres innovations ou celles qui accompagnent ces produits n’en bénéficie pas. Or cela peut avoir un impact sur la mise sur le marché. »

    Il précise que les mêmes questions se posent aux États-Unis : comment moderniser les innovations actuelles, quelles sont les alternatives à ce type d’évaluation?

    Il indique qu’il faut « évaluer autour du numérique et autour de l’innovation » et qu’il existe un consensus dans différents pays mais pas d’accord assez complet au niveau national pour faire avancer ces mesures.

    Coordination entre les régions et le niveau national

    Jean-Yves Fagon évoque les régions comme une « chance » : « Les régions sont de très grosses productrices d’innovations, il faut que la position nationale ne gêne pas le développement de ces innovations. Il y a une hétérogénéité des régions sur l’importance de l’innovation dans leurs stratégies « .

    Nécessité de formation à l’innovation

    Jean-Yves Fagon indique que de nombreuses universités ont intégré la question de la formation des professionnels de santé à l’innovation à leur programme en précisant que ce sont « les conditions sans retour de la vraie mise en place des innovations. L’usage est un enjeu considérable. »

    Par ailleurs il alerte sur le fait que les meilleurs acteurs partent à l’étranger et qu’il faudrait leur faciliter l’accès puis assurer un suivi afin d’éviter ce « deuxième départ » de l’innovation, notamment vers les États-Unis.

    Il conclut que « Ce sont les innovations pertinentes qui transformeront le système de santé et l’amélioreront »

  • DM

    Dispositifs Médicauxnull

  • Sécurité des SI : un calendrier d’actions prioritaires pour les établissements de santé

    Un calendrier d’actions prioritaires pour assurer la sécurité des SI des établissements de santé, tel est l’objet de l’instruction N°SG/DSSIS/2016/309 du 14 octobre 2016 relative au « Plan d’action SSI », publiée le 1er décembre 2016 sur le site Legifrance.

    Cette instruction émanant de la DSSIS et du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales a pour objectif de présenter le plan d’action sur la sécurité des SI et les modalités de sa mise en œuvre dans:

    • les établissements de santé,
    • les laboratoires de biologie médicale,
    • les centres de radiothérapie,
    • les centres d’imagerie et de radiologie publics et privés.

    L’instruction répond aux enjeux de la sécurité des SI de santé et demande aux ARS de diffuser largement ce plan d’action.

    Ce plan d’action avait été annoncé par Marisol Touraine lors de son intervention du 3 octobre 2016 sur la sécurisation des sites hospitaliers.

    Le plan d’action SSI ne se substitue pas aux obligations de sécurité que doivent mettre en place les structures mais il propose un calendrier à 6, 12 et 18 mois de réalisation de mesures prioritaires.

    • Le document demande aux ARS de mettre en œuvre les modalités « les plus appropriées » afin d’assurer la mobilisation et la bonne diffusion du plan d’action.
    • Le plan d’action vise à opérer une mise à niveau minimale de la sécurité des SI dans toutes les structures concernées, au sein desquelles la défaillance des outils numériques représente un haut niveau de criticité.
    • L’instruction rappelle les textes applicables et la documentation disponible en matière de SSI:
      • Politique de sécurité des SI pour les ministères chargés des affaires sociales (PSSI-MCAS)
      • Politique de sécurité des SI de santé (PGSSI-S)
      • Programme hôpital numérique, piloté par la DGOS
      • Introduction à la sécurité des systèmes d’information
      • Guide d’auditabilité des systèmes d’information
    • L’instruction détaille par ailleurs les enjeux de la SSI en santé:

    « Selon l’éditeur Symantec, la France serait entrée en 2015 dans le top 10 des pays les plus touchés par le piratage informatique. Le cabinet de conseil Pricewaterhouse Coopers publie que le nombre de cyber-attaques recensées a progressé de 38% dans le monde en 2015, et 51% en France. Tous les secteurs d’activités sont concernés. La sphère santé et médico-sociale n’est pas épargnée : selon un article récent, sur le deuxième trimestre 2016, les cyber-criminels ont concentré leurs efforts sur le domaine particulièrement sensible et rentable de la santé. »

  • Soins à domicile, fitness : le marché prometteur des objets connectés en Chine

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, rapporte la société experte Pacific Bridge Medical.

    Par ailleurs, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables en 2016, selon un rapport de l’institut d’analyse IDC.

    Le marché des objets connectés en Chine est en plein boom, avec d’un côté des solutions développées pour tenter d’anticiper le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, de l’autre, des produits davantage dédiés au domaine du loisirs : les trackers d’activités, de plus en plus populaires.

    H&TI fait le point sur ce secteur florissant, avec un focus sur le marché des bracelets connectés via l’interview de Sonny Vu, président et directeur de la technologie du service « objets connectés » au sein du groupe Fossil.

    Chine : des objets connectés pour faire face au vieillissement de la population

    Dans son premier Future Health Index (FHI) publié en juin 2016, Philips a dévoilé les résultats de son étude internationale portant sur la façon dont les pays se tiennent plus ou moins prêts à intégrer les nouvelles technologies numériques au sein de leur système de santé. Parmi les États les mieux placés figure la Chine, en troisième position (note : 58,1/100), juste derrière les Pays-Bas (58,9) et les Émirats arabes unis (65,3).

    Et le secteur qui semble le plus prometteur au sein de ce vaste marché de l’e-santé est celui des objets connectés, pris de plus en plus au sérieux par le gouvernement et l’industrie pour tenter de mieux faire face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques au sein du pays.

    Le respect des personnes âgées est l’une des vertus les plus précieuses en Chine. Il est courant que trois générations vivent sous le même toit afin de permettre aux plus jeunes de prendre soin de leurs aînés tout en éduquant leurs enfants. Le nombre croissant de personnes âgées au sein du pays met en péril cette catégorie de patients :

    • La population des + de 65 ans devrait atteindre 167 millions d’ici 2020 (chiffres officiels), soit 11,5 % de la population totale, une proportion presque deux fois plus importante qu’elle ne l’était en 1995 et qui pourrait atteindre les 20 ou 30 % d’ici 2025-2030.

    Cette évolution démographique pose question. Difficile en effet pour les plus jeunes de pouvoir subvenir aux besoins des plus âgés financièrement. Les maisons de retraite sont encore assez rares en Chine et les organismes de santé ne sont pas en mesure d’offrir des soins de qualité optimale à ces populations.

    • Et qui dit vieillissement de la population, dit augmentation des maladies chroniques (cardiovasculaires notamment). Ces maladies représentent environ 85 % des décès en Chine et nécessitent environ 70 % des ressources médicales (chiffres officiels).

    Chine : le marché des produits et services de soins à domicile représente 3 Md $

    Les experts sont unanimes : le système de santé doit s’adapter. Parmi les solutions envisagées, le développement des objets connectés afin de permettre un suivi à domicile des patients ne nécessitant pas nécessairement une hospitalisation.

    Le gouvernement a commencé à agir en ce sens en mettant en place diverses mesures encourageant l’intégration de technologies de pointe dans le domaine de la santé. En 2012, il a annoncé que les soins de santé à domicile feraient partie de la stratégie principale de prise en charge de la population âgée croissante.

    Objectif : soigner à domicile 90 % des personnes âgées. 7 % des seniors à faible revenu vivront dans des collectivités et des établissements de santé financés par le gouvernement, 3 % dans des organismes de soins infirmiers privés et des logements pour personnes âgées.

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, indique sur son site Pacific Bridge Medical, une société de conseil américaine dédiée aux entreprises pharmaceutiques et fournisseurs de dispositifs médicaux internationaux souhaitant étendre leur présence en Asie.

    Ce marché grandissant concerne à la fois :

    • les 230 millions de Chinois atteints de maladies chroniques ;
    • les 85 millions de personnes handicapées du pays ;
    • les travailleurs blessés, plus de 300 000 à recevoir chaque année un traitement de réadaptation financé par le gouvernement.

    Les entreprises high-tech encouragées à investir le marché des soins à domicile

    L’État encourage en parallèle le secteur privé à s’impliquer en invitant les sociétés spécialisées dans cette industrie à collaborer avec des hôpitaux privés.

    Des start-up chinoises, telles que CCX Homecare (Shanghai) et PineTree (Beijing), se sont ainsi alliées à des sociétés états-uniennes, comme Right at Home et Home, les plus importants fournisseurs de soins à domicile au niveau international.

    « Le secteur des soins aux personnes âgées devrait exploser au cours des prochaines années [en Chine]. Il s’agit donc du moment idéal pour pénétrer le marché », soulignait au printemps 2014 Pacific Bridge Medical.

    Parmi les groupes privés les plus actifs dans ce secteur, on retrouve également le néerlandais Philips. Voici quelques-uns de ses produits actuels :

    • Le groupe travaille avec la Société chinoise de cardiologie afin de créer un centre national de collecte de données cardiovasculaires dans le but d’améliorer la recherche clinique dans ce domaine.
    • Philips Research China développe un système permettant d’aider les systèmes de santé à mieux gérer leurs patients atteints de maladies chroniques. Il comprend deux interfaces, une pour le personnel de santé et une pour les patients, permettant une communication en temps réel entre les deux parties.
    • Philips Research China a également mis au point il y a plusieurs années un système de rééducation à distance reliant patients et hôpitaux, qui peuvent ainsi être mis au courant au jour le jour de l’évolution des conditions de santé des patients et ainsi adapter leur programme de réadaptation en conséquence.
    • Le groupe a développé plusieurs outils portables reliant aux hôpitaux le domicile des patients, tels que le moniteur ECG et le dispositif de sang portatif Minicare mais aussi des objets permettant une gestion personnelle de sa santé, comme Lifeline.

    « La prévention des maladies chroniques devrait être une priorité absolue en Chine. Leur contrôle est la prochaine étape. Nous sommes prêts à agir avec notre technologie et nos solutions », a récemment déclaré Andy Ho, P.-D.G. de Philips Greater China au site Your-bizbook.com.

    Chine : le secteur des trackers fitness en plein boom

    Le développement de solutions de pointe dans le domaine des soins à domicile fait partie des priorités du gouvernement chinois mais les acteurs privés du marché de l’e-santé ont depuis quelques années repérés un autre secteur florissant au sein du pays : les objets d’activité connectés.

    Plus de 100 millions d’objets connectés vendus en Chine en 2016

    Selon un rapport effectué par l’institut d’analyse IDC, environ 9,5 millions d’objets connectés ont été vendus en Chine en seulement trois mois (d’avril à juin 2016), soit une hausse de 13,2 % par rapport à la période janvier-mars de la même année.

    Si la cadence reste la même, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables, estimées à 101,9 millions d’articles en 2016.

    Parmi ces dispositifs nouvelle génération, les produits liés à la santé type trackers d’activité font partie des plus populaires en Chine.

    Fitness : top des objets connectés en Chine

    Autre signe de l’intérêt porté par les professionnels au marché chinois, l’organisme états-unien Personal Connected Health Alliance (the PCHAlliance) a lancé en octobre 2016 son China Work Group afin de cultiver l’écosystème des technologies connectées dans le domaine de la santé au sein du pays.

    « Il y a un intérêt croissant pour [ce domaine] dans toute l’Asie, et le marché chinois représente une importante occasion d’étendre l’utilisation d’outils personnels interopérables liés à la santé pour améliorer la gestion de la santé, les résultats cliniques et la qualité de vie des citoyens chinois », a déclaré Horst Merkle, président de l’association américaine The Continua Health Alliance, fondatrice de PCHAlliance.

    « Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales pour améliorer le système de santé en Chine »(Sonny Vu, Fossil)

    Vous êtes président et directeur de la technologie du service « objets connectés » du groupe Fossil. Le site Wareabe affirme que la marque Misfit (détenue par Fossil) dépasse les ventes réalisées par Fitbit avec 660 000 d’objets connectés vendus en 18 mois (de 2014 à l’été 2015). Confirmez-vous ces chiffres ?

    Le groupe n’a pas communiqué de chiffres officiels dans le détail pour chacune de ses marques mais si vous regardez simplement le nombre de critiques clients consultables en ligne sur des sites comme Jd.com, vous pouvez voir que nous vendons effectivement très bien en Chine.

    « Nous n’avons jamais rien vu de tel, il y a un vrai dynamisme en Chine [sur le marché des objets connectés », avez-vous déclaré en septembre 2016 au site Wareable.com. Percevez-vous un réel engouement pour ce secteur en Chine, davantage qu’ailleurs ?

    C’est ce que l’on ressent, oui. Je ne suis pas sûr que, proportionnellement, l’engouement soit plus grand que dans d’autres pays, mais avec des centaines de millions de personnes ayant accès à l’internet mobile, une condition préalable essentielle, les chiffres sont naturellement importants en termes de ventes de produits connectés.

    La Chine est-elle le marché sur lequel il est actuellement essentiel de miser pour une entreprise spécialisée dans les objets connectés ?

    La Chine se présente bien entendu comme un marché clé. Au vu de l’évolution du secteur de la santé (taux élevés d’obésité / diabète / hypertension dans les pays en développement et dans les pays développés), les professionnels de l’industrie vont être de plus en plus attentifs à ce qu’il se passe dans des pays asiatiques.

    Quels sont les projets actuels de Fossil en Chine dans ce secteur ?

    Nous continuons à réaliser de bonnes ventes de produits dits « trackers » en Chine, notamment ceux qui concernent l’activité physique et le sommeil. Nous pensons continuer à proposer des outils et services dans ce domaine afin de rester à l’écoute de la demande. L’objectif premier est de rendre tous ces dispositifs « wearable tech » à la mode pour qu’ils ne ressemblent non pas à des objets connectés lambda mais davantage à des accessoire de mode et des bijoux.

    Selon vous, comment le domaine des objets connectés peut-il surmonter certains défis auxquels se retrouve – ou va se retrouver – confronté le système de santé chinois ?

    Je pense qu’il faudra beaucoup plus que des objets connectés. Un contenu vraiment attractif et un encadrement seront nécessaires pour intéresser les utilisateurs de manière significative. Et je n’évoque ici le sujet que du point de vue du produit, du point de vue commercial. Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales de l’édifice à construire pour améliorer le système de santé en Chine et dans d’autres régions d’Asie.

    Selon certains observateurs du marché, le fait que des entreprises privées dominent le marché de l’e-santé en Chine peut être un problème d’un point de vue éthique.
    Quelle est la politique de Fossil vis-à-vis de la sécurité des données de santé personnelles ?

    Nous prenons très au sérieux la confidentialité et la protection des données de nos utilisateurs. Nous travaillons sur ces questions depuis un certain nombre d’années donc nos systèmes de sécurité sont assez solides aujourd’hui. Il faut plutôt s’inquiéter de la fiabilité des nouveaux entrants, qui tentent pour la première fois de développer des appareils connectés.

    N’est-ce pas un problème pour les sociétés spécialisées en e-santé que la politique du gouvernement chinois pour assurer la sécurité des données privées soient un peu à la traîne ou, du moins, encore un peu floue ?

    Comme je suis employé d’une entreprise publique, je ne peux pas communiquer sur ce sujet.

    Selon vous, la Chine peut-elle devenir le leader international sur le marché des objets connectés dans cinq, dix, vingt ans ?

    Je pense que c’est déjà un peu le cas, du moins du côté des trackers. La Chine compte probablement plus d’utilisateurs actifs de trackers d’activité que n’importe quel autre pays dans le monde, à l’exception peut-être des États-Unis.