La Fondation hôpital Saint Joseph et le groupe GE Healthcare s’associent dans un projet de création d’un laboratoire de R&D qui « valorisera l’impact des technologies digitales sur le parcours de soins ». L’accord prévoit le développement continu du parc d’équipements d’imagerie médicale de la fondation sur 6 ans et le lancement conjoint de 2 projets de recherche, précise les partenaires dans un communiqué daté du 10 octobre 2019.
• Le premier projet de recherche porte sur l’optimisation grâce à l’intelligence artificielle (IA) des blocs opératoires et des lits d’aval. Il s’agit de construire des outils d’analyse et de pilotage pour « améliorer l’efficacité et l’utilisation » des blocs opératoires par une « refonte des logiques de programmation et de planification ». Le projet a notamment pour objectif d’« estimer la fin des procédures, au plus juste et de façon la moins perturbante possible pour les opérateurs » et de « stabiliser et fiabiliser l’occupation des lits ».
• Le deuxième projet de recherche a pour but de mieux comprendre l’impact à long terme des « produits de contraste » que les soignants injectent aux patients en radiologie pour augmenter artificiellement le contraste d’un organe et qu’il ressorte mieux à l’examen. Dans le cadre de cette initiative seront exploitées des données fournies par l’imagerie ainsi que des informations médicales et démographiques collectées notamment « via les dispositifs connectés ou applications mobiles » pour « établir les liens entre doses et potentiels effets cumulés » sur la santé. GE Healthcare se chargera de collecter les données et l’hôpital st Joseph évaluera in situ l’impact des produits.
L’évaluation et le suivi des sujets de recherche seront arbitrés au sein du comité d’orientation
Jean-Patrick Lajonchère, directeur général de la Fondation hôpital Paris Saint-Joseph, souligne « l’originalité » de ce laboratoire d’évaluation « co-piloté par les partenaires qui décideront conjointement du choix des sujets de recherche retenus ».
Il est précisé dans le communiqué que « l’évaluation et le suivi opérationnel des sujets de recherche seront arbitrés au sein du comité d’orientation réunissant des membres des deux parties » avec pour ambition à terme de « déployer cette méthode à d’autres problématiques de prise en charge. »