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  • Big Data : les assureurs n’ont pas encore intégré l’analyse de data dans leur organisation

    Deloitte publie en avril 2017 les résultats d’une étude menée auprès de 68 assureurs de la région EMEA qui démontre clairement que l’analyse des données collectées, dont le volume lié aux objets connectés ne cesse de croître, n’est pas une dimension intégrée dans la stratégie d’entreprise des assureurs.

    Les chiffres illustrent un manque d’intérêt indéniable pour le big data et un manque de perspective d’exploitation valable d’un flux d’informations générées par l’utilisation de nouvelles technologies. La cause – un retour sur investissement non facilement décelable et des modèles de gestion non adaptés, car les données n’étaient pas considérées comme un actif.

    Pour trouver le modèle opérationnel de la gestion des données le plus adapté à leurs besoins et pour en tirer pleinement profit, les assureurs devront probablement s’allier aux acteurs économiques spécialisés dans l’analytique, tout en intégrant les contraintes règlementaires liées aux données personnelles plus strictes.

    État des lieux

    Un impact diffus

    • 90% des assureurs s’interrogent sur l’impact d’une approche analytique des données.
    • Chaque dixième assureur affirme avoir l’intuition d’un effet potentiel de l’approche analytique sur son secteur et 50% des assureurs avouent ne pas savoir comment utiliser les données comme levier de croissance.
    • 9 assureurs sur 10 ont du mal à percevoir le retour sur investissement lié à l’exploitation de big data.
    • Près de trois quarts des assureurs n’ont recours aux données que lors d’une initiative ponctuelle, plutôt réservée aux fonctions telles que le marketing ou l’IT, et 70% parmi eux n’incluent pas les données à leurs projets à long-terme.

    Des modèles d’exploitation inadaptés

    •  75% des assureurs ne pensent pas que les modèles actuels dont ils disposent soient générateurs de valeur ajoutée pour leur activité.
    • 40% estiment que la qualité des données actuellement disponibles demandent trop d’investissement pour être correctement exploitables.

    La culture d’entreprise

    • Un changement doit s’opérer dans les mentalités avant que les données ne soient prises en compte dans le processus de prise de décision par les hauts dirigeants notamment. Les modèles de gestion actuels, si tant est qu’ils soient mis en place, ne sont pas à la hauteur du défi de big data.
    • Dans ce secteur en pleine évolution, une nouvelle fonction émerge, celle du directeur de la transformation numérique ou directeur des données (chief data officier), rôle pivot au sein de l’organisation, mais qu’il faut savoir bien définir pour en tirer pleinement profit.

    L’évolution

    Une approche globale doit être mise en place permettant d’identifier les contraintes et les leviers disponibles dans l’écosystème des données pour intégrer l’analyse de ces dernières dans la conduite du changement et les modèles opérationnels.

    Les cabinets de conseil mettent en garde contre un retard technologique, aussi bien dans la stratégie qu’en termes d’outils utilisés pour son application, qui à long terme peut se répercuter sur la santé économique des compagnies d’assurance.

    Partenariat avec des acteurs à la pointe de l’exploitation des données

    La coopération avec des acteurs externes mais hautement spécialisés permettrait non seulement d’intégrer le volet analytique à la stratégie d’affaires des assureurs, mais doterait également ces derniers d’une flexibilité non négligeable dans la mise en œuvre de cette nouvelle variable.

    Alors que pratiquement  70% des assureurs mettent un pied dans le monde de l’analytique en faisant confiance aux collaborateurs déjà au sein de l’organisation pour mener la barre, se faire assister par des prestataires ou des consultants expérimentés paraît économiquement et politiquement plus intéressant.

    Solutions business

    Concrètement, les assureurs doivent mettre en place une approche de gestion de l’information efficace qui passe entre autres par une architecture appropriée de leurs bases de données pour optimiser l’exploitation analytique. L’idéal serait l’adoption d’un système permettant non seulement l’accès à l’ensemble des données internes, mais également l’import des données externes.

    En 2017, les modèles les plus communs sont le modèle d’analyse par fonction, où chaque fonction de l’entreprise gère et génère ses propres données, et le modèle centralisé réunissant toutes les données de l’organisation.

    Cadre règlementaire

    Les données étant un sujet sensible, il faudra en outre tenir compte des contraintes règlementaires applicables à la gestion des données. À cet effet, il faut noter le Règlement général sur la protection des données (RGPD), adopté le 27 avril 2016 par le Parlement européen et le Conseil et entrant en vigueur le 25 mai 2018, qui régulera le traitement des données à caractère personnel et la libre circulation de celles-ci. Il introduit notamment l’obligation d’un consentement explicite de la part des usagers pour l’utilisation de leurs données et leur octroie même le droit de demander la suppression complète de leurs données et, par ailleurs, il impose à toute organisation le recours à un système d’information sécurisé.

  • Australie : les résultats d’examens disponibles pour les patients sur leur dossier personnel (EHR)

    L’Agence de la santé numérique australienne (The Australian Digital Health Agency) a annoncé courant avril que les patients de la Nouvelle-Galles du Sud sont les premiers à pouvoir désormais accéder en direct aux résultats de leurs examens médicaux via leur dossier de santé électronique My Health Record.

    Grâce à cette nouvelle option, les patients pourront notamment partager plus facilement et rapidement leurs informations de santé avec n’importe quel professionnel de santé dont ils souhaitent consulter l’avis.

    Améliorer la communication entre patients et professionnels de la santé

    Cette fonctionnalité a été mise au point grâce à une collaboration entre l’Agence de la santé numérique australienne et les organisations de santé de la Nouvelle-Galles du Sud eHealth NSW et NSW Health Pathology.

    Les patients de la Nouvelles-Galles du Sud, dont Sidney est la capitale, pourront désormais consulter et afficher leurs résultats d’examens médicaux (test sanguin, dépistage d’un cancer…) sur leur compte My Health Record et sur les applications mobiles associées à leur dossier de santé numérique. Ces données vont être accessibles sept jours après que le laboratoire concerné les a obtenues.   

    • Le fait que les résultats d’examens médicaux soient disponibles sur un seul et même espace offre aux patients la possibilité de les partager avec les professionnels de santé de leur choix.
    • Pour les cliniciens, cela leur permet d’y avoir accès à tout moment pour établir un diagnostic ou mettre en place un traitement plus précis.

    « Environ 70 % des décisions en matière de soins de santé reposent sur les résultats d’examens médicaux, précise le Pr. Roger Wilson, pathologiste en chef au NSW Health Pathology. [Cette nouvelle fonction] aidera à améliorer la communication entre les patients et les professionnels de la santé, et sera particulièrement utile pour les patients suivis par toute une équipe de cliniciens. »

    « Les Australiens veulent être (…) plus impliqués dans leurs parcours de soins » (T. Kelsey, directeur de l’Agence de la santé numérique australienne)

    « Les Australiens veulent être plus informés et plus impliqués dans leurs parcours de soins mais aussi apprendre à prévenir les maladies et à améliorer leur bien-être. Les cliniciens et les soignants veulent pouvoir partager l’information de manière sécurisée afin de fournir des services sûrs et de haute qualité mieux coordonnés en fonction des besoins d’une personne », a déclaré Tim Kelsey, le directeur de l’Agence de la santé numérique australienne.

    Le nouveau service sera progressivement déployé dans d’autres États et territoires australiens. Il est actuellement en phase de développement dans le Territoire du Nord, le Queensland, le Territoire de la capitale australienne (ACT) et en Tasmanie.

    La mise en place de ce service pourrait aider le gouvernement à redorer l’image du dispositif My Health Record, vivement critiqué en 2016 notamment par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de la Fondation australienne pour la protection de la vie privée (APF), qui juge le dossier de santé numérique national « inutile » et « stupide » car mal conçu.

  • Japon : une peau électronique pour surveiller la santé des patients

    Des chercheurs de l’Université de Tokyo (The University of Tokyo) viennent de mettre au point une peau électronique composée de matériaux flexibles pouvait être portée sur le corps humain. L’outil est dix fois plus mince qu’une cellule de peau et ultra léger.

    Équipée de diodes électroluminescentes rouges, vertes et bleues et de micro appareils électroniques, l’E-skin offre de multiples fonctionnalités, dont un suivi précis de l’état de santé de l’utilisateur.

    Une seconde peau capable de mesurer le pouls et le niveau d’oxygène en temps réel

      

    Le film adhésif et flexible mis au point par les chercheurs du Someya Group Organic Transistor Lab de l’Université de Tokyo peut être utilisé comme un tatouage amovible pour afficher une image sur la main de l’utilisateur.

    L’idée serait, à terme, de remplacer le téléphone mobile par cette peau intelligente. Mais l’E-skin intéresse surtout les acteurs de l’industrie de santé pour ses capacités pointues de suivi : composée de capteurs ultra précis, elle peut notamment mesurer le pouls et le niveau d’oxygène dans le sang de la personne qui la porte.

    Un capteur relié à l’E-skin

    Pour cela, les scientifiques à l’origine du produit ont élaboré un capteur pouvant être attaché au bout d’un doigt afin de mesurer les pulsations cardiaques et le niveau d’oxygène dans le sang de l’usager. L’outil est relié à un écran souple sur lequel les résultats peuvent être affichés (voir photo ci-dessus).

    En mesurant les changements de couleur de la lumière passant par la peau, l’appareil est à même de déterminer le niveau d’oxygène dans le sang. Selon les concepteurs, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour mesurer le pouls et d’autres activités physiques.

    Un outil facilitant le suivi des patients pendant et après une opération

    Non invasive, cette technologie pourrait s’avérer utile aussi bien pour les athlètes, qui seraient capables de contrôler en temps réel leur rythme cardiaque, leur taux d’insuline ou encore leur vitesse moyenne, que pour les équipes médicales, qui pourraient suivre sans intervention l’état de santé des patients pendant et après une opération chirurgicale.

    E-skin : une technologie plus flexible et plus résistante

    « Comment serait le monde si nous disposions d’appareils d’affichages capables d’adhérer à notre corps et même de montrer nos émotions, notre niveau de stress ou de malaise ? Non seulement nous n’aurions pas à transporter un périphérique avec nous à chaque instant mais en plus ils pourraient améliorer la façon dont nous interagissons avec ceux qui nous entourent ou ajouter une toute nouvelle dimension à la façon dont nous communiquons », commente le Pr. Takao Someya, responsable du groupe de recherche travaillant sur ce projet à l’École supérieur d’ingénierie (Graduate School of Engineering) de l’Université de Tokyo.

    Un système très souple pour suivre les mouvements du corps

    Pour concevoir l’E-skin, l’équipe du Pr. Someya a mis au point un film protecteur de moins de deux micromètres d’épaisseurs, soit un matériel cinquante fois plus fin qu’un cheveu humain.

    Elle y a intégré des électrodes transparentes d’oxyde d’indium-étain afin de concevoir des diodes électroluminescentes (LEDs) assez puissantes ainsi que des photodétecteurs organiques suffisamment fins pour se plier sans être altérés par les mouvements du corps.

    Électronique portative : vers une nouvelle génération d’appareils ?

    L’électronique portative n’est pas une nouveauté. Parmi les produits les plus célèbres dans ce secteur : les Google Glass, proposées dès 2013 par le géant américain.

    L’E-skin se démarque sur le marché en raison de sa résistance. La plupart des dispositifs électroniques flexibles ne sont pas aussi souples, ils ont donc tendance à être plus fragiles, et ils ne fonctionnent pas aussi longtemps lorsqu’ils sont exposés à l’air libre ou à l’humidité. Les premiers tests ont montré que la peau électronique conçue par les chercheurs de l’Université de Tokyo pouvait fonctionner pendant plusieurs jours lorsqu’elle était posée sur la peau alors que les appareils actuellement disponibles ont en général une espérance de vie de seulement quelques heures.

    Reste à savoir si l’adhésion du public sera suffisamment importante pour envisager un développement à échelle internationale.

  • Japan: an electronic skin to track patients’ health

    Researchers from the University of Tokyo have developed an electronic skin composed of flexible electronics that can be worn on the human body. The tool is ten times thinner than a skin cell and lightweight.

    Equipped with red, green and blue polymer LEDs and micro-electronics devices, the E-skin offers many features, including accurate tracking of the user’s health.

    A second skin which can measure pulse rate and blood oxygen levels in real time

    The adhesive and flexible film developed by researchers of the Someya Group Organic Transistor Lab at the University of Tokyo can be used as a removable tattoo to display information on a screen on the back of the user’s hand.

    The idea is to eventually replace mobile phones by detailed LED screens. But the E-skin especially attracts health sector stakeholders because of its sophisticated tracking capabilities: composed of highly accurate sensors, it can measure pulse rate and blood oxygen levels of the user.

    A sensor connected to the E-skin

    To develop this functionality, the scientists behind the product have created a sensor that can be attached to a finger tip in order to measure pulse rate and blood oxygen levels of the user. The tool is connected to a flexible display on which the results can be shown (see picture above).

    By measuring the changes in the color of light passing through the skin, the device could determine the blood oxygen levels. According to the designers, this technology could also be used to measure pulse rate and other physical activities.

    A tool to facilitate monitoring of patients during and after surgery

    This noninvasive technology could be useful for both athletes, who would be able to monitor in real time their heart rate, insulin level or work rate, and also medical teams, who could monitor the patients’ health during and after surgery without intervention.

    E-skin: a more flexible and resistant technology

    « What would the world be like if we had displays that could adhere to our bodies and even show our emotions or level of stress or unease? In addition to not having to carry a device with us at all times, they might enhance the way we interact with those around us or add a whole new dimension to how we communicate, » said Prof. Takao Someya, head of the research group working on this project at the University of Tokyo’s Graduate School of Engineering.

    A very flexible system to follow the movements of the body

    To design the E-skin, the Pr. Someya’s team has developed a protective film that is less than two micrometers thick, a material about fifty times thinner than a human hair.

    The researchers embedded indium tin oxide electrodes into it in order to create highly flexible polymer light-emitting diodes (LEDs) and organic photo-detectors which are thin enough to distort in response to body movement.

    Wearable electronics: towards a new generation of devices?

    Wearable electronics aren’t a new area. Among the most famous products in this sector, there is Google Glasses, launched in 2013 by the US giant.

    The E-skin stands out in the market because of its resistance. Most flexible electronic devices are not as flexible as the E-skin, so they tend to be more fragile and they don’t retain their characteristics for long in the open air or in damp conditions. Initial tests showed the electronic skin developed by the Someya’s team could last for several days when attached to skin while the currently available devices generally have a life expectancy of only a few hours.

    The next question is whether the product will be sufficiently attractive to consider international development.

  • Pour un système de soins basé sur la valeur – Laurence Comte-Arassus, Medtronic France

    La corrélation entre la valeur et le prix des produits et des services de santé, tel était le sujet de la carte blanche donnée à Laurence Comte-Arassus, présidente de Medtronic France lors du Café Nile organisé le 19 avril 2017 à Paris.

    Replacer le critère de la valeur au cœur du système des soins pour le voir se refléter sur le prix des soins et des produits de santé fournis passe par l’abolissement des clivages entre les différents acteurs de la santé et les parties prenantes, mais surtout par un recentrage sur le patient et ses bénéfices en terme de confort sanitaire. Pour y arriver, les besoins et les attentes des patients doivent être mieux évalués et les soins prodigués mieux coordonnés dans des parcours de soins adaptés. La définition du rôle du patient est aussi primordiale, car il peut être un acteur actif et mis à contribution, notamment dans la phase de prévention ou, à défaut, de suivi.

    Medtronic prend des initiatives dans ce sens avec ses technologies nouvelles dans le cadre de la chirurgie mini-invasive afin de permettre une meilleure récupération post-opératoire, bénéfique à tous les acteurs.

    Créer de nouvelles synergies

    Travailler en mode collaboratif transversal en réunissant l’ensemble des acteurs de la santé — médecins, établissement de santé avec leur direction et les directions des achats, représentants de pouvoirs publics tout comme payeurs — mais aussi de façon verticale, au sein d’une organisation en impliquant tous les intervenants de la chaîne, notamment en formant correctement et en responsabilisant chaque acteur. Briser les clivages qui caractérisent le secteur est impératif pour générer de la valeur à tous les niveaux. Les investissements dans la recherche et l’innovation doivent également être faits dans l’optique de créer de la valeur pour le patient, ce qui à terme débouchera sur une meilleure articulation entre la valeur et le prix final.

    Replacer le patient au cœur de la révolution qualitative

    Alors que l’industriel se structure autour du coût, les acteurs publics, tels le régulateur et le payeur, autour du prix, la valeur d’un service médical ou d’un produit de santé est le référentiel du patient.

    En santé, la valeur est finalement le rapport entre les bénéfices qualitatifs engendrés pour le patient et le coût pour générer ces mêmes bénéfices.

    Des retours d’expériences internationaux :

    • Diagnostiquer les besoins et les attentes du patient avant d’aller plus loin. Un problème de santé peut avoir plusieurs solutions en fonction des attentes personnelles du patient. Par exemple, l’acte chirurgical et notamment la chirurgie bariatrique, avec toutes ses implications et le coût engendré pesant sur le système de santé, n’est pas la réponse unique à l’obésité avancée. Aux Pays-Bas, on mise sur la prise en charge du patient en amont de l’acte chirurgical en proposant un accompagnement avec notamment des consultations auprès de psychologues et diététiciens.
    • Le parcours de soins est un levier sur lequel on peut agir facilement en sortant du modèle unique pour coller au mieux aux besoins de chaque patient. Le programme Orthochoice, mis en œuvre en Suède en est un exemple probant. Il implique un paiement forfaitaire, avec un certain nombre de critères de performance, pour la pose de prothèse de hanche ou de genou pour un groupe de patients et couvre des soins pré-hospitaliers, le séjour hospitalier et les soins afférents, la rééducation ainsi que le suivi et soins de ville jusqu’à rétablissement complet.

    Ces approches permettent de sortir de la relation « produit-prix » et de réfléchir en termes de service rendu. En France, la fongibilité des enveloppes de financement des soins de ville et de l’hôpital est un moyen pour laisser de la place à ce type d’initiatives.

    Au-delà de cela, il ne faut pas négliger la méthode pédagogique comme meilleur moyen de prévention et a fortiori d’économies, le patient pouvant être un acteur actif de sa santé. Dans un second temps, une fois le traitement défini, l’éducation thérapeutique est une façon de responsabiliser le patient et d’accroître les chances de pérenniser les bénéfices du traitement.

    Les initiatives de Medtronic

    • Medtronic a mis en place un partenariat avec l’hôpital Marie-Lannelongue du Plessis-Robinson générant 17 millions d’euros d’économie sur une période de 5 ans. Dans le centre chirurgical, on procède à l’implantation des valves percutanées, technique moins traumatisante se substituant à la chirurgie à cœur ouvert, permettant une récupération rapide et le retour du patient à son domicile deux jours après l’intervention.
    • L’animation de groupes à caractère associatif, réunis autour de la valeur dans la santé, mais en premier lieu de la valeur pour le patient visant à remettre le patient au cœur du système de santé fait aussi partie des initiatives de Medtronic.
    • Enfin pour être efficace et promouvoir la valeur au sein du système de santé, l’association avec des start-up est indispensable. Il est impératif de leurs laisser de la place sur le marché de la santé traditionnel.

    Ainsi, selon Laurence Comte-Arassus, la valeur est le gage d’un système de santé solidaire et pérenne durable, mais qui doit être promue comme telle.

    Cette prise de position intervient dans un contexte de cession de l’entité de production de matériel médical de Medtronic à Cardinal Health pour une somme de 6,1 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros). Les activités cédées concernent :

    – les soins du patient

    – la thrombose veineuse profonde et

    – l’insuffisance alimentaire,

    regroupant 23 catégories de produits, parmi lesquelles on trouve les marques telles Curity, Kendal, Dover, Argyle ou Kangaroo. Cette vente s’inscrit dans une stratégie de « dégraissage » de ses actifs pour mieux se concentrer sur des niches du marché du dispositif médical, terrain actuellement occupé par de plus petites sociétés.

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  • Wallix choisi par Claranet pour sécuriser l’accès aux données de ses clients e-santé

    Éditeur de solutions logicielles de cybersécurité et de gouvernance des accès aux SI (PAM), le groupe Wallix a annoncé le 19 avril 2017 avoir été choisi par Claranet e-Santé pour sécuriser l’accès aux données de ses clients et être en conformité avec l’agrément HDS.

    Wallix vise à garantir la sécurisation des accès aux environnements de type Cloud hybride, privé et public, par les équipes d’administration et les utilisateurs. pour Claranet e-Santé, cela représente aujourd’hui environ 700 serveurs, 500 utilisateurs, 120 clients et 70 connexions simultanées. Par ailleurs il est également question de sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de protection des données et de faciliter la gouvernance des SI.

    Il est envisagé que cette solution logicielle s’étende à la practice « Claranet Web » puis à l’ensemble du parc.

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  • Dispositifs médicaux : « la e-santé est émergente mais irrigue tout le secteur » (S. Regnault, Snitem)

    28 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 8 milliards à l’export, tel est le poids des 1 350 entreprises du dispositif médical en France, selon l’étude présentée par le Snitem le 20 avril 2017. La e-santé y est encore émergente en l’absence de remboursement, mais irrigue l’ensemble du secteur.

    Actualisant une étude réalisée en 2011 par le Pipame, l’étude du Snitem identifie trois nouvelles caractéristiques du secteur du dispositif médical :
    • un modèle de développement des entreprises spécifique au secteur ;
    • une importance de la croissance externe dans le développement des entreprises ;
    • l’émergence de nouvelles solutions de santé.

    Le DM en France aujourd’hui

    Petites PME et marchés de niche

    Le secteur du dispositif médical est presque uniquement composé de PME, ces dernières représentant 92 % des entreprises présentes en France.

    Employant 85 000 personnes, ces entreprises sont situées à différentes étapes de la chaîne de valeur :

    • un tiers ont une activité de R&D, de production et de commercialisation ;
    • 60 % ont une activité de production ;
    • 50 % ont une activité de R&D, dont 13 % dont c’est l’unique activité ;
    • 16 % ont uniquement une activité de commercialisation.

    Si 80 % des entreprises du dispositif médical sont françaises ou européennes, les entreprises étrangères implantées en France représentent deux tiers du chiffre d’affaires et emploient 40 000 personnes : elles sont donc en moyenne de taille plus importante que les entreprises françaises.

    Le taux de croissance annuel moyen des entreprises du dispositif médical (sur un échantillon de 600 entreprises) est de 4 %, tiré par l’export.

    Enfin, les entreprises du dispositif médical sont majoritairement implantées en Île-de-France (50 %), Rhône-Alpes, PACA et Alsace, avec une présence importante de sous-traitants dans le Grand Est.

    Un modèle de développement fondé sur un triptyque : innovation, internationalisation et rachats

    Une étude de cas effectuée sur 10 ETI permet au Snitem d’identifier un modèle de développement propre au secteur et reposant sur :

    • une innovation « raisonnée », avec environ 5% à 10 % du CA consacrés à la R&D ;
    • une forte ouverture à l’international, avec un CA moyen à l’international de 65 % ;
    • une croissance externe, via des rachats ciblés qui permettent à ces entreprises d’élargir leur portefeuille ou d’accéder à des marchés étrangers.

    Des solutions innovantes, une absence de financement

    Une place importante de l’innovation incrémentale

    Selon Eric Le Roy, directeur général du Snitem, l’innovation incrémentale est importante dans le secteur du dispositif médical, avec des améliorations de produits en moyenne tous les deux à quatre ans. Mais cette innovation n’est pas prise en compte dans le remboursement des dispositifs médicaux, avec des tarifs orientés à la baisse.

    Un champ d’innovations potentielles dans la e-santé

    Pompes à insuline, aérosols, cathéters… sont des sources de solutions innovantes dans la e-santé, tout comme les pansements connectés ou les vêtements intelligents.

    Mais le Snitem voit une « distorsion » entre l’innovation et le business, en l’absence de financement pérenne de la e-santé, alors qu’il faudrait « accélérer le processus, mesurer les économies permises par la e-santé et en partager les fruits entre le système de santé et les industriels ».

    « Un choc de culture nécessaire » pour intégrer l’innovation

    Estimant que les prises de décision des pouvoirs publics sont « tétanisées » par la peur, Stéphane Regnault appelle à un « choc de culture », et à cesser d’appliquer au secteur du dispositif médical le standard du double aveugle, auquel il n’est pas adapté.

    Le défi de la nouvelle réglementation européenne

    Interrogé sur la nouvelle réglementation européenne sur le dispositif médical, votée par le Parlement européen en avril 2017, Stéphane Regnault estime qu’elle représente « un pas très important pour les entreprises ».

    En effet, les dossiers de l’ensemble des produits déjà présents sur le marché vont devoir être révisés, ce qui pose plusieurs difficultés :

    • le nombre important de références sur le marché, estimé entre 800 000 et 2 millions ;
    • la diminution du nombre d’organismes notifiés [NLDR : habilités à délivrer le marquage CE], et leur recertification, qui va compliquer pour les entreprises la réévaluation de l’ensemble de leurs produits ;
    • le coût de la recertification, estimé à plusieurs milliards d’euros au total au niveau européen par MedTech Europe ;
    • la taille des entreprises françaises du dispositif médical, avec beaucoup de petites PME qui n’ont pas les ressources nécessaires en interne.

    Stéphane Regnault attire également l’attention sur l’interprétation du règlement qui sera faite par les autorités nationales, par exemple en matière de réutilisation des dispositifs médicaux à usage unique, introduite par le nouveau règlement européen.

    Dans ce contexte, le Snitem a prévu de mettre en place un accompagnement renforcé de ses adhérents.

  • Télémédecine : l’ARS Normandie lance un appel à projets pour son déploiement dans les EHPAD

    L’Agence Régionale de Santé Normandie a ouvert un appel à projets sur le développement de la télémédecine dans les EHPAD de Normandie le 20 avril 2017. Il s’adresse aux établissements de santé et établissements sociaux et médico-sociaux.
    Les candidatures sont à déposer au plus tard le 12 Juillet 2017 à 12 heures.

    Éléments attendus du projet 

    Pour les patients, le projet devra répondre à la problématique de la couverture médicale des EHPAD de Normandie dans son offre de services de télémédecine généraliste et spécialisée. La prise en charge des personnes âgées devra être réalisée dans le but de maintenir ou préserver son autonomie. La télémédecine doit favoriser la diminution du nombre d’hospitalisation, les transports pour les personnes fragiles et faciliter l’accès aux soins d’une manière générale. 

    Concernant les professionnels de santé, il s’agira pour le projet d’améliorer le parcours de santé du patients et de faciliter les liens entre les acteurs du parcours de santé, en incluant les professionnels travaillant en EHPAD. 

    Conditions de candidature 

    Le marché est réservé aux établissements de santé publics et privés, aux groupements de coopération sanitaire, aux groupements de coopération sanitaire médico-sociaux, aux associations porteuses de projet, aux pôles, centres ou maisons de santé, et aux établissements médico-sociaux. 

    Critères de sélection 

    La Direction de l’Appui à la Performance de l’ARS, en collaboration avec la Direction de l’Offre de Soins et la Direction de l’Autonomie sélectionnera les dossiers sur les critères suivants : 

    • clarté de présentation du dossier de candidature,
    • prise en compte de l’état de l’art (bibliographie, recommandations professionnelles…),
    • maturité du projet,
    • pertinence de la stratégie de déploiement de l’activité de télémédecine,
    • crédibilité du modèle économique,
    • prise en compte de l’acceptabilité des pratiques de télémédecine par les professionnels,
    • aspects coopératifs du projet (pluri-professionnels, public/privé, etc.),
    • cohérence de la gouvernance du projet.

    L’ARS pourra subventionner jusqu’à 80% du projet. La part restante pourra être financée par les autres partenaires, publics ou privés. 

    Modalités du dépôt du dossier de candidature 

    Le dossier de candidature doit être transmis au plus tard le 12 juillet 2017 à 12h:

    • par courrier électronique à l’adresse suivante :
      ars-normandie-direction-appui-performance@ars.sante.fr

    ET                             

    • par courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre à l’adresse suivante :
      Agence Régionale de Santé de Normandie « Appel à projets Télémédecine en EHPAD » A l’attention de Gilles CHAMBERLAND Direction de l’Appui à la Performance Espace Claude Monet 2, Place Jean NOUZILLE CS 55035 14050 CAEN Cedex 4
      Ce dossier devra être constitué de 3 exemplaires (version papier) et 1 exemplaire en version informatique sur clé USB ou CD-ROM, en plus de la transmission par courrier électronique indiquée ci-dessus.