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  • « Vers une e-santé intégrée aux systèmes de santé publique » : conférence de l’ODESS – Pierre Fabre

    Croiser les témoignages des porteurs d’initiatives les plus pertinentes en présentant leurs solutions dans les pays du Sud, tel est l’ambition de la conférence annuelle de l’Observatoire de la e-santé des pays du sud de la Fondation Pierre Fabre, qui a lieu le 3 juillet 2017 à Lavaur (Tarn). Cette conférence est organisée en partenariat avec l’Agence Française de Développement, l’Agence Universitaire de la Francophonie, ainsi que la Fondation de l’Avenir Pour la recherche médicale appliquée.

    Cette année la conférence accueillera des représentants de:

    • l’Agence Française de Développement,
    • l’Organisation Mondiale de la Santé,
    • l’ONG eHealth Africa,
    • le Ministère de la Santé du Rwanda,
    • le Centre National d’Appui à la lutte contre la Maladie de Bamako,
    • l’Agence des États-Unis pour le Développement International,
    • le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine.

    Mis à l’honneur, le Rwanda présentera son modèle d’intégration du numérique dans les politiques publiques du Rwanda.

    La journée sera diffusée en streaming en direct sur le site de la fondation.

    Programme détaillé

    • 10h00 : ouverture par la Fondation Pierre Fabre & l’Agence Universitaire de la Francophonie
    • 10h15 : Perspectives d’un bailleur de fond:
      • Enjeux et défis du financement de la e-santé par Romain André, de l’AFD
    • 10h30 Outils pour la surveillance et la mise à l’échele des programmes de santé digital
      • Tigest Tamrat, OMS
    • 10h50 Changer la donne dans la réponse aux épidémies :
      • l’utilisation des datas dans l’éradication de la polio en Afrique de l’Ouest par Anu Parvatiyar, ONG eHealth Africa
    • 11h10 : Le modèle rwandais d’intégration du numérique dans les politiques publiques
      • Par E. Gaju, coordinateur national e-santé au ministère de la santé du Rwanda
    • 11h35 : Présentation des lauréats  (1ère partie) :
      • Khushi Baby, Inde
      • Safe Delivery App, Éthiopie
      • Télédermatologie, Népal
      • HOPE, Sénégal
      • mMOM Thai Nguyen, Vietnam
    • 14h45 : Présentation des lauréats 2017 (2ème partie)
      • Peek Vision, Botswana, Kenya
      • MIRA Channel, Inde, Ouganda, Afghanistan
      • Karangué, Sénégal
      • Amakomaya, Népal
    • 15h50 : L’exemple de la réussite du programme de télé-dermatologie au Mali
      • Par le Pr. Ousmane Faye, chef du service dermatologie du CNAM, Bamako
    • 16h15 : Construire un réseau d’échange :
      • « The Global Digital Health Network» par Heidi Good, USAID-Johns Hopkins Center For Communication Programs
    • 16h35 : Remise des prix
    • 16h50 : Clôture par le Pr. Cheick Oumar Bagayoko
      • coordinateur international du Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine

  • Pourquoi l’innovation fait-elle peur en France ? Rencontres du progrès médical le 12 septembre 2017

    La journée des 5e rencontres du progrès médical se tiendra à Paris l’Institut Pasteur le 12 septembre 2017.

    Intitulée « Pourquoi l’innovation fait-elle peur en France ? », cette journée vise à rassembler plusieurs centaines de personnes issues du secteur des technologies médicales, de la médecine, de la recherche, du monde politique, des autorités et administrations de santé etc., afin de rapprocher tous ces acteurs dans l’optique de réfléchir aux défis de la santé de demain tout en fournissant des clefs de compréhension quant aux innovations du dispositif médical.

    Organisé par le Snitem, cet événement sera articulé autour de 4 thématiques d’échanges :

    • Le principe de précaution, un ennemi qui nous veut du bien ?
    • Prédire : un coup d’avance pour la santé ou un coup d’arrêt pour la liberté ?
    • Tour du monde de l’innovation dans les dispositifs médicaux (l’innovation à quel prix ? la mutation organisationnelle…)
    • Quelles sont les opportunités dans cet environnement de plus en plus complexe ?

    L’inscription, gratuite mais obligatoire, peut s’effectuer via le lien ci-contre: Inscription

  • IOT : ce qu’il faut retenir de la Mission Tic et Santé (Québec, 5/7 juin 2017)

    Les deux sociétés bretonnes, Vity technology et Axelife présentent leurs innovations au cours de la mission Tic et Santé au Québec du 5 au 7 juin 2017 lancée par Images & Réseaux, ID2Santé et Québec International.

    • Vitytechnology : cette société propose une plateforme e-santé en mode SaaS pour le maintien à domicile par l’utilisation de la télévision. Cette société se spécialise depuis peu dans la e-santé après une expertise dans les smart home ;
    • Axelife : cette entreprise conçoit des dispositifs médicaux pour la prévention de l’AVC et de l’infarctus. Suite à la mise sur le marché de son produit phare le Popmètre, un dispositif déterminant l’âge physiologique des artères, Axelife développe un nouveau produit, IHeartWatch. Il s’agit d’une montre connectée pour le déclenchement d’alerte : cette montre surveille les paramètres suivants : variabilité du pouls, concentration en O2, nombre de pas, pouls, la tension et des paramètres du vieillissement artériel prédicteurs majeurs de l’AVC ou de l’Infarctus.

    La Mission Tic et Santé au Québec s’inscrit dans le cadre du projet ACTONS (ACcélérateur Transatlantique d’Opportunités dans le Numérique et la Santé) en vue de permettre l’implantations d’entreprises bretonnes au Québec, financé par Rennes Métropole et l’Appel à projets franco-québécois (2017-2018).

  • Etude : la qualité des applis mobiles pour le mal de dos mise en cause (Best Practice&Research)

    Les applications mobiles dédiées au mal de dos sont globalement de mauvaise qualité. D’après une étude* publiée le 25 mai dans la revue Best Practice & Research : Clinical Rheumatology, la majorité des applis n’ont pas été correctement évaluées et le consommateur n’a aucun moyen de sélectionner celles qui délivrent des conseils reposant sur des preuves scientifiques.

    Un déluge d’applis sur le mal de dos

    80% des Français ont souffert, souffrent ou souffriront un jour d’un mal de dos.  La lombalgie est la 1ère cause d’invalidité avant 45 ans. C’est le motif n°1 de consultation médicale. Or, les traitements médicamenteux n’ont pas fait la preuve de leur grande efficacité. Les recommandations médicales reposent donc essentiellement sur des techniques d’auto-gestion telles que des exercices physiques, pour réduire la douleur, le stress ou encore de la relaxation. Les applications mobiles représentent donc un support intéressant pour délivrer ces conseils et accompagner les millions de personnes qui souffrent d’un mal de dos chronique. 

    Un défaut de régulation

    Des chercheurs de l’Ecole de santé publique de l’Université de Sydney ont donc mené une étude afin d’évaluer la pertinence de ces applis. Tout d’abord, ils en ont recensé pas moins de 700 dédiées au mal de dos sur les seuls stores australiens. « Des millions de personnes de par le monde utilisent ces applis mais les consommateurs doivent prendre conscience du fait que le contenu de ces applis n’est quasiment pas régulé, » a déclaré Gustavo Machado, premier auteur de l’étude. C’est pourquoi les chercheurs australiens ont cherché à en savoir plus. Parmi les 700 applis, ils en ont donc sélectionné 61 qui se présentaient comme un outil d’auto-gestion de sa douleur et ils ont évalué la qualité du contenu et des différentes fonctionnalités. 

    • De nombreuses conseils/informations sont fausses.

    Certaines applis recommandent de rester au lit ou d’éviter de faire tel ou tel mouvement alors que rien ne prouve la pertinence de tels conseils. Rester allongé est même aujourd’hui déconseillé dans la majorité des maux de dos.

    • L’éducation thérapeutique est très peu présente.

    « Beaucoup de personnes s’inquiètent à cause de leur mal de dos, elles pensent qu’elles ont un sérieux problème de santé, relate Gustavo Machado. Tout cela crée de l’anxiété, de la détresse même, ce qui exacerbe les symptômes. Une fois qu’elles sont éduquées, les résultats des traitements sont bien meilleurs ».

    • Aucune des applications n’a été testée.

    Elles affirment qu’en suivant les conseils prodiguées, les symptômes vont s’améliorer mais ces affirmations ne reposent sur aucune évaluation.

    • Elles manquent de fonctionnalités attrayantes et personnalisables. 
    • Les applications payantes étaient celles

    Face à ce constat, les chercheurs australiens invitent les développeurs d’applications à travailler davantage en partenariat avec les professionnels de santé et les patients. Autre priorité : élaborer des méthodes d’évaluation de ces technologies émergentes afin de s’assurer qu’elles sont réellement bénéfiques aux patients. Enfin, ils appellent les consommateurs à faire preuve de prudence et à consulter un médecin quand les douleurs persistent.

  • Pays du Sud : la fondation Pierre Fabre et l’AFD renouvellent leur partenariat pour la e-santé

    Conforter l’observatoire de la santé numérique en Afrique et permettre, dans un but strictement humanitaire, d’améliorer les conditions dans lesquelles les populations du Tiers Monde ont accès aux médicaments d’usage courant qui leur sont nécessaires, tels sont les objectifs du partenariat, débuté en 2016 entre l’Agence Française de Développement et la fondation Pierre Fabre, renouvelé le 9 juin 2017.

    Le partenariat avec la Fondation Pierre Fabre vise in extenso le soutien à un « observatoire de la e-santé» en Afrique, en Asie du sud-est et en Inde. Il permet à l’AFD d’accroître sa capacité de veille sur les initiatives qui se développent dans ses pays d’intervention et de réfléchir à des outils de soutien et d’accompagnement.

    Enfin, ce partenariat a pour but d’améliorer la formation ou la vie des personnes malades en Afrique et de mener des actions de plaidoyer pour renforcer ses axes d’intervention dans le champ de la santé numérique qui forme, selon l’AFD, « de nombreuses opportunités en termes d’amélioration de la prévention, de renforcement de l’accès et de la qualité des services de santé et, d’une manière générale, d’optimisation de l’offre de soins » dans les pays en voie de développement.

  • Rencontres européennes de l’achat d’innovation en santé à Paris les 28 & 29 septembre 2017

    Les « EHPPA Days 2017 », rencontres européennes de l’achat d’innovation en santé auront lieu à Paris les 28 et 29 septembre 2017.

    Cet événement vise à :
    • réunir start-up, PME, ETI, entreprises, fournisseurs français et européens proposant des solutions innovantes dans toutes les filières santé : pharmacie, biologie, ingénierie biomédicale, prise en charge du patient, équipements, conseils, biotech, e-santé & numérique;
    • mettre en relation des acheteurs publics avec des entreprises innovantes françaises et européennes, fournisseurs du secteur de la santé;
    • apporter des informations sur les pratiques d’achat des différents organismes publics européens et sur les spécificités de chaque pays.

    Le programme est disponible via le lien ci-contre : Programme
    La liste des participants est accessible via le lien ci-contre: Participants
    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • Comité stratégique du numérique en santé : les chefs de file thématiques désignés

    Philippe Burnel, DSSIS, a présenté jeudi 8 juin 2017, dans le cadre d’un colloque à Rennes, les chefs de file administratifs désignés pour piloter la réflexion du comité stratégique du numérique en santé sur les 8 chantiers thématiques de la stratégie « e-santé 2020 ».

    Ces chefs de file forment le comité permanent du CSNS, qui comprend également un représentant de chaque catégorie d’acteurs.

    Les 8 axes de travail du CSNS et leurs chefs de file

    • numérique dans la pratique professionnelle et les parcours de santé : Direction générale de l’Offre de Soins ;
    • systèmes d’aide à la décision des professionnels de santé : Haute Autorité de Santé ;
    • veille et surveillance sanitaire, santé publique : Direction générale de la Santé ;
    • innovation et co-construction de solutions numériques de santé : délégué à l’Innovation en santé
    • cadre de l’action publique : DSSIS ;
    • développement d’outils socle de la coordination des soins : Cnamts ;
    • big data en santé : Drees ;
    • empowerment des patients/citoyens et démocratie sanitaire : déléguée au service public d’information en santé (SPIS) (Giovanna Marsico)

  • Blockchain et données de santé : ce qu’il faut retenir du congrès Doctors 2.0 & You 2017

    Utilisation des données des patients pour la recherche ou les essais cliniques et intégration de la blockchain dans la santé, tels sont les deux grands enjeux les plus abordés lors du congrès Doctors 2.0 & You qui s’est tenu les 1er et 2 Juin 2017 à Paris.

    La collecte des données constitue un enjeu majeur de la santé aujourd’hui : les objets connectés, mais aussi les applications et plateformes patients permettent de rassembler les données afin de les analyser et de les utiliser pour la recherche et les essais cliniques. Tout l’enjeu derrière la donnée est d’en assurer la sécurité mais aussi la transparence.

    La blockchain est ainsi au cœur des débats : système organisé, sécurisé et transparent déjà utilisé dans les secteurs bancaires et financiers, la blockchain pourrait jouer un grand rôle dans la santé.

  • Le réseau Qare : téléconsultation à Londres par des médecins français

    Des médecins généralistes et spécialistes français disponibles depuis Londres, c’est le concept proposé par le réseau Qare à travers un service de consultation vidéo.

    Ce service s’adresse à la nombreuse population d’expatriés français à Londres.

    En pratique, un membre de Qare peut 7 jours sur 7 :
    • avoir accès immédiatement en consultation vidéo à un médecin généraliste ou planifier un rendez-vous vidéo avec le spécialiste ou généraliste de son choix;
    • consulter en cabinet, après redirection suite à la consultation vidéo vers un des médecins français du réseau Qare London;
    • bénéficier d’une consultation à domicile si suite à la consultation vidéo, le médecin l’estime nécessaire et pense qu’il serait préférable de ne pas se déplacer.

    Tous les praticiens sollicités pour ces consultations vidéos sont diplômés des universités françaises, exercent en France et sont joignables du lundi au samedi de 12h à 20h et le dimanche de 14h à 18h (heure de Londres).

    Par ailleurs, sur place, c’est-à-dire à Londres, les membres de Qare s’avèrent prioritaires pour un rendez-vous médical en cabinet, des créneaux leur étant spécialement réservés.

    D’autre part les carnets de santé des patients ainsi que ceux de sa famille sont numérisés, toutes les données de santé étant cryptées et stockées chez un hébergeur de santé agréé par les autorités françaises.

  • Etude : les data facilitent le diagnostic des maladies génétiques (PLOS Computational Biology)

    Une équipe de bio-informaticiens brésiliens a mis au point un logiciel gratuit pour aider les médecins à diagnostiquer des maladies génétiques. Testé sur des cas cliniques déjà publiés, le logiciel Mendel,MD a prouvé sa capacité à identifier les mutations génétiques à l’origine des pathologies mais aussi sa simplicité d’utilisation. Les résultats* ont été publiés le 8 juin dans la revue PLOS Computational Biology.

    Trier les données issues du séquençage du génome

    En 2003, le séquençage complet de l’ADN du génome humain était achevé. Depuis que cette prouesse a été accomplie, de nombreux hôpitaux ont recours au séquençage du génome. La plupart du temps, ils se concentrent sur l’exome, ce 1,5% du génome qui regroupe 85% des mutations. Comparer l’exome d’un patient à un génome de référence permet en effet de repérer les différences. Mais, la liste peut être longue. Donc, si la méthode est faisable, elle n’en reste pas moins couteuse et complexe pour de nombreux médecins.  

    Un programme en open-source

    Beaucoup d’équipes de recherche travaillent donc sur des méthodes solides pour trier l’ensemble des données. L’enjeu majeur est de distinguer les mutations non signifiantes de celles qui sont porteuses de maladies. Et c’est ce que permet le programme en open-source, Mendel,MD, créé par des chercheurs brésiliens de l’Université fédérale de Minas Gerais. 

    Concrètement, les médecins téléchargent le génome entier ou l’exome d’un patient via une interface web; la séquence est ensuite analysée et filtrée; une liste restreinte de mutations pouvant être à l’origine de la maladie est enfin éditée. Ce sont ces mutations qui feront l’objet d’investigations cliniques. 

    Le test du logiciel grandeur nature

    • Sur 57 cas de malades dont le diagnostic n’était pas connu. Dans 50% des cas, le programme a permis de poser un diagnostic définitif en identifiant le gène responsable.
    • Sur 42 enfants épileptiques. Dans 26% des cas, le variant responsable de la maladie a été identifié.
    • Les médecins ont tous été capables d’identifier le gène sans aucune assistance technique. Le test a été aussi mené chez 7 étudiants en biochimie. 6 d’entre eux ont trouvé la variation génétique responsable de la pathologie grâce à Mendel,MD. 

    Simple d’utilisation pour les médecins

    Pour les auteurs de l’étude, c’est la démonstration que ce logiciel est suffisamment simple et intuitif pour être utilisé par des médecins qui n’ont pas de compétence en bio-informatique. Aujourd’hui, avec le développement du séquençage du génome, le diagnostic des maladies génétiques n’est plus seulement l’affaire des généticiens. De nombreux spécialistes, tels que les neurologues ou les immunologistes, doivent pouvoir traiter ces données. C’est pourquoi les concepteurs de Mendel,MD espère que leur logiciel sera adopté dans de nombreux laboratoires de par le monde.